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Nicolas Gleyze
de Nicolas Gleyze
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Salut les gonzesses, c'est Dédé
pour l'interview de l'Auteur à Une.
Bon, c'est parti, j'allume la lampe, j'te la fous dans les yeux. Si ça peut t'aider tu peux boire et fumer pendant qu'tu subis la question mais évite de dégobiller su'l'comptoir.
Nicolas G: Sympas ces gélates. J'fume pas. Salut.
Dédé: Salut. Mais si tu causes avant que j'te pose des questions ça risque de pas l'faire. On n'a pas trois heures devant nous. Tu permets que j't'appelle Nicolas G, ça s'ra moins guindé. Nom, adresse, date de naissance ! T'as l'droit d'essayer d'nous enfumer personne va aller vérifier.
Nicolas G: Nicolas, Gleyze, Antony, 36 bougies.
Dédé: Les soustractions c'est Papy qui les fait et il est pas là alors on saura jamais ta date de naissance. Ouais Antony mais encore ? On s'en tape du nom d'ta rue, mais une ou deux enseignes de bistros, des fois qu'on passe par là…
Nicolas G: Tous les bistrots ont fermé en 1982 ici. Mais il en reste un qui vaille : Patcharan, sky, bonne cave, pruneaux au Calva maison, cidre maison, tout y est, et il est tout près.
Dédé: Oh putain, un seul bistro, c'est pas vers chez toi qu'y faut qu'j'aille traîner. Une famille, des enfants ? Histoire de voir si on peut mettre tes textes en musique pour te faire chanter.
Nicolas G: Oui, 2 enfants et leur maman. Deux coquins de 5 et 3 ans, absolument merveilleux, et elle aussi.
Dédé: Ouais, y disent tous ça, j'le sais bien moi qu'les chiards et les gonzesses c'est chiant. Et pourtant j'les aime. Les gonzesses, pas les chiards. Bon, si on doit bouffer ensemble t'es plutôt Cassoulet ou Thé à la menthe ?
Nicolas G: C'est très indiscret, et je suis très pudique. Merci de ta compréhension.
Dédé: J'men tape de c'que tu bouffes. A part ça, t'as une vraie vie ?
Nicolas G: Quatre précisément. Une vie où j'ai un travail "normal", et un chef qui me gronde. Une seconde vie, la famille, où j'essaie d'être très présent. J'adore m'occuper de mes enfants, et de ma femme aussi. D'ailleurs ils me le rendent bien, ou alors ils me grondent. Il y a aussi une troisième vie où je fais du théâtre en amateur. Cette année je vais jouer Julien dans une adaptation de Colombe de Anouilh, ce sera à l'espace Confluence à Paris, fin juin. Bien sur, il y a le metteur en scène qui me gronde. Et la quatrième pour finir, l'écriture, qui me prend de plus en plus de temps. Je pense que c'est un prolongement naturel du théâtre. L'avantage, c'est que là, il n'y a plus personne pour me gronder.
Dédé: Et de t'occuper d'tes mioches, et d'faire un câlin à ta gonzesse… Bon, à part pour faire pleurer dans les chaumières, c'qui était ta raison première d'ado boutonneux, pourquoi t'écris et depuis quand ?
Nicolas G: Pourquoi ? Parce que cela me plait d'écrire. J'aime beaucoup les mots. Aussi certainement pour transmettre, imaginer, jouer, partager,... Et c'est surtout mon grand-père, Fernand, qui m'a donné le goût de l'écriture. Il a toujours écrit de magnifiques poèmes, notamment sur l'Ardèche, sur ses parents, sur la vie. Les autres l'appellent l'homme des bois, le fada, ou encore le sauvage, mais c'est un homme merveilleux qui en sait beaucoup sur la forêt et la vie. Aujourd'hui, il est bien âgé, et je pense que ça a aussi participé d'éveiller une envie d'écrire plus pressente chez moi. J'ai écrit de façon sporadique à différentes périodes de ma vie. Mais jusqu'ici, j'ai toujours pensé que c'était, je ne sais pas pourquoi, un peu fou. Comme si cela ne pouvait être moi, cet homme là qui écrit. Alors, je finissais tout le temps par tout jeter.
Dédé: Putain, t'es intarissable, j'peux plus en placer une. Et à part les heureux membres de Macadam y a des gens que tu connais pas qui t'ont déjà lu ? Genre dans un vrai livre, sur du papier, qu'on peut acheter ?
Nicolas G: Je publie seulement sur internet. Mais j'aimerais beaucoup faire aboutir un projet plus large et être publié vrai de vrai. Tout de même, j'ai le sentiment d'être meilleur sprinter que coureur de fond. Ceci-dit, je travaille sur une pièce de théâtre et j'aimerais beaucoup voir un jour aboutir ce projet. Surtout, savoir si je peux arriver à tenir la longueur.
Dédé: Et ça te fait quoi d'être l'Auteur à la Une ?
Nicolas G: C'est très indiscret, et je suis très pudique. Merci de ta compréhension.
Dédé: Deux fois le même Joker ! T'aurais pas des manches à double fond ? Moi là après t'avoir passé à la question j'vais aller boire un coup d'Margaux avec Papy. Et toi t'as des projets pour la suite ?
Nicolas G: Oui, c'est très sympathique de ta part. J'accepte volontiers.
Dédé: J't'ai pas proposé d'venir mais si tu veux j'vais voir avec Papy si y t'accepte. C'est pas qu'ça m'intéresse mais ça peut éclairer les autres alors si t'as subi des influences, si t'as des maîtres en littérature, cinéma, peinture, musique… c'est l'occasion de dire leur noms pour qu'y puissent se défendre.
Nicolas G: J'ai été bon lecteur, spectateur, visiteur d'expos, et surtout un gros consommateur de musique il y a quelques années. Mais je crois bien ne plus me souvenir de rien. Ce qui me rassure c'est que parmi tous ces gens, il y en a un qui a dit que c'était ça la culture, alors cela m'arrange de lui donner raison. Puis, aujourd'hui je n'ai absolument plus le temps de tout ça. Cependant, je veux bien donner un nom volontiers, Boris Vian par dessus tout. Je suis un grand admirateur, surtout les chansons, et l'homme aussi. Quel talent.
Dédé: Quel talent ! Y a des trucs qui te foutent en rogne ?
Nicolas G: Les caddies, le soir. Il n'y a rien de plus insupportable. Il me font mettre dans une colère noire. Cela n'a rien à voir avec la société de consommation, il faut bien manger tout de même. Mais voir comme cela, cette file de gauche qui dépasse dans l'allée, quand il n'y a que deux caddies esseulés sur la file du milieu et trois autres oubliés sur celle de droite, oui ça me rend dingue. Voir, comme cela, que tout le monde vient ranger son caddie, avec une telle désinvolture révoltante, précisément là où les autres ont chacun mis le leur précédemment, sans jamais se soucier de rien, alors que moi, je me rends bien compte que la file du milieu est la chaleureuse et la plus accueillante et qu'elle mériterait quand même bien un peu plus d'affection, oui ça, ça me fout en rogne. Sinon, à part ça, je suis d'un naturel très calme, et je ne vois rien d'autre qui pourrait m'énerver
Dédé: Putain, c'que t'es bavard. Bon si t'as quelque chose à ajouter pour ta défense c'est l'moment pasque j'ai pas qu'ça à foutre, mes potes m'attendent au bistro.
Nicolas G: C'est là que sont papy et son Margaux ?
Dédé: C'est moi qui pose les questions. T'as épuisé tous tes jokers. Merci Nicolas G.
Ciao les gonzesses, c'était Dédé: et l'Auteur à la Une.
pour l'interview de l'Auteur à Une.Bon, c'est parti, j'allume la lampe, j'te la fous dans les yeux. Si ça peut t'aider tu peux boire et fumer pendant qu'tu subis la question mais évite de dégobiller su'l'comptoir.
Nicolas G: Sympas ces gélates. J'fume pas. Salut.
Dédé: Salut. Mais si tu causes avant que j'te pose des questions ça risque de pas l'faire. On n'a pas trois heures devant nous. Tu permets que j't'appelle Nicolas G, ça s'ra moins guindé. Nom, adresse, date de naissance ! T'as l'droit d'essayer d'nous enfumer personne va aller vérifier.
Nicolas G: Nicolas, Gleyze, Antony, 36 bougies.
Dédé: Les soustractions c'est Papy qui les fait et il est pas là alors on saura jamais ta date de naissance. Ouais Antony mais encore ? On s'en tape du nom d'ta rue, mais une ou deux enseignes de bistros, des fois qu'on passe par là…
Nicolas G: Tous les bistrots ont fermé en 1982 ici. Mais il en reste un qui vaille : Patcharan, sky, bonne cave, pruneaux au Calva maison, cidre maison, tout y est, et il est tout près.
Dédé: Oh putain, un seul bistro, c'est pas vers chez toi qu'y faut qu'j'aille traîner. Une famille, des enfants ? Histoire de voir si on peut mettre tes textes en musique pour te faire chanter.
Nicolas G: Oui, 2 enfants et leur maman. Deux coquins de 5 et 3 ans, absolument merveilleux, et elle aussi.
Dédé: Ouais, y disent tous ça, j'le sais bien moi qu'les chiards et les gonzesses c'est chiant. Et pourtant j'les aime. Les gonzesses, pas les chiards. Bon, si on doit bouffer ensemble t'es plutôt Cassoulet ou Thé à la menthe ?
Nicolas G: C'est très indiscret, et je suis très pudique. Merci de ta compréhension.
Dédé: J'men tape de c'que tu bouffes. A part ça, t'as une vraie vie ?
Nicolas G: Quatre précisément. Une vie où j'ai un travail "normal", et un chef qui me gronde. Une seconde vie, la famille, où j'essaie d'être très présent. J'adore m'occuper de mes enfants, et de ma femme aussi. D'ailleurs ils me le rendent bien, ou alors ils me grondent. Il y a aussi une troisième vie où je fais du théâtre en amateur. Cette année je vais jouer Julien dans une adaptation de Colombe de Anouilh, ce sera à l'espace Confluence à Paris, fin juin. Bien sur, il y a le metteur en scène qui me gronde. Et la quatrième pour finir, l'écriture, qui me prend de plus en plus de temps. Je pense que c'est un prolongement naturel du théâtre. L'avantage, c'est que là, il n'y a plus personne pour me gronder.
Dédé: Et de t'occuper d'tes mioches, et d'faire un câlin à ta gonzesse… Bon, à part pour faire pleurer dans les chaumières, c'qui était ta raison première d'ado boutonneux, pourquoi t'écris et depuis quand ?
Nicolas G: Pourquoi ? Parce que cela me plait d'écrire. J'aime beaucoup les mots. Aussi certainement pour transmettre, imaginer, jouer, partager,... Et c'est surtout mon grand-père, Fernand, qui m'a donné le goût de l'écriture. Il a toujours écrit de magnifiques poèmes, notamment sur l'Ardèche, sur ses parents, sur la vie. Les autres l'appellent l'homme des bois, le fada, ou encore le sauvage, mais c'est un homme merveilleux qui en sait beaucoup sur la forêt et la vie. Aujourd'hui, il est bien âgé, et je pense que ça a aussi participé d'éveiller une envie d'écrire plus pressente chez moi. J'ai écrit de façon sporadique à différentes périodes de ma vie. Mais jusqu'ici, j'ai toujours pensé que c'était, je ne sais pas pourquoi, un peu fou. Comme si cela ne pouvait être moi, cet homme là qui écrit. Alors, je finissais tout le temps par tout jeter.
Dédé: Putain, t'es intarissable, j'peux plus en placer une. Et à part les heureux membres de Macadam y a des gens que tu connais pas qui t'ont déjà lu ? Genre dans un vrai livre, sur du papier, qu'on peut acheter ?
Nicolas G: Je publie seulement sur internet. Mais j'aimerais beaucoup faire aboutir un projet plus large et être publié vrai de vrai. Tout de même, j'ai le sentiment d'être meilleur sprinter que coureur de fond. Ceci-dit, je travaille sur une pièce de théâtre et j'aimerais beaucoup voir un jour aboutir ce projet. Surtout, savoir si je peux arriver à tenir la longueur.
Dédé: Et ça te fait quoi d'être l'Auteur à la Une ?
Nicolas G: C'est très indiscret, et je suis très pudique. Merci de ta compréhension.
Dédé: Deux fois le même Joker ! T'aurais pas des manches à double fond ? Moi là après t'avoir passé à la question j'vais aller boire un coup d'Margaux avec Papy. Et toi t'as des projets pour la suite ?
Nicolas G: Oui, c'est très sympathique de ta part. J'accepte volontiers.
Dédé: J't'ai pas proposé d'venir mais si tu veux j'vais voir avec Papy si y t'accepte. C'est pas qu'ça m'intéresse mais ça peut éclairer les autres alors si t'as subi des influences, si t'as des maîtres en littérature, cinéma, peinture, musique… c'est l'occasion de dire leur noms pour qu'y puissent se défendre.
Nicolas G: J'ai été bon lecteur, spectateur, visiteur d'expos, et surtout un gros consommateur de musique il y a quelques années. Mais je crois bien ne plus me souvenir de rien. Ce qui me rassure c'est que parmi tous ces gens, il y en a un qui a dit que c'était ça la culture, alors cela m'arrange de lui donner raison. Puis, aujourd'hui je n'ai absolument plus le temps de tout ça. Cependant, je veux bien donner un nom volontiers, Boris Vian par dessus tout. Je suis un grand admirateur, surtout les chansons, et l'homme aussi. Quel talent.
Dédé: Quel talent ! Y a des trucs qui te foutent en rogne ?
Nicolas G: Les caddies, le soir. Il n'y a rien de plus insupportable. Il me font mettre dans une colère noire. Cela n'a rien à voir avec la société de consommation, il faut bien manger tout de même. Mais voir comme cela, cette file de gauche qui dépasse dans l'allée, quand il n'y a que deux caddies esseulés sur la file du milieu et trois autres oubliés sur celle de droite, oui ça me rend dingue. Voir, comme cela, que tout le monde vient ranger son caddie, avec une telle désinvolture révoltante, précisément là où les autres ont chacun mis le leur précédemment, sans jamais se soucier de rien, alors que moi, je me rends bien compte que la file du milieu est la chaleureuse et la plus accueillante et qu'elle mériterait quand même bien un peu plus d'affection, oui ça, ça me fout en rogne. Sinon, à part ça, je suis d'un naturel très calme, et je ne vois rien d'autre qui pourrait m'énerver
Dédé: Putain, c'que t'es bavard. Bon si t'as quelque chose à ajouter pour ta défense c'est l'moment pasque j'ai pas qu'ça à foutre, mes potes m'attendent au bistro.
Nicolas G: C'est là que sont papy et son Margaux ?
Dédé: C'est moi qui pose les questions. T'as épuisé tous tes jokers. Merci Nicolas G.
Ciao les gonzesses, c'était Dédé: et l'Auteur à la Une.
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