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eXIL
Macadam :: MacadaTextes :: Nouvelles
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eXIL
Je suis une prison. Le crochet rouillé écorche les bras de tous les hommes, de toutes les femmes. De même que l'on s'entaille à penser à celle qui fut le berceau même de notre schématique. Celle qui, d'ici où l'on se trouve, de là où elle se trouve, on ne fait que percevoir l'onde osseuse de la mémoire. Image démembrée de la femme aux mille lieux, tous les poèmes ne suffiront jamais à dire ce que l'on sait, ce que l'on tait et ce que l'on ignore. Le sang du prisonnier fonde sur la dalle de ciment des extraits de roman. Ainsi on peut y lire l'oubli, l'ennui et le cathéter des étoiles mortes. De tous les prisonniers qui n'en sont qu'un. Une lumière de cobalt dans une taule de charbon. Ainsi on peut y déceler l'ombre et l'esquisse de l'amour d'une femme, n'étant plus que le reflet même de leur visage. Un oeil tombe sur la flaque mouvante, commence à lire, comme l'universalité de la littérature, l'oeil perle, ment et occasionne d'autres images. Il peut être minuit comme l'aube, un rêve d'enfant comme le cauchemar d'un enfant. Tiens, il ne pleure plus celui-là, dont les bras tombent sur le bois du cercueil, sur le bois du visage. Il grave la dernière idée qui lui vient à l'esprit. Lui ai-je dit tout ce que j'avais à lui dire, m'a-t-elle appris tout ce qu'il y avait à apprendre ? La somme des corps cloisonnés dans quatre murs de silence, représente l'équation inaltérable de la peur, l'angoisse et la soumission. Les portes cèdent, les verrous ondulant dans l'atmosphère saturée de lenteur, d'abus muets. Elles sont toutes des portes d'entrée, il ne paraît aucune issue, aucun décor qui ne puisse être retrouvé derrière eux, par-delà les murs de la conscience volatilisée. Il n'est qu'une lumière qui appelle, gémit. Faite de la peau blanche, du sein lourd, des yeux volcans de souffrances. Alors le prisonnier se jette comme un galet ricochant sur le sable, dans la dernière lumière avant l'extinction totale. Immatriculé à la façon des poésies dont on ne sait y déceler un sens, si ce n'est l'origine de chacun, le coeur de la matrice éclatée, défoncée de cordes et de pierres. Matricule : eXIL.
Re: eXIL
Tout me parle et comme souvent cela me parle trop je me flanque à l'eau en ricochet !



Ratoune- MacadAccro

- Messages: 898
Date d'inscription: 01/09/2009
Localisation: Nissa la bella surtout en automne
Re: eXIL
Je me suis cogné la tête contre le Mur à Dédé.
Comme à un mur de prison, je me suis frappé, frotté, blessé.
Et il n'y a que le dernier mot qui m'a libéré.
eXIL
Nilo, banni.
Comme à un mur de prison, je me suis frappé, frotté, blessé.
Et il n'y a que le dernier mot qui m'a libéré.
eXIL
Nilo, banni.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: eXIL
Cet Auteur à la Une a le très grand mérite de nous permettre de relire de beaux textes.
loué soit-il !
Nilo, de beaux textes.
loué soit-il !
Nilo, de beaux textes.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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