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la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
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la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
Epier les surfaces, les yeux cyclopéens de la Méditerranée
Les rêveries obliques du réveil
Toi
Toi
Jusqu’au souvenir des tombeaux
On grignote mon crane comme un fromage
Bordures de l’existence
Ressac
Sieste
Ô beauté de l’agonie
Tranquille
tranquille
Je me suis rendormis dans l’usure
Dans une parole
Que J’ai quitté pour
Un autre
La temps de ma naissance est défait
Soleil phallus coupé
Rêve humide du con féminin
Et les armoires battent l’air des généalogies
On écrase l’Espagne livide
Le rêve s’est mué en tourisme obèses
Les récréations de la luxure
Viens
Viens
Sur moi en moi
En sortant de ses bras, j’aperçois : voiture,
Enfant sages
Respirations d’espaces que le soleil meurtri
Les terrasses de mon esprit saignés a blanc
L’envers du miroir que l’on regarde
La baignade des aveugles
Mon âme crève de chaud
Il me faut un sud comme un point de vue ou un souvenir
Un ici de forteresses.
Humble, il me faut contempler les autres
Existent ils ?
Moi=un autre (et ce la je ne veux pas le croire)
Les larmes des télévisions en automne
Le père qui par amour, tel une amibe phagocyte le fils
Le suceur de queue fait les cent pas sur la place du village
Le soleil l’insulte
Je le regarde haleter
Monotonie sage des pierres
Les rêveries obliques du réveil
Toi
Toi
Jusqu’au souvenir des tombeaux
On grignote mon crane comme un fromage
Bordures de l’existence
Ressac
Sieste
Ô beauté de l’agonie
Tranquille
tranquille
Je me suis rendormis dans l’usure
Dans une parole
Que J’ai quitté pour
Un autre
La temps de ma naissance est défait
Soleil phallus coupé
Rêve humide du con féminin
Et les armoires battent l’air des généalogies
On écrase l’Espagne livide
Le rêve s’est mué en tourisme obèses
Les récréations de la luxure
Viens
Viens
Sur moi en moi
En sortant de ses bras, j’aperçois : voiture,
Enfant sages
Respirations d’espaces que le soleil meurtri
Les terrasses de mon esprit saignés a blanc
L’envers du miroir que l’on regarde
La baignade des aveugles
Mon âme crève de chaud
Il me faut un sud comme un point de vue ou un souvenir
Un ici de forteresses.
Humble, il me faut contempler les autres
Existent ils ?
Moi=un autre (et ce la je ne veux pas le croire)
Les larmes des télévisions en automne
Le père qui par amour, tel une amibe phagocyte le fils
Le suceur de queue fait les cent pas sur la place du village
Le soleil l’insulte
Je le regarde haleter
Monotonie sage des pierres

marc- MacadAdo

- Messages: 140
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
curieux à la lecture j'ai un arrière goût d'homme à la tête de choux... va savoir...?
l'ambiance, "Le petit lapin de Playboy ronge mon crâne végétal"
mention spéciale pour la grâce (graisse ?) de ces vers
"Le rêve s’est mué en tourisme obèses
Les récréations de la luxure"
ez
l'ambiance, "Le petit lapin de Playboy ronge mon crâne végétal"
mention spéciale pour la grâce (graisse ?) de ces vers
"Le rêve s’est mué en tourisme obèses
Les récréations de la luxure"
ez
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
D'avance je t'en demande pardon mais je vais me livrer ici à un exercice que je n'aime pas voir pratiquer sur mes textes.
J'ai lu, en entier, puis j'ai pris mes ciseaux...
Epier les surfaces,
Les rêveries obliques du réveil
Jusqu’au souvenir des tombeaux
Bordures de l’existence
Sieste
Tranquille
Je me suis rendormis dans l’usure
Dans une parole
Que J’ai quitté pour
Un autre
La temps de ma naissance est défait
Et les armoires battent l’air des généalogies
On écrase l’Espagne livide
Les récréations de la luxure
En sortant de ses bras, j’aperçois
Les terrasses de mon esprit saignés a blanc
L’envers du miroir que l’on regarde
Il me faut un sud comme un point de vue ou un souvenir
Un ici de forteresses.
Les larmes des télévisions en automne
Monotonie sage des pierres
Je sais, c'est moins explicite, et le sens peut en paraître changé. Ce n'est pas certain.
Mais pour moi beaucoup plus poétique.
J'espère que tu me pardonneras.
Nilo, tailleur de mots.
_____________________________________________________________________________
PS. Attention aux fautes (que je ne me suis pas permis de corriger).
J'ai lu, en entier, puis j'ai pris mes ciseaux...
Epier les surfaces,
Les rêveries obliques du réveil
Jusqu’au souvenir des tombeaux
Bordures de l’existence
Sieste
Tranquille
Je me suis rendormis dans l’usure
Dans une parole
Que J’ai quitté pour
Un autre
La temps de ma naissance est défait
Et les armoires battent l’air des généalogies
On écrase l’Espagne livide
Les récréations de la luxure
En sortant de ses bras, j’aperçois
Les terrasses de mon esprit saignés a blanc
L’envers du miroir que l’on regarde
Il me faut un sud comme un point de vue ou un souvenir
Un ici de forteresses.
Les larmes des télévisions en automne
Monotonie sage des pierres
Je sais, c'est moins explicite, et le sens peut en paraître changé. Ce n'est pas certain.
Mais pour moi beaucoup plus poétique.
J'espère que tu me pardonneras.
Nilo, tailleur de mots.
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PS. Attention aux fautes (que je ne me suis pas permis de corriger).
Dernière édition par Nilo le Ven 8 Jan - 12:34, édité 1 fois
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
Le " mur " m'a envoyée sur ces " yeux cyclopéens " dans le gris introspectif.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 898
Date d'inscription: 01/09/2009
Localisation: Nissa la bella surtout en automne
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
Violence! Tableau d'Albrecht Dürer dans les yeux, ça picote les sens.
Tu déranges par les maux, tu marques au fer rouge; signature fluide; du pire on en voit de toutes les couleurs.
Plume au service de prouesses peu courantes.
bravo, simplement
Tu déranges par les maux, tu marques au fer rouge; signature fluide; du pire on en voit de toutes les couleurs.
Plume au service de prouesses peu courantes.
bravo, simplement

Comateen- MacadAdo

- Messages: 173
Date d'inscription: 02/09/2009
Localisation: Au Sud du Nord & au Nord du Sud
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
Retour sur des pierres brûlantes.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 898
Date d'inscription: 01/09/2009
Localisation: Nissa la bella surtout en automne
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
La détresse et les regrets sont saillants dans ce texte.
On dirait une vague sortie de l'océan et perdue à jamais dans un univers qui ne lui appartient plus.
Sylvie
On dirait une vague sortie de l'océan et perdue à jamais dans un univers qui ne lui appartient plus.
Sylvie
_________________
j'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
des mots, comme des couperets..ça fait mal
et le même ressenti que Sylvie , vraiment: un univers qui déborde et sort de son lit.
et le même ressenti que Sylvie , vraiment: un univers qui déborde et sort de son lit.
_________________
LaLou
Re: la matinée d'un aujourd'hui (sur une machine)
Je trouve ton écrit peuplé de formes rares, libres, mais connecté au réel par son humanité. Ce qui pourrait être sauvage et barbare devient doux et sensible sous ta plume.
Il nous faut (ré)inventer notre panorama du rêve, TOUJOURS.
Dam, rêve du Sud.
Il nous faut (ré)inventer notre panorama du rêve, TOUJOURS.
Dam, rêve du Sud.
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