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Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
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Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Et les lunes s'éclipsent
Aux anneaux de Saturne
Quand le temps s'effiloche
Aux chandelles gourmandes.
Et les astres rougissent
A l'horizon de Mars
Dans le vent qui s'enrhume
Aux bises passagères
De ces arbres blanchis
Des rigueurs de l'hiver.
Et les larmes givrées
Aux rides silicone
Des matins gris qui glissent
En aubes délétères
Se perdent aux sillons
Gravés sur les visages
Des passants répandus
Dans les ombres blafardes.
C'est un soir oublié
Au bar vide d'hôtesses
Quand le champagne tiède
Des étés liquoreux
Fond la glace posée
Aux cols blancs des carafes.
C'est l'heure de l'ennui
Aux terrasses livides
Epanchant sous la Lune
Les soupirs sérénade
Des nuits de satin blanc
Dans les rêves noircis
De Hell's Angels zélés
Partant à la poursuite
Des femmes de L.A.
Mais le feu est éteint
Au lac des ses yeux pourpres
Profond comme l'abîme
Où s'égarent ses mots
Avant que ne se noient
Dans des draps de soie noire
Les oublis transparents
Qui l'agitaient parfois
Dans un hôtel glacé
Isolé très au nord
De la Californie.
Il n'a rien oublié.
Ni sa mémoire éteinte,
Ni la mer en allée.
Nilo.
Et les lunes s'éclipsent
Aux anneaux de Saturne
Quand le temps s'effiloche
Aux chandelles gourmandes.
Et les astres rougissent
A l'horizon de Mars
Dans le vent qui s'enrhume
Aux bises passagères
De ces arbres blanchis
Des rigueurs de l'hiver.
Et les larmes givrées
Aux rides silicone
Des matins gris qui glissent
En aubes délétères
Se perdent aux sillons
Gravés sur les visages
Des passants répandus
Dans les ombres blafardes.
C'est un soir oublié
Au bar vide d'hôtesses
Quand le champagne tiède
Des étés liquoreux
Fond la glace posée
Aux cols blancs des carafes.
C'est l'heure de l'ennui
Aux terrasses livides
Epanchant sous la Lune
Les soupirs sérénade
Des nuits de satin blanc
Dans les rêves noircis
De Hell's Angels zélés
Partant à la poursuite
Des femmes de L.A.
Mais le feu est éteint
Au lac des ses yeux pourpres
Profond comme l'abîme
Où s'égarent ses mots
Avant que ne se noient
Dans des draps de soie noire
Les oublis transparents
Qui l'agitaient parfois
Dans un hôtel glacé
Isolé très au nord
De la Californie.
Il n'a rien oublié.
Ni sa mémoire éteinte,
Ni la mer en allée.
Nilo.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Entre un hotel California dont on ne revient jamais et l'éternité d'une mer allée... avec le soleil ? Les premiers tisons des "chandelles gourmandes".

David- MacaDeb

- Messages: 21
Date d'inscription: 07/09/2009
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
...le titre !! wow!! ...une invitation au voyage !
..et après, cette nostalgie en noir & blanc , seule couleur : le pourpre de ces yeux.
J'y ai encore vu (et lu) un tableau , chaque vers m'offrant ses détails en matière...en sensation.
C'est du Nilo que j'aime !
Lalou

..et après, cette nostalgie en noir & blanc , seule couleur : le pourpre de ces yeux.
J'y ai encore vu (et lu) un tableau , chaque vers m'offrant ses détails en matière...en sensation.
C'est du Nilo que j'aime !
Lalou

Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Le froid qui habite dans les strophes, bizarrement a la chaleur d’une rencontre dans le décor froid. Lointains souvenirs… au temps d’un hiver glacial
Il n’a rien oublié.
Ni sa mémoire éteinte,
Ni la mer en allée.
Cordialement Solweig
Il n’a rien oublié.
Ni sa mémoire éteinte,
Ni la mer en allée.
Cordialement Solweig

solweig- MacadAdo

- Messages: 126
Date d'inscription: 05/09/2009
Age: 61
Localisation: Szczecin/LGC
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Je l'aime beaucoup celui-ci.
Alors si vous l'avez aimé aussi je suis comblé.
Nilo, L.A. Woman.
Alors si vous l'avez aimé aussi je suis comblé.
Nilo, L.A. Woman.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Clic-Dédé
"Et les larmes givrées
Aux rides silicone
Des matins gris qui glissent
En aubes délétères
Se perdent aux sillons
Gravés sur les visages
Des passants répandus
Dans les ombres blafardes."
Du regret dans bien des vers mais j'ai un faible pour ce passage où les mots ont une grande importance car les images sont fort parlantes.
Sylvie
"Et les larmes givrées
Aux rides silicone
Des matins gris qui glissent
En aubes délétères
Se perdent aux sillons
Gravés sur les visages
Des passants répandus
Dans les ombres blafardes."
Du regret dans bien des vers mais j'ai un faible pour ce passage où les mots ont une grande importance car les images sont fort parlantes.
Sylvie
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Celui-ci plus qu'un autre ?
Je ne sais plus
Je ne sais pas
Je me noie
Dans vos mots...
H.
Je ne sais plus
Je ne sais pas
Je me noie
Dans vos mots...
H.

hortense- MacadMalade

- Messages: 385
Date d'inscription: 19/09/2009
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
un clic-Dédé et on est deux à se noyer ....
H et moi, dans tes mots, dans les souvenirs, dans L.A.Woman ...
Yzaé, deep purple eyes
H et moi, dans tes mots, dans les souvenirs, dans L.A.Woman ...
Yzaé, deep purple eyes

Yzaé- MacadAccro

- Messages: 684
Date d'inscription: 07/10/2009
Age: 51
Localisation: touraine
Re: Mais le feu est éteint au lac de ses yeux pourpres
Merci les filles.
Alors pour les "fanettes"
Un tour par ici
Et puis aussi,
Par là
Houla ! j'ai failli oublier ça aussi
Nilo, West Side Story.
Alors pour les "fanettes"
Un tour par ici
Et puis aussi,
Par là
Houla ! j'ai failli oublier ça aussi
Nilo, West Side Story.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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