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Rue du grand saule
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Rue du grand saule
Les hommes l’attendent sans plus y croire
Ils sont tapis dans leurs taudis
Mauvaise raison mauvaise saison
Pourvu qu’il souffle encore
Pantins aux fils emmêlés de sang
Mannequins de cire chaude
Aucun ne bouge plus rien ne bouge
Pourvu qu’il souffle encore
Soudain un cri arrache une vie
Soudain mille cris pénètrent la nuit
Plus aucun bruit
Pourvu qu’il souffle encore
Pourvu qu’il souffle encore
Tu l’imagines tout au dessus de toi
Tu ouvres les yeux et l'entrevois
Voilà qu'il respire maintenant
Il se glisse entre les branches
Les feuilles se frôlent du bout des lèvres
Les hommes s’embrassent du bout des doigts
Il souffle encore
Deux hommes se lèvent pour l’arroser
Un vieux clochard rigole ça fait du bruit
Il est saoul comme une grenouille
Pourtant il souffle encore
Et ils s’agitent et ils s’agitent
Il faut arroser une bouche d’égouts
Voir ses racines il n’en a pas
Pourtant il souffle encore
Il faut arroser oui mais pourquoi
Ça pue la pisse ça pue le gaz
Lui il manque pas d’air
Il souffle encore
Un peu plus loin sur les boulevards
Des hommes courent sans même se voir
D’autres dessinent ils font des arts
Il souffle encore
Ils dessinent tant bien que mal
Un drôle de bonhomme et son chaton
Le voilà qui s’approche et qui leur dit
Je souffre encore
Il disparait pour sept deniers
Un vieil enfant qu'a cru l'acheter
S’enfuit au loin loin des taudis
Pourvu qu’il souffle encore
Une ville est née sous le grand saule
Pleure-t-il encore quand vient la nuit
Mauvaise raison
Mauvaise saison
Aucun ne bouge
Plus rien ne bouge
Plus aucun bruit
Pourvu qu’il souffle encore
Ils sont tapis dans leurs taudis
Mauvaise raison mauvaise saison
Pourvu qu’il souffle encore
Pantins aux fils emmêlés de sang
Mannequins de cire chaude
Aucun ne bouge plus rien ne bouge
Pourvu qu’il souffle encore
Soudain un cri arrache une vie
Soudain mille cris pénètrent la nuit
Plus aucun bruit
Pourvu qu’il souffle encore
Pourvu qu’il souffle encore
Tu l’imagines tout au dessus de toi
Tu ouvres les yeux et l'entrevois
Voilà qu'il respire maintenant
Il se glisse entre les branches
Les feuilles se frôlent du bout des lèvres
Les hommes s’embrassent du bout des doigts
Il souffle encore
Deux hommes se lèvent pour l’arroser
Un vieux clochard rigole ça fait du bruit
Il est saoul comme une grenouille
Pourtant il souffle encore
Et ils s’agitent et ils s’agitent
Il faut arroser une bouche d’égouts
Voir ses racines il n’en a pas
Pourtant il souffle encore
Il faut arroser oui mais pourquoi
Ça pue la pisse ça pue le gaz
Lui il manque pas d’air
Il souffle encore
Un peu plus loin sur les boulevards
Des hommes courent sans même se voir
D’autres dessinent ils font des arts
Il souffle encore
Ils dessinent tant bien que mal
Un drôle de bonhomme et son chaton
Le voilà qui s’approche et qui leur dit
Je souffre encore
Il disparait pour sept deniers
Un vieil enfant qu'a cru l'acheter
S’enfuit au loin loin des taudis
Pourvu qu’il souffle encore
Une ville est née sous le grand saule
Pleure-t-il encore quand vient la nuit
Mauvaise raison
Mauvaise saison
Aucun ne bouge
Plus rien ne bouge
Plus aucun bruit
Pourvu qu’il souffle encore
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Nicolas Gleyze
est passé par ici, il repassera par là
Re: Rue du grand saule
Yes !!!!
Pourvu qu'il souffle encore , le grand saule , l'arbre de la ville, meurtri , témoin impuissant..pourvu qu'il souffle encore!
Oui au message et Oui à la forme, avec ce souffle sur le rythme et par le vers redondant..
J'aime beaucoup!
Pourvu qu'il souffle encore , le grand saule , l'arbre de la ville, meurtri , témoin impuissant..pourvu qu'il souffle encore!
Oui au message et Oui à la forme, avec ce souffle sur le rythme et par le vers redondant..
J'aime beaucoup!
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LaLou
Re: Rue du grand saule
C'est un beau texte, bien tenu par son leitmotiv.
Comment se fait-il que personne à part Lalou ne se soit arrêté ici depuis tant de jours.
Nilo, sans souffle.
Comment se fait-il que personne à part Lalou ne se soit arrêté ici depuis tant de jours.
Nilo, sans souffle.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Rue du grand saule
Merci, j'affectionne particulièrement ce texte
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Nicolas Gleyze
est passé par ici, il repassera par là
Re: Rue du grand saule
Un poème qui a du souffle et tient le rythme dans la longueur.

Carmen P.- MacadAdo

- Messages: 133
Date d'inscription: 19/11/2009
Re: Rue du grand saule
Encore un coup pas tordu du Mur à Dédé.
La relecture vaut la lecture.
C'est que ça doit être du bon.
Nilo, bouge encore.
La relecture vaut la lecture.
C'est que ça doit être du bon.
Nilo, bouge encore.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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