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Nouvel an
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Nouvel an
Pour le jour de l’an une impulsion morbide
Ouverte à tous les clients en recel
Fais semblant d’apprécier le ciel
Où se baignent les truites suicidaires
Fais semblant de regarder la télévision la chaîne des assassins
Mourir pour une Saint Sylvestre sans être capable
De visionner des plans interdits aux moins de dix huit ans
Tant de verres alcoolisés dans lesquels s’écoule une fille gothique
Vers incroyable selon elle, incorrigible comme un loup belge
Hurler à la lune ne sert à rien, tu peux toujours dessiner des arcs-en-ciel
Sur les paupières brûlées au bourdon
Tu peux toujours rejoindre les princesses de l'univers
Préparer la corde à ton retour en espérant qu’un corps pendu paie moins chère en demi-pension
Imaginer d'autres lieux d'autres chambres d’hôtel d'autres migrations
Saluer par la fenêtre d'un revers poétique cet homme qui se déverse sur les plates bandes municipales
Déverser des litres de sang sur des copies consensuelles
Éteindre toutes les lumières et brûler au fond des étreintes
De ces filles de l’est sur le trottoir qui ne ressemblent qu’à des chagrins d’amour divers et variés
Tu peux toujours affamer le doberman de Madame et l’emmener sécher loin de ce trou à merde
S’effacer derrière l'inépuisable vacuité des garçons de café
Que suis-je devenue dans les toilettes de ce TGV je ne me souviens pas de ce que j'y lisais
Prière de respecter ces mots et d’abaisser la cuvette après l’opération grossière ?
D’autres festivités en demeure ? D'autres esprits emmurés par souci de qualité ?
Ces murs si épais qu’on se demande si l’amour n’est pas une simple expérience sexuelle
Si toutes ses expériences et douleurs qu'ils recèlent sont réelles
Ces aveux ne doivent bien sûr vous faire perdre la foi mais il y a tant de doctrinaires qui prêchent le silence
L’extinction de tous les désirs
Ne suis-je pas capable d'admirer ce soleil couchant casé en page blanche
Ces tournures de phrases aussi lourdes qu'une vieille branche
Ces cris qui fleurent la rose lors des nuits solitaires
Ces moufles pour creuser, pour cacher les cendres de ta mère
Dans la neige
enfin n'en parlons plus allons admirer les prestations haut de gamme du crépuscule
Le mal-être encore incandescent comme exemple de droiture
D’élégance austère, qui va si bien à cette fille gothique
Soumise aux afflux névralgiques des sombres névroses
Et ces promesses non tenues qui vont si bien au Capitaine Haddock
Plus alcoolo que toi plus colérique que toi
Mais plus heureux, lorsqu’il éructe ces poèmes délicieux
Plus grand que la plus grande des décadences
Plus sournois que ces balivernes ressassées
Suis-je vraiment doté d'un cœur prêt à aimer
Loin des froideurs de décembre loin des poèmes sans zénith
Loin du sang qui coule dans le sens de l’aiguille fatale
Loin de Minuit et du Passage à l’autre année
Loin de toi et de tout ce qui y ressemble
Ouverte à tous les clients en recel
Fais semblant d’apprécier le ciel
Où se baignent les truites suicidaires
Fais semblant de regarder la télévision la chaîne des assassins
Mourir pour une Saint Sylvestre sans être capable
De visionner des plans interdits aux moins de dix huit ans
Tant de verres alcoolisés dans lesquels s’écoule une fille gothique
Vers incroyable selon elle, incorrigible comme un loup belge
Hurler à la lune ne sert à rien, tu peux toujours dessiner des arcs-en-ciel
Sur les paupières brûlées au bourdon
Tu peux toujours rejoindre les princesses de l'univers
Préparer la corde à ton retour en espérant qu’un corps pendu paie moins chère en demi-pension
Imaginer d'autres lieux d'autres chambres d’hôtel d'autres migrations
Saluer par la fenêtre d'un revers poétique cet homme qui se déverse sur les plates bandes municipales
Déverser des litres de sang sur des copies consensuelles
Éteindre toutes les lumières et brûler au fond des étreintes
De ces filles de l’est sur le trottoir qui ne ressemblent qu’à des chagrins d’amour divers et variés
Tu peux toujours affamer le doberman de Madame et l’emmener sécher loin de ce trou à merde
S’effacer derrière l'inépuisable vacuité des garçons de café
Que suis-je devenue dans les toilettes de ce TGV je ne me souviens pas de ce que j'y lisais
Prière de respecter ces mots et d’abaisser la cuvette après l’opération grossière ?
D’autres festivités en demeure ? D'autres esprits emmurés par souci de qualité ?
Ces murs si épais qu’on se demande si l’amour n’est pas une simple expérience sexuelle
Si toutes ses expériences et douleurs qu'ils recèlent sont réelles
Ces aveux ne doivent bien sûr vous faire perdre la foi mais il y a tant de doctrinaires qui prêchent le silence
L’extinction de tous les désirs
Ne suis-je pas capable d'admirer ce soleil couchant casé en page blanche
Ces tournures de phrases aussi lourdes qu'une vieille branche
Ces cris qui fleurent la rose lors des nuits solitaires
Ces moufles pour creuser, pour cacher les cendres de ta mère
Dans la neige
enfin n'en parlons plus allons admirer les prestations haut de gamme du crépuscule
Le mal-être encore incandescent comme exemple de droiture
D’élégance austère, qui va si bien à cette fille gothique
Soumise aux afflux névralgiques des sombres névroses
Et ces promesses non tenues qui vont si bien au Capitaine Haddock
Plus alcoolo que toi plus colérique que toi
Mais plus heureux, lorsqu’il éructe ces poèmes délicieux
Plus grand que la plus grande des décadences
Plus sournois que ces balivernes ressassées
Suis-je vraiment doté d'un cœur prêt à aimer
Loin des froideurs de décembre loin des poèmes sans zénith
Loin du sang qui coule dans le sens de l’aiguille fatale
Loin de Minuit et du Passage à l’autre année
Loin de toi et de tout ce qui y ressemble
MARQUISE- MacadAdo

- Messages: 50
Date d'inscription: 22/09/2009
Re: Nouvel an
Le temps qui passe te prend la tête mais tu le lui rends bien.
ces filles de l’est sur le trottoir qui ne ressemblent qu’à des chagrins d’amour
Nilo, vivement l'année prochaine.
ces filles de l’est sur le trottoir qui ne ressemblent qu’à des chagrins d’amour
Nilo, vivement l'année prochaine.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Nouvel an
les alcools te prennent la tête mais tu les rends bien. Allez, demain i' fera jour. Même gris, même froid, avec assez de lumière pour attendre le prochain solstice.

gerard hocquet- MacadAdo

- Messages: 186
Date d'inscription: 24/10/2009
Re: Nouvel an
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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