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Le vent me crache au visage
Macadam :: MacadaTextes :: Poèmes
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Le vent me crache au visage
Le vent me crache au visage
Des mots de toi, des doigts pour peindre
Des poèmes sans roi, ni queue ni prince
Je tais le sûr et dit l’absurde
Dans le chaos des doutes intrus
Fièvre de bois et bière mémoire
En l’au-delà des pierres à fendre
Je m’appelle, de loin, image fenêtre sur le beffroi
Je jette un verbe dans le vide des gargotes
Où l’on se plait à boire plus que sa ration
Où l’on se plaint des gueules d’enclume
Elle porte ses robes aux gouts douteux
Une cigarette et puis tant d’autres
Flammèche invisible d’échos tumultes
Elle tombe maintenant, ou bien demain
N’appelle personne, reine lunatique
Elle tombe cent fois et se relève
Une fois de trop et grêle le sol
De ses idées sans fondations
Des pensées rêves, cauchemars d’enfant
N’a rien à dire d’autre que « je meurs »
La nuit me cache le visage
Nimbée d’escortes charlatanes
J’usurpe moi-même mes idées folles
Menteur sans loi, du jazz plein les oreilles
Un jazz matrice, cuivres de cuisses
Musique du démon, et fils du monde
Elle est la parallèle du silence
L’âme essoufflée de trop empiler
De drôles de cargaisons de mots immenses
Accusant la solitude tout en l’aimant
Je vis sa vie d’être mort-née
Demain, peut-être, les évidences d’hier
Je saurai dire ce que je pense de moi
Dans le reflet de ton coin d’œil
Je saurai écrire ce que j’ignore de toi
Dans le givre brûlant de nos effrois
Je saurai parler comme tant le font
Du fond du cœur et des espaces
Mais je ne sais que mes doigts
Jamais privés de l’encre nécessaire
Toujours buvant l’alcool d’un jazz falaise
Du haut de laquelle ton corps s’aperçoit
Dans les crémations d’un début de siècle
Des mots de toi, des doigts pour peindre
Des poèmes sans roi, ni queue ni prince
Je tais le sûr et dit l’absurde
Dans le chaos des doutes intrus
Fièvre de bois et bière mémoire
En l’au-delà des pierres à fendre
Je m’appelle, de loin, image fenêtre sur le beffroi
Je jette un verbe dans le vide des gargotes
Où l’on se plait à boire plus que sa ration
Où l’on se plaint des gueules d’enclume
Elle porte ses robes aux gouts douteux
Une cigarette et puis tant d’autres
Flammèche invisible d’échos tumultes
Elle tombe maintenant, ou bien demain
N’appelle personne, reine lunatique
Elle tombe cent fois et se relève
Une fois de trop et grêle le sol
De ses idées sans fondations
Des pensées rêves, cauchemars d’enfant
N’a rien à dire d’autre que « je meurs »
La nuit me cache le visage
Nimbée d’escortes charlatanes
J’usurpe moi-même mes idées folles
Menteur sans loi, du jazz plein les oreilles
Un jazz matrice, cuivres de cuisses
Musique du démon, et fils du monde
Elle est la parallèle du silence
L’âme essoufflée de trop empiler
De drôles de cargaisons de mots immenses
Accusant la solitude tout en l’aimant
Je vis sa vie d’être mort-née
Demain, peut-être, les évidences d’hier
Je saurai dire ce que je pense de moi
Dans le reflet de ton coin d’œil
Je saurai écrire ce que j’ignore de toi
Dans le givre brûlant de nos effrois
Je saurai parler comme tant le font
Du fond du cœur et des espaces
Mais je ne sais que mes doigts
Jamais privés de l’encre nécessaire
Toujours buvant l’alcool d’un jazz falaise
Du haut de laquelle ton corps s’aperçoit
Dans les crémations d’un début de siècle
Re: Le vent me crache au visage
Du grand LC !
J'ai parfois du mal à te suivre, comme d'habitude ; mais la force de tes textes tient en ce simple paradoxe : malgré le cheminement complexe de ta création, leur beauté nous saute au visage. L'obscur identifié.
Bravo !
Z.
J'ai parfois du mal à te suivre, comme d'habitude ; mais la force de tes textes tient en ce simple paradoxe : malgré le cheminement complexe de ta création, leur beauté nous saute au visage. L'obscur identifié.
Bravo !
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1537
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: Le vent me crache au visage
Oui LC, du grand LC.
Pas facile à suivre mais qu'on ne peut laisser filer, alors on court, pour suivre. Et on arrive, tant bien que mal au bout, parfois épuisé mais souvent heureux.
Nilo.
Pas facile à suivre mais qu'on ne peut laisser filer, alors on court, pour suivre. Et on arrive, tant bien que mal au bout, parfois épuisé mais souvent heureux.
Nilo.
Re: Le vent me crache au visage
oui et au détour d'un vers...
"La nuit me cache le visage
Nimbée d’escortes charlatanes"
on tombe amoureux des mots...

"La nuit me cache le visage
Nimbée d’escortes charlatanes"
on tombe amoureux des mots...
Re: Le vent me crache au visage
J'aime beaucoup LCbeat, je suis une fan des allitérations, de plus je vois ici beaucoup de consonnes et de sons durs qui m'agréent particulièrement. Surtout quand il s'agit de servir le fond. Et là c'est réussi à mon gout. Je me suis laissée oblitérer par un timbre de voix que j'imagine sans l'entendre... c'est fou ce que l'on peut découvrir lorsque l'on se transporte ailleurs que dans nos pénates (OR)
nine
nine
Lc tout ?
LC,
Beau texte oui, dont j'aime particulièrement le lyrisme
Une liberté d'expression très imagée
Le sens brut est secondaire, car il n'y a pas de message
Il y a autre chose, propre à la poésie, un voyage
Alors tout se précipite, tout arrive comme par magie
Et tu as raison de ne pas développer plus avant, de ne rien expliquer
Dans le voyage, transporté, la lecture fait son chemin
Et son oeuvre - puisqu'il s'agit de cela - enrichit son sujet (elle l'évade)
cela suffit.
Pour moi chaque vers en prose de ton écrit est une histoire à lui tout seul
Travail de l'inconscient pour servir l'imaginaire fécond d'un voyageur
Et le sauver.
Voilà quoi, comme quoi il vaut mieux lire, et parfois ne rien dire !
Dam, nouveau départ.
Beau texte oui, dont j'aime particulièrement le lyrisme
Une liberté d'expression très imagée
Le sens brut est secondaire, car il n'y a pas de message
Il y a autre chose, propre à la poésie, un voyage
Alors tout se précipite, tout arrive comme par magie
Et tu as raison de ne pas développer plus avant, de ne rien expliquer
Dans le voyage, transporté, la lecture fait son chemin
Et son oeuvre - puisqu'il s'agit de cela - enrichit son sujet (elle l'évade)
cela suffit.
Pour moi chaque vers en prose de ton écrit est une histoire à lui tout seul
Travail de l'inconscient pour servir l'imaginaire fécond d'un voyageur
Et le sauver.
Voilà quoi, comme quoi il vaut mieux lire, et parfois ne rien dire !
Dam, nouveau départ.
Re: Le vent me crache au visage
Pas facile à escalader cette "falaise" mais le mur me faisant la courte échelle je suis parvenue à saisir l'essentiel. Un bon début.



Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1560
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Le vent me crache au visage
Vous savez ce que c'est ça ?
Je vais vous le dire, c'est la première pierre du premier Mur à Dédé !
Ca le fait hein !
Nilo, comme quoi.
Je vais vous le dire, c'est la première pierre du premier Mur à Dédé !
Ca le fait hein !
Nilo, comme quoi.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Le vent me crache au visage
Un très joli poème haletant. Le rythme parfois un peu cassé, mais quand tu pars, tu nous entraines et on te suit, jusqu'au bout.
Re: Le vent me crache au visage
j'ai lu et j'ai aimé me laisser emporter
une vague forte et amicale qui invite à
descendre par ses propres yeux toucher ces lettres sur l'écran
beau texte
une vague forte et amicale qui invite à
descendre par ses propres yeux toucher ces lettres sur l'écran
beau texte
Re: Le vent me crache au visage
j'ai cogné dans la première pierre du mur,
J'ai cherché un sens et je me suis perdu, sans doute parce qu'il y en a beaucoup, parce qu'ils s'entrechoquent. Cela dit, je ne me suis pas ennuyé dans mon égarement.
J'ai cherché un sens et je me suis perdu, sans doute parce qu'il y en a beaucoup, parce qu'ils s'entrechoquent. Cela dit, je ne me suis pas ennuyé dans mon égarement.
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"Chaque pensée devrait rappeler la ruine d'un sourire." Cioran.
Re: Le vent me crache au visage
Merci le mur à Dédé !
Magnifique texte, force, douceur, réalisme de l'illusion et illusion de la réalité, tout se mélange ... et c'est une sacrée belle recette !!!
C'est fort ce que tu fait, rends toi en compte !
Un arrêt particulier sur ce vers :
"Elle est la parallèle du silence"
Je jalouse cette superbe trouvaille ...
Cend'
Magnifique texte, force, douceur, réalisme de l'illusion et illusion de la réalité, tout se mélange ... et c'est une sacrée belle recette !!!
C'est fort ce que tu fait, rends toi en compte !
Un arrêt particulier sur ce vers :
"Elle est la parallèle du silence"
Je jalouse cette superbe trouvaille ...
Cend'

cendrillon- MacadAdo

- Messages: 136
Date d'inscription: 10/09/2009
Age: 24
Localisation: Ardennes (08)
Re: Le vent me crache au visage
C'est un très beau texte que Cend' et le Mur à Dédé ont fait remonter... ^^
Profond, de belles images... on se laisse emporter par ta force créatrice
Sasvata, vent d'autan
Profond, de belles images... on se laisse emporter par ta force créatrice
Sasvata, vent d'autan

sasvata- MacadMalade

- Messages: 485
Date d'inscription: 31/08/2009
Re: Le vent me crache au visage
"Je tais le sûr et dit l’absurde
Dans le chaos des doutes intrus"
Dans le chaos des doutes intrus"

Ballerine- MacaDeb

- Messages: 4
Date d'inscription: 27/04/2011
Re: Le vent me crache au visage
J'ai fait le vœu de mettre mon aumône dans la sébile de tous les mendiants que je trouverai sous toutes les portes cochères qui mènent au Petit Etablissement de Crédit que je viens d'ouvrir au profit de ceux qu'en ont pas besoin. En particulier à la Douzième liste que j'vous ai filée.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant dans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...
Dédé.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant dans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...
Dédé.
_________________
Ciao les gonzesses, c'était Dédé.

Dédé- MacaDédé

- Messages: 1832
Date d'inscription: 04/09/2009
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