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Sans abri.
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Sans abri.
Je n’ai pas eu tout de suite vent de l’affaire. Il a fallu du temps. Des éparpillements liés à mes défauts, je veux bien le reconnaître.
Il y a des moments où l’on est sans abri, complètement nu en larmes dans les rues légères qui virevoltent.
Chacun traverse l’espace.
Un, deux, trois petits signes au loin, de la berge qui enracine l’attention.
Nous sommes au large, hagard, de petits bobos pansés nous désignent comme souffrants.
Nous attendons le drapeau blanc de la compassion tendre, un sourire nacré sur nos noirceurs.
Un, deux, trois petits signes au loin, de la berge affectueuse où les encouragements pèsent leur bulle.
« Prends-soin de toi ».
« Passe une bonne journée »
« Courage »
« On pense à toi »
Les mains, agiles et lasses tout à la fois, agitent le signal des accompagnements.
On flotte entre deux eaux, les dents pleines de sanglots enfantins remontés des âges abandonnés.
On a presque envie de s’asseoir et de réclamer son ours borgne ou sa poupée éventrée.
Alors, en dernier recours, ramassé sur soi, on berce l’enfant grelot qui tressaute.
Avec la douce peine de se reconnaître comme étant son unique consolateur dans la désertude du monde.
Il y a des moments où l’on est sans abri, complètement nu en larmes dans les rues légères qui virevoltent.
Chacun traverse l’espace.
Un, deux, trois petits signes au loin, de la berge qui enracine l’attention.
Nous sommes au large, hagard, de petits bobos pansés nous désignent comme souffrants.
Nous attendons le drapeau blanc de la compassion tendre, un sourire nacré sur nos noirceurs.
Un, deux, trois petits signes au loin, de la berge affectueuse où les encouragements pèsent leur bulle.
« Prends-soin de toi ».
« Passe une bonne journée »
« Courage »
« On pense à toi »
Les mains, agiles et lasses tout à la fois, agitent le signal des accompagnements.
On flotte entre deux eaux, les dents pleines de sanglots enfantins remontés des âges abandonnés.
On a presque envie de s’asseoir et de réclamer son ours borgne ou sa poupée éventrée.
Alors, en dernier recours, ramassé sur soi, on berce l’enfant grelot qui tressaute.
Avec la douce peine de se reconnaître comme étant son unique consolateur dans la désertude du monde.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Sans abri.
Je ne vais pas en rajouter une couche, pour l'enfant fragile qui réveille les instincts les plus primaires ; ceux non pas d'être humain mais de se sentir humain et utile enfin : "je ne suis plus seule".
J'aime toujours beaucoup tes mots Ratoune, parce que c'est toujours une ouverture, une respiration profonde comme un soupir désolé mais heureux, pour une envolée, le voyage digne d'un oiseau rare, majestueux, planant sur le commun et que rien ne peut atteindre (semble-t-il ?)
Dam
J'aime toujours beaucoup tes mots Ratoune, parce que c'est toujours une ouverture, une respiration profonde comme un soupir désolé mais heureux, pour une envolée, le voyage digne d'un oiseau rare, majestueux, planant sur le commun et que rien ne peut atteindre (semble-t-il ?)
Dam
Re: Sans abri.
Oui, on aime tes mots Ratoune...et ceux la également que tu as, timidement postés dans l'atelier.

_________________
LaLou
Re: Sans abri.
Et pourquoi donc dans l'atelier ?
Moi je le trouve bien comme il est ce texte, à la fois profond et touchant, et écrit comme Ratoune sait écrire, c'est à dire bien.
Nilo, polish.
Moi je le trouve bien comme il est ce texte, à la fois profond et touchant, et écrit comme Ratoune sait écrire, c'est à dire bien.
Nilo, polish.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Sans abri.
Merci à vous, sincèrement, deux trois jours difficiles où il faut encore apprendre à grandir malgré l'âge.



Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Sans abri.
Une plainte douce et triste, un chant blessé. C'est très beau.
Z.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1553
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: Sans abri.
ben voilà c'que j'disais
tu leur dis que c'est nickel chrome que ça tourne au p'tit poil ...
ben non faut quand même qu'elle te prenne un rencard ...
même pas sorti ma clé d'douze, tu parles d'un chantier
« Passe une bonne journée » toi même non mais !
tu leur dis que c'est nickel chrome que ça tourne au p'tit poil ...
ben non faut quand même qu'elle te prenne un rencard ...
même pas sorti ma clé d'douze, tu parles d'un chantier

« Passe une bonne journée » toi même non mais !
Re: Sans abri.
Il a raison Ez... on va sortir ça de l'atelier.
Heureusement que Le Mur à Dédé m'a déposé ici sinon ça aurait encore pris la poussière au fond de l'atelier.
Nilo, en rangeant les outils.
Heureusement que Le Mur à Dédé m'a déposé ici sinon ça aurait encore pris la poussière au fond de l'atelier.
Nilo, en rangeant les outils.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Sans abri.
comme je m'y suis reconnue, dans ton poème, Ratoune ...
et comme c'est bel et bien dit !
bises
Yzaé
et comme c'est bel et bien dit !
bises
Yzaé

Yzaé- MacadAccro

- Messages: 696
Date d'inscription: 07/10/2009
Age: 52
Localisation: touraine
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