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On y repense, et puis on part
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On y repense, et puis on part
On y repense, et puis on part
N'étant jamais que de passage
Dans l'avenir de leurs amants
Elles amassent sans tourments
Les souvenirs de leur image.
On les déclare trop légères
Quand elles sont dans d'autres bras.
On pleure, on crie, on se débat,
On les déteste. Mais que faire ?
Car nos amours ne sont qu'étoles
Que l'on défait sur le métier,
Comme seraient au cerisier
Tous ses fruits que le vent envole.
Elles sont celles qui défont,
Comme le ferait la tempête
Qui souffle par-dessus nos têtes,
Quand elles tournent et puis s'en vont.
Disant les mots qui nous apaisent
Après avoir soufflé le froid,
Pour mettre en prise sous leur loi
Nos cœurs meurtris qui ne se taisent.
Séchant les larmes des adieux
Par des baisers de toutes sortes
Volés sur le pas de nos portes
Elles nous quittent un jour sur deux.
Les ans les couvrent de tendresse
Quand le cœur sec elles s'en vont,
A petits pas, vers les néons
Des rendez-vous de leur jeunesse.
Que sont ces amours devenues
Lorsque s'éteignent les bougies
D'anniversaire des conflits,
Qui ne nous ont pas retenus ?
On se souvient, un jour, trop tard,
De leur amour, de leur douceur.
Quand de la fin approche l'heure
On y repense, et puis on part.
Nilo.
N'étant jamais que de passage
Dans l'avenir de leurs amants
Elles amassent sans tourments
Les souvenirs de leur image.
On les déclare trop légères
Quand elles sont dans d'autres bras.
On pleure, on crie, on se débat,
On les déteste. Mais que faire ?
Car nos amours ne sont qu'étoles
Que l'on défait sur le métier,
Comme seraient au cerisier
Tous ses fruits que le vent envole.
Elles sont celles qui défont,
Comme le ferait la tempête
Qui souffle par-dessus nos têtes,
Quand elles tournent et puis s'en vont.
Disant les mots qui nous apaisent
Après avoir soufflé le froid,
Pour mettre en prise sous leur loi
Nos cœurs meurtris qui ne se taisent.
Séchant les larmes des adieux
Par des baisers de toutes sortes
Volés sur le pas de nos portes
Elles nous quittent un jour sur deux.
Les ans les couvrent de tendresse
Quand le cœur sec elles s'en vont,
A petits pas, vers les néons
Des rendez-vous de leur jeunesse.
Que sont ces amours devenues
Lorsque s'éteignent les bougies
D'anniversaire des conflits,
Qui ne nous ont pas retenus ?
On se souvient, un jour, trop tard,
De leur amour, de leur douceur.
Quand de la fin approche l'heure
On y repense, et puis on part.
Nilo.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: On y repense, et puis on part
ça m'a fait penser aux absentes de Brassens...
les amours comme des femmes.
J'ai beaucoup aimé ce poème Nilo parce qu'il est vrai et tes images sont douces et ..comment dire?, tiennent chaud finalement.
les amours comme des femmes.
J'ai beaucoup aimé ce poème Nilo parce qu'il est vrai et tes images sont douces et ..comment dire?, tiennent chaud finalement.
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LaLou
Re: On y repense, et puis on part
La comparaison est flatteuse...
Merci.
Et pardon d'avance à Georges pour le jour où on se croisera. Même si la camarde ne me pardonnera pas grand chose non plus.
Nilo, Mais putain ! Qu'est ce que je les ai aimées.
Merci.
Et pardon d'avance à Georges pour le jour où on se croisera. Même si la camarde ne me pardonnera pas grand chose non plus.
Nilo, Mais putain ! Qu'est ce que je les ai aimées.
Dernière édition par Nilo le Lun 22 Mar - 21:04, édité 2 fois
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: On y repense, et puis on part
Comme dit Lalou, tu nous entraîne dans un poème intime, bien mené, où je trouve encore une humanité et une douceur qui me parlent - et qui surtout, ne courent plus les rues.
Un plaisir de te lire, comme toujours - dans ton ascension vers la grotte bleue.
Z.
Un plaisir de te lire, comme toujours - dans ton ascension vers la grotte bleue.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: On y repense, et puis on part
Merci Z. pour l'humanité et la douceur...
Nilo, plus coureur de jupons que de rues en effet.
Nilo, plus coureur de jupons que de rues en effet.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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