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Journal de Zette, Noël au… Pâques aux tisons
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Journal de Zette, Noël au… Pâques aux tisons
Salut mon vieux,
Depuis que j’ai fait échouer les noces de carnage de maman et de l’Ernest je suis consignée dans le silence polaire de la famille recyclée.
Que faire de toute cette solitude ?
M’en balancer de branche en branche comme mes potes les écureuils cascadeurs qui dégivrent les vitres de la chambre.
Bien sûr, impossible de jouer avec les copains de la rue. Nous nous regardons par la fenêtre, petits myopes de la tendresse, à tâtonner dans l’épaisseur de la distance qui nous sépare.
J’envoie des mots à Daniel, mon nouveau voisin, huit ans, pas ses dents d’équerre, jambes arquées, tête de crapaud fripé.
On s’aime bien, sans plus. Pourquoi davantage, puisque nos mains sont encore étroites ?
Il vient d’emménager, enfin juste avant que les épousailles foirent, si bien qu’on a eu le temps de faire reconnaissance.
Il est pas bien malin, et sa sœur est une vraie garce de chez garce. Te dire qu’elle ne m’aime pas est-il important ?
Et ne me demande pas pourquoi. Les zantipathies ça ne se discutent pas, ça se disputent dès que ça peut.
Bref.
Pour ne pas être de reste, j’ai fini pas l’ignorer elle et ses dix huit râteaux. En attendant, Daniel lui obéit au doigt sur la couture du short. Dès qu’elle ouvre la bouche, il la ferme et je dois rentrer à la maison.
Voilà, je suis punie pour au moins…Voire plus si rancune tenace.
Je connais maman suffisamment pour savoir qu’elle est vache de chez têtue et porte la prison verrouillée en étole d’horizon.
Je sens que Pâques va être pourri et que je ferai tintin pour les œufs frais du jour.
Reste plus qu’à rendre son mal à la patience, regarder passer les maraudeurs entre deux nuages, se dire, se dire déjà de travers, que la route est longue que les cailloux balisent droit dans le dur.
Cher journal, tu le sais, toi, que le petit baluchon en mouchoir à carreaux, là, dans le placard, n’essuie pas que les yeux endormis, il est la part de fuite secrète qui rend tous les barreaux supportables.
Depuis que j’ai fait échouer les noces de carnage de maman et de l’Ernest je suis consignée dans le silence polaire de la famille recyclée.
Que faire de toute cette solitude ?
M’en balancer de branche en branche comme mes potes les écureuils cascadeurs qui dégivrent les vitres de la chambre.
Bien sûr, impossible de jouer avec les copains de la rue. Nous nous regardons par la fenêtre, petits myopes de la tendresse, à tâtonner dans l’épaisseur de la distance qui nous sépare.
J’envoie des mots à Daniel, mon nouveau voisin, huit ans, pas ses dents d’équerre, jambes arquées, tête de crapaud fripé.
On s’aime bien, sans plus. Pourquoi davantage, puisque nos mains sont encore étroites ?
Il vient d’emménager, enfin juste avant que les épousailles foirent, si bien qu’on a eu le temps de faire reconnaissance.
Il est pas bien malin, et sa sœur est une vraie garce de chez garce. Te dire qu’elle ne m’aime pas est-il important ?
Et ne me demande pas pourquoi. Les zantipathies ça ne se discutent pas, ça se disputent dès que ça peut.
Bref.
Pour ne pas être de reste, j’ai fini pas l’ignorer elle et ses dix huit râteaux. En attendant, Daniel lui obéit au doigt sur la couture du short. Dès qu’elle ouvre la bouche, il la ferme et je dois rentrer à la maison.
Voilà, je suis punie pour au moins…Voire plus si rancune tenace.
Je connais maman suffisamment pour savoir qu’elle est vache de chez têtue et porte la prison verrouillée en étole d’horizon.
Je sens que Pâques va être pourri et que je ferai tintin pour les œufs frais du jour.
Reste plus qu’à rendre son mal à la patience, regarder passer les maraudeurs entre deux nuages, se dire, se dire déjà de travers, que la route est longue que les cailloux balisent droit dans le dur.
Cher journal, tu le sais, toi, que le petit baluchon en mouchoir à carreaux, là, dans le placard, n’essuie pas que les yeux endormis, il est la part de fuite secrète qui rend tous les barreaux supportables.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Journal de Zette, Noël au… Pâques aux tisons
Ah les noces de carnage et la multiplication des pains dans la tronche.
Je savais bien que Zette et moi on finirait par se rejoindre sur le terrain des Ecritures...
Nilo, évangéliste.
Je savais bien que Zette et moi on finirait par se rejoindre sur le terrain des Ecritures...
Nilo, évangéliste.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Journal de Zette, Noël au… Pâques aux tisons
Ouais ! Zette is back.
Grenadine pour tout le monde.
Non, je rigole. la grenadine c'est réservé à Zette.
Bon, à part ça Elle est comme d'hab' ta nouvelle page de Journal Zette, super et bien écrite. Allez les vieux, place au jeunes, y'a qu'nous qu'on est bons.
Dédé.
Grenadine pour tout le monde.
Non, je rigole. la grenadine c'est réservé à Zette.
Bon, à part ça Elle est comme d'hab' ta nouvelle page de Journal Zette, super et bien écrite. Allez les vieux, place au jeunes, y'a qu'nous qu'on est bons.
Dédé.
_________________
Ciao les gonzesses, c'était Dédé.

Dédé- MacaDédé

- Messages: 1885
Date d'inscription: 04/09/2009
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