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Soliloque
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Soliloque
Soliloque
La poésie déserte ma bulle ; mes mots coléoptères, épinglés dans la vitrine, prennent la poussière.Je ressens d‘instant en instant leur lente dessiccation.
Fœtus monstrueux conservés dans le formol.
Rêves douloureux travestis en visions psychédéliques.
Je vous laisse choir, démantelés.
Je vous abandonne au lait d’ombre du puits.
Mots aux signes capricieux, qui n’obéissez à aucune loi terrestre, ne me faites pas l’affront de remonter en bulles ascensionnelles. In-sondé restera le puits où dansent insaisissables des scories étincelantes.
Penchée au dessus de la margelle, je goutte encore l’illusoire ivresse de leur inhalation. Non, elles ne pulvériseront pas mes appréhensions.
L’euphorie est joie, élan qui court à l’avant du verbe. Je ne ramperai pas, je ne creuserai pas pour extraire des pépites fangeuses !
Sous la cendre des mots, une larme. Une larme de sang bleu qui n’irriguera plus ma fibre poétique. La sève émue en son creux, racle sa voix, sécrète un message d’éthylène. Muet, le cœur du végétal hurle par télétoxie sa souffrance, devant le flux rompu de la sensibilité.
Autre présentation :
Soliloque
La poésie déserte ma bulle ;
poussière.
dessiccation.
formol.
psychédéliques.
démantelés.
au lait d’ombre du puits.
Mots aux signes capricieux, qui n’obéissez à aucune loi terrestre, ne me faites pas l’affront de remonter en bulles ascensionnelles.
In-sondé restera le puits où dansent insaisissables des scories étincelantes.
Penchée au dessus de la margelle,
je goutte encore l’illusoire ivresse de leur inhalation.
Non,
elles ne pulvériseront pas
mes appréhensions.
L’euphorie est joie, élan qui court à l’avant du verbe. Je ne ramperai pas, je ne creuserai pas pour extraire des pépites fangeuses !
Sous la cendre des mots, une larme.
Une larme de sang bleu qui n’irriguera plus ma fibre poétique.
La sève émue en son creux, racle sa voix, sécrète un message d’éthylène.
Muet, le cœur du végétal hurle par télétoxie sa souffrance, devant le flux rompu de la sensibilité.
La poésie déserte ma bulle ; mes mots coléoptères, épinglés dans la vitrine, prennent la poussière.Je ressens d‘instant en instant leur lente dessiccation.
Fœtus monstrueux conservés dans le formol.
Rêves douloureux travestis en visions psychédéliques.
Je vous laisse choir, démantelés.
Je vous abandonne au lait d’ombre du puits.
Mots aux signes capricieux, qui n’obéissez à aucune loi terrestre, ne me faites pas l’affront de remonter en bulles ascensionnelles. In-sondé restera le puits où dansent insaisissables des scories étincelantes.
Penchée au dessus de la margelle, je goutte encore l’illusoire ivresse de leur inhalation. Non, elles ne pulvériseront pas mes appréhensions.
L’euphorie est joie, élan qui court à l’avant du verbe. Je ne ramperai pas, je ne creuserai pas pour extraire des pépites fangeuses !
Sous la cendre des mots, une larme. Une larme de sang bleu qui n’irriguera plus ma fibre poétique. La sève émue en son creux, racle sa voix, sécrète un message d’éthylène. Muet, le cœur du végétal hurle par télétoxie sa souffrance, devant le flux rompu de la sensibilité.
Autre présentation :
Soliloque
La poésie déserte ma bulle ;
mes mots coléoptères, épinglés dans la vitrine, prennent la
poussière.
Je ressens d‘instant en instant leur lente
dessiccation.
Fœtus monstrueux conservés dans le
formol.
Rêves douloureux travestis en visions
psychédéliques.
Je vous laisse choir
démantelés.
Je vous abandonne
au lait d’ombre du puits.
Mots aux signes capricieux, qui n’obéissez à aucune loi terrestre, ne me faites pas l’affront de remonter en bulles ascensionnelles.
In-sondé restera le puits où dansent insaisissables des scories étincelantes.
Penchée au dessus de la margelle,
je goutte encore l’illusoire ivresse de leur inhalation.
Non,
elles ne pulvériseront pas
mes appréhensions.
L’euphorie est joie, élan qui court à l’avant du verbe. Je ne ramperai pas, je ne creuserai pas pour extraire des pépites fangeuses !
Sous la cendre des mots, une larme.
Une larme de sang bleu qui n’irriguera plus ma fibre poétique.
La sève émue en son creux, racle sa voix, sécrète un message d’éthylène.
Muet, le cœur du végétal hurle par télétoxie sa souffrance, devant le flux rompu de la sensibilité.

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1186
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: Soliloque
un voyage au pays de tes mots, à la source de ton inspiration..ses méandres, ses obstacles..
Sacré boulot que de se regarder ainsi et de trouver les mots pour le dire.
Sacré boulot que de se regarder ainsi et de trouver les mots pour le dire.
_________________
LaLou
Re: Soliloque
Merci Lalou. Oui je suis allée les chercher à la source, dans un moment de colère, car les mots me boudent en ce moment. ça ne se fait pas d'envahir la vie des gens, d'écrire pour eux des poèmes au mot près, et de se retirer, laissant la plage à marée basse, sans jamais revenir !

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1186
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: Soliloque
Oui mais bon.
Je me pose la question : ces tourments existent-ils ?
Bien sûr elle est strictement personnelle, je n'écris que si j'en ai l'envie et les mots. S'ils ne viennent pas je referme mon petit cahier d'écolier et c'est tout, sans en faire une histoire, et sans leur en vouloir.
Mais bref, je parle, je parle, et je ne parle que de moi.
C'est peut-être pour te faire oublier ces tourments...
Et les quelques lourdeurs que j'ai trouvées dans ce texte. Dont cette "remontée en bulles ascensionnelles".
Nilo, des hauts et des bas.
Je me pose la question : ces tourments existent-ils ?
Bien sûr elle est strictement personnelle, je n'écris que si j'en ai l'envie et les mots. S'ils ne viennent pas je referme mon petit cahier d'écolier et c'est tout, sans en faire une histoire, et sans leur en vouloir.
Mais bref, je parle, je parle, et je ne parle que de moi.
C'est peut-être pour te faire oublier ces tourments...
Et les quelques lourdeurs que j'ai trouvées dans ce texte. Dont cette "remontée en bulles ascensionnelles".
Nilo, des hauts et des bas.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Soliloque
En simple lecture, même si c'est plutôt loin de mes habitudes d'écriture, j'ai préféré le "bloc". Moins de chichi, il "claque" plus.
Re: Soliloque
Merci de vous être arrêtés sur ces tourments secondaires...
A côté de ça il y a la vie ( pour moi, comme pour tout un chacun).
A côté de ça il y a la vie ( pour moi, comme pour tout un chacun).

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1186
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: Soliloque
J'aime les 2 et tu sais pourquoi...ta plume prend de l'ampleur et je l'apprécie...je le ressens et je ne peux que t'encourager à encore "fouiller" dans ces méandres qui parfois cachent un mot qui pourrait faire tout exploser ...
OUI...continue!
Sylvie
OUI...continue!
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
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