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Mont de Judée
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Mont de Judée
On leur racontera
Que c’était ça
La tempête
Qui terrassa
La planète
Cette emplette
Quelle omelette !
L’âme froissée
Les yeux glauques
Hérissés Cheveux
Frisés
Sur leur tête
La mouette
Se posera
Sous son aile
Brillera
L’estoque
De la tempête.
*
Lumière des ténèbres
Lumière de nulle part
Autant dire que le doute
Qui m'assaille, me déroute
Comme j'essaye de savoir...
Couleurs ciel
Lumière terre
Qui voit la lumière
Comme les couleurs
Voit la vie et même plus
Voit l'éternité
Et voit dans la mer
Éternelle victorieuse
La preuve de l'Origine
Et perçoit dans ces mots
La passion à l'état pur.
Et l'indifférence de l'état
À tout cela
Qui est l'essentiel.
Ne cherchez pas dans le ciel
Ce que vous avez à vos pieds
Il n'est que le reflet
Il n'est que reflet.
Ne cherchez pas ailleurs...
Si vous êtes dans l'oubli
Ne cherchez pas l'ailleurs
Vous n'êtes pas messie
Simple est la vie
Comme la mer.
Et jadis la pierre
Et les hommes d'Esprits
Sans oublier la mer
Voulurent créer l'illusion
L'illusion qu'il existait aussi
Un paradis terrestre
Pour l'homme dans la ville
L'homme à la campagne
L'ermite et son rocher
L'homme au bercail
Et puis il a renoncé à cette illusion
À ce rêve de pierre
À la mer des passions
Et a connu l'enfer
La misère damnation
L'envers du décors
était alors, fut alors, flûte alors !
Une banque méchante alléchante
Une barrière mille barreaux
Un tribunal, des tribunaux
Un parlement qui ment
Un président assis-debout, volant
Un oursin géant.
Le noir de gris fut la couleur dominante
Comme le sang coulant dans ses veines
La mine vermineuse de croquemort turgescent
La froideur des cimetières et la couleur des tombes
Tous les drapeaux étaient en berne
Jamais on n'avait vu cela
Et il se préparait à maudire
Son infime création.
Sans plus d'espoir pour lui
De voir un jour renaitre
La grande Nation des Hommes.
ô Dieu déchiré...
De ce contentieux
“Modifier les lieux”
... Va dégrader
La face des Cieux.
Devant l'ampleur des dégâts
Il savait que la renonciation
N'était pas suffisante
À balayer la grisaille
Comme sait le faire le vent, et pas n'importe quel vent !
... Pourquoi tu t'arrêtes. Tu ris ?
À quoi tu penses ? Continue !
Oui. Comme sait le faire le vent, et pas n'importe quel vent !
C'était bien sûr un début
Mais qui ne concernait que lui,
Petitement et Égoïstement, secrètement...
Dans son coin puni d'ombres fantômes dans le noir
... Secrètement tant il avait honte.
L’oeil plissé shalala
Front soucieux
La visière du forçat...
Qui s’abat
Pacifier
Pas si fiers après tant d'année
Promesse assise d'un assoiffé
Sa seule voix pour unique candidature
était vouée à l'échec
Et se perdrait dans l'oubli et les cris du silence...
Il ne verrait jamais ses efforts
Porter ses fruits
Sa garnison garniture
Et ses frêles boutures
Sa vie ressembler à la mer et à la pierre
Libre et forte, belle, riche et digne
Son rêve d'Homme Éternel
Miroiter enfin.
Fin.
Dam
Que c’était ça
La tempête
Qui terrassa
La planète
Cette emplette
Quelle omelette !
L’âme froissée
Les yeux glauques
Hérissés Cheveux
Frisés
Sur leur tête
La mouette
Se posera
Sous son aile
Brillera
L’estoque
De la tempête.
*
Lumière des ténèbres
Lumière de nulle part
Autant dire que le doute
Qui m'assaille, me déroute
Comme j'essaye de savoir...
Couleurs ciel
Lumière terre
Qui voit la lumière
Comme les couleurs
Voit la vie et même plus
Voit l'éternité
Et voit dans la mer
Éternelle victorieuse
La preuve de l'Origine
Et perçoit dans ces mots
La passion à l'état pur.
Et l'indifférence de l'état
À tout cela
Qui est l'essentiel.
Ne cherchez pas dans le ciel
Ce que vous avez à vos pieds
Il n'est que le reflet
Il n'est que reflet.
Ne cherchez pas ailleurs...
Si vous êtes dans l'oubli
Ne cherchez pas l'ailleurs
Vous n'êtes pas messie
Simple est la vie
Comme la mer.
Et jadis la pierre
Et les hommes d'Esprits
Sans oublier la mer
Voulurent créer l'illusion
L'illusion qu'il existait aussi
Un paradis terrestre
Pour l'homme dans la ville
L'homme à la campagne
L'ermite et son rocher
L'homme au bercail
Et puis il a renoncé à cette illusion
À ce rêve de pierre
À la mer des passions
Et a connu l'enfer
La misère damnation
L'envers du décors
était alors, fut alors, flûte alors !
Une banque méchante alléchante
Une barrière mille barreaux
Un tribunal, des tribunaux
Un parlement qui ment
Un président assis-debout, volant
Un oursin géant.
Le noir de gris fut la couleur dominante
Comme le sang coulant dans ses veines
La mine vermineuse de croquemort turgescent
La froideur des cimetières et la couleur des tombes
Tous les drapeaux étaient en berne
Jamais on n'avait vu cela
Et il se préparait à maudire
Son infime création.
Sans plus d'espoir pour lui
De voir un jour renaitre
La grande Nation des Hommes.
ô Dieu déchiré...
De ce contentieux
“Modifier les lieux”
... Va dégrader
La face des Cieux.
Devant l'ampleur des dégâts
Il savait que la renonciation
N'était pas suffisante
À balayer la grisaille
Comme sait le faire le vent, et pas n'importe quel vent !
... Pourquoi tu t'arrêtes. Tu ris ?
À quoi tu penses ? Continue !
Oui. Comme sait le faire le vent, et pas n'importe quel vent !
C'était bien sûr un début
Mais qui ne concernait que lui,
Petitement et Égoïstement, secrètement...
Dans son coin puni d'ombres fantômes dans le noir
... Secrètement tant il avait honte.
L’oeil plissé shalala
Front soucieux
La visière du forçat...
Qui s’abat
Pacifier
Pas si fiers après tant d'année
Promesse assise d'un assoiffé
Sa seule voix pour unique candidature
était vouée à l'échec
Et se perdrait dans l'oubli et les cris du silence...
Il ne verrait jamais ses efforts
Porter ses fruits
Sa garnison garniture
Et ses frêles boutures
Sa vie ressembler à la mer et à la pierre
Libre et forte, belle, riche et digne
Son rêve d'Homme Éternel
Miroiter enfin.
Fin.
Dam
Re: Mont de Judée
C'est fort Dam ce que tu nous donnes à lire là.
Confus parfois, mais fort.
Un cri, des murmures, une voix.
La tienne.
Nilo, écoute dans le vent.
Confus parfois, mais fort.
Un cri, des murmures, une voix.
La tienne.
Nilo, écoute dans le vent.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Mont de Judée
Oui, j’ai ressenti ce texte comme biblique, chargé d'émotions, le ton de sa voix change, son doigt pointe et lève le vent ….
On leur racontera
Que c’était ça
Cordialement Sol
On leur racontera
Que c’était ça
Cordialement Sol

solweig- MacadMalade

- Messages: 328
Date d'inscription: 05/09/2009
Age: 62
Localisation: Szczecin/Sablé-sur-Sarthe
Re: Mont de Judée
Comme une éruption, une coulée de saveurs. Je reste au sommet du texte, souvent le peu me convient. " l'âme froissée, les yeux glauques ".



Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Mont de Judée
Il y a toujours cette puissance dans tes textes Dam et c'est pour ça que je ne m'arrête jamais sur la longueur;
Merci dam de ta présence ici.
Sylvie
Merci dam de ta présence ici.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
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