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LETTRE ANONYME - Extrait "La Dame au Cèdre"
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LETTRE ANONYME - Extrait "La Dame au Cèdre"
Extrait de mon roman policier fantastique - « Les enquêtes de Samuel Berthier » - « La Dame au Cèdre » protégé par la SGDL.
"QUOTE : Au cours de la même matinée, Cédric Levasseur, instituteur de l’école communale, avait décidé, comme chaque jour depuis le début des vacances scolaires, de faire la grasse matinée. Puis, après une bonne douche, il était descendu prendre son courrier dans la loge de la concierge. Sans même jeter un regard sur les lettres, il les avait mises dans sa poche, et était sorti d’un pas souple pour se rendre dans le meilleur restaurant de la ville, spécialisé en plats de poisson et fruits de mer, « Les Trois Menhirs ». Une fois n’était pas coutume, il pouvait bien s’offrir, avec son salaire d’instituteur, un bon repas de temps en temps. Une fois, confortablement installé, près de la cheminée, il s’absorba dans la lecture de la carte. Il se décida pour une terrine de saumon en entrée, et une dorade au beurre blanc accompagnée de son riz safrané. Il déjeuna lentement en dégustant chaque bouchée. Le restaurant, en ce jour de semaine, était presque désert. Rien ne vint troubler son délicieux repas, ni ses pensées. En effet, il se rappelait, il y avait déjà un an, son arrivée dans cette charmante petite ville, et sa prise de poste. Son prédécesseur prenait sa retraite, et il s’était fait une joie de répondre à ses questions. Il s’était vite rendu compte que ses élèves étaient à l’image des habitants, d’un tempérament à la fois tranquille et curieux. Il s’était félicité d’avoir demandé sa mutation en province. Il songeait avec délices à la vie sans stress qu’il menait depuis une année. Les mauvais souvenirs de ses débuts à Paris étaient oubliés. Ses amis ne l’avaient pas compris. Ils étaient persuadés qu’il allait s’ennuyer à mourir dans un trou de province, comme ils disaient. Comme ils se trompaient. Cédric était heureux comme un poisson dans l’eau. Arrivé au dessert, un moelleux fondant aux deux chocolats, il se demanda comment occuper son après-midi. Il faisait très beau aujourd’hui. Il hésitait entre une longue promenade du côté du port, ou une ballade en mer jusqu’aux îles. Il sortit du restaurant en ayant résolu de s’embarquer en mer. Sur le chemin du port, il tâta machinalement son courrier dans sa poche, et s’assit sur un banc pour en prendre connaissance. La plupart des lettres étaient sans importance, des factures, de la publicité pour des réserves d’argent. Une enveloppe, dont l’adresse avait été tapée à la machine, attira son attention. Elle ne comportait pas d’adresse au verso, et n’était pas un courrier administratif. Il l’ouvrit avec hâte en se demandant ce que cela pouvait bien être. Il déplia une feuille de papier format A4, écrite maladroitement à l’encre bleue. A peine avait-il lu son contenu qu’il devint très pâle. Il sentit son estomac se nouer. Il se retourna et regarda autour de lui, comme pour s’assurer qu’il n’avait pas été suivi. Mais la rue était déserte. Qui diable avait pu lui adresser cet étrange courrier. L’auteur était manifestement au courant de sa vie privée, et lui donnait rendez-vous cette nuit derrière l’église. Fallait-il se rendre à cet endroit ? Il était intrigué, craignant à la fois un chantage ou une mauvaise plaisanterie. Il savait par expérience que les langues allaient bon train dans une petite ville de province.
Il ne souhaitait en aucun cas que son secret soit révélé au grand jour. Il hésita longuement avant de reprendre sa marche vers le port. Il se décida enfin à sortir son briquet, et en ayant soin de jeter un regard circulaire autour de lui pour s’assurer qu’il n’était pas observé, il entreprit consciencieusement de réduire en cendres la lettre au-dessus d’une poubelle qui se trouvait à côté du banc. Puis dévoré par la curiosité, il reprit le chemin du port, en décidant intérieurement qu’il se rendrait cette nuit à l’étrange rendez-vous. C’était plus fort que lui, il fallait qu’il sache ! UNQUOTE"
LauraE
"QUOTE : Au cours de la même matinée, Cédric Levasseur, instituteur de l’école communale, avait décidé, comme chaque jour depuis le début des vacances scolaires, de faire la grasse matinée. Puis, après une bonne douche, il était descendu prendre son courrier dans la loge de la concierge. Sans même jeter un regard sur les lettres, il les avait mises dans sa poche, et était sorti d’un pas souple pour se rendre dans le meilleur restaurant de la ville, spécialisé en plats de poisson et fruits de mer, « Les Trois Menhirs ». Une fois n’était pas coutume, il pouvait bien s’offrir, avec son salaire d’instituteur, un bon repas de temps en temps. Une fois, confortablement installé, près de la cheminée, il s’absorba dans la lecture de la carte. Il se décida pour une terrine de saumon en entrée, et une dorade au beurre blanc accompagnée de son riz safrané. Il déjeuna lentement en dégustant chaque bouchée. Le restaurant, en ce jour de semaine, était presque désert. Rien ne vint troubler son délicieux repas, ni ses pensées. En effet, il se rappelait, il y avait déjà un an, son arrivée dans cette charmante petite ville, et sa prise de poste. Son prédécesseur prenait sa retraite, et il s’était fait une joie de répondre à ses questions. Il s’était vite rendu compte que ses élèves étaient à l’image des habitants, d’un tempérament à la fois tranquille et curieux. Il s’était félicité d’avoir demandé sa mutation en province. Il songeait avec délices à la vie sans stress qu’il menait depuis une année. Les mauvais souvenirs de ses débuts à Paris étaient oubliés. Ses amis ne l’avaient pas compris. Ils étaient persuadés qu’il allait s’ennuyer à mourir dans un trou de province, comme ils disaient. Comme ils se trompaient. Cédric était heureux comme un poisson dans l’eau. Arrivé au dessert, un moelleux fondant aux deux chocolats, il se demanda comment occuper son après-midi. Il faisait très beau aujourd’hui. Il hésitait entre une longue promenade du côté du port, ou une ballade en mer jusqu’aux îles. Il sortit du restaurant en ayant résolu de s’embarquer en mer. Sur le chemin du port, il tâta machinalement son courrier dans sa poche, et s’assit sur un banc pour en prendre connaissance. La plupart des lettres étaient sans importance, des factures, de la publicité pour des réserves d’argent. Une enveloppe, dont l’adresse avait été tapée à la machine, attira son attention. Elle ne comportait pas d’adresse au verso, et n’était pas un courrier administratif. Il l’ouvrit avec hâte en se demandant ce que cela pouvait bien être. Il déplia une feuille de papier format A4, écrite maladroitement à l’encre bleue. A peine avait-il lu son contenu qu’il devint très pâle. Il sentit son estomac se nouer. Il se retourna et regarda autour de lui, comme pour s’assurer qu’il n’avait pas été suivi. Mais la rue était déserte. Qui diable avait pu lui adresser cet étrange courrier. L’auteur était manifestement au courant de sa vie privée, et lui donnait rendez-vous cette nuit derrière l’église. Fallait-il se rendre à cet endroit ? Il était intrigué, craignant à la fois un chantage ou une mauvaise plaisanterie. Il savait par expérience que les langues allaient bon train dans une petite ville de province.
Il ne souhaitait en aucun cas que son secret soit révélé au grand jour. Il hésita longuement avant de reprendre sa marche vers le port. Il se décida enfin à sortir son briquet, et en ayant soin de jeter un regard circulaire autour de lui pour s’assurer qu’il n’était pas observé, il entreprit consciencieusement de réduire en cendres la lettre au-dessus d’une poubelle qui se trouvait à côté du banc. Puis dévoré par la curiosité, il reprit le chemin du port, en décidant intérieurement qu’il se rendrait cette nuit à l’étrange rendez-vous. C’était plus fort que lui, il fallait qu’il sache ! UNQUOTE"
LauraE

lauraE- MacaDeb

- Messages: 17
Date d'inscription: 01/05/2010
Re: LETTRE ANONYME - Extrait "La Dame au Cèdre"
Je ne suis pas emballé.
Mais rassure toi je le suis rarement par les "extraits", pas souvent par les textes un peu longs, et de plus je n'ai aucun goût pour les romans fantastiques...
Je laisse quand même une trace de mon passage ici pour tenter d'amorcer la pompe.
Nilo, encourageant.
Mais rassure toi je le suis rarement par les "extraits", pas souvent par les textes un peu longs, et de plus je n'ai aucun goût pour les romans fantastiques...
Je laisse quand même une trace de mon passage ici pour tenter d'amorcer la pompe.
Nilo, encourageant.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
LETTTRE ANONYME - "La Dame au Cèdre"
Merci Nilo pour tes encouragements !
@+
Laura

lauraE- MacaDeb

- Messages: 17
Date d'inscription: 01/05/2010
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