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De dire dans le vent d’improbables prières
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De dire dans le vent d’improbables prières
De dire dans le vent d’improbables prières
J’en ai connu des aubes douces, doucement
Colorées de ces ambres aux douleurs océanes
Qui coulaient sur ma peau en brumes indécises,
Enveloppées du vent venu des terres grises
Où fraîchissait mon corps aux chaleurs des savanes,
Quand le sable roulait ses pierres de diamants.
Les déserts habités des âmes passagères
Allumaient devant moi des feux de sècheresses
Qui mourraient de mes mains et du souffle du vent,
Brûlant ma peau cavée des gerçures du temps
En traçant sous mes pas les marques des ivresses
Qui m’ont tant fait courir derrière des chimères.
Je me vois gravissant la falaise de pierres
Dure à mes pieds meurtris et au sang de mes mains
Et quand, perdant la foi, tel un Sisyphe abstrait,
A deux pas du sommet je me savais tomber,
J’avais la force encore entrevoyant la fin,
De dire dans le vent d’improbables prières.
J’étais comme un jouet qu’on remonte sans cesse,
Et dont la clé rouillée par les larmes du temps
Finit par décrocher ses dents du remontoir
Pour trouver un abri dans les livres d’histoire
Qu’on raconte le soir aux tout petits enfants
Qui rêvent d’un mouton qu’une étoile caresse.
Je ne suis plus qu’un grain enrobé de lumière
Egaré dans la nuit à la froideur mystique.
Et dans le noir profond dont la glace m’entoure
J’éclaire le lointain du feu de mes contours
Et trace dans le ciel de ma course elliptique
Tous les mots qui se disent à la nuit des mystères.
Nilo.
J’en ai connu des aubes douces, doucement
Colorées de ces ambres aux douleurs océanes
Qui coulaient sur ma peau en brumes indécises,
Enveloppées du vent venu des terres grises
Où fraîchissait mon corps aux chaleurs des savanes,
Quand le sable roulait ses pierres de diamants.
Les déserts habités des âmes passagères
Allumaient devant moi des feux de sècheresses
Qui mourraient de mes mains et du souffle du vent,
Brûlant ma peau cavée des gerçures du temps
En traçant sous mes pas les marques des ivresses
Qui m’ont tant fait courir derrière des chimères.
Je me vois gravissant la falaise de pierres
Dure à mes pieds meurtris et au sang de mes mains
Et quand, perdant la foi, tel un Sisyphe abstrait,
A deux pas du sommet je me savais tomber,
J’avais la force encore entrevoyant la fin,
De dire dans le vent d’improbables prières.
J’étais comme un jouet qu’on remonte sans cesse,
Et dont la clé rouillée par les larmes du temps
Finit par décrocher ses dents du remontoir
Pour trouver un abri dans les livres d’histoire
Qu’on raconte le soir aux tout petits enfants
Qui rêvent d’un mouton qu’une étoile caresse.
Je ne suis plus qu’un grain enrobé de lumière
Egaré dans la nuit à la froideur mystique.
Et dans le noir profond dont la glace m’entoure
J’éclaire le lointain du feu de mes contours
Et trace dans le ciel de ma course elliptique
Tous les mots qui se disent à la nuit des mystères.
Nilo.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: De dire dans le vent d’improbables prières
La course elliptique d'un corps céleste, en train de tracer des mots pour faire un poème... Belle vision mystique!
Re: De dire dans le vent d’improbables prières
Hé bin Nilo, il déchire celui la!
la dernière strophe est magnifique!
la dernière strophe est magnifique!
_________________
LaLou
Re: De dire dans le vent d’improbables prières
Encore une vieillerie, j'ai tellement de boulot avec les égaré(e)s que je n'ai plus le temps de rien.
Mais bon, je l'aime bien aussi. Et merci à vous de vous y être arrêtés.
Nilo, overbooké.
Mais bon, je l'aime bien aussi. Et merci à vous de vous y être arrêtés.
Nilo, overbooké.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: De dire dans le vent d’improbables prières
Vive les vieilleries alors Nilo !!!
_________________
LaLou
Re: De dire dans le vent d’improbables prières
On en redemande !
H.
H.

hortense- MacadAccro

- Messages: 815
Date d'inscription: 19/09/2009
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