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Twisted tales partie I : L'ennui des ploutocrates / chapitre 3

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Twisted tales partie I : L'ennui des ploutocrates / chapitre 3

Message  Invité le Mer 16 Sep - 15:12

Je poste ce texte comme je sais que Ratoune le suivait à l'époque... Les deux premiers chapitres peuvent être trouvés sur mon blog et seront uploadés ici plus tard.

Chapitre 3 : Valhalla des gras-du-bide

L’esprit de C., complètement enfiévré par les drogues, avait perdu tout contrôle sur son organisme et s’était mué en un attelage absurde de folie, guidé uniquement par la faim, cette salope dévorante dont les crocs lui réduisaient l’estomac en charpie. Le philosophe d’habitude si sûr de son mental délirait complètement malgré les nombreuses suppliques du ver qui tirait sur les pans de son pantalon avec une insistance croissante. George C. sentit alors son amie la faim tordre ses boyaux de ses doigts crochus pour faire monter dans sa gorge un flot de gerbe corrosif. Quelques secondes plus tard, la pâteuse décoction emplissait sa bouche pour enfin venir se répandre sur son beau complet en soie sauvage et sur la tête du ver. Le philosophe tenta alors de se focaliser sur le goût atroce lui brûlant les muqueuses et monopolisant toutes les facultés olfactives de ses narines ensanglantées, histoire de s’éclaircir un peu les idées. Et l’effort paya en lui procurant quelques secondes de lucidité. Mais à peine son cerveau se rétablissait-il dans la réalité que les salauds cocaïne et SHIT le renvoyaient aux vapeurs épaisses de la démence. Après un ultime effort, C. décida de se laisser bercer par cette singulière symphonie et sombra dans l’inconscience, baignant littéralement dans son dernier repas.

Et alors même que les démons cocaïne et SHIT finissaient de noyer la conscience de Georges sous une marre de pisse, une musique douce se fit entendre dans les ténèbres. Ses notes duveteuses vinrent rapidement caresser le pénis du philosophe avec une douceur extrême, tels des chats ronronnant. Et bien entendu, plus trace de gerbe ni du ver suppliant. Tout s’était changé en volupté autour du philosophe et il pouvait maintenant sentir la mélodie tantôt puissante, tantôt douce s’insinuer en lui comme un baume apaisant. Elle s’infiltrait par sa bouche à la manière de la crème chantilly, se glissait dans son anus comme les doigts experts d’une prostituée coréenne et les notes balayaient sa peau comme la lame d’un rasoir bien manié. Il se sentait comme un immense clitoris frétillant de plaisir dans un liquide amniotique à ébullition, un objet de plaisir pur faisant l’amour à une divine mélodie. Non ! c’était bien plus que de l’amour, c’était en fait l’extase le plus pur. Et soudain, il sentit la musique s’enrouler autour de sa prostate et serrer ses testicules avec la force que ses plus farouches amantes n’avaient jamais eu l’audace d’avoir. Les frontières entre délices et douleurs se brouillèrent alors de plus en plus en traçant une grimace étrange sur le visage de C., devenu un véritable béat en enfer.

Évidemment, la scène était bien moins intéressante du point de vue de Dimitri R., qui était entré dans la pièce quelques minutes après que C. ait sombré dans les méandres marécageux de son délire lubrique. Le philosophe n’était vraiment pas au sommet de sa gloire : affalé sur son trône couleur sang, le visage livide renversé en avant et figé dans une expression simiesque à mi-chemin entre extase et folie. Le torse du frêle professeur était de plus couvert d’une cascade verdâtre se terminant sur la tête du ver qui hurlait désespérément dans l’espoir de le réveiller tout en tentant maladroitement d’endiguer les ruisseaux de sangs qui s’échappaient de sa main. Et pour couronner le tout, une immense érection déformait le pantalon de l’ami Georges, dont les tympans reniflaient encore avec délice les relents d’une symphonie psychotrope accessible à lui seul. Pour Dimitri, la scène avait quelque chose de similaire à une pietà : Georges C. en Jésus crucifié sur sa gerbe et le ver en sainte vierge éplorée tentant de ramener le philosophe dans le monde réel.

Le très discret employé du club curieux se dirigea alors sans attendre vers le deux fantômes enflammés de drogue et couverts de gerbe pour leur annoncer que le dîner ne tarderait pas à être servi. Le philosophe était toutefois si profondément enfoui dans son délire lubrique qu’il ne fallut rien de moins qu’un sévère coup de poing en pleine gueule pour que ses petits yeux porcins daignent bien s’ouvrir aux tourments de la réalité. C. se réveilla donc sous l’effet du coup porté par Dimitri, dont les traits commençaient progressivement à s’imprimer sur ses rétines mises à vif par toutes les poudres qu’il avait ingérées depuis son arrivée. Ses lèvres étaient affreusement sèches et son érection toujours plus forte. Il avait également vaguement saisi que le repas de normalisation l’attendait. Au lieu de se lever, il décida toutefois t’attirer l’oreille de Dimitri vers ses lèvres fiévreuses pour lui faire part d’un dernière requête, qu’il dicta à sa langue enflée et pleine de sang à grandes peines :

“Combien pour Céline ?“

Très professionnel, Dimitri lui dit qu’il pourrait s’amuser avec elle en chambre privée pour 200 dollars de l’heure. S’il s’agissait de la tuer, c’était évidemment bien plus cher, sans compter les frais d’aménagement spéciaux pour ce genre d'activité. Cependant, le philosophe s’empressa de préciser qu’il voulait simplement emporter la garce chez lui, l’adopter en quelques sorte. Rien ne transpira sur le visage si avenant de Dimitri, mais ses pensées s’emballèrent à cette requête, qui n’avait à sa connaissance jamais été formulée auparavant. Il n’avait d’autre choix que d’en référer à ses mystérieux supérieurs, qui avaient en général réponse à tout. Dimitri se tourna alors vers le ver en lui ordonnant sèchement d’amener C. à la salle de banquet et s’éclipsa pour régler la requête absurde du philosophe avant le dîner. À peine ces paroles prononcées que le ver se banda la main avec une serviette de table pour ensuite mener C. vers les étages supérieurs du manoir. Évidemment, il passèrent tous les deux dans l’une des nombreuse salle d’eau de la demeure pour s’y faire laver par les nombreuses prostituées assignées aux douches. Et quelques fellations savonneuses bien senties plus tard, les deux hommes passaient des smokings neufs en plaisantant sur leur aventure. Le ver prit alors congé, laissant Georges C. seul à quelques pas seulement de la mystérieuse salle de banquet. Une petite pancarte indiquait un menu français aussi complexe que raffiné ainsi que ce qui semblait être le programme de la soirée : “grands débats: religion, SIDA & perspectives africaines”. Il était également précisé en caractères gras d’attendre le son de cloche pour entrer dans la salle.

C. s’installa donc confortablement dans l’immense canapé blanc pour mieux repenser à la petite Céline dont le souvenir lui torturait autant le pénis que l’esprit. La faim continuait par ailleurs de labourer ses entrailles sans aucune pitié pendant qu’un léger fumet gerbeux persistait quelque part au fond de ses cavités nasales meurtries. Malgré tout, il se sentait revigoré et plein d’énergie pour le débat qui promettait d’être des plus animés. Notre philosophe malfaisant entendit alors le bruit haletant et pachydermique d’Aurélien B. qui tentait tant bien que mal de traîner son immense ventre vers la salle de banquet. L’énorme paquet de graisse corrompu ne tarda pas à s’étaler lui-aussi dans le canapé pour attendre le fameux son de cloche. George C. ne connaissait pas cet immense individu aux lèvres toutes campbelliennes mais à la complexion maladivement pâle. Ses yeux étaient noirs comme la mort et ses doigts aussi courts que manucurés, couverts de nombreux bijoux. Son costume fait sur mesure se constituait d’un savant mélange de noir encre et de pourpre rougeâtre et malgré une masse monstrueuse qui si souvent donne une aura de bonhomie, il émanait d’Aurélien B. une impression indescriptible de malhonnêteté cruelle. Étais-ce son parfum capiteux ou simplement ce sourire vague qui donnait des airs reptiliens à ce visage noyé sous d'innombrables plis graisseux ? Georges observait en tout cas de plus en plus intensivement le mystérieux Aurélien B., dont les yeux enfiévrés face à la mort d’Amélie l’avaient glacé le jour précédent. Amusé, le gros personnage se lécha alors soudainement le pouce d’un air aguicheur et dit à C. qu’il avait lu bon nombre de ses publications. Cette accroche surprit Georges au plus haut point et il ne parvint ni à imaginer le pourceau qui lui faisait face lire de la philosophie, pas plus d’ailleurs que de se faire sodomiser dans les soies douces d’un cinq étoiles. Pire, la voix d’Aurélien avait quelque chose de désagréable, comme si des nœuds de serpents luisants se cachaient derrière la fosse sombre qui lui servait de bouche. Un silence inconfortable s’installa alors entre les deux hommes, sorte de défiance glacée entre deux prédateurs sadiques. Encore fatigué par ses précédentes péripéties, Georges avait les nerfs à fleur de peau et il supportait de moins en moins la langue étrangement allongée pendante sur les lèvres d’Aurélien et ses yeux salaces, dont l’éclat morbide semblait vouloir enfoncer son âme ou peut être bien son trou du cul. C’était un regard désarmant et le philosophe pouvait y deviner une mauvaise-foi et un esprit rompu à toutes les manipulations possibles. La vérité était simple, ce gros porcs aux airs ophidiens était tout simplement effrayant et dominait notre petit philosophe lubrique, qui avait enfin trouvé un individu plus écœurant que lui. Et comme une leucémie qui frappe un beau gamin, l’odieux obèse rompit le silence tendu par ce qui promettait d’être un bien désagréable dialogue.

« Alors très cher ami, vous-êtes vous bien amusé ? Et qu’avez-vous pensé de l’expiration d’hier, les rats n’étaient-ils pas formidables ?

– Tout à fait, la façon dont ils ont labouré notre petite fraise... Ah ! c’était tout à fait grandiose, les tunnels de chairs et les crissements se promènent d’ailleurs encore dans ma tête. Et le vin, quelle idée formidable. Mais je ne crois pas vous connaître, monsieur.

– On m’appelle souvent Aurélien et je suis une sorte de comptable de l’ombre si l’on peut dire. Mais mes clients et amis sont tout sauf philosophes et je me sens bien seul dans ce monde dédié uniquement à l’instant, pour tout vous dire. Heureusement que le Club offre à des hommes tels que nous ses douces excentricités, n’est-il pas ?

– Ah, la réflexion manque à tous les hommes sauf aux professeurs de philosophie je suppose. Cela dit, les aventures financières de la pègre doivent être autrement plus divertissantes que les bustiers et les culs gras des pétasses assises sur les bancs de ma faculté. Il y a en réalité plus de clitoris mouillés que de cerveaux, vous savez. Je dois vous avouer aussi n’être pas un grand habitué du Club, mais j’ai eu l'opportunité de tester cette-fois le jeu de la cave et j’y est un rencontré un petit ange boueux tout à mon goût.

– J’en déduit que notre petit vermisseau a encore perdu un doigt, toutes mes félicitations cher ami. Quand à vos pétasses grasses, quand elles quittent le droit chemin de la faculté et qu’elles se retrouvent égarées dans les rues sombres de la ville, c’est souvent mes amis de la pègre qui les récupèrent, justement. Et quelques mois plus tard, après avoir hébergé plus de pénis syphilitiques que vous et moi n’en verront jamais, leur dette est tellement énorme qu’il faut leur briser les genoux.

– Bah, une dernière réflexion sur l’asphalte ne peut pas faire de mal, me ferez-vous l’honneur d’un tel spectacle un beau jour, mon ami ?

– Oh mais avec grand plaisir, voici d’ailleurs ma carte. Vous viendrez, j’en suis convaincu. … »


Le pourceau sortit alors une carte de visite immaculée de sa poche et la tendit à C. d’un geste trop affable pour être désintéressé. Le philosophe l’empocha en étalant son plus beau sourire convenu dans le but de masquer son malaise grandissant. Car bien que l’échange ait été relativement courtois, la voix magnétique d’Aurélien n’avait cessé de devenir plus inquiétante, comme si il désirait mettre son nouvel “ami“ sous pression. Il semblait en savoir beaucoup sur Georges et le fait qu’il soit si familier avec le jeu de la cave prouvait qu’il avait ses habitudes au Club Curieux. C. ne pouvait vraiment mettre le doigt sur les causes de son malaise, mais il savait que quelque chose ne tournait pas rond chez ce salaud en particulier.

C’est à ce moment précis qu’un son de clochette raisonna dans le couloir avec une clarté qui sembla étrangement enfantine aux oreilles notre Platon tant détesté. Aurélien se leva avec une rapidité sans rapport avec sa corpulence et en profita pour émettre un pet bruyant à l’odeur affreuse. À la grande surprise de C., il s’en vanta d’un grand rire et ordonna à une employée postée à l’autre bout du couloir de s’approcher.

« Ma petite, vous êtes bien mignonne, combien vous faut-il pour manger ma merde ?

– Monsieur Aurélien, vous ne vous souvenez donc pas de moi ? Mon tarif et de 1’500 dollars voyons.

– Ah, nous nous sommes donc déjà croisés par le passé ? Va pour 3’000, mais je veux vous entendre rire, deal ?»


La scène qui se déroula ensuite tenait du surréalisme le plus total et Dimitri, en bon connaisseur des habitudes d’Aurélien, offrit un mouchoir imbibé de lavande à C.. L’employée enleva rapidement le haut de son uniforme de travail sombre, laissant apparaître une magnifique petite poitrine nacrée, et se coucha sur le dos. Pendant ce temps, Aurélien avait baissé son pantalon, en exhibant avec une fierté toute déplacée ses affreuses jambes boursouflées. Il se positionna ensuite en accroupi, l’anus à quelques centimètres seulement du visage parfaitement maquillé de la jeune femme qui affichait un sourire béat face au théâtre merdeux qui allait bientôt l'ensevelir. S’en suivit une symphonie sonore et olfactive des plus désagréable et enfin une coulée irrégulière de matières fécales molles s’écoula sur la langue tendue de l’employée, dont le dégoût était parfaitement masqué par des gémissements simulés de plaisir. Quelques secondes plus tard, alors que la partie la plus intime d’Aurélien devait avoir atteint la glotte de la jeune femme, sa volonté commença à plier et elle se mit à vomir convulsivement, les yeux pleins de larmes. Le banquier corrompu souleva alors son impressionnante masse et exigea de quoi s’essuyer. Dimitri s’empressa de lui tendre un de ses mouchoirs avec un sourire affable. Quelques minutes plus tard, Aurélien s’était reculotté et il jeta une épaisse liasse de billets sur le torse souillés de celle qu’il appela sa tendre mouche à merde. L’odeur dans le hall était devenue tout à fait insupportable et si Georges C. n’avait pas déjà eu l’estomac vide, une deuxième garniture acide aurait orné le beau tapis du Club. Dimitri invita alors tous les présents à se mettre à table pendant qu’il gesticulait à l’attention de deux autres employés qui accouraient déjà les bras chargés de matériel de nettoyage.

Le petit groupe, mi-amusé mi-secoué par le spectacle néronique auquel ils venaient d’assister pénétra dans l’énorme salle de banquet, dont le style contrastait très fortement avec le reste de la demeure. C’était en effet une immense pièce de pierres granitiques, dont les murs étaient creusés de nombreux âtres pleins de charbons ardents. Au centre, une immense table de bois trônait sur une dalle surélevée et entourée d’une véritable rivière artificielle. La luminosité était assez basse et de nombreuses ombres s’étiraient paresseusement dans les recoins de la pièce. L’endroit impressionna fortement C., tant il dégageait une impression de puissance. Dimitri referma la lourde porte qu’ils venaient d’emprunter et invita ses hôtes à s’installer. Aurélien s’assit juste en face de C., toujours avec le même sourire inquiétant gravé sur son visage. Et à peine quelques secondes plus tard, les autres pervers firent leur entrée dans la pièce : d’abord un professeur A. aux prunelles dévorées par le crack, suivi de près par le très élégant Allan Brickmaker et le reste des clients, toujours cachés derrières leur froids visages de papier vénitien. Tout ce beau monde s’installa dans un silence quasi religieux, sans doute à mettre sur le compte du démon lassitude qui toujours fait office de fossoyeur à son compère l’excès. Une fois tout le monde confortablement assis, Dimitri alla se placer au bout de la table et commença un petit discours introductif :

« Chers amis, permettez-moi de déclarer ce repas de normalisation ouvert. Vous devez sans doute tous être affamés mais avant de commencer à manger, nous avons deux affaires courantes à régler : l’annonce du programme de la soirée d’une part et la mise aux enchère d’un agnelet laiteux d’autre part.

– Commencez donc par nous mettre l’eau à la bouche avec le programme de la soirée, voulez-vous Dimitri ? dit Allan Brickmaker d’une voix mélodieuse.

– Très certainement Allan, en dégustant votre repas, trois activités vous seront proposées : tout d’abord les représentants des trois cultes les plus répandus dans le monde vont feront l’honneur de leur présence et ces-messieurs sont tous en attente d’un jugement pour pédophilie. Ils seront donc à votre entière disposition pour stimuler un débat que nous espérons fructueux sur la foi. Ne vous privez surtout pas.

– C’est excellent, s’exclama alors toute la tablée d’un ton joueur.

– En effet messieurs, Vous aurez jusqu’au premier plat pour vous amuser avec nos très saints amis. Ensuite, nous avons prévu de montrer en exclusivité mondiale la contamination d’une femelle saine par deux sidéens en phase terminale. Si cela ne gêne personne, le tout se fera sur la table.

– Parfait ! rugirent alors tous nos petits pervers avec un plaisir de plus en plus incontrôlable.

– Ravi que cela plaise, enfin pour stimuler vos avis sur les perspectives du continent africain pour l’avenir, un groupes de natifs anorexiques se propose sportivement de faire le tour de la salle au pas de course pour vous. Au vu de leur sous-alimentation en calcium depuis des années, leurs os sont extrêmement fragiles et ils vous sera demandé messieurs de parier sur le candidat supposé se briser un os en premier.

– Ouaiis, hurla Aurélien B., suivi en coeur par les autres convives.

– Enfin, une charmante orpheline du nom de Céline sera mise aux enchères.

– Quoi, s’indigna C., je croyais qu’elle était à moi.

– Désolé cher ami, répondit Dimitri d’une voix calme, mais comme vous le savez certainement, c’est ici la ploutocratie qui prime.

– C’est compréhensible, excusez mon emportement messieurs.

– Bon, puisque tout le monde est d’accord, que la fête commence, hurla presque Dimitri, les joues empourprées de fierté. »


Galvanisé par son discours, le brillant Dimitri R. se rassit et commença par glisser une Sobranie sombre entre ses lèvres. Ensuite, il ordonna le début du repas d’un claquement de ses doigts osseux. L’énorme table ébène fut rapidement couverte de mets plus fins les uns que les autres. Peu après, la première attraction débuta et on fit entrer sur une petite scène en bois un rabbin, un prêtre et un imam. Ils avaient tous trois l’air hagards et suaient abondamment. Des sifflements s’élevèrent de la tablée et le professeur A. exigea que ces émissaires du seigneurs soient mis en condition avec un peu de cocaïne. Des employés se précipitèrent alors pour leur constituer trois longues lignes blanchâtres sur le sol plein de minuscules copeaux de bois de la scène provisoire. Les prêtres furent brutalement mis à genoux mais au moment ou on plaquait leurs vieilles narines encore vierges de poudre par terre Aurélien poussa un hurlement sauvage en affirmant qu’il fallait faire lever telle farine. Sur ces mots, il se dirigea vers la scène et inonda la coke d’un jet de pisse chaude. Ensuite, il décocha un puissant coup de pied dans le ventre du prêtre en riant bruyamment avant de finalement regagner sa place à pas lourds. Les employés se chargèrent ensuite de faire absorber l’odieux mélange aux officiers divins. Et la tâche était très loin d’être facile à cause des nombreuses particules de bois jonchant la scène, elles rendirent en effet le sniff terriblement difficile; au point d’ailleurs d’ensanglanter les groins de nos trois religieux pédophiles et de gratifier le sol d’une pluie de morve ensanglantée. Ce fût le moment choisi par Allan Brickmaker pour intervenir. Il offrit à ces trois pantins mis à vif par la coke un discours d’une rare éloquence :

« Amis ! écoutez, ! n’êtes vous pas tous trois les émissaires de celui dont le nom ne se prononce pas ? Le dôme pour l’un, la barbe pour l’autre et enfin le crucifix pour le troisième; autant de symboles de votre capacité à avoir un accès privilégié aux officines du créateur.

– Oui, c’est vrai ! répondirent les trois individus en cœur.

– Pourtant, vos bourses comme les nôtres se sont remplies et ont débordé l'abstinence que vous dictait votre maîtresse la foi.

– Nous avons été faibles mais il est dit que Dieu est miséricordieux s’exclama alors le prêtre les yeux révulsés par la drogue. Et au barbu de surenchérir, notre chaire est en effet bien faible, pourriture du démon ! Mais je puis vous garantir que nos âmes son pures.

– Oui ! rétorqua Allan en gonflant sa voix à la façon d’un inquisiteur Espagnol du quinzième siècle, mais pourtant les anus tendres et les vagins imberbes ont gonflés vos pénis asséchés et enfiévré vos esprits réputés clairvoyants. Que dois-je donc penser, moi dont la femme est fidèles à vos chapelles ?

– Pas d’inquiétude jeune homme, nous n’échapperont pas au purgatoire et y expirons nos crimes, mais noble assemblée, ne nous imposez pas de blâme par Allah, Yahvé et Jésus. Car qui êtes vous pour jeter la première pierre ?

– Vous vous trompez chers amis, nous ne voulons de rien vous blâmer mais au contraire vous offrir l'opportunité de laisser votre dure maîtresse au bord du chemin. Oui ! Je le proclame ici face à vous : la foi est une garce, une catin odieuse qui vos glands a raboté et vos instincts a perverti sous couvert de fausse pureté. Et regardez maintenant, c’est avec délice que des orifices trop serrés vous vous plaisez à visiter.

« Toi rabbin pervers, même devant le mur des lamentations des dents de lait raidiraient ton sceptre de chair. Et toi serviteur sombre du Vatican, tu as fait des plus pieux confessionnaux des hôtels à Mammon et à sa luxure. Quand au barbu, inutile de cacher tes baves désireuses derrière ces poils hirsutes, je sais bien ce qui te fait palpiter.

– Ah ! tu es un accusateur bien dur, rétorquèrent les trois vieux bons hommes acculés par tant de verve. Comment peux-tu nous juger alors même que tu nous infliges les pires tortures, tu n’es pas plus humain que nous.

– Précisément, expliqua alors Allan, la prétendue humanité n’est qu’un mirage. Regardez donc ce que vos dogmes vous ont rapportés ! Vous avez trahi vos propres esprits ! Acceptez donc cet effondrement, cette obscurité en vous et vous serez graciés. Amen, amen, AMEN !

– Que pouvons nous donc faire pour accepter ? s’exclamèrent alors les trois pourceaux poussés dans leur derniers retranchements par la rhétorique tordue d’Allan.

– Qu’ils s’enculent pour l’expiation, hurla alors le groupe d’une seule voix amusée. »


Et quelques instants après, avec certes un peu d’aide des nombreux gardes du corps qui entouraient la scène, les trois saints hommes se retrouvèrent nus. Évidemment quelques pastilles aphrodisiaques s’avérèrent tout de même nécessaires pour les mettre au garde à vous, mais l’enculage inter-confessionnel ne tarda pas commencer sous une pluie d’applaudissements pervers. Dimitri enclencha alors l’ave maria et la douce mélodie s’entre-mêla aux grognements de plaisir du trio en bonne voie pour une rédemption des chaires. Ils hurlaient ne sachant plus à quel verset ou sourate se référer... c’était en réalité si bon.

Ave Maria ah ah ah ! Gratia plena ah ah ah ! Maria, Gratia plena, fap fap fap !

Les glissements lubriques des pénis circoncis dans les anus poilus et hypersensibilisés par l’ami cocaïne valaient bien toutes les damnations. Les convives contemplaient le spectacle de façon plus calme maintenant, se délectant de cette mort en directe de la foi. Et pendant que les fruits de saisons croquaient sous les dents de ces gras ploutocrates, les trois émissaires de Dieu qui avaient enfin accepté leur nature diabolique jouirent bruyamment en noyant de sperme les derniers relents de croyance qui encore pourrissaient leurs esprits hypocrites. Enfin purgés de tout, ils s'effondrèrent sur scène sous les ricanement de l’assemblée qui venait de terminer l’entrée et le premier plat. On leur distribua alors diverses armes à feu et quelques secondes plus tard, des dizaines de balles glacées s’écrasaient dans les vieilles chaires gorgées de d’endorphine affalées sur la scène. Mais pour leur passage en enfer, les vieux bergers ne ressentirent pas de douleur car le démon cocaïne leur offrit un dernier délice : le privilège rare de jouir du métal disloquant leurs os et déchirant leurs organes.

L’éclairage sur la scène diminua peu à peu et le service reprit comme si de rien n’était. Les convives riaient à gorge déployée et quand les rongeurs requis un jour plutôt par le professeur A. furent déclochés et présentés en ragoût, Aurélien exigea qu’on apporte un peu des restes saints de la scène pour les faire frire. Tous en mangèrent et retrouvèrent certaines sensations de leur jeunesse, quasiment le même frisson que la première hostie. Et en définitive aussi, la même déception : imam, rabbin ou prêtre.... ça avait finalement un goût de boeuf. Les lèvres se couvraient en tous cas lentement de graisse animale et humaine, excitant encore le groupe pervers en vue des prochaines activités.

Et Dimitri, en maître de cérémonie avisé, ne tarda guère à lancer les prochains artistes au programme. Une belle femme de 25 ans totalement nue fut clouée au centre de la table. On laissa bien entendu tout loisir aux convives de lui infliger des brûlures avec leurs cigarettes et C. s’amusa même à lui graver quelques citations sur les cotes à l’aide de sa fourchette et de son couteau à fromage. Ensuite, on fit entrer deux sidéens en phase terminale aussi décharnés que baveux dans la salle de banquet. Ils avaient été littéralement inondés d’hallucinogènes, d’excitants et d’anti-douleurs. De plus, le Clut Curieux s’était chargé de les conditionner psychologiquement pour en faire de véritables machines à violer. À peine virent-ils leur cible sur la table qu’ils s’y précipitèrent comme des chiens affamés sur os en plein hiver. Mais la jeune femme en pleine santé était décidée à résister et quand la première bête “sidaïque“ écumante lui enfonça un doigt dans la gorge, elle le mordit de toute ses force et un flot de sang mortifère se répandit partout. les convives à proximité firent un bon en arrière tout en contemplant cette orgie de violence avec fascination. Enfin les deux créatures aux os saillants parvinrent à pénétrer la jeune fille. Les gestes étaient brutaux et le viol dura une vingtaine de minutes. Au début la femme se débattait sous les rires excités des hôtes, mais plus les sidéens, fumants et sifflants maintenant comme des bouilloires, s’acharnaient à transmettre leur cadeau empoisonné à la belle crucifiée, plus cette-dernière s’abandonnait à son sort. Au final ses grandes lèvres finirent même par luire de cyprine, ultime pied de nez au destin sans doute.

Après cela, la suite du repas arriva sur les tables pendant qu’on ramenait les trois sidéens en cellule. Dimitri promit aussi aux clients que la nouvelles contaminée serait prostituée dans les bas-fonds de la ville, histoire de renouveler le stock de malades du Club. Aurélien B. en rit aux éclats pendant qu’un frisson parcourait l’échine de C., qui souvent s’offrait les services de prostituées sans toujours se protéger correctement. Ces deux activités l’avaient en tout cas séduits et il décida alors d’étaler ses connaissances sur cette maladie qu’il admirait tant :

« Mes amis, savez-vous que le SIDA touche 40 millions des personnes sur cette belle terre ?

– Dont bien plus de 50% se trouve en Afrique, c’est bien cela, répondit le professeur A. avec un sourire sardonique.

– En effet professeur ! D’ailleurs le pape est d’une aide précieuse en la matière, ce démonisateur de capotes en puissance, répondit C. d’une voix perfide.

– Ah messieurs ! Si vous connaissiez les relations entre notre organisme et le Vatican, vous en trembleriez... Combien de cardinaux ne nous ont-ils pas surpris par leur inventivité ici, ajouta Dimitri R. une point de nostalgie dans la voix.

– HALELUHIA ! HALELUHIA ! S'exclama tout le groupe en hurlant de rire.

– Vous savez messieurs, dans ma jeunesse c’est moi qui ai créé les fameux ghettos sidéens au sud de la ville, murmura Aurélien B. après avoir éructé bruyamment.

– Expliquez-nous donc ça ! Crièrent-ils tous en se reversant vin et cognac.

– Eh bien voilà, quand j’étais encore dans le système bancaire régulier, j’avais réussi à accéder aux fichiers médicaux de nos clients et j’ai bien entendu fait en sorte qu’aucun prêt ne soit plus accordé à nos infortunés malades des parties. Du coup ces rats en sursis ce son regroupés dans la quartiers pauvres de la ville. Mais là, dans un excès sans doute de générosité, j’ai encore revendu ces-mêmes fichiers à la pègre, qui s’est alors tout naturellement chargé de créer les ghettos.

– Oh c’est excellent, répondit Brickmaker, et est-ce comme ça que vous avez commencé votre nouvelle carrière comme comptable chez eux ?

– Vous avez deviné, répliqua le veux tas de graisse... Ah ! c’était mes belles années. »


Dimitri interrompit cette conversation en annonçant ouverte la danse des squelettes et ordonna qu’on amène le groupe de sub-sahariens anorexiques dans la salle. Et il n’avait pas exagéré sur le maigreur : joues creusées, graisse absente et os saillants de partout. De la bave se formait au coins de leurs lèvres déséchées rien qu’en sentant l’odeur du dessert qui avait été servi seulement quelques minutes plus tôt. Chaque invité paria dons sur son candidat préféré et C. décida de miser sur u petit jeune d’une dizaine d’année. Bien que légèrement plus rembourré que les autres, il était en pleine croissance et l’absence de calcium dans son alimentation devait avoir eu des conséquences bien plus graves sur ses petits os en formation. Quelques minutes plus tard, on commença à faire courir la petite tribu autour du hall à coups de fouet et au rythme d’une belle musique tribale. Cinq tours de salle se passèrent sans encombre et puis, au sixième tour, le jeune jockey du philosophe s’effondra, le bassin craquelé par tant d’efforts. S’en suivirent de nombreux rugissements de plaisir et de chaude poignées de mains pour C. Dans le même temps, plusieurs membres de la tribu s’étaient arrêtés et avaient commencé à pleurer en chantant un peu de blues. Furieux, Aurélien B. en abattit alors un avec son fusil à pompe qu’il avait d’ailleurs judicieusement surnommé creuse-torse. Ensuite, il ordonna à tout le groupe de s’approcher et leur hurla le défi suivant :

« Alors mes petits salauds, c’est la tristesse qui vous prend ? Je vais tenter avec mon ami creuse-torse ici présent de débusquer un peu la sincérité parmi votre tas d’ossements. Le dernier dont les larmes coulent sera laissé en vie ! Que la fête commence.

– Oui ! hurlèrent en cœur Allan et Georges, tout à fait sur la même longueur d’onde que le banquier banquier corrompu. »

Et les balles fusèrent à chaque fois que les yeux desséchés de nos faméliques amis cessaient de couler, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une dont les larmes brillantes comme des étoiles semblaient ne jamais vouloir s’arrêter sur ses joues d’ébène magnifiques mais si cruellement enfoncées par la faim. Comme promis elle fut reconduite aux sombres geôle du Club pendant que Dimitri R. annonçait la dernière activité de la soirée.

On fit donc entrer la belle Céline qui pour l’occasion revêtait une robe de soirée d’un violet somptueux. Elle était aussi maquillée comme une petite princesse et ses yeux verts luisaient d’un feu étrange. Dimitri annonça sommairement que C. voulait faire l’achat de la fille et commença, comme les règles tacites de toutes ploutocratie l’exigent, sa vente aux enchères. Les esprit s’échauffèrent immanquablement face à la beauté insolente de Céline, qui prenait à malin plaisir exciter ses invités en allant innocemment s’asseoir sur leurs genoux en flattant les ventres gras. Évidemment, elle évita soigneusement C. pour attiser encore sa jalousie et faire monter les enchères les plus possible, comme l’avait exigé les pontes du Club. Au final, Aurélien B. remporta toutefois la mise. Cependant, il demanda à Céline si elle était satisfaite de lui en tant que maître. La petite garce joignit ses mains et lui répondit de pareille façon :

« Vous avez sans doute remporté ma fleur, mais c’est avec un autre que j’aurais voulu m’envoler aujourd’hui.

– Ah, mais j’ignore jusqu’à son nom, belle petite... pourquoi ne l’écrirais-tu pas sur mon dos ?

– Bien maître, mais quelle plume serait digne d’une telle gravure ?

– Viens par ici mon enfant, c’est d’encre uniquement dont tu auras besoin ! »


Aurélien entailla alors les poignets de la jeune fille très profondément, à la manière d'un boucher. Il s’étala ensuite sur la table, écrasant les restes de nourriture de son immense ventre blanchâtre et ordonna à une Céline en pleures et souillée de sang de tracer le nom de son maître idéal sur son dos. Encouragée par le regard excité de C., elle traça sans hésitation les lettres suivantes : P-L-A-T-O-N. Son sang continuait de couler partout et une fois son ouvrage terminé, elle s’effondra dans les bras de Dimitri sous les hurlements d’approbation de la tablée. Aurélien se releva, le corps complètement barbouillé de sang, une érection immense déformant son pantalon et d’un pet particulièrement odieux, céda la propriété de Céline à notre philosophe tant détesté.

pig

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Re: Twisted tales partie I : L'ennui des ploutocrates / chapitre 3

Message  Nilo le Mer 16 Sep - 16:04

Ba-San a écrit:Je poste ce texte comme je sais que Ratoune le suivait à l'époque... Les deux premiers chapitres peuvent être trouvés sur mon blog et seront uploadés ici plus tard.


C'est tout !
A moins que ce ne soit pour profiter d'un effet d'aubaine...

Nilo, à quelle époque déjà ?

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Re: Twisted tales partie I : L'ennui des ploutocrates / chapitre 3

Message  Zlatko le Sam 19 Sep - 18:02

Y'a du bon, du mauvais, et plus de mauvais que de bon. Les dialogues sont plats, et surtout une tendance à surjouer, surhémoglobiner tout ça, assez énervante. J'ai connu ta plume plus aiguisée.

A bientôt.
Z.

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