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Du fond d'une chronique sombre

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Du fond d'une chronique sombre

Message  Océane le Ven 18 Juin - 11:26

L’Homme se noie dans un océan de banalités populaires qui visent à attirer l’œil d’autrui tout en sachant pertinemment, que cette attirance ne sera qu’éphémère. Mais le monde s’en fou. Il rit de cette hypocrisie qui ronge l’essence même de la mondanité et qui rend ses clichés vides et creux. Pourquoi l’être humain s’obstine-t-il tant à vouloir trouver un sens à ce qui n’en a pas ? Peut-être pour se dire que finalement, il n’aura pas vécu en vain… Ou bien peut-être parce que sans cette gymnastique effrénée d’un cerveau amolli par le temps et les âges, l’homme se noierait dans sa propre inconscience.
Observer les gens s’affairer dans ces tâches discrètes me fascine. Un sourire effacé, une pupille qui brille, un hochement de tête poli… Pourrait-on croire, que chacun de nos gestes soit prémédité ? Longuement réfléchi, analysé puis fait dans un but bien précis : pour plaire, pour déplaire, pour amuser, pour torturer. Les raisons sont multiples. Finalement, il n’y a pas plus grand manipulateur que l’homme qui a faim de vivre. Ne pensez-vous pas ?
Le prédateur affamé, croupissant dans la vase de sa petite vie qui lui déplait, ne se fera que plus beau et plus imposant quand dans l’eau claire du voisin, il observera son visage. Il se trouvera brillant et malicieux, d’utiliser aussi facilement les personnes qui l’entourent.
Mais ne se doute-t-il pas que son interlocuteur ne lui parle que pour la même raison ? Tout n’est que jeu de séduction, dans notre société dorénavant. Tels des paons en période de rute, nous ouvrons nos corolles pour attraper dans nos filets, un poisson plus gros que le précédent. En espérant secrètement le garder pour nous plus longtemps. Le voir se démener pour nous échapper mais finalement, au bout de quelques jours de pluie, revenir la queue entre les jambes, sonner à notre porte, ronronnant et humide de cette pluie acide de compliments faussés. C’est beau ne trouvez-vous pas ? Cette obstination cordiale que deux être ont à vouloir à tout prix se plaire. C’est vrai après tout, déplaire à quelqu’un n’est jamais enviable… Mais jusqu’où sommes-nous prés à aller pour cette entente cordiale ? Ce froid amical qui s’installe entre deux être qui ne veulent pas s’attacher mais qui ne veulent pas non plus, perdre un appui qui pourrait se révéler précieux.
Quand la conquête du pouvoir nous tient, plus rien ne saurait nous arrêter. Tel Bel-Ami sous son sourire charmeur, qui des dames amourachées de sa belle moustache, s’en ai fait des marche pied pour atteindre la gloire, nous voguons sur la mer de nos caprices enfouis.
À quand, la grande marche vers le sommet du monde ? Qui, s’il est atteint par l’humanité entière, ne serait plus qu’un vulgaire tas de poussières après tout…

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Re: Du fond d'une chronique sombre

Message  Nilo le Mar 22 Juin - 18:32

Pourquoi l’être humain s’obstine-t-il tant à vouloir trouver un sens à ce qui n’en a pas ?
Parce qu'il est comme ça.

Nilo, et pourvu que ça dure.

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Re: Du fond d'une chronique sombre

Message  Nilo le Mar 29 Mar - 17:35

Puisque Dédé vous le propose à travers son Printemps de la Prose pourquoi ne pas le [re]lire.

Nilo, du fond de Macadam.

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Re: Du fond d'une chronique sombre

Message  Do you BnF le Jeu 14 Avr - 21:08

j'ai lu, Printemps de la prose aidant, et j'ai bien aimé l'image du poisson qui revient "la queue entre les jambes, sonner à notre porte, ronronnant et humide de cette pluie acide de compliments faussés"


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