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Sans grande prétention
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Sans grande prétention
Et j’ai des mots qui traînent, comme des casseroles vides, derrière moi et mon âme, quand le vent se fait froid. Tu me manques c’est idiot. Toi bel inconnu, qui du temps et des mœurs en a fait une passion, alors que tout se noie, je te veux juste à moi.
Mais la vie est différente n’est-ce pas ? Je n’ai pas le droit de te désirer trop fort. Alors je chuchote, et tu ne m’entends pas. Tous ces murmures sombres, qui dans la nuit naissante, hurlent leurs états d’âme. Je m’y perds après tout, parce que je ne sais plus parler. J’ai la voix qui se brise, au premier des regards et les mains qui tremblent quand tu t’approches de moi.
Je me trompe, je crois. Ce n’est pas ton souffle, ni tes lèvres entrouvertes, ni tes paroles graves, qui me rendent fébrile, c’est ton ombre. Parce qu’elle s’étend au loin, et les cormorans s’y égarent, jouant de passion, en mon cœur désinvolte.
Je suis une ingénue. Une rêveuse. Une fée. Un besoin. Une caresse. Pour toi.
Mais tout ça tu ne le sauras pas, jamais, tu comprends ? Alors je te l’écris, et j’ai la respiration fragile, de t’imaginer les lire. Tu m’en voudrais, sûrement. Vous m’en voudriez tous. Parce que la plus belle des romances, ne peut se baser sur un mensonge si vaste ? Tu pars bientôt. Bien trop tôt. Et que puis-je y faire ? Si ce n’est te sourire faussement et te dire que je suis heureuse pour toi. Mais je t’écris, que mon âme s’étouffera dans ses protestations, voulant te retenir. La conscience de ton bonheur ne me fera jamais dire ce que le mien voudrait. C’est ainsi, et rien ne changera.
Je suis triste de me sentir si maladroite. De faire des efforts et des efforts, de me voir non apprécier. Parce que j’essaye vraiment te rendre fier de moi. J’ai l’impression de ne jamais y arriver… Le comprends-tu dis-moi ?
Je ne suis pas amoureuse, simplement attaché, à cette ardeur fugace, de tes yeux lunatiques, de tes mains sur mes hanches, de ton rire quand je pleure. Et tes larmes qui ne coulent jamais, alors que je les veux, quand je m’arrache à toi.
Mélodramatique, un peu trop romantique. C’est ce qui te plait chez moi non ?
A toi bel inconnu, à qui j’ai promis, de ne jamais rien dire.
Je ne te le dis pas. Je te l’écris.
Mais je te demande pardon d’avoir faillit. Je suis une mauvaise fille. Voilà pourquoi je te laisse partir.
Alors va. Je ne te retiendrai pas. Je te demanderai juste, de penser un peu à moi…
N.
Mais la vie est différente n’est-ce pas ? Je n’ai pas le droit de te désirer trop fort. Alors je chuchote, et tu ne m’entends pas. Tous ces murmures sombres, qui dans la nuit naissante, hurlent leurs états d’âme. Je m’y perds après tout, parce que je ne sais plus parler. J’ai la voix qui se brise, au premier des regards et les mains qui tremblent quand tu t’approches de moi.
Je me trompe, je crois. Ce n’est pas ton souffle, ni tes lèvres entrouvertes, ni tes paroles graves, qui me rendent fébrile, c’est ton ombre. Parce qu’elle s’étend au loin, et les cormorans s’y égarent, jouant de passion, en mon cœur désinvolte.
Je suis une ingénue. Une rêveuse. Une fée. Un besoin. Une caresse. Pour toi.
Mais tout ça tu ne le sauras pas, jamais, tu comprends ? Alors je te l’écris, et j’ai la respiration fragile, de t’imaginer les lire. Tu m’en voudrais, sûrement. Vous m’en voudriez tous. Parce que la plus belle des romances, ne peut se baser sur un mensonge si vaste ? Tu pars bientôt. Bien trop tôt. Et que puis-je y faire ? Si ce n’est te sourire faussement et te dire que je suis heureuse pour toi. Mais je t’écris, que mon âme s’étouffera dans ses protestations, voulant te retenir. La conscience de ton bonheur ne me fera jamais dire ce que le mien voudrait. C’est ainsi, et rien ne changera.
Je suis triste de me sentir si maladroite. De faire des efforts et des efforts, de me voir non apprécier. Parce que j’essaye vraiment te rendre fier de moi. J’ai l’impression de ne jamais y arriver… Le comprends-tu dis-moi ?
Je ne suis pas amoureuse, simplement attaché, à cette ardeur fugace, de tes yeux lunatiques, de tes mains sur mes hanches, de ton rire quand je pleure. Et tes larmes qui ne coulent jamais, alors que je les veux, quand je m’arrache à toi.
Mélodramatique, un peu trop romantique. C’est ce qui te plait chez moi non ?
A toi bel inconnu, à qui j’ai promis, de ne jamais rien dire.
Je ne te le dis pas. Je te l’écris.
Mais je te demande pardon d’avoir faillit. Je suis une mauvaise fille. Voilà pourquoi je te laisse partir.
Alors va. Je ne te retiendrai pas. Je te demanderai juste, de penser un peu à moi…
N.
Re: Sans grande prétention
Moi j'aime bien les textes de fées, les lettres romantiques, "sans grande prétention", ça me touche et dans cette nuit lugubre, c'est tout ce qu'il me fallait, cette douceur, cette lumière humaine dont j'ai tant besoin pour me sentir mieux.
Alors merci Océane.
Alors merci Océane.

spandrell- MacadAccro

- Messages: 532
Date d'inscription: 14/09/2009
Re: Sans grande prétention
Merci a toi Spandrell, j'ai l'impression que cette douceur nous manque à tous les deux...
Re: Sans grande prétention
J'aime bien ces lettres, toutes sans exception et celle ci que je n'avais pas lue, aussi !!
_________________
LaLou
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