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A la langueur des soirs où tout est monotone
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A la langueur des soirs où tout est monotone
A la langueur des soirs où tout est monotone, sans le son d’un violon et sans les feuilles mortes, les poètes sont rares à la nuit qui s’étonne d’étioler ses saisons en frappant à nos portes. Et nous ne bronchons pas, reclus à nos désirs et aux festins funestes où la foi s’effiloche, tandis qu’à chaque pas s’éprend le souvenir en chacun de nos gestes et jusqu’au fond des poches.
J’étais de ceux qui rêvent aux instants trop amers où la désillusion s’effrite au temps qui passe, empoisonnant la sève à ces buissons pervers où tu te cachais vite en m’aiguillant d’impasses. Et puis le mot est mort à me laisser serein à mes propres violons, muets par habitude, en crachant sur les morts aux soirs sans lendemain et aux désillusions devenues certitudes.
Alors je me questionne et me perd à raison, à force de languir au pied des poésies où la foi déraisonne en se voulant bastion, quand suffit de mourir à la moindre ineptie. Je vais mourir demain au sablier complice, et le mot sans aigreur aura le point final à mes doutes sans fin et à mes artifices où le chagrin de cœur est bien souvent fatal.
J’étais de ceux qui rêvent aux instants trop amers où la désillusion s’effrite au temps qui passe, empoisonnant la sève à ces buissons pervers où tu te cachais vite en m’aiguillant d’impasses. Et puis le mot est mort à me laisser serein à mes propres violons, muets par habitude, en crachant sur les morts aux soirs sans lendemain et aux désillusions devenues certitudes.
Alors je me questionne et me perd à raison, à force de languir au pied des poésies où la foi déraisonne en se voulant bastion, quand suffit de mourir à la moindre ineptie. Je vais mourir demain au sablier complice, et le mot sans aigreur aura le point final à mes doutes sans fin et à mes artifices où le chagrin de cœur est bien souvent fatal.

Epiphyte- MacaDeb

- Messages: 43
Date d'inscription: 28/09/2009
Re: A la langueur des soirs où tout est monotone
Très joli morceau...de poésie !
H.
H.

hortense- MacadAccro

- Messages: 815
Date d'inscription: 19/09/2009
Re: A la langueur des soirs où tout est monotone
Oui intéressant en effet, je ne sais pas si je m'y suis bien accrochée, il est peut être trop tôt, j'ai lu peut-être trop vite... Je reviendrai.
Re: A la langueur des soirs où tout est monotone
En compagnie de Verlaine et d'Apollinaire les cruelles fin de rêves sont moins dures.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: A la langueur des soirs où tout est monotone
Je me suis accrochée tout au long de ma lecture à ce poème qui est très fort en rythme, en sensation et en sensibilité.
La douleur, une peur, la désillusion font tomber bien des hommes mais la vie continue et il apprend combien elle est précieuse même si des années se sont passées.
Quant au rêve...il rêvera toujours...peut être parce que l'éducation qui est appliquée dès la plus tendre enfance est faite de contes qui finissent toujours bien!
Sylvie
La douleur, une peur, la désillusion font tomber bien des hommes mais la vie continue et il apprend combien elle est précieuse même si des années se sont passées.
Quant au rêve...il rêvera toujours...peut être parce que l'éducation qui est appliquée dès la plus tendre enfance est faite de contes qui finissent toujours bien!
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: A la langueur des soirs où tout est monotone
oui
lu déjà ici et ailleurs il me semble ...
apprécié à nouveau l'émotion profonde, la rime de luxe
l'humilité consentie comme un hommage à la métrique,
point n'est besoin du bon "Zim Boom" de l'alexandrin
pour rester en équilibre la virgule se suffit
(petite remise en forme pour les contrits et les contre-un
peut-être sera-t-il ainsi reconnu à défaut de l'être)
A la langueur des soirs où tout est monotone,
sans le son d’un violon et sans les feuilles mortes,
les poètes sont rares à la nuit qui s’étonne
d’étioler ses saisons en frappant à nos portes.
Et nous ne bronchons pas, reclus à nos désirs
et aux festins funestes où la foi s’effiloche,
tandis qu’à chaque pas s’éprend le souvenir
en chacun de nos gestes et jusqu’au fond des poches.
J’étais de ceux qui rêvent aux instants trop amers
où la désillusion s’effrite au temps qui passe,
empoisonnant la sève à ces buissons pervers
où tu te cachais vite en m’aiguillant d’impasses.
Et puis le mot est mort à me laisser serein
à mes propres violons, muets par habitude,
en crachant sur les morts aux soirs sans lendemain
et aux désillusions devenues certitudes.
Alors je me questionne et me perd à raison,
à force de languir au pied des poésies
où la foi déraisonne en se voulant bastion,
quand suffit de mourir à la moindre ineptie.
Je vais mourir demain au sablier complice,
et le mot sans aigreur aura le point final
à mes doutes sans fin et à mes artifices
où le chagrin de cœur est bien souvent fatal.
lu déjà ici et ailleurs il me semble ...
apprécié à nouveau l'émotion profonde, la rime de luxe
l'humilité consentie comme un hommage à la métrique,
point n'est besoin du bon "Zim Boom" de l'alexandrin
pour rester en équilibre la virgule se suffit
(petite remise en forme pour les contrits et les contre-un
peut-être sera-t-il ainsi reconnu à défaut de l'être)
A la langueur des soirs où tout est monotone,
sans le son d’un violon et sans les feuilles mortes,
les poètes sont rares à la nuit qui s’étonne
d’étioler ses saisons en frappant à nos portes.
Et nous ne bronchons pas, reclus à nos désirs
et aux festins funestes où la foi s’effiloche,
tandis qu’à chaque pas s’éprend le souvenir
en chacun de nos gestes et jusqu’au fond des poches.
J’étais de ceux qui rêvent aux instants trop amers
où la désillusion s’effrite au temps qui passe,
empoisonnant la sève à ces buissons pervers
où tu te cachais vite en m’aiguillant d’impasses.
Et puis le mot est mort à me laisser serein
à mes propres violons, muets par habitude,
en crachant sur les morts aux soirs sans lendemain
et aux désillusions devenues certitudes.
Alors je me questionne et me perd à raison,
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