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Jour de grève
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Jour de grève
Je pressais le pas sur le pavé humide, conscient d’apporter malgré moi un peu de bien-être à mon corps, quand je me suis souvenu avoir joué au Loto la veille, sans regarder le résultat du tirage.
Il faut dire que je ne regarde jamais le tirage du Loto, je me contente d’ouvrir ma boîte aux lettres virtuelles en espérant un message de la Française des Jeux m’annonçant le gain qui sera crédité sur mon compte. Quand on se contente de gagner quelques euros la procédure est bien rodée, mais le jour où il faudra me créditer de quelques millions, je doute éviter le ridicule de Darroussin dans le film où ça lui arrive.
Les acteurs sont formidables.
Je pressais le pas, et je me suis dit que si pour une fois j’avais regardé le tirage, ou à la rigueur consulté ma boîte avant de quitter le domicile, j’aurai su. Avec deux millions d’euros crédités sur son compte, on doit pouvoir aller au boulot en hélicoptère plutôt que d’arpenter hâtivement les pavés parisiens un jour de grève.
Les pensées sont aussi formidables que les acteurs, quand on marche.
L’esprit doit être suffisamment aéré pour oser les affronter, dans le désordre ou en sens inverse, peu importe, tout se bouscule peut-être, mais le trajet défile.
Il m’a fallu un bon quart d’heure avant de me dire qu’avec deux millions d’euros crédités sur son compte, on n’a plus vraiment besoin d’aller bosser, quel que soit le moyen de transport, et c’est à cet instant que j’ai compris que je n’avais sûrement pas gagné, comme l’amour vrai, c’est un truc qui se ressent, ça se consulte pas sur boîte à lettres virtuelles.
J’ai compris aussi par la même occasion que j’étais long à la détente, mais ça ne m’a rien fait, même pas mal, être long à la détente ça présente l’avantage d’être long à la souffrance, quand on y réfléchit lentement.
J’ai juste pressé le pas davantage, en allumant une cigarette, trop de bien-être aurait tué mon corps par manque d’habitude.
Dans un moment d’euphorie incontrôlée, mais je crois, pour tout dire, que l’apparition du soleil de septembre n’y était pas étrangère, je me suis quand même dit que c’était dommage d’attendre une grève de transports pour faire un peu de sport.
Attention, ne vous méprenez pas, je ne suis pas stupide à ce point pour penser qu’une petite marche puisse constituer une activité physique digne de ce nom, mais n’empêche, pouvoir laisser libre court à sa pensée, ça fait vachement du bien.
On peut même s’autoriser la familiarité, à condition de ne croiser personne capable de lire aux pensées, le reste du monde s’en accommode très bien.
Je me suis dit dans la foulée que, le trajet n’étant pas si long, il mériterait à l’avenir que je m’y penche de moi-même un peu plus souvent, mais la foulée reste bien momentanée dans l’exercice de la marche à pied, et sitôt terminée la grève des transports, je savais que tout serait oublié de ce trajet.
Non, le véritable avantage de la marche à pied, surtout, est naturellement de pouvoir redécouvrir son propre quartier que l’on a tendance un peu trop, au quotidien, à visiter en mode souterrain.
Ceux qui savent de quoi je parle peuvent l’expliquer aux autres, mais pas tout de suite, si je vous récupère dix lignes plus bas il faudra tout vous raconter à nouveau, ça ferait désordre pour ceux qui suivent, même si tout le monde sait bien que le type du premier rang distribuera ses prises de notes sans broncher si on l’attrape à la sortie, et oui, je sais, j’ai toujours rêvé d’être prof, mais surtout pour les vacances et la fin de carrière en zone rurale, question de vocation.
J’ai redécouvert l’hôpital des Quinze-Vingts, qui n’avait absolument pas changé depuis la dernière grève de transports, et je crois finalement que c’est l’hôpital le plus pourri de Paris.
J’ai supposé que les travaux de ravalement devaient annuellement être soumis au vote des pensionnaires, qui présentent le grand avantage d’avoir perdu la vue dans le meilleur des cas, pourquoi s’emmerder pour rien ?
Et puis j’ai rencontré le véritable inconvénient de la marche à pied, qui est naturellement la rencontre fortuite avec un fumeur qui se promène sans cigarette.
Cette espèce se développe à une vitesse fulgurante, et je crois que tous les fumeurs qui enrichissent l’Etat à coups d’appauvrissement du poumon devraient monter une opération sevrage du mendiant, ça pourrait satisfaire tout le monde à long terme, mais, oui, je sais, inutile d’être trop visionnaire dans une société où seul compte l’instantané, merci de me le rappeler.
Le type, trop jeune pour fumer, arborait fièrement son maillot de l’équipe de France de football, qu’il allait probablement soutenir le soir même devant un grand écran plat souillé de projections de pizza, juste parce que finalement des gens qui font grève, que ce soit des millionnaires ou des fonctionnaires, ça revient au même, on s’habitue à tout et on n’a pas vraiment besoin de changer des habitudes qui se forgent à la sueur du contribuable.
On a juste besoin d’en parler pour oublier le reste, et finalement ça arrange tout le monde, comme on boit pour oublier jusqu’à oublier qu’on boit, et là encore, ceux qui savent de quoi je parle pourront l’expliquer aux autres autour d’un verre, plus tard si possible.
Frustré d’être coupé dans mon élan matinal, mais surtout frustré d’être ainsi soustrais à mes pensées libidinales, puisque vous n’êtes pas sans savoir que l’un ne va pas sans l’autre, surtout aux abords d’une concentration de malvoyants, je n’ai pas pu m’empêcher de refuser sa demande avec une agressivité qui m’étonnerait moi-même si j’osais y penser de nouveau.
T’as qu’à revendre ton tee-shirt de merde et t’acheter des clopes, que je lui ai dis.
Et, ni douze ni treize (car à cet instant Foenkinos est venu me rappeler qu’après tout, chacun ses expressions, et puis si l’on peut déborder de l’effectif un jour de grève ça devrait augurer d’un avenir prometteur, alors bon…), j’ai filé sans lui donner le clope tant espéré, en pensant en moi-même comme les chanteurs les plus insipides : quelle audace !
Il en faut, vous savez, pour oser telle infamie, à la fois blasphème à la Nation et injure à la connerie humaine. Cracher sur un drapeau et sur une espèce en voie de développement, moi, j’appelle ça faire d’une pierre tous coups, et relisez Foenkinos pour comprendre pourquoi je me le permets.
Parce qu’il faut avouer que si l’on sert mieux un Etat en déclin en jouant bien au football sans rechigner dans les grandes compétitions, on le sert aussi bien en manœuvrant les démunis au point de les soumettre au joug du tabac, pour le cancer et pour le pire, le deal organisé, inutile que qui que ce soit vous l’explique quand j’en aurai terminé.
D’ailleurs, je n’en ai pas terminé, mais puisqu’il faut se plier aux règles d’une normalité feinte et que l’heure s’achève déjà, je vais cesser ici l’exposé, en vous demandant seulement de ne rien préparer pour la prochaine fois, mais, si possible, de rentrer chez vous à pied pour vous laisser le temps d’y réfléchir, comme bon vous semblera.
Le premier rang reste en colle un bon quart d’heure, ça fera les pieds aux malvoyants.
Merci pour votre attention.
Il faut dire que je ne regarde jamais le tirage du Loto, je me contente d’ouvrir ma boîte aux lettres virtuelles en espérant un message de la Française des Jeux m’annonçant le gain qui sera crédité sur mon compte. Quand on se contente de gagner quelques euros la procédure est bien rodée, mais le jour où il faudra me créditer de quelques millions, je doute éviter le ridicule de Darroussin dans le film où ça lui arrive.
Les acteurs sont formidables.
Je pressais le pas, et je me suis dit que si pour une fois j’avais regardé le tirage, ou à la rigueur consulté ma boîte avant de quitter le domicile, j’aurai su. Avec deux millions d’euros crédités sur son compte, on doit pouvoir aller au boulot en hélicoptère plutôt que d’arpenter hâtivement les pavés parisiens un jour de grève.
Les pensées sont aussi formidables que les acteurs, quand on marche.
L’esprit doit être suffisamment aéré pour oser les affronter, dans le désordre ou en sens inverse, peu importe, tout se bouscule peut-être, mais le trajet défile.
Il m’a fallu un bon quart d’heure avant de me dire qu’avec deux millions d’euros crédités sur son compte, on n’a plus vraiment besoin d’aller bosser, quel que soit le moyen de transport, et c’est à cet instant que j’ai compris que je n’avais sûrement pas gagné, comme l’amour vrai, c’est un truc qui se ressent, ça se consulte pas sur boîte à lettres virtuelles.
J’ai compris aussi par la même occasion que j’étais long à la détente, mais ça ne m’a rien fait, même pas mal, être long à la détente ça présente l’avantage d’être long à la souffrance, quand on y réfléchit lentement.
J’ai juste pressé le pas davantage, en allumant une cigarette, trop de bien-être aurait tué mon corps par manque d’habitude.
Dans un moment d’euphorie incontrôlée, mais je crois, pour tout dire, que l’apparition du soleil de septembre n’y était pas étrangère, je me suis quand même dit que c’était dommage d’attendre une grève de transports pour faire un peu de sport.
Attention, ne vous méprenez pas, je ne suis pas stupide à ce point pour penser qu’une petite marche puisse constituer une activité physique digne de ce nom, mais n’empêche, pouvoir laisser libre court à sa pensée, ça fait vachement du bien.
On peut même s’autoriser la familiarité, à condition de ne croiser personne capable de lire aux pensées, le reste du monde s’en accommode très bien.
Je me suis dit dans la foulée que, le trajet n’étant pas si long, il mériterait à l’avenir que je m’y penche de moi-même un peu plus souvent, mais la foulée reste bien momentanée dans l’exercice de la marche à pied, et sitôt terminée la grève des transports, je savais que tout serait oublié de ce trajet.
Non, le véritable avantage de la marche à pied, surtout, est naturellement de pouvoir redécouvrir son propre quartier que l’on a tendance un peu trop, au quotidien, à visiter en mode souterrain.
Ceux qui savent de quoi je parle peuvent l’expliquer aux autres, mais pas tout de suite, si je vous récupère dix lignes plus bas il faudra tout vous raconter à nouveau, ça ferait désordre pour ceux qui suivent, même si tout le monde sait bien que le type du premier rang distribuera ses prises de notes sans broncher si on l’attrape à la sortie, et oui, je sais, j’ai toujours rêvé d’être prof, mais surtout pour les vacances et la fin de carrière en zone rurale, question de vocation.
J’ai redécouvert l’hôpital des Quinze-Vingts, qui n’avait absolument pas changé depuis la dernière grève de transports, et je crois finalement que c’est l’hôpital le plus pourri de Paris.
J’ai supposé que les travaux de ravalement devaient annuellement être soumis au vote des pensionnaires, qui présentent le grand avantage d’avoir perdu la vue dans le meilleur des cas, pourquoi s’emmerder pour rien ?
Et puis j’ai rencontré le véritable inconvénient de la marche à pied, qui est naturellement la rencontre fortuite avec un fumeur qui se promène sans cigarette.
Cette espèce se développe à une vitesse fulgurante, et je crois que tous les fumeurs qui enrichissent l’Etat à coups d’appauvrissement du poumon devraient monter une opération sevrage du mendiant, ça pourrait satisfaire tout le monde à long terme, mais, oui, je sais, inutile d’être trop visionnaire dans une société où seul compte l’instantané, merci de me le rappeler.
Le type, trop jeune pour fumer, arborait fièrement son maillot de l’équipe de France de football, qu’il allait probablement soutenir le soir même devant un grand écran plat souillé de projections de pizza, juste parce que finalement des gens qui font grève, que ce soit des millionnaires ou des fonctionnaires, ça revient au même, on s’habitue à tout et on n’a pas vraiment besoin de changer des habitudes qui se forgent à la sueur du contribuable.
On a juste besoin d’en parler pour oublier le reste, et finalement ça arrange tout le monde, comme on boit pour oublier jusqu’à oublier qu’on boit, et là encore, ceux qui savent de quoi je parle pourront l’expliquer aux autres autour d’un verre, plus tard si possible.
Frustré d’être coupé dans mon élan matinal, mais surtout frustré d’être ainsi soustrais à mes pensées libidinales, puisque vous n’êtes pas sans savoir que l’un ne va pas sans l’autre, surtout aux abords d’une concentration de malvoyants, je n’ai pas pu m’empêcher de refuser sa demande avec une agressivité qui m’étonnerait moi-même si j’osais y penser de nouveau.
T’as qu’à revendre ton tee-shirt de merde et t’acheter des clopes, que je lui ai dis.
Et, ni douze ni treize (car à cet instant Foenkinos est venu me rappeler qu’après tout, chacun ses expressions, et puis si l’on peut déborder de l’effectif un jour de grève ça devrait augurer d’un avenir prometteur, alors bon…), j’ai filé sans lui donner le clope tant espéré, en pensant en moi-même comme les chanteurs les plus insipides : quelle audace !
Il en faut, vous savez, pour oser telle infamie, à la fois blasphème à la Nation et injure à la connerie humaine. Cracher sur un drapeau et sur une espèce en voie de développement, moi, j’appelle ça faire d’une pierre tous coups, et relisez Foenkinos pour comprendre pourquoi je me le permets.
Parce qu’il faut avouer que si l’on sert mieux un Etat en déclin en jouant bien au football sans rechigner dans les grandes compétitions, on le sert aussi bien en manœuvrant les démunis au point de les soumettre au joug du tabac, pour le cancer et pour le pire, le deal organisé, inutile que qui que ce soit vous l’explique quand j’en aurai terminé.
D’ailleurs, je n’en ai pas terminé, mais puisqu’il faut se plier aux règles d’une normalité feinte et que l’heure s’achève déjà, je vais cesser ici l’exposé, en vous demandant seulement de ne rien préparer pour la prochaine fois, mais, si possible, de rentrer chez vous à pied pour vous laisser le temps d’y réfléchir, comme bon vous semblera.
Le premier rang reste en colle un bon quart d’heure, ça fera les pieds aux malvoyants.
Merci pour votre attention.

Epiphyte- MacaDeb

- Messages: 43
Date d'inscription: 28/09/2009
Re: Jour de grève
Juste pour dire que je suis passé.
Nilo, service minimum.
Nilo, service minimum.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Aucun
Voilà comme toujours un commentaire plus que constructif !
Merci d'être passé.
Le jour où je vais me mettre à commenter les textes, on risque de me virer sans plus attendre, parce que je ne vais pas faire que passer.
Merci quand même.
Merci d'être passé.
Le jour où je vais me mettre à commenter les textes, on risque de me virer sans plus attendre, parce que je ne vais pas faire que passer.
Merci quand même.

Epiphyte- MacaDeb

- Messages: 43
Date d'inscription: 28/09/2009
Re: Jour de grève
Tu veux quoi ?
Que je te dise que j'ai aimé ? Oui j'ai aimé cette lecture.
Et alors, tu proclames à chaque fois que tu en as l'occasion que tu t'en tapes.
Tu veux quoi ?
Nous dire qu'on n'a aucune conscience de ce qu'est la littérature ou la poésie ? Que tu n'as rien à dire de ce que tu lis ici ? Si tu lis.
Et alors, tu nous l'as déjà dit et redit, ici et ailleurs.
Alors "Le jour où [tu vas te] mettre à commenter les textes"... Mais nous n'attendons que ça. Sauf que c'est une de tes professions de foi de ne jamais le faire pour un tas de bonnes raisons que tu nous as maintes fois énoncées...
Alors oui, je suis passé, je t'ai lu et j'ai aimé te lire, comme d'habitude.
Mais, comme toi, je n'ai pas envie de m'investir plus que ça.
Nilo, service minimum amélioré.
__________________________________________
PS. On vire TRÈS rarement chez nous...
Que je te dise que j'ai aimé ? Oui j'ai aimé cette lecture.
Et alors, tu proclames à chaque fois que tu en as l'occasion que tu t'en tapes.
Tu veux quoi ?
Nous dire qu'on n'a aucune conscience de ce qu'est la littérature ou la poésie ? Que tu n'as rien à dire de ce que tu lis ici ? Si tu lis.
Et alors, tu nous l'as déjà dit et redit, ici et ailleurs.
Alors "Le jour où [tu vas te] mettre à commenter les textes"... Mais nous n'attendons que ça. Sauf que c'est une de tes professions de foi de ne jamais le faire pour un tas de bonnes raisons que tu nous as maintes fois énoncées...
Alors oui, je suis passé, je t'ai lu et j'ai aimé te lire, comme d'habitude.
Mais, comme toi, je n'ai pas envie de m'investir plus que ça.
Nilo, service minimum amélioré.
__________________________________________
PS. On vire TRÈS rarement chez nous...
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Jour de grève
Bien sur que non, je m'en contrefiche qu'on me dise qu'on a bien aimé cette lecture... à vrai dire c'est le genre de commentaire que je reçois à chaque fois, "j'ai bien aimé", "c'est bien", etc... et ça fait des années comme ça. Des commentaires qui ne me servent à rien, tu le sais aussi bien que moi, et pour cela que tu t'abstiens à raison d'ailleurs.
Mon coup de gueule momentané est autre, j'ai eu l'impression qu'on me reprochait, réellement, mon manque d'investissement dans les coms des textes que je lis...
Mais si je me mets à commenter, je vais me faire virer très vite, simplement parce que la plupart des textes que je lis ici ne me plaisent pas. Soit un manque de fond, soit, surtout, un manque de forme.
Et en même temps, je ne suis personne pour me permettre ce genre de remarques, au risque même de me faire sortir, alors je m'abstiens...
Mais si c'est ce qu'on me demande alors je ne vais pas me priver.
En atendant, faire un passage pour montrer que tu as lu, ça fait toujours plaisir, mais mon égo n'a plus besoin d'être flatté depuis longtemps.
Alors je te remercie.
Et je promets de prendre le temps pour critiquer et commenter les textes, prochainement.
Comme je me suis toujours refusé à faire jusqu'ici, pour les raisons maintes fois évoquées, qui sont réelles.
Il est temps, sans doute, de quitter la réalité pour se fondre à la virtualité, j'en ai conscience.
Amitiés quoi qu'il en soit, parce qu'il m'arrive de m'emporter bêtement comme tout être humain qui se respecte, mais j'ose encore croire que je ne suis pas un mauvais bougre, que cela dure ou non.
Mon coup de gueule momentané est autre, j'ai eu l'impression qu'on me reprochait, réellement, mon manque d'investissement dans les coms des textes que je lis...
Mais si je me mets à commenter, je vais me faire virer très vite, simplement parce que la plupart des textes que je lis ici ne me plaisent pas. Soit un manque de fond, soit, surtout, un manque de forme.
Et en même temps, je ne suis personne pour me permettre ce genre de remarques, au risque même de me faire sortir, alors je m'abstiens...
Mais si c'est ce qu'on me demande alors je ne vais pas me priver.
En atendant, faire un passage pour montrer que tu as lu, ça fait toujours plaisir, mais mon égo n'a plus besoin d'être flatté depuis longtemps.
Alors je te remercie.
Et je promets de prendre le temps pour critiquer et commenter les textes, prochainement.
Comme je me suis toujours refusé à faire jusqu'ici, pour les raisons maintes fois évoquées, qui sont réelles.
Il est temps, sans doute, de quitter la réalité pour se fondre à la virtualité, j'en ai conscience.
Amitiés quoi qu'il en soit, parce qu'il m'arrive de m'emporter bêtement comme tout être humain qui se respecte, mais j'ose encore croire que je ne suis pas un mauvais bougre, que cela dure ou non.

Epiphyte- MacaDeb

- Messages: 43
Date d'inscription: 28/09/2009
Re: Jour de grève
Mwé..
Ca ressemble limite a des menaces ton truc Epi: Tu vas nous commenter mais comme la plupart des textes ne sont pas à ton gout, nous casser ??
Mwé..cela sous entends que tu nous lis ? permets moi d'en douter sans rire !
Je suis la la plupart du temps quand tu postes et tu restes le temps d'un copier coller de ton texte alors bon..avant de dire haut et fort que la plupart des textes ne sont pas bons, franchement, viens d'abord lire...ou alors continues comme ça.
Ca ressemble limite a des menaces ton truc Epi: Tu vas nous commenter mais comme la plupart des textes ne sont pas à ton gout, nous casser ??
Mwé..cela sous entends que tu nous lis ? permets moi d'en douter sans rire !
Je suis la la plupart du temps quand tu postes et tu restes le temps d'un copier coller de ton texte alors bon..avant de dire haut et fort que la plupart des textes ne sont pas bons, franchement, viens d'abord lire...ou alors continues comme ça.
_________________
LaLou
Re: Jour de grève
Ce que tu dis est très constructif.
Comme quoi...
Mais je ne ne ferai pas le malin plus que toi.
Moi aussi, je passe vite fait en balançant mes textes.
Sauf que, tous les deux à trois mois j'essaie de biper un membre, un modo pour leur dire que je suis toujours là, que ça m'intéresse, que je suis pas forcément " in the mood " mais que...
Nous appartenons à nos vies.
Comme quoi...
Mais je ne ne ferai pas le malin plus que toi.
Moi aussi, je passe vite fait en balançant mes textes.
Sauf que, tous les deux à trois mois j'essaie de biper un membre, un modo pour leur dire que je suis toujours là, que ça m'intéresse, que je suis pas forcément " in the mood " mais que...
Nous appartenons à nos vies.
Re: Jour de grève
On a juste besoin d’en parler pour oublier le reste, et finalement ça arrange tout le monde, comme on boit pour oublier jusqu’à oublier qu’on boit, et là encore, ceux qui savent de quoi je parle pourront l’expliquer aux autres autour d’un verre, plus tard si possible.
Je le relirai plus tard.
La honte est sentiment de mes inconnus.
Je le relirai plus tard.
La honte est sentiment de mes inconnus.
Aucun
Le copié-coller c'est fini alors !...
Aucun intérêt.
Merci quand même.
Aucun intérêt.
Merci quand même.

Epiphyte- MacaDeb

- Messages: 43
Date d'inscription: 28/09/2009
Re: Jour de grève
Constructif ??? franchement, je ne vois vraiment pas ou....toujours le même débat qui revient en boucle et qui est finalement foireux .
"Les commentaires ça sert a rien.
J'en ai pas besoin.
Et qui suis je pour me permettre d'emettre des critiques sur un texte ?"
On a enie de répondre : pourquoi tu postes alors ?
et pour la 3 eme question : Qui sommes nous pour dire "c'est beau" lorsqu'on voit un beau paysage ? Qui sommes nous pour donner une opinion lorsqu'on discute avec des amis ? Qui sommes nous pour oser parler dans ce monde ?
C'est finalement remettre en cause le principe même de "l'echange" et trouver cela futile et sans interet.
Vous etes certains comme ça à la ramener tout le temps avec cela de facon recurente.
"Les commentaires constructifs" !!!!!!!!! comme si ça existait vraiment !
Nawak !
et en fait j'ai envie de trancher le probleme : c'est PAS LE BUT DES COMMENTAIRES !
Un commentaire c'est une alternative aux carences de la virtualité ,c'est un regard posé que l'on note comme l'a fait ici Nilo , c'est on dira une preuve de partage, un signe de désir d'echanger.
et c'est rien de plus que cela en effet mais humainement, c'est deja beaucoup plus qu'une indifference, qui ressemble presque parfois a du mépris.
"Les commentaires ça sert a rien.
J'en ai pas besoin.
Et qui suis je pour me permettre d'emettre des critiques sur un texte ?"
On a enie de répondre : pourquoi tu postes alors ?
et pour la 3 eme question : Qui sommes nous pour dire "c'est beau" lorsqu'on voit un beau paysage ? Qui sommes nous pour donner une opinion lorsqu'on discute avec des amis ? Qui sommes nous pour oser parler dans ce monde ?
C'est finalement remettre en cause le principe même de "l'echange" et trouver cela futile et sans interet.
Vous etes certains comme ça à la ramener tout le temps avec cela de facon recurente.
"Les commentaires constructifs" !!!!!!!!! comme si ça existait vraiment !
Nawak !
et en fait j'ai envie de trancher le probleme : c'est PAS LE BUT DES COMMENTAIRES !
Un commentaire c'est une alternative aux carences de la virtualité ,c'est un regard posé que l'on note comme l'a fait ici Nilo , c'est on dira une preuve de partage, un signe de désir d'echanger.
et c'est rien de plus que cela en effet mais humainement, c'est deja beaucoup plus qu'une indifference, qui ressemble presque parfois a du mépris.
_________________
LaLou
Re: Jour de grève
Dommage que tu restes bloqué sur des à-priori.
Désolé je ne sais pas si on met le S.
A des à prioris....
Je me disais ça aussi l’autre jour, que le monde entier m’en voulait.
Puis vautré, comme d'hab, je vais m'enfiler aujourdh'ui après 36h75 de négation acheter un ensemble.
Anniversaire, ensemble.
Ou très loin.
OU pas assez.
Sur le trottoir, par hasard, je croise une ancienne collègue.
La bombe humaine, une arabe, grande, brune. Fille de harkis. Autour de nous se forme un cercle. De ceux qui veulent, voudraient la baiser. Et ils se mettent en cercle, se rejoignent, le tam-tam ....?
Moi, petit blanc, classe populaire, et Elle je t'assure tout cet qui va avec, le string, les seins, enfin, et cette bande de blaireaux de petits arabes de merde.
Je comprends qu'ils ont faim et que si on continue ça va mal finir.
On se donne rendez-vous un jour plus loin ?
Lalou a pas mal raison.
Lis entre les lignes.
Tu reproches beaucoup aux apparences.
Pour nous tous, il est difficile de faire mieux qu'elles.
Pour une vraie critique, tes textes me renvoient à mon ego.
Perdu, désabusé.
Copier-Coller.
Désolé je ne sais pas si on met le S.
A des à prioris....
Je me disais ça aussi l’autre jour, que le monde entier m’en voulait.
Puis vautré, comme d'hab, je vais m'enfiler aujourdh'ui après 36h75 de négation acheter un ensemble.
Anniversaire, ensemble.
Ou très loin.
OU pas assez.
Sur le trottoir, par hasard, je croise une ancienne collègue.
La bombe humaine, une arabe, grande, brune. Fille de harkis. Autour de nous se forme un cercle. De ceux qui veulent, voudraient la baiser. Et ils se mettent en cercle, se rejoignent, le tam-tam ....?
Moi, petit blanc, classe populaire, et Elle je t'assure tout cet qui va avec, le string, les seins, enfin, et cette bande de blaireaux de petits arabes de merde.
Je comprends qu'ils ont faim et que si on continue ça va mal finir.
On se donne rendez-vous un jour plus loin ?
Lalou a pas mal raison.
Lis entre les lignes.
Tu reproches beaucoup aux apparences.
Pour nous tous, il est difficile de faire mieux qu'elles.
Pour une vraie critique, tes textes me renvoient à mon ego.
Perdu, désabusé.
Copier-Coller.
Mea culpa
Bonsoir,
Je m'excuse auprès de tout le monde, et en particulier les gens qui s'occupent de ce site, pour mes propos d'hier soir. De tels propos ne devraient jamais être quand on sait le temps et l'abnégation qu'il faut pour s'occuper d'un tel espace.
Je n'étais plus moi-même il faut croire, tout en l'étant au plus profond, naturellement.
Bien sûr que quand je poste un texte je ne fais que passer pour un copier-collé. Mais sans me connecter avec mon pseudo j'ai toujours accès aux textes, que je lis, et que j'apprécie certaines fois.
Commenter c'est autre chose, je ne vais pas revenir dessus.
Montrer qu'on est là, mieux que le mépris, certes.
Hier soir, comme trop souvent ces temps-ci, je me suis laissé emporter sans véritable raison.
Alors que vous n'y êtes pour rien.
Alors mille excuses, et à la prochaine.
Je m'excuse auprès de tout le monde, et en particulier les gens qui s'occupent de ce site, pour mes propos d'hier soir. De tels propos ne devraient jamais être quand on sait le temps et l'abnégation qu'il faut pour s'occuper d'un tel espace.
Je n'étais plus moi-même il faut croire, tout en l'étant au plus profond, naturellement.
Bien sûr que quand je poste un texte je ne fais que passer pour un copier-collé. Mais sans me connecter avec mon pseudo j'ai toujours accès aux textes, que je lis, et que j'apprécie certaines fois.
Commenter c'est autre chose, je ne vais pas revenir dessus.
Montrer qu'on est là, mieux que le mépris, certes.
Hier soir, comme trop souvent ces temps-ci, je me suis laissé emporter sans véritable raison.
Alors que vous n'y êtes pour rien.
Alors mille excuses, et à la prochaine.

Epiphyte- MacaDeb

- Messages: 43
Date d'inscription: 28/09/2009
Re: Jour de grève
Lorsque j'ai lu ton texte, il se passait plein de choses dans ma tête comme
Qui ne rêve pas de gagner au loto pour améliorer sa vie et celle de ceux qu'on aime?
Qui ne rêve pas de construire un projet sans calculer?
Puis j'ai continué ma lecture et là, je suis "arrêtée" par la balade...cette balade où l'on découvre des choses qui existent autour de nous et que l'on ne voit pas, plus ou peu alors qu'elles sont là depuis fort longtemps.
Et oui, c'est la vie que tu écris...la vie de M. ou Mme tout le monde...avec les rêves, les envies, les manies, le rituel et je reste à penser que de casser ce rite habituel et découvrir autre chose et bien c'est bon! ça fait avancer de la bonne manière et ceci même en amour où il faut savoir oser partager des idées même celles qui paraissent folles.
On nous éduque, on nous met en laisse et bien des gens se détruisent pensant que c'est ça qu'il faut faire et que si on sort des rails et bien c'est MAL! mais ne nous sommes pas les maitres de nos vies?
Je me suis un peu reconnue dans ton histoire et je peux te dire que lorsqu'on a bouffé de la vache enragée, et bien , on sort des rails sans aucun scrupules et sans aucune difficulté. Mais ça demande de prendre sur soi, oui, beaucoup sur soi !
Ca en vaut la peine.
Texte bien vivant.
Sylvie
Qui ne rêve pas de gagner au loto pour améliorer sa vie et celle de ceux qu'on aime?
Qui ne rêve pas de construire un projet sans calculer?
Puis j'ai continué ma lecture et là, je suis "arrêtée" par la balade...cette balade où l'on découvre des choses qui existent autour de nous et que l'on ne voit pas, plus ou peu alors qu'elles sont là depuis fort longtemps.
Et oui, c'est la vie que tu écris...la vie de M. ou Mme tout le monde...avec les rêves, les envies, les manies, le rituel et je reste à penser que de casser ce rite habituel et découvrir autre chose et bien c'est bon! ça fait avancer de la bonne manière et ceci même en amour où il faut savoir oser partager des idées même celles qui paraissent folles.
On nous éduque, on nous met en laisse et bien des gens se détruisent pensant que c'est ça qu'il faut faire et que si on sort des rails et bien c'est MAL! mais ne nous sommes pas les maitres de nos vies?
Je me suis un peu reconnue dans ton histoire et je peux te dire que lorsqu'on a bouffé de la vache enragée, et bien , on sort des rails sans aucun scrupules et sans aucune difficulté. Mais ça demande de prendre sur soi, oui, beaucoup sur soi !
Ca en vaut la peine.
Texte bien vivant.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Jour de grève
Oui, Sylvie.
Si on commençait par s'occuper de nos vies et pas celles des autres.
Là est le début du bonheur.
Tu voulais une critique. Constructive, tu disais. Mais je ne suis pas critique. Auteur amateur.
Plus mateur qu'acteur.
Tu vois où je veux en venir, n'est-ce pas ?
Le net, penses-tu n'est qu'une bande d'orgueilleux, de menteurs, d'arrivistes...?
De profiteurs.
Tu as raison à 99 pour cent.
Le 1 pour cent qui reste c'est Macadam et une autre centaine dans le monde. Ca fait pas beaucoup mais déjà assez pour qu'on vienne de temps en temps, sans se prendre le chou, y déposer une note, bonne ou mauvaise.
Tes textes sont remplis d'un egoïsme qui ressemblent étrangement aux miens: de la renonciation.
D'un passif dont tu n'as pas fait le deuil.
Ecris ce que tu as envie d'écrire et vis ce que tu as envie de vivre.
Moi-même, chaque jour je me donne ce conseil et n'y parviens pas.
Personne n'est parfait. Difficile d'admettre cette évidence. Nous aurons à la subir jusqu'à la fin.
Il existe d'immenses forêts. Mais la solitude, la vraie, n'appartient qu'à Dieu, une entité, un lien qui nous fait croire qu'on ne mourra jamais.
Garde le lien.
Bon dimanche.
Lol, predicament.
Si on commençait par s'occuper de nos vies et pas celles des autres.
Là est le début du bonheur.
Tu voulais une critique. Constructive, tu disais. Mais je ne suis pas critique. Auteur amateur.
Plus mateur qu'acteur.
Tu vois où je veux en venir, n'est-ce pas ?
Le net, penses-tu n'est qu'une bande d'orgueilleux, de menteurs, d'arrivistes...?
De profiteurs.
Tu as raison à 99 pour cent.
Le 1 pour cent qui reste c'est Macadam et une autre centaine dans le monde. Ca fait pas beaucoup mais déjà assez pour qu'on vienne de temps en temps, sans se prendre le chou, y déposer une note, bonne ou mauvaise.
Tes textes sont remplis d'un egoïsme qui ressemblent étrangement aux miens: de la renonciation.
D'un passif dont tu n'as pas fait le deuil.
Ecris ce que tu as envie d'écrire et vis ce que tu as envie de vivre.
Moi-même, chaque jour je me donne ce conseil et n'y parviens pas.
Personne n'est parfait. Difficile d'admettre cette évidence. Nous aurons à la subir jusqu'à la fin.
Il existe d'immenses forêts. Mais la solitude, la vraie, n'appartient qu'à Dieu, une entité, un lien qui nous fait croire qu'on ne mourra jamais.
Garde le lien.
Bon dimanche.
Lol, predicament.
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