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"le crépuscule du matin"
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"le crépuscule du matin"
Je suis dans un tel silence
La pluie, dehors, est un autrefois
Cela se noie
Tout se noie
Je perds, couds mon langage. Un lieu…comme un désert !
Et ce portrait crayonné dans la cuisine, qui est-ce ?
A-t-elle existé ?
L’homme sera une bestiole sans conscience !
Fin de nuit et chef d’œuvre de malaise, d’inconfort
La lumière du réverbère, les femmes qui enfantent en rêvant
Se referme
Blessées
Leurs jeunes enfants on des yeux écaillés, leurs entrailles…orphelines
Après d’autre cités, cités rêvées
Berlin
Los Angeles
O les barbelés de tes rêves
L’humide entre tes cuisses
On avorte printemps, été, automne, hiver
Pour des no man’s land de retour
Les politesses où nous nous entrelaçons comme du lierre
J’ai ouverts les yeux croyant qu’il s’agissait d’un fragment d’aube
Rien de cela, pas encore
« le crépuscule du matin »
La pluie, dehors, est un autrefois
Cela se noie
Tout se noie
Je perds, couds mon langage. Un lieu…comme un désert !
Et ce portrait crayonné dans la cuisine, qui est-ce ?
A-t-elle existé ?
L’homme sera une bestiole sans conscience !
Fin de nuit et chef d’œuvre de malaise, d’inconfort
La lumière du réverbère, les femmes qui enfantent en rêvant
Se referme
Blessées
Leurs jeunes enfants on des yeux écaillés, leurs entrailles…orphelines
Après d’autre cités, cités rêvées
Berlin
Los Angeles
O les barbelés de tes rêves
L’humide entre tes cuisses
On avorte printemps, été, automne, hiver
Pour des no man’s land de retour
Les politesses où nous nous entrelaçons comme du lierre
J’ai ouverts les yeux croyant qu’il s’agissait d’un fragment d’aube
Rien de cela, pas encore
« le crépuscule du matin »

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: "le crépuscule du matin"
Il faut vraiment se pencher très loin pour apprécier à 100% cette poésie que j'aime vraiment lire
Son surréalisme tellement vrai
Son rêve qui n'en est pas un
Son vécu
Je l'ai relu plusieurs fois et chaque fois un silence profond me parlait et me disait
L'homme enfante ses propres rêves, parfois il les analyse ou alors il reste perplexe face à des choses enfouies auxquelles il renoncera comme par protection.
Sylvie
Son surréalisme tellement vrai
Son rêve qui n'en est pas un
Son vécu
Je l'ai relu plusieurs fois et chaque fois un silence profond me parlait et me disait
L'homme enfante ses propres rêves, parfois il les analyse ou alors il reste perplexe face à des choses enfouies auxquelles il renoncera comme par protection.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: "le crépuscule du matin"
Je sens beaucoup de souffrance, une vraie, authentique. De celles qui font souffrir avec. Parce qu'un fragment d'aube qui se referme aussitôt en crépuscule, avec ça :
"O les barbelés de tes rêves
L’humide entre tes cuisses
On avorte printemps, été, automne, hiver
Pour des no man’s land de retour"
Et d'autres images cauchemardesques, il faut arriver à s'en remettre !
Marc, je ne sais pas si tu te sens mieux après l'écriture. J'espère ! Moi, ça me bouleverse.
Messaline
"O les barbelés de tes rêves
L’humide entre tes cuisses
On avorte printemps, été, automne, hiver
Pour des no man’s land de retour"
Et d'autres images cauchemardesques, il faut arriver à s'en remettre !
Marc, je ne sais pas si tu te sens mieux après l'écriture. J'espère ! Moi, ça me bouleverse.
Messaline
Re: "le crépuscule du matin"
J’ai ouverts les yeux croyant qu’il s’agissait d’un fragment d’aube
Tout n'est peut-être pas dit. Mais tellement !
C'est du Marc, c'est à dire de ceux que l'on reconnait, du premier au dernier mot.
Nilo, entre les lignes, de fond.
Tout n'est peut-être pas dit. Mais tellement !
C'est du Marc, c'est à dire de ceux que l'on reconnait, du premier au dernier mot.
Nilo, entre les lignes, de fond.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
re
Des impressions et des visions qui permettent de sentir un peu le monde du dehors et du dedans...C'est le courage de la création qui te porte et te tient debout Marc. Ce poème en est la preuve vivante.

léo- MacadAccro

- Messages: 846
Date d'inscription: 25/03/2010
Age: 28
Localisation: Nord
Re: "le crépuscule du matin"
L'angoisse d'être là où l'on pense ne pas être à sa place
L'angoisse de n'être jamais là où l'on devrait être.
Tant de villes imaginaires
Tant de silences réels
L'angoisse de n'être jamais là où l'on devrait être.
Tant de villes imaginaires
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