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Sobriété
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Sobriété
L'herbe dans le jardin, les feuilles dans la cour
Dansent au léger vent qui dans l'automne court.
Puisque j'ai renoncé à cultiver l'ivresse,
Je redeviens actif, au labeur je m'empresse.
Comme un très vieux fantôme infirme, aveugle et sourd,
Je gémis dans la cave et je hante la tour;
Je circule au hasard et dans la nuit je tresse
Ce chant de désespoir et de sombre tristesse.
Certes, mon âme est lourde, et tremble dans la brume,
Mais je fais mon devoir, et j'avance, et j'assume,
J'avance sans espoir, et sans but, et sans foi,
J'assume sans pouvoir dire exactement quoi.
Et je sens cependant, que nul ne s'en étonne,
Une immense douceur à ce vent de l'automne.
Dansent au léger vent qui dans l'automne court.
Puisque j'ai renoncé à cultiver l'ivresse,
Je redeviens actif, au labeur je m'empresse.
Comme un très vieux fantôme infirme, aveugle et sourd,
Je gémis dans la cave et je hante la tour;
Je circule au hasard et dans la nuit je tresse
Ce chant de désespoir et de sombre tristesse.
Certes, mon âme est lourde, et tremble dans la brume,
Mais je fais mon devoir, et j'avance, et j'assume,
J'avance sans espoir, et sans but, et sans foi,
J'assume sans pouvoir dire exactement quoi.
Et je sens cependant, que nul ne s'en étonne,
Une immense douceur à ce vent de l'automne.
Version light
(Une version octosyllabique):
Sur le jardin et sur la cour,
Un triste vent d'automne court.
Ayant renoncé à l'ivresse,
Au morne labeur je m'empresse.
Comme un fantôme aveugle et sourd
Qui hanterait de vieilles tours,
Je vais au hasard et je tresse
Ce chant de profonde tristesse.
Certes, je tremble dans la brume,
Cependant j'avance et j'assume.
J'avance sans avoir la foi,
J'assume sans trop savoir quoi,
Je sens, que nul ne s'en étonne,
Un peu de douceur dans l'automne.
(plus sobre)
Sur le jardin et sur la cour,
Un triste vent d'automne court.
Ayant renoncé à l'ivresse,
Au morne labeur je m'empresse.
Comme un fantôme aveugle et sourd
Qui hanterait de vieilles tours,
Je vais au hasard et je tresse
Ce chant de profonde tristesse.
Certes, je tremble dans la brume,
Cependant j'avance et j'assume.
J'avance sans avoir la foi,
J'assume sans trop savoir quoi,
Je sens, que nul ne s'en étonne,
Un peu de douceur dans l'automne.
(plus sobre)
Re: Sobriété
Je préfère le premier...
Mais quelle plume prolifique !
H.
Mais quelle plume prolifique !
H.

hortense- MacadAccro

- Messages: 815
Date d'inscription: 19/09/2009
Re: Sobriété
J'aime les deux mais il est vrai que la fluidité de l'alexandrin se prête plus volontiers à ta plume et à la richesse de ton expression.
Quant au fond, comme d'habitude il est profond.
Nilo, début d'automne.
Quant au fond, comme d'habitude il est profond.
Nilo, début d'automne.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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