Derniers sujets
» halètements (extrait)
Aujourd'hui à 2:16 par Dam

» Le beau mot
Aujourd'hui à 0:50 par Dam

» Pas de ligne droite en marge de la nuit
Aujourd'hui à 0:16 par Carmen P.

» L'aigle et le cochon
Aujourd'hui à 0:06 par pheukiou

» Décadence
Aujourd'hui à 0:03 par pheukiou

» Dans un bar, une nuit...
Hier à 22:33 par léo

» Une seconde... et Marie Laure
Hier à 21:48 par cbello

» Bonjour Macadamiens ;-)
Hier à 17:13 par Carmen P.

» Polar
Hier à 16:20 par flo

MacadaRoulette

Chaque clic vous envoie vers un univers différent au hasard
 
MACAD’Actu
 
********
Un auteur à la Une de Macadam:

 

 ___________________________________________________________________

Le mot du mois

de Mars:

 SUEUR...   Transpirez sur ce mot !

___________________________________________________________________

  • et notre superbe dico de l'improblable, Donnez votre définition de ROMESBIQUE
  • _________________________________________________


-
Le Macadam se déroule

RETROUVEZ TOUS LES
INTERVIEWS DES AUTEURS


poème et souvenirs...en vrac

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

poème et souvenirs...en vrac

Message  marc le Sam 27 Nov - 8:25

Matinée de décembre dans les murs.
Le pays a mi chemin entre des rêves d’airs chaud et des photographies de couples jetés aux arrêts de bus.
Le jour est rentré dans l’appart, le jour volontaire, le jour ouranien.
La grandeur s’amenuise comme une carte postale. Mes poumons rouges de toux.
Mon regard a figé les gens dans la patience.
Des poussières encombrent ta vision du jour et ton sexe est chaud.
Les révoltes a demi-mots, la levé des rages mais en silence, résignées !

2
La patience des survivants attendant l’amour. Les rues ou marchent des cœurs aguerris jusqu'à yeux, d’autres marquent le pas appelant révolte et amour et ce mot inscrit dans le corps monte le long de la colonne et explose d’une contention sourde devant l’appât des poitrines imaginaires.
Derrière le paravent des familles, les sourires amicaux, ca rêve d’aimer, ca se tait…enfin

3
Mots d’abord simplement dis puis phrase jusqu'à la pathologie du dialogue sans interlocuteur.
Regarder le fil de sang couler comme une identité. Ca ne rêve plus, ca jouit dans un compte à rebours jusqu'à un tout à l’heure, le matin.
Nous nous étions enfoncé dans la nuit jusqu’au van froid qui se trouve sur un terrain prés de l’étang. Là équipé de notre enthousiasme insouciant nous nous réchauffions de cette poudre blanche. Si j’étais aussi acteur, c’était l’acte de défaire le garrot du bras de l’autre plongeant dans une jouissance, un orgasme. Au dehors dans cette nuit d’hiver, la terre craquelait l’obscurité.
Le rêve était dans nos veines. « Il était roi et j’étais reine…jusqu’au matin ». A d’autres nous narrions avec l’exactitude du junkie imaginaire qui hantait nos rêves, les circonstances, détails et notre vie, nos quotidiens naissaient de cette nuit froide et fondamentale. Pourtant dans les matins suivants nous étions ordinaires et travailleurs
L’adolescence est un rêve. A 36 ans je continue à le parcourir.


4
L’assemblée, une famille sous une nuit d’anniversaire. Des sourires polis mais faux. Je voudrais creuser jusque dans les profondeurs de leurs mâchoires et leur crever les yeux devant la puanteur de leurs entrailles. Seul l’enfant au milieu de ces crânes remplis d’immondices sourit comme un soleil, il avale toute la fange de ce rituel qui sent bon un cercueil de plus. J’étais là aussi et j’étais faux aussi, j’ai mis toute ma volonté a être un faussaire de cet instant de bonheur.
« Ho dites leur que je suis partis ! » j’aurais voulu qu’un tiers, un anonyme croisé dans les rues, même une ombre leur dise pourquoi je me suis levé de ma chaise, pourquoi j’ai claqué la porte, pourquoi j’ai préféré le froid d’avant l’hiver.
« Pourquoi, pourquoi ? » répètent ils
Dehors je me glisse, je m’accouple avec la lueur d’un lampadaire. Mes mensonges, mon personnage se dissolvent la lumière d’un soir d’automne.

5
Il fallait un « en marche », une saison lacrymale.
Tambours sur le cœur à faire des abattoirs de héros, ces personnages ordinaires que l’on lapide

O la nuit et la rage de dents devant nos portes
Le rêve devient fœtal de café en café
De cigarettes en cigarette
Le cœur a souffert cette nuit








marc
MacadAccro
MacadAccro

Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: poème et souvenirs...en vrac

Message  Sylvie le Sam 18 Déc - 8:40

Ce texte me parle...l'évasion, ne serait ce qu'un instant permet d'oublier la triste vérité du mensonge.

J'ai juste envie de dire:

" Qui des deux est le plus nuisible parfois?"

Sylvie

_________________
Sylvie

J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers

Sylvie
MacadAccro
MacadAccro

Messages: 3903
Date d'inscription: 10/09/2009
Age: 56
Localisation: France

http://sylvie.girardot.be/

Revenir en haut Aller en bas

Re: poème et souvenirs...en vrac

Message  Zlatko le Dim 19 Déc - 0:41

Un texte douloureux. Les mots crachés se dispersent, et chacun d'entre eux fait mal.
Décidément une "écriture au corps" qui me parle.

Z.

Zlatko
MacadAccro
MacadAccro

Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum