Derniers sujets
MacadaRoulette
MACAD’Actu
********
Un auteur à la Une de Macadam:
___________________________________________________________________
Le mot du mois
de Mars:
SUEUR... Transpirez sur ce mot !
___________________________________________________________________
- et notre superbe dico de l'improblable, Donnez votre définition de ROMESBIQUE
- _________________________________________________
poème et souvenirs...en vrac
Macadam :: MacadaTextes :: Textes courts
Page 1 sur 1 • Partager •
poème et souvenirs...en vrac
Matinée de décembre dans les murs.
Le pays a mi chemin entre des rêves d’airs chaud et des photographies de couples jetés aux arrêts de bus.
Le jour est rentré dans l’appart, le jour volontaire, le jour ouranien.
La grandeur s’amenuise comme une carte postale. Mes poumons rouges de toux.
Mon regard a figé les gens dans la patience.
Des poussières encombrent ta vision du jour et ton sexe est chaud.
Les révoltes a demi-mots, la levé des rages mais en silence, résignées !
2
La patience des survivants attendant l’amour. Les rues ou marchent des cœurs aguerris jusqu'à yeux, d’autres marquent le pas appelant révolte et amour et ce mot inscrit dans le corps monte le long de la colonne et explose d’une contention sourde devant l’appât des poitrines imaginaires.
Derrière le paravent des familles, les sourires amicaux, ca rêve d’aimer, ca se tait…enfin
3
Mots d’abord simplement dis puis phrase jusqu'à la pathologie du dialogue sans interlocuteur.
Regarder le fil de sang couler comme une identité. Ca ne rêve plus, ca jouit dans un compte à rebours jusqu'à un tout à l’heure, le matin.
Nous nous étions enfoncé dans la nuit jusqu’au van froid qui se trouve sur un terrain prés de l’étang. Là équipé de notre enthousiasme insouciant nous nous réchauffions de cette poudre blanche. Si j’étais aussi acteur, c’était l’acte de défaire le garrot du bras de l’autre plongeant dans une jouissance, un orgasme. Au dehors dans cette nuit d’hiver, la terre craquelait l’obscurité.
Le rêve était dans nos veines. « Il était roi et j’étais reine…jusqu’au matin ». A d’autres nous narrions avec l’exactitude du junkie imaginaire qui hantait nos rêves, les circonstances, détails et notre vie, nos quotidiens naissaient de cette nuit froide et fondamentale. Pourtant dans les matins suivants nous étions ordinaires et travailleurs
L’adolescence est un rêve. A 36 ans je continue à le parcourir.
4
L’assemblée, une famille sous une nuit d’anniversaire. Des sourires polis mais faux. Je voudrais creuser jusque dans les profondeurs de leurs mâchoires et leur crever les yeux devant la puanteur de leurs entrailles. Seul l’enfant au milieu de ces crânes remplis d’immondices sourit comme un soleil, il avale toute la fange de ce rituel qui sent bon un cercueil de plus. J’étais là aussi et j’étais faux aussi, j’ai mis toute ma volonté a être un faussaire de cet instant de bonheur.
« Ho dites leur que je suis partis ! » j’aurais voulu qu’un tiers, un anonyme croisé dans les rues, même une ombre leur dise pourquoi je me suis levé de ma chaise, pourquoi j’ai claqué la porte, pourquoi j’ai préféré le froid d’avant l’hiver.
« Pourquoi, pourquoi ? » répètent ils
Dehors je me glisse, je m’accouple avec la lueur d’un lampadaire. Mes mensonges, mon personnage se dissolvent la lumière d’un soir d’automne.
5
Il fallait un « en marche », une saison lacrymale.
Tambours sur le cœur à faire des abattoirs de héros, ces personnages ordinaires que l’on lapide
O la nuit et la rage de dents devant nos portes
Le rêve devient fœtal de café en café
De cigarettes en cigarette
Le cœur a souffert cette nuit
Le pays a mi chemin entre des rêves d’airs chaud et des photographies de couples jetés aux arrêts de bus.
Le jour est rentré dans l’appart, le jour volontaire, le jour ouranien.
La grandeur s’amenuise comme une carte postale. Mes poumons rouges de toux.
Mon regard a figé les gens dans la patience.
Des poussières encombrent ta vision du jour et ton sexe est chaud.
Les révoltes a demi-mots, la levé des rages mais en silence, résignées !
2
La patience des survivants attendant l’amour. Les rues ou marchent des cœurs aguerris jusqu'à yeux, d’autres marquent le pas appelant révolte et amour et ce mot inscrit dans le corps monte le long de la colonne et explose d’une contention sourde devant l’appât des poitrines imaginaires.
Derrière le paravent des familles, les sourires amicaux, ca rêve d’aimer, ca se tait…enfin
3
Mots d’abord simplement dis puis phrase jusqu'à la pathologie du dialogue sans interlocuteur.
Regarder le fil de sang couler comme une identité. Ca ne rêve plus, ca jouit dans un compte à rebours jusqu'à un tout à l’heure, le matin.
Nous nous étions enfoncé dans la nuit jusqu’au van froid qui se trouve sur un terrain prés de l’étang. Là équipé de notre enthousiasme insouciant nous nous réchauffions de cette poudre blanche. Si j’étais aussi acteur, c’était l’acte de défaire le garrot du bras de l’autre plongeant dans une jouissance, un orgasme. Au dehors dans cette nuit d’hiver, la terre craquelait l’obscurité.
Le rêve était dans nos veines. « Il était roi et j’étais reine…jusqu’au matin ». A d’autres nous narrions avec l’exactitude du junkie imaginaire qui hantait nos rêves, les circonstances, détails et notre vie, nos quotidiens naissaient de cette nuit froide et fondamentale. Pourtant dans les matins suivants nous étions ordinaires et travailleurs
L’adolescence est un rêve. A 36 ans je continue à le parcourir.
4
L’assemblée, une famille sous une nuit d’anniversaire. Des sourires polis mais faux. Je voudrais creuser jusque dans les profondeurs de leurs mâchoires et leur crever les yeux devant la puanteur de leurs entrailles. Seul l’enfant au milieu de ces crânes remplis d’immondices sourit comme un soleil, il avale toute la fange de ce rituel qui sent bon un cercueil de plus. J’étais là aussi et j’étais faux aussi, j’ai mis toute ma volonté a être un faussaire de cet instant de bonheur.
« Ho dites leur que je suis partis ! » j’aurais voulu qu’un tiers, un anonyme croisé dans les rues, même une ombre leur dise pourquoi je me suis levé de ma chaise, pourquoi j’ai claqué la porte, pourquoi j’ai préféré le froid d’avant l’hiver.
« Pourquoi, pourquoi ? » répètent ils
Dehors je me glisse, je m’accouple avec la lueur d’un lampadaire. Mes mensonges, mon personnage se dissolvent la lumière d’un soir d’automne.
5
Il fallait un « en marche », une saison lacrymale.
Tambours sur le cœur à faire des abattoirs de héros, ces personnages ordinaires que l’on lapide
O la nuit et la rage de dents devant nos portes
Le rêve devient fœtal de café en café
De cigarettes en cigarette
Le cœur a souffert cette nuit

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: poème et souvenirs...en vrac
Ce texte me parle...l'évasion, ne serait ce qu'un instant permet d'oublier la triste vérité du mensonge.
J'ai juste envie de dire:
" Qui des deux est le plus nuisible parfois?"
Sylvie
J'ai juste envie de dire:
" Qui des deux est le plus nuisible parfois?"
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: poème et souvenirs...en vrac
Un texte douloureux. Les mots crachés se dispersent, et chacun d'entre eux fait mal.
Décidément une "écriture au corps" qui me parle.
Z.
Décidément une "écriture au corps" qui me parle.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Sujets similaires» News en vrac
» bonjour mon ami poeme de jcl
» a mon kiné poeme de jcl
» LA VIE ET LA MORT POEME DE JCL
» citation ou poeme sur grossesse
» bonjour mon ami poeme de jcl
» a mon kiné poeme de jcl
» LA VIE ET LA MORT POEME DE JCL
» citation ou poeme sur grossesse
Macadam :: MacadaTextes :: Textes courts
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum









» Le beau mot
» Pas de ligne droite en marge de la nuit
» L'aigle et le cochon
» Décadence
» Dans un bar, une nuit...
» Une seconde... et Marie Laure
» Bonjour Macadamiens ;-)
» Polar