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Le plafond
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Le plafond
Il regardait le ciel sans le quitter des yeux, jamais. A aucun moment il ne détournait son regard de cette immensité bleue, laiteuse et ponctuée de traces blanches;
Rien, jamais ne l'empecherait de lever ses yeux aux ciel et d'y chercher la réponse , la seule et l'unique.
Le monde avait beau s'agiter tout autour, les sons des voix paniquées lui parvenaient à peine et ne faisaient qu'un bruit de fond qui le berçait encore davantage dans sa contemplation .
Il pensait aux étoiles , aux nébuleuses, aux trous noirs, à ces comètes au panache roux comme la chevelure de cette femme qu'il avait enlassé si souvent.
Il revivait les caresses des mains frôlant ses atomes et il s'entendait penser "on ne se touche jamais vraiment." Il plongeait dans ces abysses irisées , tourbillonnait en un éclair autour d'un astre mauve et revenait se poser là, sur l'herbe grasse et odorante. Puis, il repartait tracer dans l'espace des lignes et des courbes , traits de lumière qu'il laissait derrière son passage.
Rien ne viendra jamais perturber ce regard, posé pour l'eternité du monde sur ce ciel de Septembre.
Les oiseaux passeront, les saisons aussi et le monde continuera sa folle course.
Il restera la, jusqu'a la fin des temps à contempler le ciel. Les vagues viendront lécher la plante de ses pieds nus, les mousses pousseront sur sa peau . L'erosion fera même son oeuvre mais rien n'y changera jamais.
Les yeux resteront ouvert, vers l'eternel .
Lorsqu 'elle entra dans la pièce, la lumière était blanche.
Elle passa sa main sur ses paupières pour lui fermer les yeux , hésita une seconde et releva la tête vers le plafond blanc de la chambre et sourit.
En lettres de lumière, vaporeuses et mouvantes, il était écrit : je t'aime.
Rien, jamais ne l'empecherait de lever ses yeux aux ciel et d'y chercher la réponse , la seule et l'unique.
Le monde avait beau s'agiter tout autour, les sons des voix paniquées lui parvenaient à peine et ne faisaient qu'un bruit de fond qui le berçait encore davantage dans sa contemplation .
Il pensait aux étoiles , aux nébuleuses, aux trous noirs, à ces comètes au panache roux comme la chevelure de cette femme qu'il avait enlassé si souvent.
Il revivait les caresses des mains frôlant ses atomes et il s'entendait penser "on ne se touche jamais vraiment." Il plongeait dans ces abysses irisées , tourbillonnait en un éclair autour d'un astre mauve et revenait se poser là, sur l'herbe grasse et odorante. Puis, il repartait tracer dans l'espace des lignes et des courbes , traits de lumière qu'il laissait derrière son passage.
Rien ne viendra jamais perturber ce regard, posé pour l'eternité du monde sur ce ciel de Septembre.
Les oiseaux passeront, les saisons aussi et le monde continuera sa folle course.
Il restera la, jusqu'a la fin des temps à contempler le ciel. Les vagues viendront lécher la plante de ses pieds nus, les mousses pousseront sur sa peau . L'erosion fera même son oeuvre mais rien n'y changera jamais.
Les yeux resteront ouvert, vers l'eternel .
Lorsqu 'elle entra dans la pièce, la lumière était blanche.
Elle passa sa main sur ses paupières pour lui fermer les yeux , hésita une seconde et releva la tête vers le plafond blanc de la chambre et sourit.
En lettres de lumière, vaporeuses et mouvantes, il était écrit : je t'aime.
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LaLou
Re: Le plafond
Matisse, à la fin de sa vie, quasi impotent et allongé sur son lit peignit le plafond de sa chambre, à l'aide d'une longue baguette à laquelle était fixé un pinceau.
Tout art digne de ce nom est religieux. Soit une création faite de lignes, de couleurs : si cette création n'est pas religieuse, elle n'existe pas. Si cette création n'est pas religieuse, il ne s'agit que d'art documentaire, d'art anecdotique... qui n'est plus de l'art. (Henri Matisse).
On ne regarde jamais impunément un plafond...
Nilo, yeux au ciel.
Tout art digne de ce nom est religieux. Soit une création faite de lignes, de couleurs : si cette création n'est pas religieuse, elle n'existe pas. Si cette création n'est pas religieuse, il ne s'agit que d'art documentaire, d'art anecdotique... qui n'est plus de l'art. (Henri Matisse).
On ne regarde jamais impunément un plafond...
Nilo, yeux au ciel.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Le plafond
NOn, on ne regarde jamais impunement un plafond..
Merci à vous deux
Merci à vous deux
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LaLou
Re: Le plafond
je ne l'ai pas commenté ici, mais bon, tu sais que je l'ai lu 
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"Chaque pensée devrait rappeler la ruine d'un sourire." Cioran.
Re: Le plafond
Aujourd'hui j'ai décidé de rendre hommage au travail de Lalou en allant repêcher certaines de ses pages oubliées et de vous les offrir.
Nilo, Missing.
Nilo, Missing.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Le plafond
Il est toujours agréable pour un amoureux de posséder au-dessus de lui une bonne hauteur de plafond. Ce texte à l'univers très contemplatif arrange les angles avec du liquide micro-corpusculaire, à la manière d'une larme salée qui aurait dépassé par inadvertance les limites de l'atmosphère. J'apprécie ce texte qu goût de piment astronomique.
arthuro
arthuro

arthuro- MacaDeb

- Messages: 8
Date d'inscription: 01/09/2011
Age: 30
Localisation: Nantes
Re: Le plafond
J'ai fait le vœu de mettre mon aumône dans la sébile de tous les mendiants que je trouverai sous toutes les portes cochères qui mènent au Petit Etablissement de Crédit que je viens d'ouvrir au profit de ceux qu'en ont pas besoin. En particulier à la Quatrième liste que j'vous ai filée.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant dans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...
Dédé.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant dans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...
Dédé.
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Ciao les gonzesses, c'était Dédé.

Dédé- MacaDédé

- Messages: 1885
Date d'inscription: 04/09/2009
Re: Le plafond
J'ai relu ce texte avec plaisir, comme quoi les démarches de Dédé pour nous proposer d'anciens textes à la relecture (ou lecture) ont du bon.
Nilo, come back.
Nilo, come back.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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