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Dominicale

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Dominicale

Message  vali le Mar 11 Jan - 21:21

Macabres souvenirs. Dimanche de merde.
Ce midi une dispute a éclaté entre mes voisins et moi. Comme une mélasse immonde, des images enfouies jusqu'alors se sont rappelées à ma mémoire. De plein fouet, j'ai subi cette réminiscence...C'est un crachat reçu en pleine face ! Un mollard, vert, laiteux comme une
huître, qui dégouline encore sur mon visage...J'aurai tant voulu l'essuyer du
revers de la manche...Mais hélas, je ne peux que le ressentir.
Un dimanche ordinaire accidenté par des mots, des gestes.
Depuis plusieurs semaines, des remarques désobligeantes, faites par mes voisins, sur l'éducation de ma fille, m'avaient blessé. Comment ses gens pouvaient-ils me juger ? Après tout, ils n'étaient rien pour moi !
Le mot de trop.
Je suis descendue dans le jardin, déterminée à enfin faire entendre ma voix à ses petites gens. Ils étaient à table. Un couple d'une soixantaine d'années, très bien conservé qui s'étaient approprié la cour sous prétexte qu'ils étaient, d'une part les plus anciens de la copropriété, et d'une autre part parce qu'ils étaient les doyens.
Je me suis adressée à la femme, poliment, mais en haussant le ton ! Elle était face à moi et son mari, en bout de table, à sa gauche, écoutait. Tout bascula. En une fraction de seconde, j'étais actrice d'un film où la violence et la haine se côtoyaient allègrement !
Ce mari ! au nom de l'amour ! Mais de quelle forme d'amour ? Au nom d'un amour protecteur a osé m'insulter !
Au début interloquée, abasourdie, je ne sus que répondre.
-On ne parle pas comme ça à ma femme ! ! Vociférait-il !
Mais qu'avais-je dit ? je n'avais pas été irrespectueuse, ni désobligeante.
J'avais simplement contesté un comportement que je jugeais mal venu. Ces personnes n'étaient pas de ma famille et n'avaient rien à exiger de moi !
-Sors de chez moi ! hurlait-il !
-Je suis aussi chez moi ! La cour est à tout le monde !
Il s'était levé ! Et plus le ton montait, et plus je reculais ! Un mauvais film.
Tant de haine dans un visage. De la haine en réponse à de simples mots,
comme s'il n'y avait aucune autre forme de langage que celui du corps
poussé à l'extrême !
Arrivée en bas de l'escalier qui menait à mon appartement, je repris le dessus, ou du moins essayais-je ! Cet homme me faisait peur ! Je ripostais en paroles, prête à ne pas bouger et à rester ici, puisque que c'était, aussi, chez moi ! Voyant que je ne voulais pas monter et rentrer, il me poussa fortement ! j'eus un mouvement de recul ! Il avait porté la main sur moi !
C'est à cet instant que tout refit surface ! Un trop plein d'émotions, des souvenirs ressurgirent et me transportèrent cinq ans plutôt...
Cinq années en arrière.
Une soirée qui devait être agréable, chez des amis, a très vite tourné au cauchemar.
Mon compagnon, le père de ma fille, avait des problèmes d'alcool. Cela durait depuis des années et avait empiré avec la venue de mon simagnifique bébé ! Ce fameux soir, je l'avais confiée à ma maman.
Il était plus de 20 heures, comme à son habitude, il était en retard ! Il arriva ivre. Il sortait d'une réunion professionnelle et avait, ensuite, été boire quelques verres avec un de ses collègues ! quelques verres ! Des verres de trop !
À bout de force face à cette situation, je ne disais rien. Je savais que c'était inutile, puisque, dans cet état, il était impossible de le raisonner. Monsieur ! qui empestait l'alcool, me raconta une histoire incroyable. Il venait, selon ses dires, d'écraser les jambes d'un inconnu. Cet homme ! toujours selon lui, n'avançait pas assez vite sur le périphe qui était bien engorgé. Ce comportement, l'aurait énervé, il serait sorti de la voiture pour discuter. Mais de quoi ? Dans l'état second dans lequel il était, c'était impossible de dialoguer puisque la conversation n'était qu'un simple monologue où l'autre protagoniste ne faisait que hocher la tête en signe d'approbation !
En colère ! Il aurait frappé le conducteur qui se serait écroulé sur le sol, et pour en rajouter une couche, il lui aurait roulé sur les jambes en s'enfuyant ! ! !
Quelle horreur ! Je le regardais, abasourdie... Comment faire la part des
choses entre le vrai et le faux Dans son état d'alcoolémie avancée, n'avait-il pas exagéré la scène ? Quand bien même, son comportement n'était pas excusable.
-Que me racontes-tu là ? Tu es fou ou quoi ? Tu as réellement roulé sur ses jambes ? Criais-je en levant les bras au ciel.
Il se mit à ricaner, fier de son comportement !
-Bien sûr ! Qu'est-ce que tu crois ! Je ne vais pas me laisser emmerder par
un connard !
Il continuait à glousser...J'aurai tant aimé qu'il s'étouffe !
-Tu n'es pas d'accord ! Je me suis défendu ! Il l'a bien cherché !
Comment pouvais-je cautionner ses actes ?
-Mais ça ne va pas ? Ce type ne t'a rien fait ! Et puis tu as encore bu ! tu es vraiment fou ! À cet instant, je compris que j'en avais trop dit ! Le ton changea ! J'étais prisonnière dans mon appartement.Nul doute, j'allais morfler.
Comme chaque femme l'aurait fait avant de sortir, je m'étais maquillée, habillée.
-Tu ressembles à une pute ! m'affirma-t-il en me regardant fixement.
-Tu me dégoûtes, je vais prendre un verre !
Il se dirigea vers la cuisine.
-Je porte un pantalon tailleur, je te signale ! Je ne suis pas habillée de façon vulgaire !
Une phrase me hantait... " J'ai roulé sur les jambes de cet homme ". " J'ai roulé sur les jambes de cet homme ! ". " J'ai rouuuulééééé ! "
La police ! Quelqu'un avait sûrement prévenu la police ! Un acte aussi grave ne pouvait pas être sans conséquences ! Je lui fis remarquer, mais pour lui ce geste était aussi banal que de dire bonjour.
Il déboula brusquement de la cuisine !
-Alors ! comme ça tu n'es pas du côté de ton mari ? Tu aurais fait quoi à ma place ? de la haine dans ses yeux se lisait, une méchanceté méconnue : celle des fous, il me semble !
-Et bien... déjà je ne serai pas descendu de voiture...Répliquais-je avec une voix étouffée. Je me sentais mal, je devais lui répondre même si j'avais envie de fuir, la peur qu'il m'inspirait lorsqu'il était dans cet état, était incommensurable ! Je respirai profondément...fff...fff...Sur ma lèvre supérieure, je sentis une petite excroissance, je passais ma langue dessus.
C'était une petite boule, presque imperceptible à l'oeil nu, mais qui se
manifestait toutes les fois où j'éprouvais du stress. J'évitais sa proximité, reculant, me blottissant près de la chaleur du radiateur tel un petit animal blessé. Il m'était déjà arrivé de recevoir une gifle dans un moment similaire. C'est pourquoi j'avais appris à me taire, à
acquiescer à toutes les horreurs qu'il me décrivait, me soumettant à l'état de pauvre femme battue, humiliée ! Les gestes étaient moins blessants que les mots. Être rabaissé comme une moins que rien, une femme n'ayant aucun pouvoir, aucune force, était bien pire encore !
Moins que rien ! Je n'étais alors qu'une moins que rien ! S'il existe sur cette terre quelque chose ou quelqu'un de plus petit que rien et bien moi ! oui moi ! je le devenais très souvent au point presque de me persuader que cet état faisait partie de ma personnalité.
La peur au ventre ! Envie de déféquer ! Non ! Il ne faut pas qu'il nes'approche de moi ! Non ! Ne rien dire ! Si plutôt affirmer ses dires...N'être rien qu'une merde !
Inconsciemment je devinais ce qui allait se produire...
-Allez viens t'asseoir près de moi, me suppliait-il.
Ne pas lui montrer que je le craignais !
-J'ai froid, je suis bien les mains sur le radiateur, et tu sais à quel point elles sont toujours glacées, miaulais-je.
-Viens, je te dis !
Obéir ! Il le fallait !
Je m'installais à ses côtés sur le canapé, il m'enlaça et m'embrassagoulûment. De la salive alcoolisée inondait ma bouche...J'eus une envie de vomir...Je n'éprouvais aucun plaisir à ses baisers, je jouais à la femme éperdument amoureuse, mais hélas j'étais une bien piètre actrice. Des commissures de sa bouche s'échappait un filet de bave identique à la traînée mousseuse que les escargots laissent sur leur passage. Cette salive
que je n'avais pas pu avaler tant elle était moribonde, causa ma perte !
Toujours assise près de lui, je réussis à me dérober de son étreinte. Et là ! le coup parti ! bref ! sec ! Au lieu de la gifle habituelle avec la paume de sa main, il utilisa cette fois-ci son poing qui fit un mouvement latéral vers la droite pour me frapper sur la joue gauche. Chlac ! Un silence...Le vide.
Ça résonnait dans ma tête. Plus que la douleur, le geste était terrible ! Chlac !
Vite, je me levais et me réfugiais près du radiateur !
-Non ! Non ! Je te crois ! C'était ce qu'il y avait de mieux à faire ! Ce type n'aurait pas dû te parler de la sorte !
Il fallait calmer le jeu !
-Tu mens sale pute !
-Non je t'en supplie ! Nan ! Je suis avec toi ! recule...S'il te plait !
Fou ! il était fou ! Une rage. La rage. Sa rage !
Je ne sais comment je me suis retrouvée étendue sur le parquet, ne disant rien et recevant tantôt des coups de pieds dans le ventre, tantôt une rafale de coups de poing. J'étais empoignée par les cheveux, traînée sur le sol. Je n' hurlais pas. Je subissais. C'était lui qui meuglait. Je ne comprenais rien. Absolument rien à son discours. J'étais transbahutée de droite à gauche, muette et sans douleur physique. Morte. Il me semble.
Non ! Je suis bien vivante ! Je pense ! Mon esprit s'acharne à me sortir de
cet enfer !
Me défendre ! Mais comment ? J'ai les yeux clos, je ne vois rien, ne calcule rien !
Je me traîne jusqu'à la cuisine... Il faut que j'abrège ces souffrances non ressenties ! Il faut qu'elles cessent...Je suis étourdie. Je vais m'évanouir. Mon esprit reprend le dessus ! Grâce à une force insufflée par je ne sais quel dieu, je réussis à me lever, traînant derrière moi, ce boulet de petit ami !
Et là ! Telle une guerrière brandissant son épée, j'attrapais un couteau sur l'étal de la cuisine, et lui enfonçait violemment d'une traite dans le ventre !
Surpris, il me fixa, je ne détournais pas les yeux. Nous étions l'un contre l'autre ! Je ressentais les palpitations de son coeur qui faisait écho dans mon corps ! Nos respirations se substituaient aux mots. La lame du couteau était toujours dans son ventre et je tenais fermement le manche dans ma main. Dans cette main ! oui ! dans cette main, j'avais son destin !
J'aurais voulu lire dans son regard du remords ! Pas de supplication non plus... Alors j'ai tourné une bonne dizaine de fois la lame dans son corps, remuant ses entrailles, explosant tout ce que je pouvais...Toujours il me regardait, ne fléchissant pas. J'ai retiré le couteau, lentement, savourant la tiédeur du sang chaud qui coulait sur ma main. Toujours il était debout !
-Crève !
Boum ! Une grosse merde gisant le sol. Les mouches n'en auraient même pas voulu pour dîner.
Je m'écartais du corps. Un gros soupir. Soulager ? À bout de force ? Je ne sais toujours pas à l'heure actuelle.
Je le regarde. J'ai du mal à déglutir. Serais-je devenu comme ce monstre ? Je n'éprouve aucune peine. Tant de fois, j'ai rêvé qu'il se tue en voiture, qu'on le tabasse à mort, mais je n'ai jamais imaginer que ce soit moi qui mette fin à mon cauchemar...
On tambourinait à la porte de l'appartement. J'entendais : " police !ouvrez ! "
Ils finirent par défoncer la porte. Je n'avais pas bougé.
Les pompiers m'emmenèrent à l'hôpital, choquée, désemparée...mais libre ! La police avait été alertée par mes voisins. Évidemment ils conclurent à la légitime défense.
Nous avons un cerveau merveilleux. Le mien a occulté une partie de cette
soirée. Vous savez la fameuse mémoire sélective. Je ne me souviens pas de
la douleur. Lorsque je repense à cette scène, j'y assiste en spectatrice et non en victime.
J'ai mis plusieurs jours avant de me regarder dans le miroir. Je savais que j'avais le visage tuméfié, les lèvres éclatées, des poignées de cheveux en moins, des hématomes un peu partout sur le corps. Je savais aussi que le cadavre dans la cuisine aurait pu être le mien.
Ce dimanche, malgré la promesse que je m'étais faite, un homme avait
porté la main sur moi ! À moindre degré certes...La démesure du geste par
rapport à mes mots m'avait transporté dans un autre enfer...


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Re: Dominicale

Message  Nilo le Jeu 13 Jan - 17:51

Bon, j'ai voulu m'y mettre mais bon. Trop dense pour moi à l'heure qu'il est.
J'aurais aimé avoir un peu d'air et là j'en manque.
Je reviendrai lorsque je me saurai capable de me mettre en apnée dans les pages...

Nilo, remonté à la surface.

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Re: Dominicale

Message  LauraDavies le Ven 14 Jan - 19:09

Les bons sentiments font parfois de la "moyenne" littérature.
Lol, ni noir ni blanc.

Le texte est intéressant pour un psychologue, pas pour un lecteur.
Les textes de Vivant sont un contre-point parfait. La remise en question du narrateur.
Ici, le débat est clos, l'alcoolo et la femme battue.
Et les clichés.

Un jour le soleil se lèvera aussi.

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Re: Dominicale

Message  vali le Ven 14 Jan - 19:28

la vie des femmes battues se résumeraient pour vous à des clichés? car dans ce texte c'est une partie de ma vie qui est décrite. une partie oubliée et terminée. des clichés...

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Re: Dominicale

Message  Dam le Sam 15 Jan - 18:05

J'ai bien lu ton texte comme un aveu (pas un navet) et c'est bien de l'avoir sorti ; parce qu'au fond, le drame c'est de ne pouvoir en parler, par honte. C'est une bonne chose à deux points de vue, donc.

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Re: Dominicale

Message  Tinuviel le Sam 15 Jan - 18:17

Bons sentiments et clichés...

'tain, la critique sur la qualité littéraire d'un texte, d'accord, mais un minimum faire gaffe à ce qu'on dit ça n'arrache pas la peau des couilles non plus.

Essayez d'avoir la moindre idée de ce que ça peut faire d'être recroquevillé dans un coin de pièce, à macérer dans sa flaque de pisse - parce qu'on a eu tellement la trouille qu'on s'est fait dessus - en se demandant que - pitié - les mômes ne se réveillent pas et ne voient pas ça, et vous reviendrez parler de clichés et de bons sentiments.


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Re: Dominicale

Message  vali le Sam 15 Jan - 20:09

Tinuviel a écrit:Bons sentiments et clichés...

'tain, la critique sur la qualité littéraire d'un texte, d'accord, mais un minimum faire gaffe à ce qu'on dit ça n'arrache pas la peau des couilles non plus.

Essayez d'avoir la moindre idée de ce que ça peut faire d'être recroquevillé dans un coin de pièce, à macérer dans sa flaque de pisse - parce qu'on a eu tellement la trouille qu'on s'est fait dessus - en se demandant que - pitié - les mômes ne se réveillent pas et ne voient pas ça, et vous reviendrez parler de clichés et de bons sentiments.

merci

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Re: Dominicale

Message  Nilo le Sam 15 Jan - 20:49

Même les bonnes photos peuvent n'être que des "clichés".
Et les sentiments (bons ou mauvais) ne font pas forcément de de la bonne littérature, il arrive même qu'à trop les laisser paraître on leur enlève de leur force, aussi grande et sincère soit-elle.
Je n'ai toujours pas lu ton texte Vali, mais ce que je sais c'est que la liberté d'écrire donne, de fait, au lecteur celle de dire. Et quand le lecteur est un grand auteur doublé d'un homme cultivé il faut lui faire confiance sur la "littérature" même si son avis peut déplaire.
Les exemples ne manquent pas. Louis-Ferdinand Céline n'a pas été très tendre avec ses "pairs" qui le lui ont bien rendu. Et je préfère ce bon docteur Destouches au rampant existentialiste qui fut une de ses cibles même si je lui accorde quelque valeur dans son théâtre.
Céline n'était pas tendre mais c'était un homme cultivé et un grand auteur. "Dire" ne lui a pas porté bonheur, écrire non plus d'ailleurs. Pourtant il est et restera un des plus grands écrivains de tous les temps, ce qui n'est pas forcément valable pour nombre d'entre ceux qui n'ont pas apprécié ses critiques sans pouvoir attaquer sa qualité d'écriture.
LoL a le même genre d'intégrité, celle de dire au risque de déplaire. Reconnaissons lui cette immense qualité, même si parfois ce qu'il dit déplait.

Je viendrai te lire ici Vali, je l'ai déjà dit. Et je te dirai...

Nilo, et je te dirai.

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Re: Dominicale

Message  Tinuviel le Sam 15 Jan - 22:36

Et quand le lecteur est un grand auteur doublé d'un homme cultivé il faut lui faire confiance sur la "littérature" même si son avis peut déplaire.


Je suis d'accord avec toi, Nilo, en ce qui concerne le droit de dire et le fait qu'à partir du moment où on donne à lire, on s'expose à la critique.
Mais il y a la manière de dire, et le fait que, même "grand" et même derrière un écran, on s'adresse à une personne qui, manifestement, a mis ses tripes sur la table. Perso je n'ai pas réagi négativement à l'avis littéraire, mais simplement au manque de considération qui m'a choquée.

Que ce texte ne soit peut-être pas qualitatif est une chose, mais être un "grand auteur" ne confère pas plus qu'à n'importe qui l'impunité de manquer de tact et de respect en le disant. Le couvert de la notoriété ou de la culture n'a jamais, à mes yeux, légitimé la méchanceté. Je trouve d'ailleurs ton argument fallacieux, comme si le fait que ce commentaire vienne d'un bon auteur efface automatiquement tout le reste.
L'humanité aura toujours à mes yeux tellement plus d'importance que le talent ou la "grandeur".

Tu sais, toutes ces petites choses ridicules que sont la gentillesse, la considération, l'élégance, même vis à vis du petit peuple... la même précisément que tu manifestes dans certains de tes commentaires vis à vis de certaines personnes que tu aimes bien.

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Re: Dominicale

Message  vali le Dim 16 Jan - 10:54

Je sais très bien qu'en venant ici je m'expose à la critique...c'est le jeux. j'ai réagi sur le fait qu'on exprime son opinion sur un sujet que l'on ne connait pas forcément ou simplement à travers les journaux etc...Pour être allée à des réunions de femmes battues, je peux vous assurer que malheureusement le quotidien de ces femmes ressemblent à des clichés.
Je sais que ce texte est lourd, pesant, c'est l'atmosphère que je voulais y décrire, la forme n'y est peut-être pas. J'ai reçu des avis, j'ai pris note.
Sujet clos.

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Re: Dominicale

Message  Dam le Dim 16 Jan - 17:44

La forme y est bonne, sauf qu'il manque le dialogue qui a tout déclenché. Certains détails "vivants" donc que tu as décidé de ne pas révéler, c'est un choix...

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Re: Dominicale

Message  Nicolas Gleyze le Jeu 20 Jan - 23:12

Au debut, j'ai pensé a une fiction puis Il est devenu évident que c'était un témoignage. a partir de là, le style purement factuel ne me gêne pas. J'ai bien aimé le couteau qui tourne dans le ventre et le plaisir qui va avec. Tu pourrais peut etre aller plus loin Dans l'expression de cette violence.

Par contre je ne comprends pas pourquoi tu ne reviens pas a la situation initiale, il y avait matière a découper le couple a la tronçonneuse.

Désole pour les fautes et accents, c'est le téléphone et il est tard Smile

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Re: Dominicale

Message  Dédé le Lun 31 Oct - 18:30

J'ai fait le vœu de mettre mon aumône dans la sébile de tous les mendiants que je trouverai sous toutes les portes cochères qui mènent au Petit Etablissement de Crédit que je viens d'ouvrir au profit de ceux qu'en ont pas besoin. En particulier à la Deuxième liste que j'vous ai filée.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant sans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...

Dédé.

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Ciao les gonzesses, c'était Dédé. Cool

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