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Signature à l'abattoir.
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Signature à l'abattoir.
Appétissante synthèse du mot-charnière.
Le cri ricoche dans l’étouffoir : le poète ou l’écrivain crée sa surdité. La prose assourdit la prose. Comme il vagit, les yeux et les tympans crèvent ; les membres s’alourdissent. Comme il se fuyait fort - cherchait un siège ; comme il se plante - les racines meurent. Prison des fœtus vieillissants.
Ogres, mangeurs de routes, funambules d’horizons roses ; rois bâilleurs aux trônes d’argent! Je cherche le sens des fuites - points cardinaux de vos angoisses. J’ignore, dans la fuite ou l’assise, qui sait le dernier râle.
Le jour, les mots noirs salissent l’aube : la nuit, ils trouent l’espace en gyrophares. Sur les paumes du poète, paissent les troupeaux d’images, les métaphores à cornes - signature à l’abattoir!
Le mot n’a pas d’âge. L’enfant, le vieillard, partagent sa brutalité et son mythe : les verrous sont l’excuse des faibles. Aux terres bombardées, quand la terre siffle et bave, leurs empreintes se confondent. Assez de ces bricoleurs d’âme, de ces empailleurs de souvenirs! Assez de larmes aux grands charniers! Je hais les vieux et leurs moratoires bègues : aux chiens de la liberté, la sagesse en croquettes?
J’aspire aux destructions rapides. Arrêtez-moi: ritournelle du manège en flammes.
Z 16 01 11
Le cri ricoche dans l’étouffoir : le poète ou l’écrivain crée sa surdité. La prose assourdit la prose. Comme il vagit, les yeux et les tympans crèvent ; les membres s’alourdissent. Comme il se fuyait fort - cherchait un siège ; comme il se plante - les racines meurent. Prison des fœtus vieillissants.
Ogres, mangeurs de routes, funambules d’horizons roses ; rois bâilleurs aux trônes d’argent! Je cherche le sens des fuites - points cardinaux de vos angoisses. J’ignore, dans la fuite ou l’assise, qui sait le dernier râle.
Le jour, les mots noirs salissent l’aube : la nuit, ils trouent l’espace en gyrophares. Sur les paumes du poète, paissent les troupeaux d’images, les métaphores à cornes - signature à l’abattoir!
Le mot n’a pas d’âge. L’enfant, le vieillard, partagent sa brutalité et son mythe : les verrous sont l’excuse des faibles. Aux terres bombardées, quand la terre siffle et bave, leurs empreintes se confondent. Assez de ces bricoleurs d’âme, de ces empailleurs de souvenirs! Assez de larmes aux grands charniers! Je hais les vieux et leurs moratoires bègues : aux chiens de la liberté, la sagesse en croquettes?
J’aspire aux destructions rapides. Arrêtez-moi: ritournelle du manège en flammes.
Z 16 01 11

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: Signature à l'abattoir.
vraiment un très bon texte. ça se ballade avec acharnement entre poésies et réflexions ou plutôt les deux se mêlent. je t'encourage a approfondir ces thématiques là, cette prose.
du bon et beau travail
du bon et beau travail

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: Signature à l'abattoir.
Cette écriture là te va très bien, mais tu le sais.
Le jour où tu arriveras à en faire vraiment l'essence de ton travail, tout en cris et finesse, entre prose et poésie, tu toucheras TON bonheur d'écrire et les cris se tairont dans les mots enfin apaisés.
Mais en attendant, ne change rien à tes habitudes, cherche..
Nilo, coup de grâce.
Le jour où tu arriveras à en faire vraiment l'essence de ton travail, tout en cris et finesse, entre prose et poésie, tu toucheras TON bonheur d'écrire et les cris se tairont dans les mots enfin apaisés.
Mais en attendant, ne change rien à tes habitudes, cherche..
Nilo, coup de grâce.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Signature à l'abattoir.
Beaucoup de caractère, une poésie de caractère, mais rien de caractériel. C'est tranché, et je devine assez bien pourquoi : faire cavalier seul.
Dam, dès art sonné.
Dam, dès art sonné.
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