Derniers sujets
» Bonjour Macadamiens ;-)
Aujourd'hui à 17:13 par Carmen P.

» Polar
Aujourd'hui à 16:20 par flo

» Dans un bar, une nuit...
Aujourd'hui à 13:22 par Lamouscaille

» Il avait le teint gris
Aujourd'hui à 11:12 par léo

» Pensées flottantes
Aujourd'hui à 11:04 par léo

» Une infinité de mathématiciens assoiffés
Aujourd'hui à 10:55 par Io Kanaan

» un laurasonne (pour Laura Davies)
Hier à 10:58 par wielkiwilk

» Les suppos de Satan (partie 1)
Mer 23 Mai - 22:52 par Zlatko

» halètements (extrait)
Mer 23 Mai - 20:41 par Lalou

MacadaRoulette

Chaque clic vous envoie vers un univers différent au hasard
 
MACAD’Actu
 
********
Un auteur à la Une de Macadam:

 

 ___________________________________________________________________

Le mot du mois

de Mars:

 SUEUR...   Transpirez sur ce mot !

___________________________________________________________________

  • et notre superbe dico de l'improblable, Donnez votre définition de ROMESBIQUE
  • _________________________________________________


-
Le Macadam se déroule

RETROUVEZ TOUS LES
INTERVIEWS DES AUTEURS


Sénégal,France Mars à Juillet 1974, Marc tremsal, 56°57°58 °59° Bon°

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sénégal,France Mars à Juillet 1974, Marc tremsal, 56°57°58 °59° Bon°

Message  tremsal le Mer 2 Fév - 18:07


Voulant déjeuner dehors, on attendit un moment. Enfin on s’installa et bien sûr, la conversation se poursuivit sur notre voyage. Ce restaurant genre guinguette, était sympa. Les enfants voulaient en savoir plus. Sans rentrer dans le détail, ni sur certains aspects négatifs, on leur raconta notre voyage au parc national de Niokolo Koba. Après un bon repas, on rentra à la maison. Christian avait des devoirs et l’on rentra à la maison. Isabelle resta à l’atelier avec moi et se mit à dessiner. La journée de Dimanche se poursuivit sagement, toujours très sensible, attentionnée, Isabelle dessina un paysage sauvage qui rappelait.. l’Afrique. Elle était heureuse, comme peut être une jolie petite fille de huit ans, ayant appris que sa vie allait complètement changée…
--Papa, il est beau mon éléphant ! Je sais que tu les aimes.
--Je ne pourrais pas faire mieux.
--Papa, mes amies de classe, vont me poser des quantités de questions! Et mes cours de danse?
--Ne t’ inquiètes pas mon Isa…Tout ira bien.
Je lui répondis que la vie était ainsi faîte, et que parfois le destin nous imposait de nouveaux choix. Nos deux enfants allaient à l’école des Raguidelles, à deux pas de la maison, depuis le début de leur scolarité. Je m’en voulais de n’avoir pas pris assez de renseignements, pour les écoles au Sénégal. De toute façon se serait, ou au village de Nianing ou à la ville de M’Bour. Je notais à ce sujet, d’envoyer un télex à Armande, dès que nous aurions notre rendez-vous à Jet Tours. Pour mon arrivée, mon assistant, Monsieur François m’avait laissé des messages et des rendez-vous de clients. De toute façon il serait là demain matin. J’avais aumoins une cinquantaine de personnes à voir et à qui il faudrait expliquer…mon départ.



*







« Souvenirs d’un temps passé »
De Carthage à Lutèce.
Rastignac…






…Je suis arrivé de Tunisie à Paris fin 1960, en Caravelle, avec en poche le montant de la vente d’une soixantaine de tableaux, de mon exposition, « Souvenirs d’un temps passé ». Plusieurs huiles, gouaches, fusains, réalisées en quelques mois, dés ma libération, à partir d’esquisses de visages, de paysages, et de diapos faîtes en Algérie. Mes parents, la famille, les amis étaient très surpris de cette rapidité d’exécution. Il me tardait d’aller à Paris ! Le vernissage fut dés plus réussi et mes anciens professeurs des Beaux Arts, Bergeole, Saada, Hue, étaient présents. Débarquant à Paris, avec dans ma poche aussi, l’acquis de cinq années d’école des Beaux Arts et mon service militaire accompli.
Le plus urgent fut de trouver une chambre et j’eus de la chance.
Dans le 16eme, au métro Passy, chez une dame très bien, une location à un tarif raisonnable. A deux pas, « Aux caves de la Tour Effel », lieu, ou je déposais ma première toile à la vente. Une huile, scène nocturne de rails, de feux clignotants,de locomotives...qui sera acheter par Madame Moss, en Suisse, la soeur de mon futur ami, Jean-Claude Eger.C'était une amoureuse des trains anciens...
D’ un grand intérêt, je possédais quelques noms et adresses, que mon père m’avait inscris sur mon carnet. Ma première rencontre, Monsieur Cohen Adria, journaliste, homme de presse à Tunis, et lui aussi, étant rentré en catastrophe, continua son métier de journaliste. Il travaillait à « Paris presse l’intransigeant ». Il me réserva un très aimable accueil. Il m’orienta vers un imprimeur, Monsieur Sicard, qui me donna des bases de ce noble métier d’imprimeur. Il me présenta à un publicitaire, Monsieur Bernardin, avec lequel en trois ans, j’acquis une bonne formation en tant que graphiste. Nous avions des travaux avec les grandes agences, Synergie, Publicis, et des clients en «direct». Notre photographe attitré était Guy Arsac, basé à Pigalle. Un autre très sympa, Jean-François Clair, qui un jour en panne de mannequin bébé, me demanda de lui amener Christian qui devait avoir deux ans, pour une pub, pour Rhovyl…

Notre installation « Au Donjon », tour de style féodal datant de 1926, à Suresnes ne tarda pas. C’est grâce à un ami parachutiste, Sandro, qui n’est plus de ce monde, que nous avons découvert Suresnes. Il m’avait présenté à un des propriétaires du Donjon. Nous étions installés au quatrième, pour la naissance de Christian. Un vrai coup de foudre nous engagea à louer, puis à acheter par la suite, avec un crédit sur vingt cinq ans, un appartement et un garage. Au rez-de-chaussée sur rue, dans l’ancien local transformé, mon atelier pris son essor au fil des années. Ensuite on s’installa au premier étage, plus grand, pour « accueillir », notre Isabelle. Ces deux logements, avaient une vue unique sur le Paris que nous aimions et ou nous vécûmes heureux…

*


Je décidais de me séparer de Bernardin, surtout pour des raisons personnelles, et pour enfin me mettre à mon compte, ayant des velléités d’indépendance. Sans vouloir trop m’étendre sur les années 60 /70, et rentrer dans le détail de cette profession libérale, j’aimerais vous parler d’une personne qui a beaucoup compté dans ma vie. Il s’agit de mon grand ami parisien, Jean-Claude Eger, écrivain, et légataire testamentaire de Raoul Dufy. Véritable puits de culture, il me fit découvrir Paris et m’encouragea dans le métier que j’avais choisi. Maurice Escande, grand acteur, Sociétaire et administrateur de la Comédie Française, que nous avions connu en Tunisie, lors des grandes tournées de la Comédie Français, me fit travailler aux ateliers de décors de l’illustre Théatre. Grace à lui, je fis la connaissance de Jean-Claude Eger, lors d’un entracte, de la pièce Britanicus. Jean-Claude était un homme attachant. Ami fidèle, aux attentions multiples, auteur de plusieurs ouvrages littéraires et de la pièce « Procès des Templiers », avec les jeunes acteurs, Pierre Clementi, Jean-Pierre Kalfon, etc. Jean-Claude était aussi un expert de la grande peinture. Il me fit connaître la prestigieuse famille Oury. Avec Marcelle Oury, la mère de Gérard, pendant plusieurs années, nous réalisâmes sous forme de plusieurs grands livres, de justificatifs de presse, de photos, l’œuvre de la vie de Gérard, l’acteur et le réalisateur. Notre ami Jean-Claude, à l'abondante chevelure, fut surnommé « Le Lion » par Gérard Oury.

Dés le début de notre amitié, il fut très marqué par l’expulsion de mon père, lors de la guerre de Bizerte, en Tunisie. Grâce aux closes de rapatriement, nous avions pu ramener des meubles, les livres, la vieille chevrolet de 1945 et une dauphine. Comme beaucoup de rapatriés, mon père se trouvait dans une grande difficulté financière. Etant dans les Vosges, et devant commencer une nouvelle carrière de médecin d’hygiène scolaire, il lui fallait une voiture adapter au rude climat de ce département. Jean-Claude, généreusement, me permit de racheter à mon père, la Dauphine, à un prix très correct, ce qui me fit bien sur un très grand plaisir…Et de rouler dans Paris avec cette chère petite voiture.
Je pourrais remplir des pages et des pages, sur toutes ces années Suresnoises et Parisiennes, sur cet ami si cher, et tous les gens que j’ai rencontrés, connus, et appréciés, mais je me limiterais à quelques souvenirs…de personnes.

*


Claude Chabrol était devenu plus qu’une relation, un ami. Dès que nous avions fait connaissance dans le milieu très spécial, des producteurs de Cinéma. (André Genovés, Pierre Braumberger), Chabrol, me permis de réaliser les affiches et tout le matériel publicitaire des films les « Biches », de « La Femme Infidèle », de « Que la Bête Meurt »… J’avais beaucoup d’estime pour lui et il m’avait à sa façon bien à lui, imposé dans le milieu du cinéma.
--Jean-Marc, vous êtes Rastignac, ne l’oubliez jamais !
C’était un personnage très érudit, très drôle et un grand réalisateur. Il y avait aussi Monsieur Morskoï, homme de qualité, un concurrent de Georges Cravenne, qui m’avait permis de faire l’affiche du « Feu Follet » de Louis Malle, ainsi que les panneaux annonçant le film à la Nostra de Venise. J’avais souvent le plaisir de faire les couvertures du Film Français et de la Cinématographie Française, annonçant des Films. François Reichenbach me permit de travailler pour son film « Un Coeur gros comme ça ». Je fis aussi la connaissance de monsieur Georges de Beauregard, de Bertrand Tavernier…Dans le secteur des Galeries de Tableaux, et pendant plus de dix ans, je réalisais pour Hervé Odermatt, Philippe Reichenbach, la Galerie Nichido etc. de nombreux catalogues de peintres, de sculpteurs.
Un seul ami de jeunesse de Tunis, était installé à Paris et travaillé chez Alcatel. Jean-Claude Revel, qui fit un parcours international…
Un relation de toujours, connu en Tunisie lors des tournées de la Comédie française, Jean Darnel, acteur, metteur en scène, créateur des Chorégies d’Orange, avec son ami Bourgeois, du Festival de Nohant, Professeur de théâtre à Paris, me confia lui aussi, plusieurs travaux artistiques. Aujourd’hui, il reste un ami fidèle de la famille. Souvenirs inoubliables que ces tragédies antiques, Andromaque, Cinna, Polyeute, présenter à Carthage, Dougga, interpréter au sein même des théâtres romains par les Escande, Balpétré, Annie Ducaut, Darnel, Vera Koréne, Falcon et tant d'autres!

Avec Léon Couston, cousin par alliance, qui créa Prom’rel, une agence de publicité, conception, édition, ce furent des années de collaboration passionnante. Venu de l’immobilier, à la tête de son agence, en famille, il devint un grand publicitaire. Au fil des ans, Je m’étais spécialisé dans la conception de logos, de sigles divers, du matériel commercial de base. J’étais très diversifié. Léon aimait venir à Suresnes, consommant cigarettes brunes sur cigarettes, et boire un whisky. Il me rappelait souvent ces moments de conversations, d’hésitations, et que je l’avais convaincu de se lancer dans la publicité. C’est ce qu’il fit, décrocha des budgets, et pendant des années me confia des travaux publicitaires de toutes sortes. Les gens de chez Dassault à Suresnes, dont un excellent photographe du nom de Vergés, monsieur Langlois, Dutartre, étaient des clients, devenus des amis…

"Il est triste de constater aujourd’hui en 2010, « la grande « absence » de certaines personne, dont Léon, avec lesquelles, tout en travaillant, j'avais noué des liens d’amitié."

Ce Dimanche m’avait permis de préparer la semaine. Je m’étais penché sur les moyens financiers à réunir pour mon investissement au Sénégal. La somme de cinq millions anciens serait un minimum. Mon jeune frère Paul, qui allait être surpris de notre changement d’existence, serait en première ligne, dans la préparation de mon budget, et des conseils sur la gestion sur le terrain de mon entreprise de sports et loisirs. Je l’admirais beaucoup. Il avait fait des études très poussées et il serait l'une des premières personnes à voir.
Notre soirée se déroula sereinement. Nous voulions appeler nos parents respectifs, où leur écrire, car ils comptaient tellement dans nos vies, et notre départ aller être pour eux, un véritable choc. Les enfants couchés, je restais un moment avec eux. Ils avaient compris en partie, le grand chambardement, et l’énorme somme de travail que j’avais devant moi. Mon souhait était qu’ils travaillent bien pendant ces quatre mois. Après les avoirs embrassés, je rejoignais Ty au salon. Elleregardait la télévision. Voulant m’enlever un poids, je lui demandais si elle avait joint son ami.
--Oui marc, nous avons parlé et il est maintenant au courant de notre projet. Il est tombé des nues en l’apprenant.
--Ty, je t’en prie, garde le silence sur ta liaison, que personne ne soit mis au courant.
Il faut que pour toute la famille, nos proches, notre départ repose, sur le choix d’une nouvelle vie en Afrique. Nous seuls, tous les deux, savons. Moi, je n’ai qu’un espoir, c’est que tu retrouves dans cette vie nouvelle, l’amour des tiens. J’embrassais Ty, et rejoignais ma chambre. Vers vingt-deux heures…Un appel d’Apo…Il voulait savoir si tout aller bien ! Après un bon petit-déjeuner en famille et après avoir accompagné les enfants à l’école, je commençais à passer des coups de fil, de l’atelier, en attendant Monsieur François. Le plus urgent était la rencontre avec les gens de Jet Tours, pour Mathilde et son emploi et pour qu’il me connaisse enfin, ainsi que mon projet pour Nianing. Mon assistant arriva et après avoir fait le point sur la clientèle, je lui racontais notre aventure. Cela dura plus d’une heure. Sa préoccupation première fut de me dire.
--Mais Marc et votre affaire.
--On en reparlera…
Je lui confiais une première mission. Chercher dans le Bottin, en région parisienne, en France des sociétés de matériel nautiques, de sellerie, de bicyclettes, de grillages de tennis, de jeux de société…J’avais réfléchi à la conception de cartes de loisirs et de sports, payantes, pour ne pas faire comme le Club Med, des colliers de perles. Monsieur Sicard, l’imprimeur, pourrait se charger de ça. Il fallait que je rencontre mon frère Paul et après une conversation au téléphone, on décida de déjeuner ensemble, mardi ou mercredi. Ty, passa à l’atelier. Elle allait faire des courses. Nous avions une Taunus bleu qu’elle affectionnait et que j’avais comptabilisée dans mon budget. Il faudra bien la vendre, mais ce serait en dernier. Ty me demanda si je n’avais besoin de rien.
--Non, mais Ty, peux-tu cet après-midi, aller prendre les enfants, car je serais à Paris jusqu'à ce soir. Ne tardes pas, car j’ai besoin de la voiture.
Le coup de fil à Jet Tour était urgent et notre rendez-vous avec Mathilde, nous fût donné pour le milieu de la semaine, à Saint Cloud, tout prés de Suresnes. La personne à rencontrer était Jacqueline Raymond, responsable du service accompagnement, qui nous présenterait toute l’équipe Jet Tours. Je devais aussi appeler René Tabone, ami d’Apo et qui étant à Air France, aiderait pour les expéditions. Il apparaissait que je devrais accomplir pendant ces quelques mois, un travail considérable, car il fallait mener de front, mon affaire, et tous les achats d’équipements de Nianing. Sans oublier toutes mes visites « d’Au revoir », familiales, amicales…

Je m’étais réservé le déjeuner avec mon frère Bernard, Je savais que mon projet de partir en Afrique, aller le surprendre, mais que la raison donner à tous…D’une rencontre avec Apo, et de sa proposition…n’était pas la seule. Bernard et moi étions très liés et il avait beaucoup d’estime envers Mathilde. Lui seul, savait la tourmente que je vivais. Nous avions convenu de nous voir tous les deux, dans un resto parisien.
Mathilde arriva, Je lui confirmais notre rendez-vous pour jeudi avec Jet Tours. Avant de partir, je donnais à Monsieur François, mes prémaquettes du quatre pages, de l’autocollant, de l’affiche pour le Domaine, pour qu’il en fasse des projets. Il me rappela que je devais appeler Alcatel et Avia Plans, de très bons et fidèles clients, ainsi que les films la Boétie, d’André Génovés…
Pendant l’espace du repas avec Bernard, je ne cessais de parler, ayant décidé pour la première fois, de dire la vérité, de raconter notre histoire. Ce qui préoccupa mon frère, c’était le risque encouru, le fait qu’il me fallait investir, aussi l’abandon de mon studio publicitaire. La rupture avec toute notre famille, nos parents, le soucia À aucun moment, il me dissuada dans mon projet. Je lui demandais sa totale discrétion. Avant que l’on se quitte, Il m’assura de son soutien et de son affection.
--Marc, je suis à vos côtés et je serai, sois en sûr, en ton absence, plus près encore de papa et maman…
J’avais fait mes comptes. Il était primordial que je connaisse le coût des dépenses les plus lourdes. J’avais prévu, un bateau pour ski nautique et son moteur, deux voiliers catamarans hobbies quatorze, des planches à voile, la sellerie, et surtout les grillages des deux Tennis…Et le reste.
*


Apo tenait à ce que j’appelle Alain Tuil, d’Hertz. Je devais le rassurer quand à la vente en cours de la carte Hertz à Dakar, et des voitures. En longeant la Seine, je vis une enseigne d'Hall méditerranée, avec un grand panneau montrant un bateau à coque rigide et boudins. Ce fut le premier contact et le seul, car c’est là que je décidais que je viendrais acheter le bateau pour le ski. Le propriétaire me proposa de rôder sur la Seine le moteur, et de m’inscrire pour le permis de Bateau.



tremsal
MacadAdo
MacadAdo

Messages: 175
Date d'inscription: 12/08/2010

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum