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Sénégal,France, Mars à Juillet 1974, Marc Tremsal 84°85°86° Bon°
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Sénégal,France, Mars à Juillet 1974, Marc Tremsal 84°85°86° Bon°
Le soir, on se coucha tôt. Le grand lit, bien préparé par maman. J’imaginais le Clos, avec toute la famille présente, soit presque trente personnes ! Et le travail de notre chère maman…Il nous restait le Dimanche à profiter de nos retrouvailles. Nous avions l’habitude, pas très raisonnable, de repartir sur Paris, en fin de journée après le dîner, ce qui nous conduisait à Suresnes vers une heure du matin! La messe à l’église de Nompatelize était classique, dites par le Père Rougirel, avec une chorale de jeunes du village. Le cimetière tout autour de l’église était un passage obligé. Les ancêtres TREMSAL reposaient là.
Je songeais à ma marraine et à mon grand père paternel, qui avaient été inhumés au grand cimetière chrétiens de Bab El Kadra de Tunis…Immense cimetière, détruit pour cause d’urbanisation, et qui devait être déplacé ailleurs… Au Borgel. Mon père, qui avait été informé par la maison de pompes funèbres Roblot, avait financé la nouvelle tombe et je m’étais occupé du sauvetage in extrémis des deux cercueils, et de leurs transport au nouveau cimetière. Je devais lors d’un voyage, j’ose dire, pèlerinage en Tunisie, trois ans après le décès de mon père, avec ma mère, revoir avec émotion, la nouvelle tombe de marbre blanc, toute simple…
Pendant que maman préparait le repas, on fit une belotte avec Ty et papa. Mon père était un joueur de cartes hors pair, et sa connaissance du bridge, lui permettait de faire de beaucoup la différence et de nous gagner. Il avait toujours ménagé en Tunisie, quelques heures par semaine de jeux de cartes, un temps de détente, pour retrouver ses amis à l’Automobile Club, dont il était le Président. L’apéritif servi par maman fit le bonheur des enfants, grâce aux amuses gueules et le jus d’orange. Avant de déjeuner, je demandais à papa si je pouvais appeler le Sénégal. Apo fut surpris et content de m’entendre et sans trop tarder, on fit le point. Il me rassura au sujet de la piscine, les travaux avaient repris. Ty, semblait en forme et avait parlé à maman. Que s’étaient-elles dit ? Vous le savez, nous avions convenus d’être discret sur le fond de notre aventure, de n’en parler à personnes. Vivre dans un mensonge perpétuel n’était pas facile. Des jours et des jours s'étant écoulés, au fond de moi j’avais l'espoir que Ty guérirait de son mal d’amour.
Mon attitude de patience, de calme, de compréhension ne changeait pas, mais j’appréhendais quelques fois où avec sa voix doucereuse, elle me demandait :
--Marc, je peux appeler mon ami ?..
.Maman avait préparé un gigot et des flageolets, plat excellent, dont elle avait le secret et que les enfants appréciaient beaucoup. Mémé se mit au piano, Isabelle auprès d’elle. J’aimais déjeuner dans la petite salle à manger. La présence du mobilier, des tableaux, que nous avions pu ramener de Tunis, ravivait le passé,et témoignait quelque peu, du cadre de vie, que nos parents avaient connus à leur première adresse, avenue de Paris et ensuite rue de Bône. Christian était allé promener le chien et arriva essoufflé, juste pour le repas.
Papa me posa quelques questions plus précises sur le Sénégal et sur l’espérance de vie des hommes et des femmes. J’avais appris qu’elle avoisinait les 50 ans pour les hommes et 48 ans pour les femmes. Les femmes travaillaient beaucoup, commerce, travaux des champs, de nombreux enfants…Une forte mortalité des enfants, maladies infantiles, paludisme, surtout à la saison des pluies, polio, etc., était accentuée par un système de santé, certes existant, mais réservé aux salariés et aux gens qui avaient des moyens. Les populations des campagnes avaient recours encore à la médecine traditionnelle, aux guérisseurs…Puis il s’adressa à Ty, lui parlant de son futur emploi. Maman nous demanda ce que nous allions faire de notre appartement et c’est vrai que c’était une bonne question.J’avais eu dans l’idée de proposer à mon filleul, mon frère Hubert, qu’il s’y installe gracieusement. Travaillant à Avia Plans, tout prés de la maison, cela lui faciliterait aussi la tâche.
A la Télé, que mon père éteignait dès le début des repas, on apprenait qu’il y aurait plus de dix candidats à la Présidentielle ! Le ballottage était certain. Le duel François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing apparaissait plus que vraisemblable au second tour. Je sentis mon père dubitatif et il était trop tôt pour qu’il se prononce. On venait à peine d’enterrer Georges Pompidou, que le combat politique commençait ! Maman trouva cela indécent. Mon père me dit de lui rappeler avant le départ, qu’il me remette une lettre personnelle, pour Monsieur Pierre JUILLET, qui fut l’éminence grise de Georges POMPIDOU, lorsqu’il était premier Ministre et pendant sa présidence.
[justify]Après un bon café, on alla faire un ping-pong avec Christian et Isabelle, à l’étage de la grande pièce de l’annexe, servant de garage. Donnant sur le jardin, une petite pièce largement vitrée, très lumineuse, verdoyante, servait à maman de serre pour l’hiver. Toutes ses plantes fragiles, étaient à l’abri, dont beaucoup de géraniums que maman chérissait car ils lui rappelaient le jardin de la villa d’Hamam plage en Tunisie. Je n’oublierai pas le palmier Royal, dans son vase d’Anduze, qui nous venait de Provence, de «la Fabrique», maison de mes grands parents maternels. J’étais très attaché à cette maison et mes enfants aussi. Nous en avons déjà parlé, depuis mon mariage ici, dans la grange en 1963 et l’installation définitive de mes parents, après les grands travaux d’aménagement, nous somme venus à tous les Noël et plusieurs fois par an…
Mon père avait prévu dans cette ancienne ferme rénovée, de quoi loger à cette époque, les onze enfants et leur famille. On s’éternisa une heure au ping-pong et ensuite Christian et Isabelle allèrent voir les moutons dans le pré. Mon frère Denis avait fait le choix de s’installer dans les Vosges, de s’y marier. Pendant les années 1961/62/63, avec Bernard, ils aidèrent papa, même en période scolaires, aux multiples travaux du Clos. Les beaux-parents de Denis monsieur et madame JARRAY, avaient une laiterie renommée, en bas du coteau, à cinq cents mètres du Clos. Denis habita à la laiterie quelques années et après une entente cordiale avec mon père, il fit construire sa maison à l’extrémité du terrain, en sauvegardant le grand pré pour les moutons. Isabelle adorait regarder les petits moutons qui pendant l’hiver trouvaient refuge dans un abri de bois construit par mes frères, ou dans un local en dur, situé dans l’annexe.
Avec Ty et les enfants, on convenu d’aller embrasser Denis et Yolande en fin de journée. Ce serait l’occasion de voir la fabrication du fromage et de dire bonjour à la famille JARRAY. En 1974, cette industrie familiale battait son plein et la collecte du lait était régionale et de grande qualité. Denis aussi tomba des nues à l’annonce de notre projet de partir en Juillet nous installer au Sénégal. Denis était le parrain de Christian. Véritable athlète, parachutiste, diplômé de l’école de sport d’Antibes, grand joueur de rugby, il hésita à faire une carrière militaire dans le Sud ouest. Finalement son coeur pencha vers les Vosges, à Nompatelize, où vivait sa fiancée. Il apporta au Club de Rugby de Saint Dié, toutes ses compétences, jusqu'à un incident très grave, lors d’un match. Hospitalisé et heureusement sans séquelle, prudemment, il arrêta ce beau sport définitivement.
Je songeais à ma marraine et à mon grand père paternel, qui avaient été inhumés au grand cimetière chrétiens de Bab El Kadra de Tunis…Immense cimetière, détruit pour cause d’urbanisation, et qui devait être déplacé ailleurs… Au Borgel. Mon père, qui avait été informé par la maison de pompes funèbres Roblot, avait financé la nouvelle tombe et je m’étais occupé du sauvetage in extrémis des deux cercueils, et de leurs transport au nouveau cimetière. Je devais lors d’un voyage, j’ose dire, pèlerinage en Tunisie, trois ans après le décès de mon père, avec ma mère, revoir avec émotion, la nouvelle tombe de marbre blanc, toute simple…
Pendant que maman préparait le repas, on fit une belotte avec Ty et papa. Mon père était un joueur de cartes hors pair, et sa connaissance du bridge, lui permettait de faire de beaucoup la différence et de nous gagner. Il avait toujours ménagé en Tunisie, quelques heures par semaine de jeux de cartes, un temps de détente, pour retrouver ses amis à l’Automobile Club, dont il était le Président. L’apéritif servi par maman fit le bonheur des enfants, grâce aux amuses gueules et le jus d’orange. Avant de déjeuner, je demandais à papa si je pouvais appeler le Sénégal. Apo fut surpris et content de m’entendre et sans trop tarder, on fit le point. Il me rassura au sujet de la piscine, les travaux avaient repris. Ty, semblait en forme et avait parlé à maman. Que s’étaient-elles dit ? Vous le savez, nous avions convenus d’être discret sur le fond de notre aventure, de n’en parler à personnes. Vivre dans un mensonge perpétuel n’était pas facile. Des jours et des jours s'étant écoulés, au fond de moi j’avais l'espoir que Ty guérirait de son mal d’amour.
Mon attitude de patience, de calme, de compréhension ne changeait pas, mais j’appréhendais quelques fois où avec sa voix doucereuse, elle me demandait :
--Marc, je peux appeler mon ami ?..
.Maman avait préparé un gigot et des flageolets, plat excellent, dont elle avait le secret et que les enfants appréciaient beaucoup. Mémé se mit au piano, Isabelle auprès d’elle. J’aimais déjeuner dans la petite salle à manger. La présence du mobilier, des tableaux, que nous avions pu ramener de Tunis, ravivait le passé,et témoignait quelque peu, du cadre de vie, que nos parents avaient connus à leur première adresse, avenue de Paris et ensuite rue de Bône. Christian était allé promener le chien et arriva essoufflé, juste pour le repas.
Papa me posa quelques questions plus précises sur le Sénégal et sur l’espérance de vie des hommes et des femmes. J’avais appris qu’elle avoisinait les 50 ans pour les hommes et 48 ans pour les femmes. Les femmes travaillaient beaucoup, commerce, travaux des champs, de nombreux enfants…Une forte mortalité des enfants, maladies infantiles, paludisme, surtout à la saison des pluies, polio, etc., était accentuée par un système de santé, certes existant, mais réservé aux salariés et aux gens qui avaient des moyens. Les populations des campagnes avaient recours encore à la médecine traditionnelle, aux guérisseurs…Puis il s’adressa à Ty, lui parlant de son futur emploi. Maman nous demanda ce que nous allions faire de notre appartement et c’est vrai que c’était une bonne question.J’avais eu dans l’idée de proposer à mon filleul, mon frère Hubert, qu’il s’y installe gracieusement. Travaillant à Avia Plans, tout prés de la maison, cela lui faciliterait aussi la tâche.
A la Télé, que mon père éteignait dès le début des repas, on apprenait qu’il y aurait plus de dix candidats à la Présidentielle ! Le ballottage était certain. Le duel François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing apparaissait plus que vraisemblable au second tour. Je sentis mon père dubitatif et il était trop tôt pour qu’il se prononce. On venait à peine d’enterrer Georges Pompidou, que le combat politique commençait ! Maman trouva cela indécent. Mon père me dit de lui rappeler avant le départ, qu’il me remette une lettre personnelle, pour Monsieur Pierre JUILLET, qui fut l’éminence grise de Georges POMPIDOU, lorsqu’il était premier Ministre et pendant sa présidence.
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[justify]Après un bon café, on alla faire un ping-pong avec Christian et Isabelle, à l’étage de la grande pièce de l’annexe, servant de garage. Donnant sur le jardin, une petite pièce largement vitrée, très lumineuse, verdoyante, servait à maman de serre pour l’hiver. Toutes ses plantes fragiles, étaient à l’abri, dont beaucoup de géraniums que maman chérissait car ils lui rappelaient le jardin de la villa d’Hamam plage en Tunisie. Je n’oublierai pas le palmier Royal, dans son vase d’Anduze, qui nous venait de Provence, de «la Fabrique», maison de mes grands parents maternels. J’étais très attaché à cette maison et mes enfants aussi. Nous en avons déjà parlé, depuis mon mariage ici, dans la grange en 1963 et l’installation définitive de mes parents, après les grands travaux d’aménagement, nous somme venus à tous les Noël et plusieurs fois par an…
Mon père avait prévu dans cette ancienne ferme rénovée, de quoi loger à cette époque, les onze enfants et leur famille. On s’éternisa une heure au ping-pong et ensuite Christian et Isabelle allèrent voir les moutons dans le pré. Mon frère Denis avait fait le choix de s’installer dans les Vosges, de s’y marier. Pendant les années 1961/62/63, avec Bernard, ils aidèrent papa, même en période scolaires, aux multiples travaux du Clos. Les beaux-parents de Denis monsieur et madame JARRAY, avaient une laiterie renommée, en bas du coteau, à cinq cents mètres du Clos. Denis habita à la laiterie quelques années et après une entente cordiale avec mon père, il fit construire sa maison à l’extrémité du terrain, en sauvegardant le grand pré pour les moutons. Isabelle adorait regarder les petits moutons qui pendant l’hiver trouvaient refuge dans un abri de bois construit par mes frères, ou dans un local en dur, situé dans l’annexe.
Avec Ty et les enfants, on convenu d’aller embrasser Denis et Yolande en fin de journée. Ce serait l’occasion de voir la fabrication du fromage et de dire bonjour à la famille JARRAY. En 1974, cette industrie familiale battait son plein et la collecte du lait était régionale et de grande qualité. Denis aussi tomba des nues à l’annonce de notre projet de partir en Juillet nous installer au Sénégal. Denis était le parrain de Christian. Véritable athlète, parachutiste, diplômé de l’école de sport d’Antibes, grand joueur de rugby, il hésita à faire une carrière militaire dans le Sud ouest. Finalement son coeur pencha vers les Vosges, à Nompatelize, où vivait sa fiancée. Il apporta au Club de Rugby de Saint Dié, toutes ses compétences, jusqu'à un incident très grave, lors d’un match. Hospitalisé et heureusement sans séquelle, prudemment, il arrêta ce beau sport définitivement.
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Le froid se faisait sentir. En rentrant à la maison, par la petite porte. Maman assise dans un fauteuil confortable du bureau, lisait un Henri Troyat de sa collection, « La Pierre, la Feuille et les Ciseaux ». Notre mère adorait lire depuis toujours et toute la maison respirait la présence d’ouvrages qu’elle collectionnait, qu’elle choyait depuis sa chère Provence et la Tunisie. La plus part de ces livres, les plus récents ou anciens, étaient marqués par des signets de toutes couleurs, vestiges de papiers cadeaux de noël… Maman nous fit un grand plaisir en nous servant des pommes de terre au lard, une belle salade, notre plat favori, du gruyère et des oranges en dessert. On avait décidé de partir vers 21 heures. Ty et Isa, préparèrent les bagages. Je racontais à papa notre rencontre avec Denis et son impatience d’emménager dans sa maison, qu’il prévoyait pour début Juillet. Papa me dit alors :
--Ce sera quelques temps avant votre départ ? Viendrez-vous pour le quatorze juillet ?
--Je verrai papa, je n’ai pas encore mes dates de départ…
--Ce sera quelques temps avant votre départ ? Viendrez-vous pour le quatorze juillet ?
--Je verrai papa, je n’ai pas encore mes dates de départ…
Le moment de la séparation fut plus difficile. Je ne savais vraiment pas si je reviendrai au Clos avant notre départ en juillet. Pour la première fois, la perspective de ne pas se revoir, avant plusieurs mois était bien réelle…Notre mémé avait bien compris, malgré son grand âge. Maman me servit un bon café. Après les embrassades, un au revoir au chien Blacky, la route vers Paris de nuit fut longue et fatigante. On s’arrêta deux ou trois fois par prudence…De la musique, des chansons à la radio, nous maintenaient en éveil ![/justify]
*
Qu’aurais- je fais, sans Paul ?
Une fracture française.
Il s’en est allé…
Comme un parfum de lavande…
Qu’aurais- je fais, sans Paul ?
Une fracture française.
Il s’en est allé…
Comme un parfum de lavande…
En arrivant vers une heure du matin, Suresnes était une ville morte. Coup de chance, en bas du Donjon, je trouvais une place. Je remis en marche le chauffage et les bonnes couvertures ne firent pas défaut. L’école reprenait le lendemain. Me retrouvant dans mon lit avec, par le petit passage, la petite main d’Isabelle dans la mienne, je faisais mon plan pour la journée. Ty, devait aller à Jet Tours. Je lui laisserai la Taunus.
J’accompagnerais les enfants à l’école. De retour de l’école, j’attendis mon dessinateur, ce fidèle M. François. Nous avions pas mal de maquettes à livrer.
J’accompagnerais les enfants à l’école. De retour de l’école, j’attendis mon dessinateur, ce fidèle M. François. Nous avions pas mal de maquettes à livrer.
Cette semaine était décisive pour que je puisse faire les comptes et voir avec Paul, le plan d’exploitation à Nianing, de mon affaire de sports et de loisirs. Certes, j’étais optimiste, mais mon arrivée à la saison des pluies, à l’époque où il n’y a plus de touristes, m’angoissait un peu. Je devais absolument prévoir un fond de roulement, pour voir venir. Mon premier coup de fil fut pour Hubert, qui trouva ma proposition d’habiter au Donjon, dans notre appartement très positive. Ensuite, ce fut vers Paris, les bords de Seine, et mon premier cours de permis bateau. A chaque arrêt, après m’être bien garé, j’installais mon chevalet et les affiches de Nianing, sur le toit de la voiture, la petite boite pour les dépliants. Ma réussite en publicité, reposait sur ce souci que j’avais toujours eu de m’investir à fond, pour promouvoir un produit, une marque, un film…J’avais acquis rapidement les techniques du graphisme et de la photo, et ma formation aux beaux arts de Tunis, en était la véritable base. Je ne remercierai jamais assez mon père de m’avoir orienté vers cette école, certes avec un examen d’entrée réussi, une dispense d’âge, puisque je n’avais que seize ans. Paul qui s ‘était rendu libre pour le déjeuner, me présenta le plan d’exploitation au brouillon. Lui aussi, appréhendait le démarrage de mes activités. Il faudra du temps me dit-il ! Il faut penser, qu’en France tu auras moins de charges, à part tes remboursements de prêts, et tes impôts fonciers.
--Tu sais mon Paul, que je vais passer mon permis, et roder mon bateau sur la Seine !
Paul avait tours aimé ce qui touchait à la voile, à la mer. Le souvenir du « Dragon » de papy Georges en Tunisie, mon jeune frère Paul tout bronzé à la barre…Quels beaux étés ! Je dois vous le dire, Paul, passionné de voile, dés qu’il en eu les moyens, loua des voiliers et devait devenir plus tard un véritable Skiper, sillonnant les mers. Mon jeune frère Paul, eut le malheur de perdre son épouse, sa douce Marie-Christine, alors qu'elle n'avait pas encore 44 ans. C'est, entouré et aimé, de ses quatre filles, qu'il retrouva dans la passion des voiliers, la mer, l’évasion, une certaine joie de vivre et une nouvelle espérance. Vers la fin du repas, je racontais notre escapade dans les Vosges, sachant tout l’attachement de mon frère à ce terroir familial. Puis il revint sur mes comptes, en me rappelant, de garder en banque une certaine somme. Il avait une vision très juste de la situation et des risques. Avant de se quitter, il me rassura en me disant qu’il serait toujours à l’écoute, à mes cotés et que peut être, il serait le premier de la famille à venir au Domaine.
--Tu sais mon Paul, que je vais passer mon permis, et roder mon bateau sur la Seine !
Paul avait tours aimé ce qui touchait à la voile, à la mer. Le souvenir du « Dragon » de papy Georges en Tunisie, mon jeune frère Paul tout bronzé à la barre…Quels beaux étés ! Je dois vous le dire, Paul, passionné de voile, dés qu’il en eu les moyens, loua des voiliers et devait devenir plus tard un véritable Skiper, sillonnant les mers. Mon jeune frère Paul, eut le malheur de perdre son épouse, sa douce Marie-Christine, alors qu'elle n'avait pas encore 44 ans. C'est, entouré et aimé, de ses quatre filles, qu'il retrouva dans la passion des voiliers, la mer, l’évasion, une certaine joie de vivre et une nouvelle espérance. Vers la fin du repas, je racontais notre escapade dans les Vosges, sachant tout l’attachement de mon frère à ce terroir familial. Puis il revint sur mes comptes, en me rappelant, de garder en banque une certaine somme. Il avait une vision très juste de la situation et des risques. Avant de se quitter, il me rassura en me disant qu’il serait toujours à l’écoute, à mes cotés et que peut être, il serait le premier de la famille à venir au Domaine.
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tremsal- MacadAdo

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