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Machine-laide-belle.
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Machine-laide-belle.
Mot, mot, moteur.
Mot qui structure tout et s’émiette. Je vis, je respire, je marche, je bats des cils. Sensation merveilleuse du mot-poumon, du mot-contrefort. D’alors, je bouge. Je nomme bouger. Je nomme le rêve sans nom. Je tisse corps au vent - une seconde, le temps d’y croire.
Amis d’un organisme condamné à bouger, photomots du mouvement mort : rétroaction aux pensées libellules.
Ce n’est pas moi c’est mon corps, mes pensées, que je parle.
L’individu n’est lié qu’en conscience qu’il en est un. Au reste, il est le produit identique à tous les autres : machine-laide-belle. S’il n’existe qu’un corps et un cerveau racontés par les mots, ce n’est plus l’individu qui se raconte : ce n’est pas orgueil, ni suffisance.
Mythologie pour masse qui pense. Équation multiple du je.
Je suis l’autre, autant que moi.S’adouber soi : non! Se fermer soi : non! Commencer soi, c’est mourir de l’avoir été. Je explore les veines du nous.
Je suis l’enfant qui pleure, la femme qui gémit. Je suis l’Homme étourdi d’être né.
Vivre, c’est être soi de temps en temps.
Z 09 02 2011
'aux professeurs de désespoir qui nous disent avec des mots compliqués que nous allons tous crever, je préfère des naïfs qui font danser les coqs et les amoureux au-dessus des toits.' J.Sfar
Mot qui structure tout et s’émiette. Je vis, je respire, je marche, je bats des cils. Sensation merveilleuse du mot-poumon, du mot-contrefort. D’alors, je bouge. Je nomme bouger. Je nomme le rêve sans nom. Je tisse corps au vent - une seconde, le temps d’y croire.
Amis d’un organisme condamné à bouger, photomots du mouvement mort : rétroaction aux pensées libellules.
Ce n’est pas moi c’est mon corps, mes pensées, que je parle.
L’individu n’est lié qu’en conscience qu’il en est un. Au reste, il est le produit identique à tous les autres : machine-laide-belle. S’il n’existe qu’un corps et un cerveau racontés par les mots, ce n’est plus l’individu qui se raconte : ce n’est pas orgueil, ni suffisance.
Mythologie pour masse qui pense. Équation multiple du je.
Je suis l’autre, autant que moi.S’adouber soi : non! Se fermer soi : non! Commencer soi, c’est mourir de l’avoir été. Je explore les veines du nous.
Je suis l’enfant qui pleure, la femme qui gémit. Je suis l’Homme étourdi d’être né.
Vivre, c’est être soi de temps en temps.
Z 09 02 2011
'aux professeurs de désespoir qui nous disent avec des mots compliqués que nous allons tous crever, je préfère des naïfs qui font danser les coqs et les amoureux au-dessus des toits.' J.Sfar

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: Machine-laide-belle.
J'ai moins aimé ces réflexions là qui ne me touchent pas vraiment.
A part la fin, ce
Vivre, c’est être soi de temps en temps.
auquel j'adhère.
L'avantage, en vieillissant, c'est qu'on est soi de plus en plus souvent.
Nilo, il reste un peu de moi devant.
A part la fin, ce
Vivre, c’est être soi de temps en temps.
auquel j'adhère.
L'avantage, en vieillissant, c'est qu'on est soi de plus en plus souvent.
Nilo, il reste un peu de moi devant.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Machine-laide-belle.
Je n'ai rien à dire sur ce texte que j'ai lu avidement tellement je suis d'accord avec l'ensemble qui me rappelle qu'on a dans notre éducation, le stéréotype de l'humain qui fait que l'homme en oublie qui il est.
Sylvie
Sylvie
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Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Machine-laide-belle.
Lu sur ta page en temps voulu mais je laisse une trace également.
ça me parle tu le sais.
ça me parle tu le sais.
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