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ébauche
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ébauche
On pouvait se douter de tout ce que contenait la nuit. Je n’y demeure aujourd’hui que pour l’inventaire d’un passé.
Le voile, fine pellicule d’horloges, une fois franchie liquident les héritages, les valeurs que l’on croit solidement acquises. Ce qui sort de nous en dehors des réceptionnistes brûlante d’ennuie, des avenues souffrant de solitude ce sont les pas, gestuelles hasardeuses et coordonnées mais avançant.
On pourrait y voir l’utopie de laisser des empreintes sur une mer.
J’ai posé mes yeux sur un coin de rue laissant passer l’enthousiasme, l’épanchant jusqu'à l’amour. Cela est bête et nous croyons ou à défaut nous espérons des poses au creux des bunkers a banquettes rouges.
celle-ci virevolte
A nous : la tranquille impudeur dissimulée sous une surface plastique. Le rêve puis l’espoir volontaire d’un amour tenant un bouquet de fleurs. En deçà, la supplique de gouter l’intimité. Cela nous rassasiera.
La patience jusqu’au matin
Comme la vie est cachée derrière la vie, nous voulions savoir. Pour regarder son visage, nous en retranchons le monde, tout l’apparat du monde
Quelques belles phrases remontent un fois la vie acquise comme fleuve dans lequel nous nous baignons. La noyade est proche et sans qu’il y ait une séduction morbide, un vice quelconque nous acceptons -hors le monde- le destin d’être soi-même courant, dynamique sans penser un temps qui ne serait que notre.
La liberté ne serait-elle que résignation, accueil heureux de l’instabilité ?
Le poète n’est pas un être supérieur ou inférieur. Nous savons tous que ce sont des balivernes. il tente de coucher son regard au cœur du monde, d’y dormir parfois.
Ce monde, cette ersatz de la vie a peu d’importance a nos yeux, nous jouons avec des clefs imaginaires pour ouvrir des passages. Par les secrets, les portes closes deviennent enviables, peut-être vers une « vision », gradation vers une authenticité.
Ayant renié, balayé, dépassé la relation des faits aussi bien du monsieur pressé et énigmatique ou de la jeune fille abrupte comme une mer (ajoutez a cela tout ce que les yeux voient mais que l’alchimie n’a pas encore crée et non pas transformée)
Allons-nous dire que nous sommes sentinelles dans un monde immobile en mouvement ?
Nous sommes des joueurs et l’aujourd’hui n’est que le tas de fumier ou nous plantons fleurs et obus.
Le voile, fine pellicule d’horloges, une fois franchie liquident les héritages, les valeurs que l’on croit solidement acquises. Ce qui sort de nous en dehors des réceptionnistes brûlante d’ennuie, des avenues souffrant de solitude ce sont les pas, gestuelles hasardeuses et coordonnées mais avançant.
On pourrait y voir l’utopie de laisser des empreintes sur une mer.
J’ai posé mes yeux sur un coin de rue laissant passer l’enthousiasme, l’épanchant jusqu'à l’amour. Cela est bête et nous croyons ou à défaut nous espérons des poses au creux des bunkers a banquettes rouges.
celle-ci virevolte
A nous : la tranquille impudeur dissimulée sous une surface plastique. Le rêve puis l’espoir volontaire d’un amour tenant un bouquet de fleurs. En deçà, la supplique de gouter l’intimité. Cela nous rassasiera.
La patience jusqu’au matin
Comme la vie est cachée derrière la vie, nous voulions savoir. Pour regarder son visage, nous en retranchons le monde, tout l’apparat du monde
Quelques belles phrases remontent un fois la vie acquise comme fleuve dans lequel nous nous baignons. La noyade est proche et sans qu’il y ait une séduction morbide, un vice quelconque nous acceptons -hors le monde- le destin d’être soi-même courant, dynamique sans penser un temps qui ne serait que notre.
La liberté ne serait-elle que résignation, accueil heureux de l’instabilité ?
Le poète n’est pas un être supérieur ou inférieur. Nous savons tous que ce sont des balivernes. il tente de coucher son regard au cœur du monde, d’y dormir parfois.
Ce monde, cette ersatz de la vie a peu d’importance a nos yeux, nous jouons avec des clefs imaginaires pour ouvrir des passages. Par les secrets, les portes closes deviennent enviables, peut-être vers une « vision », gradation vers une authenticité.
Ayant renié, balayé, dépassé la relation des faits aussi bien du monsieur pressé et énigmatique ou de la jeune fille abrupte comme une mer (ajoutez a cela tout ce que les yeux voient mais que l’alchimie n’a pas encore crée et non pas transformée)
Allons-nous dire que nous sommes sentinelles dans un monde immobile en mouvement ?
Nous sommes des joueurs et l’aujourd’hui n’est que le tas de fumier ou nous plantons fleurs et obus.

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: ébauche
Encore un beau Marc, intelligent, puissant. Un plaisir pour moi comme d'habitude.
Z.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: ébauche
Marc, tu adoucis ton propos depuis peu, et cette nouvelle manière me plait tout autant que celle dont j'avais l'habitude.
La liberté ne serait-elle que résignation, accueil heureux de l’instabilité ?
Quelle belle question.
Et quand bien même elle ne serait que ça elle resterait la récompense ultime de l'être.
A chacun de tenter d'y apporter sa réponse, fut elle "instable".
Nilo, beau texte.
La liberté ne serait-elle que résignation, accueil heureux de l’instabilité ?
Quelle belle question.
Et quand bien même elle ne serait que ça elle resterait la récompense ultime de l'être.
A chacun de tenter d'y apporter sa réponse, fut elle "instable".
Nilo, beau texte.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: ébauche
Ce texte est très puissant ! Et la fin me laisse sans voix...
Te relire bientôt
Le poète n’est pas un être supérieur ou inférieur. Nous savons tous que ce sont des balivernes. il tente de coucher son regard au cœur du monde, d’y dormir parfois.
Ce monde, cette ersatz de la vie a peu d’importance a nos yeux, nous jouons avec des clefs imaginaires pour ouvrir des passages. Par les secrets, les portes closes deviennent enviables, peut-être vers une « vision », gradation vers une authenticité.
Ayant renié, balayé, dépassé la relation des faits aussi bien du monsieur pressé et énigmatique ou de la jeune fille abrupte comme une mer (ajoutez a cela tout ce que les yeux voient mais que l’alchimie n’a pas encore crée et non pas transformée)
Allons-nous dire que nous sommes sentinelles dans un monde immobile en mouvement ?
Nous sommes des joueurs et l’aujourd’hui n’est que le tas de fumier ou nous plantons fleurs et obus.
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Te relire bientôt
Le poète n’est pas un être supérieur ou inférieur. Nous savons tous que ce sont des balivernes. il tente de coucher son regard au cœur du monde, d’y dormir parfois.
Ce monde, cette ersatz de la vie a peu d’importance a nos yeux, nous jouons avec des clefs imaginaires pour ouvrir des passages. Par les secrets, les portes closes deviennent enviables, peut-être vers une « vision », gradation vers une authenticité.
Ayant renié, balayé, dépassé la relation des faits aussi bien du monsieur pressé et énigmatique ou de la jeune fille abrupte comme une mer (ajoutez a cela tout ce que les yeux voient mais que l’alchimie n’a pas encore crée et non pas transformée)
Allons-nous dire que nous sommes sentinelles dans un monde immobile en mouvement ?
Nous sommes des joueurs et l’aujourd’hui n’est que le tas de fumier ou nous plantons fleurs et obus.
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léo- MacadAccro

- Messages: 851
Date d'inscription: 25/03/2010
Age: 28
Localisation: Nord
Re: ébauche
J'ai bien apprécié ce texte où quelques vérités sont vraiment bonnes.
La puissance de tes mots donne envie de te lire et d'attendre les prochains textes.
Donc, au plaisir Marc
Sylvie
La puissance de tes mots donne envie de te lire et d'attendre les prochains textes.
Donc, au plaisir Marc
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
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