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Basketball Diaries
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Basketball Diaries
Avant tout un grand MERCI pour cette nouvelle rubrique !
Voilà ce que je relis en ce moment : Basketball Diaries de Jim Carroll
Comme il n'y a pas de chapitres puisque c'est un journal, je vous soumets un extrait tiré de la page 37.
Avant propos
Livre-culte de l'underground new-yorkais, le journal de Jim Carroll, paru au début des années 70, est à la fois le portrait d'une ville impitoyable, vue par les yeux fascinés d'un jeune sauvage urbain, et un manuel de révolte adolescente. Le joueur de basket arpente les trottoirs de New York City, racole, vole à l'étalage, arnaque, refourgue, se défonce, s'envoie en l'air et tire au panier des balles impeccables dans la même langue insolente.
A la recherche, peut-être, d'une pureté hors d'atteinte. Ce qui, sans doute, inspira à Jack Kerouac la réflexion suivante : "A 13ans, Jim Carroll écrit une prose plus intéressante que 98% des romanciers contemporains."
Hiver 1964
Aujourd'hui, c'est le dernier match de l'année en ligue minimes, mais avant ça tous les membres du club devaient se retrouver devant, pour le service funèbre du petit Teddy Rayhill. C'est un membre du club qui s'est cassé la gueule du toit l'autre jour en sniffant de la colle. Le curé faisait un petit sermon sur Teddy et il a essayé de nous faire avaler une histoire suivant laquelle il aurait été en train de réparer une antenne télé quand il est tombé du toit, mais ça, personne a gobé. Au milieu de la cérémonie, Herbie et sa bande se sont mis à balancer des briques, ils étaient sur le toit de l'autre côté de la rue. Tout le monde a été obligé de se réfugier à l'intérieur du club pendant que les flics donnaient la chasse à Herbie et ses copains. Après ça, on a pu ressortir tranquillement, tout le monde a défilé devant le cercueil fermé de Teddy, et on pouvait dire une prière si on voulait. Si on voulait pas, on restait là comme un con à se dire que la vie est à chier.
Voilà ce que je relis en ce moment : Basketball Diaries de Jim Carroll
Comme il n'y a pas de chapitres puisque c'est un journal, je vous soumets un extrait tiré de la page 37.
Avant propos
Livre-culte de l'underground new-yorkais, le journal de Jim Carroll, paru au début des années 70, est à la fois le portrait d'une ville impitoyable, vue par les yeux fascinés d'un jeune sauvage urbain, et un manuel de révolte adolescente. Le joueur de basket arpente les trottoirs de New York City, racole, vole à l'étalage, arnaque, refourgue, se défonce, s'envoie en l'air et tire au panier des balles impeccables dans la même langue insolente.
A la recherche, peut-être, d'une pureté hors d'atteinte. Ce qui, sans doute, inspira à Jack Kerouac la réflexion suivante : "A 13ans, Jim Carroll écrit une prose plus intéressante que 98% des romanciers contemporains."
Hiver 1964
Aujourd'hui, c'est le dernier match de l'année en ligue minimes, mais avant ça tous les membres du club devaient se retrouver devant, pour le service funèbre du petit Teddy Rayhill. C'est un membre du club qui s'est cassé la gueule du toit l'autre jour en sniffant de la colle. Le curé faisait un petit sermon sur Teddy et il a essayé de nous faire avaler une histoire suivant laquelle il aurait été en train de réparer une antenne télé quand il est tombé du toit, mais ça, personne a gobé. Au milieu de la cérémonie, Herbie et sa bande se sont mis à balancer des briques, ils étaient sur le toit de l'autre côté de la rue. Tout le monde a été obligé de se réfugier à l'intérieur du club pendant que les flics donnaient la chasse à Herbie et ses copains. Après ça, on a pu ressortir tranquillement, tout le monde a défilé devant le cercueil fermé de Teddy, et on pouvait dire une prière si on voulait. Si on voulait pas, on restait là comme un con à se dire que la vie est à chier.

léo- MacadAccro

- Messages: 851
Date d'inscription: 25/03/2010
Age: 28
Localisation: Nord
Re: Basketball Diaries
et on pouvait dire une prière si on voulait. Si on voulait pas, on restait là comme un con à se dire que la vie est à chier
Putain !
Nilo, préfère dire une prière.
Putain !
Nilo, préfère dire une prière.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Basketball Diaries
J'aime beaucoup cet extrait, la façon d'écrire, crue, enfantine, un peu drôle, un peu macabre. Je ne sais pas si tu as lu Quand j'avais cinq ans je m'ai tué d'Howard Buten, c'est un peu la même écriture : enfantine, rêveuse, mais aussi très féroce.
En tout cas je me procurerai ce journal.
Z.
En tout cas je me procurerai ce journal.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: Basketball Diaries
j'ai vu le film plusieurs fois, j'ai souvent pensé a lire le bouquin.
merci de ce petit rappel
merci de ce petit rappel

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
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