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Henri Salvador - Le lion est mort ce soir (Dam)
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Henri Salvador - Le lion est mort ce soir (Dam)
1) Auteur : Dam
2) Ma chanson:
3) Poème choisi :
Nénuphar
Espoir désespoir,
Désespoir Espoir
Ne peux m’en prendre qu’à moi
Et au ciel
De m’avoir fait ainsi
Et voulu tel que je ne puis
Me résoudre à la fin
A me soumettre à la réalité de l’autre
Puisse cet autre être mon amour
Mon amour qui,
Tant qu’il était une création
Vue brillante de mon esprit fuyant
Était bonheur éden paradise
Et quand soudain s’est révélé
Au désir autre de l’autre
Grave sérieux soumis
A viré au noir trou sans fond rigolade
Maigre excuse pour sortir du guêpier
Néant moins pauvre que triste
Et gris bouillie à souhait !
Le cri révolté de l’autre
Ricoche sur un mur vide
Sur un fond de silence
Sur une mer d’huile glacée
Plus raide qu’un mort et plus aveugle et sourd qu’un nénuphar
Perdu en sa sombre marre de nulle part
Me lance une amarre tant elle en a marre
Et sans y prendre garde
Lâche aussi l’autre bout
C’est dire si même avec une gaffe
Elle ne pouvait plus rien espérer
De son erreur et de ma fuite effrénée
Vers les contrées trop pures
Vers un monde autre
Vert amande et sans balisage
Pal visage et vil paysage
La vie, jour et nuit,
Nuit et jour, n’est pas impossible
Ciel azur et air chaud
Ciel plombé et bise imbécile
La nuit des étoiles
Et la nuit seulement nuit
La nuit comme le jour
Et le jour comme la nuit
Qu’importe
Quand le ton de sa vie
Est trop doux, et fade et triste
Mais qu’importe
Puisque les repères du vivant
Sont lois :
Demain il fera jour !
Sombre lac de nuit
Comme de jour avec le voile vivant
Du brouillard qui ratisse et qui hurle
Comme ses griffes le pénètre
Le pauvre nénuphar perdu,
Vert et bleu indigo
Gigote et frémit, non pas de honte ni de douleur,
Mais de froid et d’angoisse
De solitude extrême assassine
Ses feuilles lacérées flottent en eaux troubles,
Une bulle venue d’ailleurs l’effarouche encore
Et redouble sa torpeur.
Éternise son heure macabre de souffrance gélifiée
Pétrifiée pour l’éternité
Gelée quoi ! Gelée… Je l’est !
S’écrit-elle enfin
Dans un souffle d’espoir aussi vite étouffé
Dans une faute de verbe qui l’égare encore plus
Qui l’entraine malgré elle
Au bord du gouffre
Etc etc.
*
Vous vous demandez bien dans quel état je fus pour écrire ces rimes
Dont on aurait vite dit qu’elles ne riment à rien
Un rien pauvres et perdues au milieu de nulle part !
Vous vous demandez donc où j’étais parti
Et si dans cet ailleurs j’étais triste ou gai ?
Vous voulez savoir si cet état de crise
Est enviable ou pas,
Quand il permet de s’exprimer avec les mots de Dieu
De s’évader encore plus haut !
Fuite non pas du mal ni du bien mais d’un autre mal et d’un autre bien
Pour un autre mal et un autre bien
… que seul une bête, l’animal connaît
Je suis donc une bête ce soir, cet animal de nulle part
Et d’ailleurs.
D’ailleurs…
…Je me rattache aux branches de la vie
Quand les mots l’un à l’autre se répondent et s’unissent
Seul, enfin seul mais pour la première fois compris
Et entendu de tous, y compris des bêtes.
*
Fin et éternité de Dieu
En ces terres et ces temps
Où la barbarie, l’orgueil et l’argent
La guerre sévit encore, la guerre sévit toujours
A chaque pas de l’homme, chaque seconde est une guerre
Qui passe et qui s’oublie, mieux vaut ne pas en être la cible
Bien sûr évidemment !
Alors sûrement mieux vaut ne pas être sa propre victime
De sa propre guéguerre
Mais existe-elle ?
Mais oui qu’elle existe
La seule qu’on peut aimer, caresser, haïr
Par les traits de l’esprit tirer par les cheveux
Une bourrique à barrique
ET AUTANT QUE FAIRE SE PEUT
Fuir les barricades
Ignorer les bas ordres d’en haut
Des petits dirigeants minables
Qui se croient toujours victorieux
Quand ils s’en remettent à Dieu !
Dam
4) Mon choix parce que j'ai eu envie d'associer ce "roi" avec un texte qui l'est tout autant et ce texte comme cette chanson sont un appel à la liberté sans surveillance directe ou indirecte.
J'ai eu beaucoup de plaisir à relire ce poème et j'espère que ceux qui passeront ici auront le même plaisir que moi.
Avec toute ma sympathie à dam et ses mots.
Sylvie
2) Ma chanson:
3) Poème choisi :
Nénuphar
Espoir désespoir,
Désespoir Espoir
Ne peux m’en prendre qu’à moi
Et au ciel
De m’avoir fait ainsi
Et voulu tel que je ne puis
Me résoudre à la fin
A me soumettre à la réalité de l’autre
Puisse cet autre être mon amour
Mon amour qui,
Tant qu’il était une création
Vue brillante de mon esprit fuyant
Était bonheur éden paradise
Et quand soudain s’est révélé
Au désir autre de l’autre
Grave sérieux soumis
A viré au noir trou sans fond rigolade
Maigre excuse pour sortir du guêpier
Néant moins pauvre que triste
Et gris bouillie à souhait !
Le cri révolté de l’autre
Ricoche sur un mur vide
Sur un fond de silence
Sur une mer d’huile glacée
Plus raide qu’un mort et plus aveugle et sourd qu’un nénuphar
Perdu en sa sombre marre de nulle part
Me lance une amarre tant elle en a marre
Et sans y prendre garde
Lâche aussi l’autre bout
C’est dire si même avec une gaffe
Elle ne pouvait plus rien espérer
De son erreur et de ma fuite effrénée
Vers les contrées trop pures
Vers un monde autre
Vert amande et sans balisage
Pal visage et vil paysage
La vie, jour et nuit,
Nuit et jour, n’est pas impossible
Ciel azur et air chaud
Ciel plombé et bise imbécile
La nuit des étoiles
Et la nuit seulement nuit
La nuit comme le jour
Et le jour comme la nuit
Qu’importe
Quand le ton de sa vie
Est trop doux, et fade et triste
Mais qu’importe
Puisque les repères du vivant
Sont lois :
Demain il fera jour !
Sombre lac de nuit
Comme de jour avec le voile vivant
Du brouillard qui ratisse et qui hurle
Comme ses griffes le pénètre
Le pauvre nénuphar perdu,
Vert et bleu indigo
Gigote et frémit, non pas de honte ni de douleur,
Mais de froid et d’angoisse
De solitude extrême assassine
Ses feuilles lacérées flottent en eaux troubles,
Une bulle venue d’ailleurs l’effarouche encore
Et redouble sa torpeur.
Éternise son heure macabre de souffrance gélifiée
Pétrifiée pour l’éternité
Gelée quoi ! Gelée… Je l’est !
S’écrit-elle enfin
Dans un souffle d’espoir aussi vite étouffé
Dans une faute de verbe qui l’égare encore plus
Qui l’entraine malgré elle
Au bord du gouffre
Etc etc.
*
Vous vous demandez bien dans quel état je fus pour écrire ces rimes
Dont on aurait vite dit qu’elles ne riment à rien
Un rien pauvres et perdues au milieu de nulle part !
Vous vous demandez donc où j’étais parti
Et si dans cet ailleurs j’étais triste ou gai ?
Vous voulez savoir si cet état de crise
Est enviable ou pas,
Quand il permet de s’exprimer avec les mots de Dieu
De s’évader encore plus haut !
Fuite non pas du mal ni du bien mais d’un autre mal et d’un autre bien
Pour un autre mal et un autre bien
… que seul une bête, l’animal connaît
Je suis donc une bête ce soir, cet animal de nulle part
Et d’ailleurs.
D’ailleurs…
…Je me rattache aux branches de la vie
Quand les mots l’un à l’autre se répondent et s’unissent
Seul, enfin seul mais pour la première fois compris
Et entendu de tous, y compris des bêtes.
*
Fin et éternité de Dieu
En ces terres et ces temps
Où la barbarie, l’orgueil et l’argent
La guerre sévit encore, la guerre sévit toujours
A chaque pas de l’homme, chaque seconde est une guerre
Qui passe et qui s’oublie, mieux vaut ne pas en être la cible
Bien sûr évidemment !
Alors sûrement mieux vaut ne pas être sa propre victime
De sa propre guéguerre
Mais existe-elle ?
Mais oui qu’elle existe
La seule qu’on peut aimer, caresser, haïr
Par les traits de l’esprit tirer par les cheveux
Une bourrique à barrique
ET AUTANT QUE FAIRE SE PEUT
Fuir les barricades
Ignorer les bas ordres d’en haut
Des petits dirigeants minables
Qui se croient toujours victorieux
Quand ils s’en remettent à Dieu !
Dam
4) Mon choix parce que j'ai eu envie d'associer ce "roi" avec un texte qui l'est tout autant et ce texte comme cette chanson sont un appel à la liberté sans surveillance directe ou indirecte.
J'ai eu beaucoup de plaisir à relire ce poème et j'espère que ceux qui passeront ici auront le même plaisir que moi.
Avec toute ma sympathie à dam et ses mots.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Henri Salvador - Le lion est mort ce soir (Dam)
Il ne me reste qu'à te remercier, voilà quoi.
Sincèrement,
Dam.
Sincèrement,
Dam.
Re: Henri Salvador - Le lion est mort ce soir (Dam)
Oui une bien jolie attention encore de notre Sylvie Macadamienne..
Moi pour Dam , j'aurais pris:
Moi pour Dam , j'aurais pris:
_________________
LaLou
Re: Henri Salvador - Le lion est mort ce soir (Dam)
Encore une belle page Sylvie.
Que Dam mérite bien. Et en plus il a deux chansons le veinard.
Nilo, Wimboe wimboe wimboe.
Que Dam mérite bien. Et en plus il a deux chansons le veinard.
Nilo, Wimboe wimboe wimboe.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Henri Salvador - Le lion est mort ce soir (Dam)
Je prends, je prends...
Merci Lalou et Nilo.
Dam, ça vous a plu, hein ?
Vous en d'mandez encore... (c'est mon clin d'œil à moi au Grand Serge)
Merci Lalou et Nilo.
Dam, ça vous a plu, hein ?
Vous en d'mandez encore... (c'est mon clin d'œil à moi au Grand Serge)
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