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Vivi
Macadam :: MacadaTextes :: Poèmes
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Vivi
T’as pris le train pour la Baie des Anges
C’est le diable qui t’attendait
14 Juillet 2006
20H50
Le train 7638 va entrer en gare quai 1
Tellement seule, Virginie
Différente, Virginie
Engoncée dans ton jogging moche
Tu ressembles à rien et tu le sais
Mais tu te refuses à te faire belle
Tu préfères te fondre dans les murs que tu longes
pourtant
T’as pris le train pour la baie des anges
C’est de l’amour que t’es allé chercher
14 Juillet 2006
21H12
Le quai se vide. Il faut y aller
Ya bien quelqu’un qui va te parler
Te dire 3 mots, peut être t’inviter
Effacer ta tiédeur, enlever tes doutes
Tu es jolie, c’est tellement vrai
Mais....
T’as pris le train pour la baie des anges
Il était la à te guetter
14 Juillet 2006
21H30
C’est dans sa caisse que tu es montée.
T’as bien senti que c’etait louche
Mais t’avais rien à partager
Que tes douleurs et si il te touche
Tu n’auras plus qu’à te barrer
14 Juillet 2006
22 H 12
ça commence bien à t’inquieter
son regard froid et sur sa bouche
cet air de gloire que tu connais
Tellement seule, Virginie
Différente, Virginie
T’as rien pu faire pour te sauver
L’étau , les pierres, et ton sang rouge
Ton innocence saccagée
…..Fracassée
et
t’as pris le train pour la baie des anges…
14 Juillet 2006
22H40
C’est le diable qui t’attendait
14 Juillet 2006
20H50
Le train 7638 va entrer en gare quai 1
Tellement seule, Virginie
Différente, Virginie
Engoncée dans ton jogging moche
Tu ressembles à rien et tu le sais
Mais tu te refuses à te faire belle
Tu préfères te fondre dans les murs que tu longes
pourtant
T’as pris le train pour la baie des anges
C’est de l’amour que t’es allé chercher
14 Juillet 2006
21H12
Le quai se vide. Il faut y aller
Ya bien quelqu’un qui va te parler
Te dire 3 mots, peut être t’inviter
Effacer ta tiédeur, enlever tes doutes
Tu es jolie, c’est tellement vrai
Mais....
T’as pris le train pour la baie des anges
Il était la à te guetter
14 Juillet 2006
21H30
C’est dans sa caisse que tu es montée.
T’as bien senti que c’etait louche
Mais t’avais rien à partager
Que tes douleurs et si il te touche
Tu n’auras plus qu’à te barrer
14 Juillet 2006
22 H 12
ça commence bien à t’inquieter
son regard froid et sur sa bouche
cet air de gloire que tu connais
Tellement seule, Virginie
Différente, Virginie
T’as rien pu faire pour te sauver
L’étau , les pierres, et ton sang rouge
Ton innocence saccagée
…..Fracassée
et
t’as pris le train pour la baie des anges…
14 Juillet 2006
22H40
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LaLou
Re: Vivi
Immonde
Sale
Féroce
Ça ferait une chanson, je l'ai lu comme une chanson, je pense à un interprète mais je ne me souviens plus duquel. Si je retrouve, je repasse.
Seul le titre me déplaît. Enfin, voyons, "Vivi", pourquoi pas simplement Virginie...
Sale
Féroce
Ça ferait une chanson, je l'ai lu comme une chanson, je pense à un interprète mais je ne me souviens plus duquel. Si je retrouve, je repasse.
Seul le titre me déplaît. Enfin, voyons, "Vivi", pourquoi pas simplement Virginie...
Re: Vivi
j'avais déjà lu ce poème-nouvelle qui m'avait déjà touché. Les hommes sont parfois des ordures assassines.
Moi j'ai pensé à "sans toit ni loi" le film de.......Agnès Varda......(merci wikipedia, j'avais oublié!).
Tu réussi à décrire le sordide, la solitude extrême, la bestialité avec sobriété et dignité.
vivi on t'aime.
okidor
Moi j'ai pensé à "sans toit ni loi" le film de.......Agnès Varda......(merci wikipedia, j'avais oublié!).
Tu réussi à décrire le sordide, la solitude extrême, la bestialité avec sobriété et dignité.
vivi on t'aime.
okidor

okidor- MacaDeb

- Messages: 33
Date d'inscription: 07/09/2009
Age: 53
Localisation: je sais toujours pas
Re: Vivi
Surtout que, connaissant cette " baie des anges " elle peut-être mortelle aux marginaux ou autres vagabonds des rêves.
Il faut y venir solidement ancré dans son monde, sous peine d'être englouti par le futile.
Il faut y venir solidement ancré dans son monde, sous peine d'être englouti par le futile.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1563
Date d'inscription: 01/09/2009
hem...
Le sujet est particulièrement délicat et en ce qui me concerne je ne m'attacherai qu'à aprouver la forme et le fond du poême de Lalou, il me semble en effet que lorsqu'on ne connait ni les faits ni la personne qui les a subi on ne peut que mettre en avant l'horreur et Lalou l'a fait magnifiquement bien, maintenant, de là à suggérer à la victime présente passée ou à venir un autre comportement, excusez moi mais ça me semble relativement déplacé...

Le-cathare- MacaDeb

- Messages: 35
Date d'inscription: 01/10/2009
Localisation: entre Toulouse et pyrennées
Re: Vivi
Texte beau et fort.
N'appelant de ma part aucun commentaire sur "les faits".
Mais j'ai aimé ce leit-motiv du train pour la baie des Anges.
Toutes les "Baies de Anges" sont des repères de démons...
Je vais tenter par ailleurs de jeter une pierre pour faire un trou dans l'eau. Mais pas certain que ça marche...
Nilo, golfe pas très clair.
N'appelant de ma part aucun commentaire sur "les faits".
Mais j'ai aimé ce leit-motiv du train pour la baie des Anges.
Toutes les "Baies de Anges" sont des repères de démons...
Je vais tenter par ailleurs de jeter une pierre pour faire un trou dans l'eau. Mais pas certain que ça marche...
Nilo, golfe pas très clair.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Vivi
baie des anges, .... baie des cochons ?
puisque Nilo se fend d'un petit ver(re) de Bashung ....moi je vous en serre un de l'ami Coluchi
"l'horreur est humaine"
B...ez
puisque Nilo se fend d'un petit ver(re) de Bashung ....moi je vous en serre un de l'ami Coluchi
"l'horreur est humaine"
B...ez
Re: Vivi
ce texte me rappelle une chanson des béruriers noirs, "Hélène et le sang".
touchant.
rien d'autre à dire.
touchant.
rien d'autre à dire.

spandrell- MacadMalade

- Messages: 497
Date d'inscription: 14/09/2009
Re: Vivi
J'ai grimpé au Mur à Dédé et je me suis arrêté ici.
Pause salutaire sur un texte qui mérite bien d'être remis en ligne pour de nouvelles lectures.
Nilo, premier de cordée.
Pause salutaire sur un texte qui mérite bien d'être remis en ligne pour de nouvelles lectures.
Nilo, premier de cordée.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Vivi
Des chansons tristes, comme celle d'Higelin "ci git une star", comme si l'air ou encore la musique pouvait rassurer et dédramatiser... mais non même pas, alors moi je dis : la passion de l'expression s'exerce dans la joie comme dans la peine, pour fêter, divertir, prévenir d'un risque potentiel, pleurer et enfin Aimer.
On cherche l'apaisement, d'abord en soi, puis dans le partage. C'est louable. C'est sain. C'est une affaire saine.
Elan positif comme si l'espoir, malgré tout, devait triompher.
La vie est plus forte que la mort.
L'exercice ici est difficile car il ne faut pas se servir de l'"histoire" pour dénoncer une abomination, ni pour s'épancher, en faire une affaire personnelle, un second viol ! Parfaite tragédie. Infect et répugnant. Misérable ! Régler ses comptes sur le malheur d'un autre. Tirer son épingle du feu. Le jeu n'est pas admis ici, si humain nous sommes et humain nous voulons rester – devenir meilleur, sans honte et sans reproche.
Seul l'art permet vraiment cela - ça l' doit ! (sans jeu de mot)
Huit. Les Béatitudes, les huit vertus que Jésus-Christ a exaltées dans le Sermon sur la Montagne.
Autrement,
Une tragédie qui nous dit une chose : ce monde est dégueulasse ; pas tant pour les monstres qu'il produit, mais pour l'abandon empli d'indifférence des parents et des autres ; quand c'est les autres, ailleurs, loin, on s'en fout, et quand on connait, quand on sait, c'est autre chose ! Voilà où est l'horreur et l'insupportable mépris. Si diable il y a, c'est là, dans ces trois mots "fais ta vie, fous-nous la paix". Et pourtant aussi nous savons que c'est là, normal, toute l'excitation et toute la beauté du vivant, de couper les ponts. Alors pour ceux qui retiennent comme pour ceux qui laissent libre, il n'y a ni faute ni excuse, c'est comme ça, c'est le destin.
Moi je crois que l'amour et seul l'amour, ce mot vendu aux rapaces de l'enfer et rendu au milliardième degré de l'égoïsme béat, bêtise, aveuglement, excès de confiance, etc. Mais l'amour seul peut empêcher la tragédie d'une vie gâchée.
L'amour vrai, pas celui des bibles et des chiens domestiques quand il est trop tard !
Mais la vie est encore plus dure et plus dégueulasse que ça.
La vie nous dit que l'amour n'est pas la voie, impossible !
La vie nous raconte que des conneries si nous n'y sommes pas. Et même si on y est, la vie est dégueulasse - égale à elle même - car elle l'a voulu ainsi.
Quand l'amour arrive, on ne prend jamais le train en marche.
On se perd, on se cache, on se ment, on apprend, mais on reste là. On grandit.
Ce texte vécu nous apprend combien l'amour est tout pour le vivant. Si nous l'oublions, nous mourons.
Et j'en ai vu mourir des tas
Dam aux abois (admis le jeu de mot)
On cherche l'apaisement, d'abord en soi, puis dans le partage. C'est louable. C'est sain. C'est une affaire saine.
Elan positif comme si l'espoir, malgré tout, devait triompher.
La vie est plus forte que la mort.
L'exercice ici est difficile car il ne faut pas se servir de l'"histoire" pour dénoncer une abomination, ni pour s'épancher, en faire une affaire personnelle, un second viol ! Parfaite tragédie. Infect et répugnant. Misérable ! Régler ses comptes sur le malheur d'un autre. Tirer son épingle du feu. Le jeu n'est pas admis ici, si humain nous sommes et humain nous voulons rester – devenir meilleur, sans honte et sans reproche.
Seul l'art permet vraiment cela - ça l' doit ! (sans jeu de mot)
Huit. Les Béatitudes, les huit vertus que Jésus-Christ a exaltées dans le Sermon sur la Montagne.
Autrement,
Une tragédie qui nous dit une chose : ce monde est dégueulasse ; pas tant pour les monstres qu'il produit, mais pour l'abandon empli d'indifférence des parents et des autres ; quand c'est les autres, ailleurs, loin, on s'en fout, et quand on connait, quand on sait, c'est autre chose ! Voilà où est l'horreur et l'insupportable mépris. Si diable il y a, c'est là, dans ces trois mots "fais ta vie, fous-nous la paix". Et pourtant aussi nous savons que c'est là, normal, toute l'excitation et toute la beauté du vivant, de couper les ponts. Alors pour ceux qui retiennent comme pour ceux qui laissent libre, il n'y a ni faute ni excuse, c'est comme ça, c'est le destin.
Moi je crois que l'amour et seul l'amour, ce mot vendu aux rapaces de l'enfer et rendu au milliardième degré de l'égoïsme béat, bêtise, aveuglement, excès de confiance, etc. Mais l'amour seul peut empêcher la tragédie d'une vie gâchée.
L'amour vrai, pas celui des bibles et des chiens domestiques quand il est trop tard !
Mais la vie est encore plus dure et plus dégueulasse que ça.
La vie nous dit que l'amour n'est pas la voie, impossible !
La vie nous raconte que des conneries si nous n'y sommes pas. Et même si on y est, la vie est dégueulasse - égale à elle même - car elle l'a voulu ainsi.
Quand l'amour arrive, on ne prend jamais le train en marche.
On se perd, on se cache, on se ment, on apprend, mais on reste là. On grandit.
Ce texte vécu nous apprend combien l'amour est tout pour le vivant. Si nous l'oublions, nous mourons.
Et j'en ai vu mourir des tas
Dam aux abois (admis le jeu de mot)
Re: Vivi
J'ai fait le vœu de mettre mon aumône dans la sébile de tous les mendiants que je trouverai sous toutes les portes cochères qui mènent au Petit Etablissement de Crédit que je viens d'ouvrir au profit de ceux qu'en ont pas besoin. En particulier à la Douzième liste que j'vous ai filée.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant dans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...
Dédé.
Juste histoire de pas avoir bossé pour rien à les chercher pasque si j'compte que sur vous j'crains qu'y en ait qu'entendent pas le son de votre obole tombant dans leur coupelle.
Charité bien ordonnée...
Dédé.
_________________
Ciao les gonzesses, c'était Dédé.

Dédé- MacaDédé

- Messages: 1845
Date d'inscription: 04/09/2009
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