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Et l'algèbre en sa scène
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Et l'algèbre en sa scène
Et l'algèbre en sa scène
meurtrit par sa main la première
étincelle
De l'inaugurale mathématique
les compas stellaires firent une peau érodée de virginité
ce fut d'avoir été en premier lieu, aux aurores du temps
un salut de réfugiés, les cordes si tendues qu'elles furent
ne purent contenir le nombrilisme du nombre
l'astrologie allongea à perte de repaires
des brouillards et des tempêtes, dont aucun ne sait aujourd'hui
se satisfaire
L'ouragan cingla le pylône ventral
abrutissant ainsi le cœur à peine né
L'ouragan érigea des édifices cinglés
Si le vent emporte avec lui la tourmente et l'angoisse
il reste, à l'épaule universelle
un tatouage noir comme l'intérieur d'un poing
S'écroulèrent des chiffres concaves et complexes
absurdement complexes et concaves
S'effondrèrent des murailles de papier d'or et d'argent
une feutrine stupéfaite d'être enfin l'outil du décor
Et le velours s'empourpra de poésie, d'inaudibles langues
ces chimères d'un peuple n'ayant alors de corps
que le souffle généré par le vent, généreux dirons-nous
qui, à force d'universalité, en vint à abolir
ses propres règlements
L'œil dans le cyclone apparut comme un songe
Les paupières invisibles surent soudain que l'instrument
exsangue de sa musicalité, serait et resterait
la manœuvre géniale des génies opportunistes
Le cil, comme un arc hégémonique, se tendit à craquer
roulant des pierres sur le sein des étoiles
s'arcboutant de toute sa timidité sauvage
Alors les vents de tout point cardinal
comme des chefs armés d'une guerre d'un jour
vibrèrent le cristal, écharpèrent les galaxies montées
comme des ânes, dégringolant des cieux
les météores solitaires firent la cloche tambour
et l'eau des frissons s'émit en sens inverse
une lettre, une seule lettre, avec un point gémissant
étiré à l'infini, marquant frontières et territoires
L'oracle en son épicentre découragea les autres
les miniatures silencieuses, les chimères sans force
par un discours plongeant son regard d'astre mourant
dans le chambardement des tragédies épiques
Ce fut comme une fin de toute chose, l'événement
dont se souviendraient les capitales et les dorsales
de l'océan primaire, les rangs rompus, déglingués
s'érigèrent comme de minuscules régences
nous sommes là, hurlaient-il, nous sommes là
et quiconque braverait la puissance du mot
subira l'irrémédiable destitution du théâtre
Ce fut comme une immense défécation
avec des queues battant l'air plus que le cœur
et des esprits sauvages que l'on assassine
avec le sourire aux lèvre
Ce ne fut pas la fin de toute chose
ce fut simplement le début de l'histoire
Et l'algèbre en sa scène
observait la rotation des étoiles
des nébuleuses et des emplacements incongrus
là où il posa les bases de l'algorithme
un remuement incandescent de nombres illimités
fit de l'ouragan une basse besogne
quelque chose comme un rien démultiplié
Toute résistance est illusoire, toute rémission
est impossible, l'incohérence suivit de près le chaos
les météores endoloris par la chute première
firent queue et main basses sur leur destruction
Et l'algèbre en sa scène dit :
« c'est ainsi qu'une histoire n'ayant de folie
que le feu espiègle et l'orageux romantisme
pour uniques passions ne peut que devenir
ce que le poète écrit dans son testament
Je ne suis rien, je suis vivant, je suis la sueur du monde »
Re: Et l'algèbre en sa scène
Un peu confus pour moi, surtout rapporté au titre, j'ai eu du mal à rester attentif.
Nilo, comedia del'arte.
Nilo, comedia del'arte.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Et l'algèbre en sa scène
Moi j'ai bien aimé... J'ai mis le temps à suivre (j'suis à côté de mes bottes alors j'y reviendrai), mais j'ai bien aimé cette création du monde ^^
Sasvata, à plus tard, donc
Sasvata, à plus tard, donc

sasvata- MacadMalade

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Date d'inscription: 31/08/2009
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