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Dorimée 1 à 5
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Dorimée 1 à 5
DORIMEE
(1)
Dorimée, ma tendre espérance,
ma vie inventée …
Pourquoi ne trembles tu plus sous le vent d’Irlande ?
Celui que tu n’as connu que dans nos nuits oubliées
Tu te souviens de nos mémoires, tu les reprises de tes sourires
De ces rides au coin des yeux, comme un chemin tracé vers le monde
Une ombre aux paupières de mon âme … carmin doré d'oubli
Mais le silence est dense,
Mais l’échine est fine
quand es tu partie … je ne m’en souviens plus …
C’était un matin de soirée, un de ceux qui n’existent que pour toi
Et je riais de savoir que je ne rirai plus … je ne me souviens de rien…
Dorimée, ce nom sur mes lèvres, un trésor perdu
Je t’ai oublié parce que je t’aimerai toujours …
(2)
Dorimée, l’oubli s’est oublié au temps des infinis
Seul ton rire silence mes tourments … mon enfer volontaire, ton jardin sauvage
Tes sourires me manquent comme l’enfant au sein de sa mère, tu étais mon nectar, mon envie de vivre, mes erreurs … pourquoi ton visage reste t’il absent du monde ?
Ces questions trop souvent imposées m’ont aveuglé de certitude, la terre rouge de nos passés t’a étouffé et pourtant … je ne me souviens de rien…
L’oubli m’impose ta mémoire, tes frissons
…et je me languis de te goûter, ce sucre au goût de jamais
Et ces jamais aux odeurs d’ailleurs…
Dorimée, toi l’ailleurs des ailleurs, le tout de mes riens, reviens me hanter au creux des souvenirs inventés, l’Irlande nous appelle, la terre réclame son dû …
Dorimée, Dorimée, Dorimée … je ne me souviens de rien
(3)
Dorimée, je sens ton rire au creux de mes entrailles … goût de terre sans équivoque
et la lune sur tes lèvres sanguinolentes me confesse l’absurdité …
Ce ciel, cette terre, rien n’existe, et pourtant je me souviens de tes dentelles froissées, de la soie de tes silences … quand la lumière s’oubliait à la moiteur de ta peau, quand le vent dessinait tes envies…
Et le temps s’étend
et l’odeur se meurt …
Le manque me ronge, m’acide, m’étouffe de l’inexistence
Alors,
je ne me souviens de rien …
(4)
Dorimée, tu es ma sensation,
étrange impression d’avoir oublié de vivre, et pourtant ton sang coule sur mes larmes …
Je me suis noyé dans le rouge de nos pas, chaque seconde est un mensonge. Le temps n’a pas de sens pour les fous, il n’est qu’une excuse parmi les cris étouffés de mes espoirs.
Le vent caresse ton nom … je le sens sur ma peau glacée d’incertitudes, je le sens tout au fond de mes peurs égoïstes, il te réclame à son tour …
L’hiver se retire déjà mais la neige recouvre toujours ton corps …
Tu es ce froid brûlant, tombeau d’existence,
Tu es ce mal dissimulé qui me soulage.
Oui tu es …mais je ne me souviens de rien …
(5)
Dorimée, la vérité s’impose en maladie orpheline. Moi, l’orphelin de tes sourires, je comprends.
Moi le sculpteur de tes seins, moi le peintre de tes larmes, moi, le musicien de tes silences …
Tu es mon histoire. La douceur de ma peau, le gémissement de mes nuits... Tu n’existes que dans la folie de mon âme, mais la flamme s’est éteinte.
Moi, l'écrivain de nos vies, j’ai tué le monde au lieu de t’y chercher, j’ai creusé cette terre sans jamais m’y rendre.
Notre Irlande, Eden des Eden … j’y ai creusé notre tombe, entre toi et le néant.
Le temps me manque parce que je ne l’ai jamais compris; anarchiste d’une réalité pesante. Je me suis fait aveugle, sourd, muet … tu étais mon monde.
Dorimée, ce nom sur mes lèvres, un trésor perdu ...
Je t’ai tué parce que je t'ai inventé, t'en souviens tu ?
(1)
Dorimée, ma tendre espérance,
ma vie inventée …
Pourquoi ne trembles tu plus sous le vent d’Irlande ?
Celui que tu n’as connu que dans nos nuits oubliées
Tu te souviens de nos mémoires, tu les reprises de tes sourires
De ces rides au coin des yeux, comme un chemin tracé vers le monde
Une ombre aux paupières de mon âme … carmin doré d'oubli
Mais le silence est dense,
Mais l’échine est fine
quand es tu partie … je ne m’en souviens plus …
C’était un matin de soirée, un de ceux qui n’existent que pour toi
Et je riais de savoir que je ne rirai plus … je ne me souviens de rien…
Dorimée, ce nom sur mes lèvres, un trésor perdu
Je t’ai oublié parce que je t’aimerai toujours …
(2)
Dorimée, l’oubli s’est oublié au temps des infinis
Seul ton rire silence mes tourments … mon enfer volontaire, ton jardin sauvage
Tes sourires me manquent comme l’enfant au sein de sa mère, tu étais mon nectar, mon envie de vivre, mes erreurs … pourquoi ton visage reste t’il absent du monde ?
Ces questions trop souvent imposées m’ont aveuglé de certitude, la terre rouge de nos passés t’a étouffé et pourtant … je ne me souviens de rien…
L’oubli m’impose ta mémoire, tes frissons
…et je me languis de te goûter, ce sucre au goût de jamais
Et ces jamais aux odeurs d’ailleurs…
Dorimée, toi l’ailleurs des ailleurs, le tout de mes riens, reviens me hanter au creux des souvenirs inventés, l’Irlande nous appelle, la terre réclame son dû …
Dorimée, Dorimée, Dorimée … je ne me souviens de rien
(3)
Dorimée, je sens ton rire au creux de mes entrailles … goût de terre sans équivoque
et la lune sur tes lèvres sanguinolentes me confesse l’absurdité …
Ce ciel, cette terre, rien n’existe, et pourtant je me souviens de tes dentelles froissées, de la soie de tes silences … quand la lumière s’oubliait à la moiteur de ta peau, quand le vent dessinait tes envies…
Et le temps s’étend
et l’odeur se meurt …
Le manque me ronge, m’acide, m’étouffe de l’inexistence
Alors,
je ne me souviens de rien …
(4)
Dorimée, tu es ma sensation,
étrange impression d’avoir oublié de vivre, et pourtant ton sang coule sur mes larmes …
Je me suis noyé dans le rouge de nos pas, chaque seconde est un mensonge. Le temps n’a pas de sens pour les fous, il n’est qu’une excuse parmi les cris étouffés de mes espoirs.
Le vent caresse ton nom … je le sens sur ma peau glacée d’incertitudes, je le sens tout au fond de mes peurs égoïstes, il te réclame à son tour …
L’hiver se retire déjà mais la neige recouvre toujours ton corps …
Tu es ce froid brûlant, tombeau d’existence,
Tu es ce mal dissimulé qui me soulage.
Oui tu es …mais je ne me souviens de rien …
(5)
Dorimée, la vérité s’impose en maladie orpheline. Moi, l’orphelin de tes sourires, je comprends.
Moi le sculpteur de tes seins, moi le peintre de tes larmes, moi, le musicien de tes silences …
Tu es mon histoire. La douceur de ma peau, le gémissement de mes nuits... Tu n’existes que dans la folie de mon âme, mais la flamme s’est éteinte.
Moi, l'écrivain de nos vies, j’ai tué le monde au lieu de t’y chercher, j’ai creusé cette terre sans jamais m’y rendre.
Notre Irlande, Eden des Eden … j’y ai creusé notre tombe, entre toi et le néant.
Le temps me manque parce que je ne l’ai jamais compris; anarchiste d’une réalité pesante. Je me suis fait aveugle, sourd, muet … tu étais mon monde.
Dorimée, ce nom sur mes lèvres, un trésor perdu ...
Je t’ai tué parce que je t'ai inventé, t'en souviens tu ?

cendrillon- MacadAdo

- Messages: 136
Date d'inscription: 10/09/2009
Age: 24
Localisation: Ardennes (08)
Re: Dorimée 1 à 5
D'accord, je les ai déjà lues et entendues.
Et alors ! Il n'y a pas de raison que ça m'empêche de dire que je les ai aimés.
Nilo, sans voix.
Et alors ! Il n'y a pas de raison que ça m'empêche de dire que je les ai aimés.
Nilo, sans voix.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Dorimée 1 à 5
Il est très clair que cette écriture là, j'ai envie de la suivre, de la lire , de l'écouter sans aucun problème
Bravo ma Cendribob ( ...ptdr!!) et merci de nous l'offrir ici.
Sylvie
Bravo ma Cendribob ( ...ptdr!!) et merci de nous l'offrir ici.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Dorimée 1 à 5
Très beau ^^ Délicat, sensible... Une belle plume! 
Sasvata
Sasvata

sasvata- MacadMalade

- Messages: 495
Date d'inscription: 31/08/2009
Re: Dorimée 1 à 5
Mince comment cela se fesses t'il ...tu es sur quel navigateur ? Jpeux peut être essayer de te les envoyer par msn ?

cendrillon- MacadAdo

- Messages: 136
Date d'inscription: 10/09/2009
Age: 24
Localisation: Ardennes (08)
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