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De la vie en peau de rêve
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De la vie en peau de rêve
De la vie en peau de rêve
La vie noire tisse sa toile, emmaillote ses appâts d’une pelote serrée de fils désamourés.
Un cœur-noyau bat dans chaque cocon, il irradie mais personne ne le remarque.
L’ermite inconscient, tout à son repli, s’efface à la vue, laisse sa flamme décroître et son être s’assécher.
Les petites chrysalides enferment des corps matures - en réduction - que l’absence de perspectives heureuses a étiolés.
C’est l’épanouissement vers le monde in-vernal, l’absorption par le néant.
Faut-il attendre qu’un ange épuisé de patience vienne dérouler les longs rubans qui aliènent l’homme aux douleurs multiples ?
Libérer le souffle dans un élan
Le rêveur délivre lui-même l’homme de son cauchemar, il dissout la vision, en lui elle pénètre par la porte du diaphragme.
Une inspiration ; il l’intègre. Une expiration, elle s’échappe filtrée.
La peur n’éclot pas, elle ne prend pas la forme de la pensée
La sensation de peur se laisse glisser sur la vague de la respiration, un doux rythme ondulatoire.
Sur l’espace océanique de la vie, l’homme éveillé guette les signes de Terre, seul à la barre, il vogue vers sa destinée. Il est son propre sémaphore sur la peau nue de la nuit.
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La vie noire tisse sa toile, emmaillote ses appâts d’une pelote serrée de fils désamourés.
Un cœur-noyau bat dans chaque cocon, il irradie mais personne ne le remarque.
L’ermite inconscient, tout à son repli, s’efface à la vue, laisse sa flamme décroître et son être s’assécher.
Les petites chrysalides enferment des corps matures - en réduction - que l’absence de perspectives heureuses a étiolés.
C’est l’épanouissement vers le monde in-vernal, l’absorption par le néant.
Faut-il attendre qu’un ange épuisé de patience vienne dérouler les longs rubans qui aliènent l’homme aux douleurs multiples ?
Libérer le souffle dans un élan
Le rêveur délivre lui-même l’homme de son cauchemar, il dissout la vision, en lui elle pénètre par la porte du diaphragme.
Une inspiration ; il l’intègre. Une expiration, elle s’échappe filtrée.
La peur n’éclot pas, elle ne prend pas la forme de la pensée
La sensation de peur se laisse glisser sur la vague de la respiration, un doux rythme ondulatoire.
Sur l’espace océanique de la vie, l’homme éveillé guette les signes de Terre, seul à la barre, il vogue vers sa destinée. Il est son propre sémaphore sur la peau nue de la nuit.
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Dernière édition par Carmen P. le Mar 3 Mai - 23:03, édité 1 fois

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1188
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: De la vie en peau de rêve
Je viens de lire ton poème ( chic, je suis la première
)
Une foule d'images me parlent comme le silence entoure la poésie.
Entre ce que l'homme ose exprimer et ses ressentis, il y a un pont qui a toujours du mal à être franchi.
Comme le dit la fin du poème, l'homme est dans sa barque et vogue sans laisser aucun signe qui pourrait dire où il va.
Mais pourtant il y va...il y est allé et en reviens pour mieux y retourner ensuite et ceci dans un seul sens unique.
Sylvie
Une foule d'images me parlent comme le silence entoure la poésie.
Entre ce que l'homme ose exprimer et ses ressentis, il y a un pont qui a toujours du mal à être franchi.
Comme le dit la fin du poème, l'homme est dans sa barque et vogue sans laisser aucun signe qui pourrait dire où il va.
Mais pourtant il y va...il y est allé et en reviens pour mieux y retourner ensuite et ceci dans un seul sens unique.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: De la vie en peau de rêve
Je vais garder quelques phrases dans mon bestiaire :
Parce qu'il y a la mouvance perpétuelle du temps et l'absolue cupidité de la mémoire.
C’est l’épanouissement vers le monde in-vernal, l’absorption par le néant.
Libérer le souffle dans un élan
Parce qu'il y a la mouvance perpétuelle du temps et l'absolue cupidité de la mémoire.
Re: De la vie en peau de rêve
Je n'aime pas écrire ce genre de poème.
Ils sont exutoires...l'élan est ce mouvement qui interrompt le cauchemar et donne un nouveau cours au rêve, le poème est le prolongement de cet élan.
Je pense remplacer "il garde le cap dans la tempête" - trop convenu - par "il est son propre sémaphore sur la peau nue de la nuit."
Ils sont exutoires...l'élan est ce mouvement qui interrompt le cauchemar et donne un nouveau cours au rêve, le poème est le prolongement de cet élan.
Je pense remplacer "il garde le cap dans la tempête" - trop convenu - par "il est son propre sémaphore sur la peau nue de la nuit."

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1188
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: De la vie en peau de rêve
J'ai aimé te lire à ces petites heures du matin, les mots y chantent joliment.
Z.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: De la vie en peau de rêve
Je vais changer la dernière phrase, comme je l'ai suggéré sur mon com précédent.
Merci de m'avoir lue Zlatko.
Carmen
Merci de m'avoir lue Zlatko.
Carmen

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1188
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: De la vie en peau de rêve
Sur l'espace océanique de la vie, on ne sait distinguer une île d'un amas flottant.
Re: De la vie en peau de rêve
Parfois !
Je place ici ces quelques mots que j'ai écrits dans la continuité de ce poème (je les ai mis dans le vide poche).
Pour l'histoire, et pour te dire combien ma penée allait dans ton sens, j'ai longtemps hésité entre "rivages" et "mirages".
Edit : Oups ; j'ai oublié de coller !
Ecorce et puits
Sous la finesse de la peau
qui enchâsse les rêves
une chair parfumée et juteuse
gorgée de toutes nos aspirations
lavée de toutes nos craintes
attend la percée d’une fêlure
pour féconder nos rivages.
Je place ici ces quelques mots que j'ai écrits dans la continuité de ce poème (je les ai mis dans le vide poche).
Pour l'histoire, et pour te dire combien ma penée allait dans ton sens, j'ai longtemps hésité entre "rivages" et "mirages".
Edit : Oups ; j'ai oublié de coller !
Ecorce et puits
Sous la finesse de la peau
qui enchâsse les rêves
une chair parfumée et juteuse
gorgée de toutes nos aspirations
lavée de toutes nos craintes
attend la percée d’une fêlure
pour féconder nos rivages.

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1188
Date d'inscription: 18/11/2009
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