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La route du détour
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La route du détour
La lune est secrète comme un violon de fortune
Elle sent le désir langé près d'une arête
La lune resplendie sous des airs de torts diurnes
Elle se tort comme une aube qu'on allaite
La mer se délecte de ces grandes moues nocturnes
Louées par un grand corps noué et froid
La terre sous l'essor de la chair qui se becquete
Sonne le glas comme un émoi limpide
Sous la lune il y a quelques visions secrètes
Où grandissants, Nous les Hommes d'un pâle effroi
Nous sommes le sanglot du jour laid qui secrete
La lumière où lasse l'attente est pas
De géant ! sur les crevasses lunaires qui larmoient
Une horrible matière, visqueuse comme un tas de merde
Dans la lumière qui se projette sous nos sabots de bois
Etincelle, brillante comme une aile d'insecte
Nous marchâmes, par dessus les ponts de l'index
Nous trouvâmes toujours cet enfer torride
Qui mal fait, surfaisait comme des boyaux parfaits
Depuis que le monde est monde,la naissance des rides
Nous traversâmes des sentiers, au travers de leurs ornières
A peine, parmi de grosses molaires et de petits gués
Qu'avec peine nous arrivâmes au point d'avant-hier
A un point que nous préférâmes les ornières jusqu'aux prés
Nous longeâmes aussi un jour de sinistres cités
Tellement belles dans nos têtes sous le jour éclaté
Tellement ! que nous ne trouvâmes aux allées des chantiers
Guère plus que les baisers d'une muraille
Nous salîmes en marchant, sales dans nos gosiers
Enfin ! la langue impie qui fuyait l'apatrie
Que nous ne trouvâmes d'ici que le retour déposé
Depuis qu'aujourd'hui nous eûmes cherché la route du détour
Elle sent le désir langé près d'une arête
La lune resplendie sous des airs de torts diurnes
Elle se tort comme une aube qu'on allaite
La mer se délecte de ces grandes moues nocturnes
Louées par un grand corps noué et froid
La terre sous l'essor de la chair qui se becquete
Sonne le glas comme un émoi limpide
Sous la lune il y a quelques visions secrètes
Où grandissants, Nous les Hommes d'un pâle effroi
Nous sommes le sanglot du jour laid qui secrete
La lumière où lasse l'attente est pas
De géant ! sur les crevasses lunaires qui larmoient
Une horrible matière, visqueuse comme un tas de merde
Dans la lumière qui se projette sous nos sabots de bois
Etincelle, brillante comme une aile d'insecte
Nous marchâmes, par dessus les ponts de l'index
Nous trouvâmes toujours cet enfer torride
Qui mal fait, surfaisait comme des boyaux parfaits
Depuis que le monde est monde,la naissance des rides
Nous traversâmes des sentiers, au travers de leurs ornières
A peine, parmi de grosses molaires et de petits gués
Qu'avec peine nous arrivâmes au point d'avant-hier
A un point que nous préférâmes les ornières jusqu'aux prés
Nous longeâmes aussi un jour de sinistres cités
Tellement belles dans nos têtes sous le jour éclaté
Tellement ! que nous ne trouvâmes aux allées des chantiers
Guère plus que les baisers d'une muraille
Nous salîmes en marchant, sales dans nos gosiers
Enfin ! la langue impie qui fuyait l'apatrie
Que nous ne trouvâmes d'ici que le retour déposé
Depuis qu'aujourd'hui nous eûmes cherché la route du détour

etcetera- MacadAdo

- Messages: 112
Date d'inscription: 05/05/2011
Age: 27
Localisation: Bondy, Seine-Saint-Denis
Re: La route du détour
Pourquoi aucun com à lui?
De bien belles images pourtant et ce passage où j'ai eu un coup d'coeur:
Sous la lune il y a quelques visions secrètes
Où grandissants, Nous les Hommes d'un pâle effroi
Nous sommes le sanglot du jour laid qui secrete
La lumière où lasse l'attente est pas
Sylvie
De bien belles images pourtant et ce passage où j'ai eu un coup d'coeur:
Sous la lune il y a quelques visions secrètes
Où grandissants, Nous les Hommes d'un pâle effroi
Nous sommes le sanglot du jour laid qui secrete
La lumière où lasse l'attente est pas
Sylvie
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Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
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