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Portraits
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Portraits
La femme est mince et parle continuellement d’une voix douce et claire - contraste absolu avec son maillot une pièce noir.
Son bronzage intense faisait ressortir ses dents d’un blanc éclatant. Un cadre pépère et une ambiance douce heureuse de plage déserte après le départ des derniers vacanciers.
L’homme était grand, frêle et vouté, souriait gentiment en l’écoutant, sans jamais intervenir. Sa blondeur étincelante contrastait avec la longue chevelure noir de sa femme. Une chevelure indienne qui allait si bien avec sa prétendue personnalité, témoignant d’une douceur extrême et d’une grande fragilité.
Tout, dans son apparence, était fait pour livrer son caractère au grand jour, sans aucun doute possible.
J’essayais d’imaginer, de lire leur conversation entre les lignes, et surtout les lignes blanches du mari qui écoutait : “Je t’aime à la folie et ça me suffit amplement. Je t’ai donné cet enfant que tu désespérais d’avoir jamais ; je suis donc en droit de penser que tu m’aimes tout autant. C’est merveilleux.”
Son sourire était figé et béat ; il m’aurait fait sourire si je le regardais, mais je m’étais tourné de côté pour me cacher et pouvoir écrire tranquille.
Ma mère les regardait fixement mais sans méchanceté ni tristesse. Moi seul je savais qu’au fond elle les enviait largement. C’était presque indécent son indiscrétion...
et je fuyais aussi cela en me cachant.
Ils aspergeaient la fillette au bord de l’eau. La fillette était nue, mais je l’imaginais très bien dans un maillot rouge, comme je l’y avais déjà vu, un jour. Noir, jaune (blond), et rouge.
La brume de chaleur tombait doucement comme un voile opaque ou un linceul blanc, faisant disparaitre la ligne d’horizon dans le ciel laiteux. Et sans ligne d’horizon, mon écriture s’arrête. Comment je vais faire à Paris ? Ligne d’horizon de mes songes..., l’inconscient devra sûrement bien travailler.
L’inconscient alerté, en exergue, en faction, armé pour intervenir à tout moment. Retour à la Société écrasée de responsabilités, comme un professeur avant la déprime.
Contrariété, obligations, sont devenus des principes élémentaires de vie : à suivre si l’on refusait l’exclusion. Ah, je ris ; car on plonge un jour où l’autre. Les enracinés désaxés, qui ne peuvent voyager, faute d’argent, autrement que dans les soirées rêves en mangeant du space cake et fumant des herbes claires hallucinogènes. À observer...
Dam.
Son bronzage intense faisait ressortir ses dents d’un blanc éclatant. Un cadre pépère et une ambiance douce heureuse de plage déserte après le départ des derniers vacanciers.
L’homme était grand, frêle et vouté, souriait gentiment en l’écoutant, sans jamais intervenir. Sa blondeur étincelante contrastait avec la longue chevelure noir de sa femme. Une chevelure indienne qui allait si bien avec sa prétendue personnalité, témoignant d’une douceur extrême et d’une grande fragilité.
Tout, dans son apparence, était fait pour livrer son caractère au grand jour, sans aucun doute possible.
J’essayais d’imaginer, de lire leur conversation entre les lignes, et surtout les lignes blanches du mari qui écoutait : “Je t’aime à la folie et ça me suffit amplement. Je t’ai donné cet enfant que tu désespérais d’avoir jamais ; je suis donc en droit de penser que tu m’aimes tout autant. C’est merveilleux.”
Son sourire était figé et béat ; il m’aurait fait sourire si je le regardais, mais je m’étais tourné de côté pour me cacher et pouvoir écrire tranquille.
Ma mère les regardait fixement mais sans méchanceté ni tristesse. Moi seul je savais qu’au fond elle les enviait largement. C’était presque indécent son indiscrétion...
et je fuyais aussi cela en me cachant.
Ils aspergeaient la fillette au bord de l’eau. La fillette était nue, mais je l’imaginais très bien dans un maillot rouge, comme je l’y avais déjà vu, un jour. Noir, jaune (blond), et rouge.
La brume de chaleur tombait doucement comme un voile opaque ou un linceul blanc, faisant disparaitre la ligne d’horizon dans le ciel laiteux. Et sans ligne d’horizon, mon écriture s’arrête. Comment je vais faire à Paris ? Ligne d’horizon de mes songes..., l’inconscient devra sûrement bien travailler.
L’inconscient alerté, en exergue, en faction, armé pour intervenir à tout moment. Retour à la Société écrasée de responsabilités, comme un professeur avant la déprime.
Contrariété, obligations, sont devenus des principes élémentaires de vie : à suivre si l’on refusait l’exclusion. Ah, je ris ; car on plonge un jour où l’autre. Les enracinés désaxés, qui ne peuvent voyager, faute d’argent, autrement que dans les soirées rêves en mangeant du space cake et fumant des herbes claires hallucinogènes. À observer...
Dam.
Re: Portraits
Après avoir voyagé dans ce texte au allure de tableau, je suis arrivée à la fin
Quelle belle chute réaliste.
Sylvie
L’inconscient alerté, en exergue, en faction, armé pour intervenir à tout moment. Retour à la Société écrasée de responsabilités, comme un professeur avant la déprime.
Contrariété, obligations, sont devenus des principes élémentaires de vie : à suivre si l’on refusait l’exclusion. Ah, je ris ; car on plonge un jour où l’autre. Les enracinés désaxés, qui ne peuvent voyager, faute d’argent, autrement que dans les soirées rêves en mangeant du space cake et fumant des herbes claires hallucinogènes. À observer...
Quelle belle chute réaliste.
Sylvie
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Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Portraits
Quand je me mets en scène dans un décor planté, c'est un auto-portrait. Ici, "je" disparait derrière la ligne d'horizon. Laissant faire la scène qui se suffit à elle-même. Après, c'est une autre histoire.
Dam.
Dam.
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