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"comme un lego"
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"comme un lego"
1
Il a plu, étrange apparence du monde avant toi
La grisaille presque tiède sous mes pas et une fantaisie discrète sur le visage
A ces choses là, m’habituer : le silence et l’ennui (vaste frontière d’un rire).
Dehors, au dehors des vies et des chemins
Passant à rebours vers l’enfance
Sans appuyer sur mes tempes, je sens à toute vitesse l’habitude de la vie, les tactiques de l’œil et quelques sourires plus loin une compagnie de fantômes.
Nous ne voulons plus être un désastre mais paisible à la mer ou ma vue prophétise un soir en rose.
« A telle heure, ils parlent, sortent et saluent. L’importance de tout cela par la fermeture des portes sur ton entre-jambes. L’été donc…sans fards…pour enterrer le jeune homme »
2
De la distance avant le jour et la flamme séparée en deux !
Nous mourrons, nous le savons et sourions avec sérénité
Les distances a la nuit et les pâleurs au détour du cœur
Revanche !
Le corps lisse, agressif sous la lampe
La mémoire en escalier comme une prudence
Les villes souvent a demie nues
C’est le sang d’un empire a t’étreindre comme des Mâchoire résolue a se satisfaire
La porte et derrière, le sommeil des parents dormant sur la croix
J’ai vu tes yeux dans ma ruine
Tu savais mon bonheur et ma chute
Heureux, souriant même au bord de tout cela
Jusqu'à l’amour tu as bu mon sang et tes yeux jouaient les désordres
Tant de carnages et de soupers encore !
La nuit aux carreaux et le souvenir de ma cellule
L’abattage érotique que l’on conduit comme un mensonge
J’ai volé la liqueur sur tes lèvres
Et l’hiver recommence
Je sais me taire jusqu’au jour
Nous rentrons
Déjà le souvenir pulvérise les lignes droites
Il me faut voir autre chose et peut-être rien, une nudité
Comme respirer d’anciennes chambres
Je sais que la saison est folle
Elle me souriait pourtant avec inquiétude
Rêver, aimer « comme un lego »
Il a plu, étrange apparence du monde avant toi
La grisaille presque tiède sous mes pas et une fantaisie discrète sur le visage
A ces choses là, m’habituer : le silence et l’ennui (vaste frontière d’un rire).
Dehors, au dehors des vies et des chemins
Passant à rebours vers l’enfance
Sans appuyer sur mes tempes, je sens à toute vitesse l’habitude de la vie, les tactiques de l’œil et quelques sourires plus loin une compagnie de fantômes.
Nous ne voulons plus être un désastre mais paisible à la mer ou ma vue prophétise un soir en rose.
« A telle heure, ils parlent, sortent et saluent. L’importance de tout cela par la fermeture des portes sur ton entre-jambes. L’été donc…sans fards…pour enterrer le jeune homme »
2
De la distance avant le jour et la flamme séparée en deux !
Nous mourrons, nous le savons et sourions avec sérénité
Les distances a la nuit et les pâleurs au détour du cœur
Revanche !
Le corps lisse, agressif sous la lampe
La mémoire en escalier comme une prudence
Les villes souvent a demie nues
C’est le sang d’un empire a t’étreindre comme des Mâchoire résolue a se satisfaire
La porte et derrière, le sommeil des parents dormant sur la croix
J’ai vu tes yeux dans ma ruine
Tu savais mon bonheur et ma chute
Heureux, souriant même au bord de tout cela
Jusqu'à l’amour tu as bu mon sang et tes yeux jouaient les désordres
Tant de carnages et de soupers encore !
La nuit aux carreaux et le souvenir de ma cellule
L’abattage érotique que l’on conduit comme un mensonge
J’ai volé la liqueur sur tes lèvres
Et l’hiver recommence
Je sais me taire jusqu’au jour
Nous rentrons
Déjà le souvenir pulvérise les lignes droites
Il me faut voir autre chose et peut-être rien, une nudité
Comme respirer d’anciennes chambres
Je sais que la saison est folle
Elle me souriait pourtant avec inquiétude
Rêver, aimer « comme un lego »

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: "comme un lego"
Je lis ton poème et je me retrouve dans le labyrinthe de mon rêve de cette nuit.
Dans la maison de ma grand-mère je retrouvais le passé tout en cotoyant des êtres que je ne connais pas (prudents mais pas hostiles). Très net souvenir de leur apparence physique. Qui étaient-ils ?
(désolée, je sais que ça n'intéresse personne ! mais pourtant ne serait-ce que: "tu savais mon bonheur et ma chute" ! c'était exactement ça : ils savaient et je savais)
Merci d'écrire Marc.
Carmen
Dans la maison de ma grand-mère je retrouvais le passé tout en cotoyant des êtres que je ne connais pas (prudents mais pas hostiles). Très net souvenir de leur apparence physique. Qui étaient-ils ?
(désolée, je sais que ça n'intéresse personne ! mais pourtant ne serait-ce que: "tu savais mon bonheur et ma chute" ! c'était exactement ça : ils savaient et je savais)
Merci d'écrire Marc.
Carmen

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1187
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: "comme un lego"
Le souvenir pulvérise les lignes droites... et bien d'autres.
Je suis impressionné par ce poème.
Je suis impressionné par ce poème.
Re: "comme un lego"
Je sais que la saison est folle
Moi aussi, et c'est pour cette folie là que j'aime te lire.
Nilo, MarcSiste.
Moi aussi, et c'est pour cette folie là que j'aime te lire.
Nilo, MarcSiste.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: "comme un lego"
Tout d'abord le titre qui ressemble vraiment à nos vies en forme de lego.
"La nuit aux carreaux et le souvenir de ma cellule
L’abattage érotique que l’on conduit comme un mensonge
J’ai volé la liqueur sur tes lèvres
Et l’hiver recommence
Je sais me taire jusqu’au jour
Nous rentrons
Déjà le souvenir pulvérise les lignes droites"
Ce passage superbe, rempli d'émotion à haut niveau.
Quand je te lis, Marc, ça me donne envie d'écrire.
Sylvie
"La nuit aux carreaux et le souvenir de ma cellule
L’abattage érotique que l’on conduit comme un mensonge
J’ai volé la liqueur sur tes lèvres
Et l’hiver recommence
Je sais me taire jusqu’au jour
Nous rentrons
Déjà le souvenir pulvérise les lignes droites"
Ce passage superbe, rempli d'émotion à haut niveau.
Quand je te lis, Marc, ça me donne envie d'écrire.
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
re
Je sais que la saison est folle
Exact...ce temps des assassins qui dure depuis plus de deux mille ans...
Un poème impressionnant.
Exact...ce temps des assassins qui dure depuis plus de deux mille ans...
Un poème impressionnant.

léo- MacadAccro

- Messages: 852
Date d'inscription: 25/03/2010
Age: 28
Localisation: Nord
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