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Fabien, ou les errances claires et nettes
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Fabien, ou les errances claires et nettes
J'aurais tant aimé mon frère, me fondre dans l'espace comme toi. J'aurais tant fuit dans la misère, comme se précipitent les rois dans l'or. Je rêvais pourtant, d'une existence triste et familière, à un point que je n'ai obtenu que son paroxysme, et encore à peine, à peine. Je me suis trouvé un berceau, fait d'ortie et d'épines, néanmoins, même si j'ai de la corne aux fesses, je sais bien ce qu'est ce nid hostile. J'avais choisi la liberté mais cela fut faux.
J'avais choisi sans remord ni pitié guère plus que ma propre mort, vivante.
Et toi tu me regardes, avec ton oeil tendre en acier, implacable navire où j'aime tant à venir m'engouffrer. Chaque jour c'est un mort de plus dans ton équipage, mais tu m'aimes, plus que la marée. Je suis ton vent ; je suis levant le bruit qui court quand tout s'est arrêté. Je suis le silence bestial, gluant et nacré, qui colle ; oripeaux des oriflammes de la mer. Tu es mon château dans le désert, mais même là, le vent qui me haït sans doute, balaye tes tours et tes douves sans aucune humeur.
Loin, après on dit " loin " les fonds sous-marins, mais moi je sais que nous les habitons. Ce n'est pas la première ni la dernière des maisons, mais c'est celle que nous choisissons. Près, à près on dit " près ", souhaitant toujours nous fondre dans le corail, plus que le corail ne pourrait en supporter. Métaphores, allégorie, images d'épinal, redites ; tout disparaît vers nous en ce que nous sommes déjà. Tout se lève et se couche en un seul battement de cil, dont la mobilité potentiel est ce qui nous résume.
Longtemps j'ai rêvé de ces grandes plaines morbides, sous un jour éclatant et éclaté de lumière avide et sordide. Longtemps, j'ai cru que la Russie allait me sauver, ou sinon au moins un pays de l'est ... mais, cruelle évidence, l'est m'abandonna et me rejetai vers l'ouest, là où toujours le soleil se couche. J'ai rêvé sans rêver de longs moments, des mois, des années, étendu comme un cafard sur sa mouche, tant ! que la mouche a fini par succomber ; n'était-ce pas le but ? Et maintenant, que me reste-il ? Un cadavre en guise de cahute.
Je ne suis plus que l'abri de ma propre maison. La grotte de ma propre caverne. Je me tapis dans l'ombre chaque jour me restant, toujours et toujours plus doucement encore, qu'alors la rudesse froide des parois, doucereusement ne font que frotter ma peau, dans une caresse des plus rêches. Les murs ! Il n'y a plus que les murs qui me caressent, parce que je le veux bien ; ce qui serait encore plus triste, si cela n'était pas empreint de l'illusion du monde qui effleure.
Je suis ma propre lumière. Une chaleur sur une chaleur.
Et le feu même se consume, tandis que le feu ...
J'avais choisi sans remord ni pitié guère plus que ma propre mort, vivante.
Et toi tu me regardes, avec ton oeil tendre en acier, implacable navire où j'aime tant à venir m'engouffrer. Chaque jour c'est un mort de plus dans ton équipage, mais tu m'aimes, plus que la marée. Je suis ton vent ; je suis levant le bruit qui court quand tout s'est arrêté. Je suis le silence bestial, gluant et nacré, qui colle ; oripeaux des oriflammes de la mer. Tu es mon château dans le désert, mais même là, le vent qui me haït sans doute, balaye tes tours et tes douves sans aucune humeur.
Loin, après on dit " loin " les fonds sous-marins, mais moi je sais que nous les habitons. Ce n'est pas la première ni la dernière des maisons, mais c'est celle que nous choisissons. Près, à près on dit " près ", souhaitant toujours nous fondre dans le corail, plus que le corail ne pourrait en supporter. Métaphores, allégorie, images d'épinal, redites ; tout disparaît vers nous en ce que nous sommes déjà. Tout se lève et se couche en un seul battement de cil, dont la mobilité potentiel est ce qui nous résume.
Longtemps j'ai rêvé de ces grandes plaines morbides, sous un jour éclatant et éclaté de lumière avide et sordide. Longtemps, j'ai cru que la Russie allait me sauver, ou sinon au moins un pays de l'est ... mais, cruelle évidence, l'est m'abandonna et me rejetai vers l'ouest, là où toujours le soleil se couche. J'ai rêvé sans rêver de longs moments, des mois, des années, étendu comme un cafard sur sa mouche, tant ! que la mouche a fini par succomber ; n'était-ce pas le but ? Et maintenant, que me reste-il ? Un cadavre en guise de cahute.
Je ne suis plus que l'abri de ma propre maison. La grotte de ma propre caverne. Je me tapis dans l'ombre chaque jour me restant, toujours et toujours plus doucement encore, qu'alors la rudesse froide des parois, doucereusement ne font que frotter ma peau, dans une caresse des plus rêches. Les murs ! Il n'y a plus que les murs qui me caressent, parce que je le veux bien ; ce qui serait encore plus triste, si cela n'était pas empreint de l'illusion du monde qui effleure.
Je suis ma propre lumière. Une chaleur sur une chaleur.
Et le feu même se consume, tandis que le feu ...

etcetera- MacadAdo

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Re: Fabien, ou les errances claires et nettes
Dans le cadre de Mon Concours pour moi tout seul j'ai décidé de pas me poser de questions, et tant pis si ça va pas faire ressortir que des trucs brillants...
Mais on sait jamais, peut-être que des perles ont échappé à l'œil acéré des poètes du Macadam.
Dédé.
Mais on sait jamais, peut-être que des perles ont échappé à l'œil acéré des poètes du Macadam.
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Ciao les gonzesses, c'était Dédé.

Dédé- MacaDédé

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