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pages 3 et 4
Macadam :: MacadaTextes :: Poèmes
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pages 3 et 4
La première à avoir le gout des masques, à me le proposer.
Elle pose le rouge sur mes lèvres. Mon visage de 22 ans.
En soirée
J’ai aimé sans malice l’image que le miroir me renvoyait. Je me souviens de cette innocence.
La nudité de K dans les flots.
J’ai quelque chose en moi à redécouvrir lui dit-il. Des choses sans _______ , je pense y retrouver une joie.
Lorsque tu as lu l’absence d’un mot dans cette phrase, lorsque tu as lu le dernier mot de cette phrase, j’espère que tu as souris avec tendresse.
Je ne dirais pas, je ne dirais plus que tu es une autre.
« Ne sois pas trop enthousiaste avant d’écrire, garde cela pour aimer. Fatigue toi aussi et surtout patiente »
Patiente …
Notes des bas de pages :
Ils parlaient de moi et d’autres choses sans doute. « Un retour à la vie » peut-être ?!
Mes larmes. Sachant à nouveau la ville, je me réjouissais de leurs sourires et de leurs tranquillités.
///
Après une longue liste de mort.
La barbarie du monde est une partie de carte.
Cela ne sait nous tirer ni un sourire ni une larme.
///
« Ce qui me semble dit-il c’est que la nuit les fera taire tous ! »
///
Peut-être en arpentant les rues n’aimerait-elle plus personne ? (quelques secondes après, je note la bêtise et l’orgueil de cette phrase. »
///
Je n’ai que cette ville ennuyeuse à détailler, encore quelques passants et le jour.
///
Après que l’émeute eut cessée, une jeune fille brune rentra chez elle sans savoir qu’une colère avait eut lieu.
…elle ne fut pas surprise d’être aimé pour sa belle chevelure.
///
Un jeune homme sauvage et, identique un autre doux et maniéré.
Ne devant jamais se rencontrer. Vielle légende allemande.
///
Les plus belles fins sont anglaises : « et tout le reste est silence ! » Hamlet
Les plus belles fins sont irlandaises : « oui, je veux bien oui » Ulysse.
-Fermeture provisoire des notes-
La nuit. Je savais bien l’époque, quelques soubresauts. Ce fut un rire et cela à donner des demeures. Avec la plastique aiguisée des anciens amants. La place fut prise. Encore une fois tomba à genoux, rendît l’âme dans la nuit.
Les noctambules à deux pas. A se souvenir d’un autre. Le lit d’habitude. Cela me fit trembler. Cela me dissimulait. Les yeux, les sources, comme je comprenais ! Le vertige de nos pères aujourd’hui. J’avais la vie en double le long des rues. A nouveau je te devais une supplique et parce que tu m’aimais, elle fut refusée.
C’est assez ancien les frères, presque une ignorance. Porter la coupe à ses lèvres, allant encore vers la nuit. J’espérais traverser, je ne demandais aucune explication à ma personne, ne lui posait aucun question. Notre époque avait la manie de la clarté outrancière.
Cela brule sur mes lèvres. Ne rien dire, écriture des marges et non pas un poème. Le silence passait, les minutes résonnaient en tombant.
Je devais noter sa beauté et devenir une archive maladroite un jour que l’on cognerait, un sourire entendu dans les soirées.
« Dans le ralenti du visage
Le cérémonial des jeunes bêtes
Se refusant encore à l’enfance
La cicatrice prenait l’ampleur d’une histoire
Mais dans la liberté, solitude aussi
Du fils !
…
A quelques pas du jour
…
[i][u]
Elle pose le rouge sur mes lèvres. Mon visage de 22 ans.
En soirée
J’ai aimé sans malice l’image que le miroir me renvoyait. Je me souviens de cette innocence.
La nudité de K dans les flots.
J’ai quelque chose en moi à redécouvrir lui dit-il. Des choses sans _______ , je pense y retrouver une joie.
Lorsque tu as lu l’absence d’un mot dans cette phrase, lorsque tu as lu le dernier mot de cette phrase, j’espère que tu as souris avec tendresse.
Je ne dirais pas, je ne dirais plus que tu es une autre.
« Ne sois pas trop enthousiaste avant d’écrire, garde cela pour aimer. Fatigue toi aussi et surtout patiente »
Patiente …
Notes des bas de pages :
Ils parlaient de moi et d’autres choses sans doute. « Un retour à la vie » peut-être ?!
Mes larmes. Sachant à nouveau la ville, je me réjouissais de leurs sourires et de leurs tranquillités.
///
Après une longue liste de mort.
La barbarie du monde est une partie de carte.
Cela ne sait nous tirer ni un sourire ni une larme.
///
« Ce qui me semble dit-il c’est que la nuit les fera taire tous ! »
///
Peut-être en arpentant les rues n’aimerait-elle plus personne ? (quelques secondes après, je note la bêtise et l’orgueil de cette phrase. »
///
Je n’ai que cette ville ennuyeuse à détailler, encore quelques passants et le jour.
///
Après que l’émeute eut cessée, une jeune fille brune rentra chez elle sans savoir qu’une colère avait eut lieu.
…elle ne fut pas surprise d’être aimé pour sa belle chevelure.
///
Un jeune homme sauvage et, identique un autre doux et maniéré.
Ne devant jamais se rencontrer. Vielle légende allemande.
///
Les plus belles fins sont anglaises : « et tout le reste est silence ! » Hamlet
Les plus belles fins sont irlandaises : « oui, je veux bien oui » Ulysse.
-Fermeture provisoire des notes-
La nuit. Je savais bien l’époque, quelques soubresauts. Ce fut un rire et cela à donner des demeures. Avec la plastique aiguisée des anciens amants. La place fut prise. Encore une fois tomba à genoux, rendît l’âme dans la nuit.
Les noctambules à deux pas. A se souvenir d’un autre. Le lit d’habitude. Cela me fit trembler. Cela me dissimulait. Les yeux, les sources, comme je comprenais ! Le vertige de nos pères aujourd’hui. J’avais la vie en double le long des rues. A nouveau je te devais une supplique et parce que tu m’aimais, elle fut refusée.
C’est assez ancien les frères, presque une ignorance. Porter la coupe à ses lèvres, allant encore vers la nuit. J’espérais traverser, je ne demandais aucune explication à ma personne, ne lui posait aucun question. Notre époque avait la manie de la clarté outrancière.
Cela brule sur mes lèvres. Ne rien dire, écriture des marges et non pas un poème. Le silence passait, les minutes résonnaient en tombant.
Je devais noter sa beauté et devenir une archive maladroite un jour que l’on cognerait, un sourire entendu dans les soirées.
« Dans le ralenti du visage
Le cérémonial des jeunes bêtes
Se refusant encore à l’enfance
La cicatrice prenait l’ampleur d’une histoire
Mais dans la liberté, solitude aussi
Du fils !
…
A quelques pas du jour
…
[i][u]

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: pages 3 et 4
La première à avoir le gout des masques, à me le proposer.
Elle pose le rouge sur mes lèvres. Mon visage de 22 ans.
Ca m'est arrivé également. Au même âge.
Plus tard je l'ai épousée...
Et quand bien même tu n'aurais écrit que ceci
Ne sois pas trop enthousiaste avant d’écrire, garde cela pour aimer
dans ce texte il méritait déjà d'être écrit.
Nilo, pages suivantes...
Elle pose le rouge sur mes lèvres. Mon visage de 22 ans.
Ca m'est arrivé également. Au même âge.
Plus tard je l'ai épousée...
Et quand bien même tu n'aurais écrit que ceci
Ne sois pas trop enthousiaste avant d’écrire, garde cela pour aimer
dans ce texte il méritait déjà d'être écrit.
Nilo, pages suivantes...
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: pages 3 et 4
Je l'avais raté, je m'en excuse ! Ce que j'aime cette plume. Les notes sont évidemment inégales, puisque nées d'observations directes, de pensées 'immédiates', mais j'y trouve mon compte.
Surtout, le texte post-notes m'a emmené. Une prose bouillonnante - comme un rayon blanc sous une cloche.
Z.
Surtout, le texte post-notes m'a emmené. Une prose bouillonnante - comme un rayon blanc sous une cloche.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: pages 3 et 4
Beaucoup marquée par ce passage:
"Après une longue liste de mort.
La barbarie du monde est une partie de carte.
Cela ne sait nous tirer ni un sourire ni une larme."
Il m'est toujours difficile d'émettre un avis sur tes textes qui sont de haute qualité et qui savent parler aux gens.
Une foule d'images à retenir
Un ensemble très personnel mais qui peut être parfaitement adapté à chacun.
L'errance, la peur, la nuit, la ville, le silence, la mort .
Ce passage choisi est comme une rengaine qui trotte dans la tête et ne nous quitte pas même quand on croit en être guéri ! Guérit on de son père, des mots, ou même des souvenirs les plus cuisants et les plus mauvais?
"Les noctambules à deux pas. A se souvenir d’un autre. Le lit d’habitude. Cela me fit trembler. Cela me dissimulait. Les yeux, les sources, comme je comprenais ! Le vertige de nos pères aujourd’hui. J’avais la vie en double le long des rues. A nouveau je te devais une supplique et parce que tu m’aimais, elle fut refusée. "
"Après une longue liste de mort.
La barbarie du monde est une partie de carte.
Cela ne sait nous tirer ni un sourire ni une larme."
Il m'est toujours difficile d'émettre un avis sur tes textes qui sont de haute qualité et qui savent parler aux gens.
Une foule d'images à retenir
Un ensemble très personnel mais qui peut être parfaitement adapté à chacun.
L'errance, la peur, la nuit, la ville, le silence, la mort .
Ce passage choisi est comme une rengaine qui trotte dans la tête et ne nous quitte pas même quand on croit en être guéri ! Guérit on de son père, des mots, ou même des souvenirs les plus cuisants et les plus mauvais?
"Les noctambules à deux pas. A se souvenir d’un autre. Le lit d’habitude. Cela me fit trembler. Cela me dissimulait. Les yeux, les sources, comme je comprenais ! Le vertige de nos pères aujourd’hui. J’avais la vie en double le long des rues. A nouveau je te devais une supplique et parce que tu m’aimais, elle fut refusée. "
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Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
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