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Le Jeune homme et la Morgue
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Le Jeune homme et la Morgue
Nouvelle ? Poésie ? disons un truc en forme de chronique
un peu comme Complainte du pauvre jeune homme
_______________________________________________
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Il se dit que sa garce de femme
Lui causait vraiment du souci
Fredonnant des vers de Laforgue
Il sort son grand rasoir qui luit
Il sort son rasoir de lumière
Ce jeune homme à la mine austère
Ce soir il va vivre sa vie
La pluie martèle le bitume autour de lui...
Son reflet disloqué le suit de vitrine en vitrine.
Il hausse les épaules. Les miroirs sont menteurs...
Stupeur !...
C'est elle, c'est bien elle qui sort de l'immeuble, de leur immeuble, une valise à la main... Il s'élance... De l'autre côté de la rue, la femme , apparaît, disparaît, et se fond dans la nuit..
Seul à sa fenêtre dans l'appartement désert, il appuie son front contre le verre brouillé...
Regarde Chien !
Le soleil en rut à l'horizon de ta folie
Une plaie de lumière s'entr'ouvre dans la nuit
Elle brûle tes reflets sur le toit de la ville
Ecoute, Chien !
Le silence est en miettes
Et le rire du vent te balaie dans les rues endormies
Il refait le même chemin le long des mêmes trottoirs d'asphalte.
La main droite est nouée au fond de sa poche et son coeur qui danse au rythme de sa marche.
La voilà !
Il rase les murs au crêpi qui s'écaille et se retient de courir vers elle
Le Volcan Panse Vivant
Tambour de guerre
Accouche dans le ciel des cerveaux
les écheveaux affolés
Le Volcan tourne toupie foudroyée
Crache une femme explosée
Folâtres
Des copeaux
Papillonnent
Sanglants
Sur la route noyée
Le brouillard phosphorescent se dissipe et les façades de la ville se ressoudent autour de lui.
La première était bien jeunette
Et la seconde un peu trop blette
Une troisième la suivit
Etait-ce la fin de la série ?
Il traîne de ci de là dans la ville, se laissant guider par des rencontres de hasard, une affiche détrempée sur un bout de palissade, le bras d'un mannequin de celluloïd, un mégot à la dérive dans l'eau d'un caniveau
Il erre ainsi longtemps sous la pluie.
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Il retrouva sa garce de femme
En train de l'attendre au fond de son lit
Sa mère , malade, à l'hôpital, elle était allée lui porter quelques affaires, quoi de plus normal ? et lui, où était-il passé ?
La clarté du jour filtre déjà à travers les volets. Lasse de laver les miasmes de la ville, la pluie ne tombe plus qu'en fines gouttelettes, si fines qu'elles semblent s'évaporer avant de toucher le sol.
Il bâille voluptueusement et se recroqueville pour chercher le sommeil.
Le chant du poète a jailli
Par une ténébreuse lune
Dans les mains du Divin Marquis
Pâles oiseaux frangés d' écume
Le sang de la femme abolie
D'un regard , Sublime folie
Le chant du poète a jailli
Sanglante gerbe sous la lune
Dans les mains du Divin Marquis
Bientôt son souffle se fait plus régulier et son visage se détend
imperceptiblement.
Il rêve d'arcs en ciel et de beaux paysages...
Car c'était un jeune homme très sage
Au coeur épris de poésie
Car c'était un jeune homme très sage
Comme on n'en fait plus aujourd'hui
un peu comme Complainte du pauvre jeune homme
_______________________________________________
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Il se dit que sa garce de femme
Lui causait vraiment du souci
Fredonnant des vers de Laforgue
Il sort son grand rasoir qui luit
Il sort son rasoir de lumière
Ce jeune homme à la mine austère
Ce soir il va vivre sa vie
La pluie martèle le bitume autour de lui...
Son reflet disloqué le suit de vitrine en vitrine.
Il hausse les épaules. Les miroirs sont menteurs...
Stupeur !...
C'est elle, c'est bien elle qui sort de l'immeuble, de leur immeuble, une valise à la main... Il s'élance... De l'autre côté de la rue, la femme , apparaît, disparaît, et se fond dans la nuit..
Seul à sa fenêtre dans l'appartement désert, il appuie son front contre le verre brouillé...
Regarde Chien !
Le soleil en rut à l'horizon de ta folie
Une plaie de lumière s'entr'ouvre dans la nuit
Elle brûle tes reflets sur le toit de la ville
Ecoute, Chien !
Le silence est en miettes
Et le rire du vent te balaie dans les rues endormies
Il refait le même chemin le long des mêmes trottoirs d'asphalte.
La main droite est nouée au fond de sa poche et son coeur qui danse au rythme de sa marche.
La voilà !
Il rase les murs au crêpi qui s'écaille et se retient de courir vers elle
Le Volcan Panse Vivant
Tambour de guerre
Accouche dans le ciel des cerveaux
les écheveaux affolés
Le Volcan tourne toupie foudroyée
Crache une femme explosée
Folâtres
Des copeaux
Papillonnent
Sanglants
Sur la route noyée
Le brouillard phosphorescent se dissipe et les façades de la ville se ressoudent autour de lui.
La première était bien jeunette
Et la seconde un peu trop blette
Une troisième la suivit
Etait-ce la fin de la série ?
Il traîne de ci de là dans la ville, se laissant guider par des rencontres de hasard, une affiche détrempée sur un bout de palissade, le bras d'un mannequin de celluloïd, un mégot à la dérive dans l'eau d'un caniveau
Il erre ainsi longtemps sous la pluie.
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Quand ce jeune homme rentra chez lui
Il retrouva sa garce de femme
En train de l'attendre au fond de son lit
Sa mère , malade, à l'hôpital, elle était allée lui porter quelques affaires, quoi de plus normal ? et lui, où était-il passé ?
La clarté du jour filtre déjà à travers les volets. Lasse de laver les miasmes de la ville, la pluie ne tombe plus qu'en fines gouttelettes, si fines qu'elles semblent s'évaporer avant de toucher le sol.
Il bâille voluptueusement et se recroqueville pour chercher le sommeil.
Le chant du poète a jailli
Par une ténébreuse lune
Dans les mains du Divin Marquis
Pâles oiseaux frangés d' écume
Le sang de la femme abolie
D'un regard , Sublime folie
Le chant du poète a jailli
Sanglante gerbe sous la lune
Dans les mains du Divin Marquis
Bientôt son souffle se fait plus régulier et son visage se détend
imperceptiblement.
Il rêve d'arcs en ciel et de beaux paysages...
Car c'était un jeune homme très sage
Au coeur épris de poésie
Car c'était un jeune homme très sage
Comme on n'en fait plus aujourd'hui

franskey- MacadAccro

- Messages: 506
Date d'inscription: 23/03/2011
Re: Le Jeune homme et la Morgue
Joli ça !
Quand l’homme de la nuit noire voit rouge, il file tout droit vers un lit de coton pour oublier son présent...
Dam.
Quand l’homme de la nuit noire voit rouge, il file tout droit vers un lit de coton pour oublier son présent...
Dam.
Re: Le Jeune homme et la Morgue
Oui, joli cet entrelacs de pro[é]s[i]e.
Une belle histoire racontée entre les strophes. Même si l'histoire hésite entre morbidité et joie de vivre.
Nilo, infra rouge.
Une belle histoire racontée entre les strophes. Même si l'histoire hésite entre morbidité et joie de vivre.
Nilo, infra rouge.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Le Jeune homme et la Morgue
Avis partagé !

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
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