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Egolf. (poèmenprose)
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Egolf. (poèmenprose)
(..)
Egolf est mort hier, il s’est pendu.
Je marchais me promenais me prenais par le zouave où s’en-va-t-il ce soir. La beauté exige le sacrifice du stratège. Je ne regarde plus j’accueille : la métropole est belle, et ses cadences de nuit, les bagues aux boudins de ses artères. La plategrise surface du bitume, et les buildings en béton sale, qu’on dirait du chocolat. Il faut tirer les rideaux la nuit est fraîche, dit monsieur Mundy.
J’ai vu de grandes ombres à joues roses. Elles éclatent des lampadaires. Se pose la question du grand chaos : l’ombre est elle ‘réflexion de’ ? Hypothèse de la lumière ovipare. Cela n’est plus très important en équilibre – funambule : l’azur et les ténèbres dans la poche. L’ombre passante vomit ses neurones en carrosses, explore les ruelles de ses regrets.
On l’a vu, monolithe en vestemauve, prendre la direction du bois –
La nuit j’envisageais deux mers. On a vu l’ombre s’agiter obscurément, n’est-ce pas, dit monsieur Mundy. Elle tressaille en violons, fessue, parkinsonienne, la maison s’agite sur ses fondations comme une molaire. L’ombre est un arracheur de dents. L’ombre passante vomit ses neurones en carrosses, explore les ruelles de ses regrets.
En face, l’obèse lumière est plate, comme un nuage dans un presse-disque. De là l’impression d’humidité – les lampadaires suintent – qui se dégageait de chez monsieur Mundy. Il n’habite pas vraiment en centre ville. L’ombre enragée pianote encore des nombrils sur la glace d’or du mur de briques. A trois heures c’est comme la gangrène. On dirait deux mers, un remous grondaillant contre une vitre, un vent charbonneux ; marteau-hydre, fumée aux narines des faubourgs qui se brise aux joues glabres, cartonneuses, de la maison de monsieur Mundy.
Pédaler dans le vide comme a trois ans son tricycle.
(..)
Egolf est mort hier, il s’est pendu.
Je marchais me promenais me prenais par le zouave où s’en-va-t-il ce soir. La beauté exige le sacrifice du stratège. Je ne regarde plus j’accueille : la métropole est belle, et ses cadences de nuit, les bagues aux boudins de ses artères. La plategrise surface du bitume, et les buildings en béton sale, qu’on dirait du chocolat. Il faut tirer les rideaux la nuit est fraîche, dit monsieur Mundy.
J’ai vu de grandes ombres à joues roses. Elles éclatent des lampadaires. Se pose la question du grand chaos : l’ombre est elle ‘réflexion de’ ? Hypothèse de la lumière ovipare. Cela n’est plus très important en équilibre – funambule : l’azur et les ténèbres dans la poche. L’ombre passante vomit ses neurones en carrosses, explore les ruelles de ses regrets.
On l’a vu, monolithe en vestemauve, prendre la direction du bois –
La nuit j’envisageais deux mers. On a vu l’ombre s’agiter obscurément, n’est-ce pas, dit monsieur Mundy. Elle tressaille en violons, fessue, parkinsonienne, la maison s’agite sur ses fondations comme une molaire. L’ombre est un arracheur de dents. L’ombre passante vomit ses neurones en carrosses, explore les ruelles de ses regrets.
En face, l’obèse lumière est plate, comme un nuage dans un presse-disque. De là l’impression d’humidité – les lampadaires suintent – qui se dégageait de chez monsieur Mundy. Il n’habite pas vraiment en centre ville. L’ombre enragée pianote encore des nombrils sur la glace d’or du mur de briques. A trois heures c’est comme la gangrène. On dirait deux mers, un remous grondaillant contre une vitre, un vent charbonneux ; marteau-hydre, fumée aux narines des faubourgs qui se brise aux joues glabres, cartonneuses, de la maison de monsieur Mundy.
Pédaler dans le vide comme a trois ans son tricycle.
(..)

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: Egolf. (poèmenprose)
Je lirai tranquillement dans la soirée.

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1188
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: Egolf. (poèmenprose)
Une image "l'obèse lumière" éclaire ce portrait entre chien et loup.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Egolf. (poèmenprose)
Je croyais (après avoir lu un autre même titre) que j'allais "re-lire".
mais non, une nouvelle surprise m'attendais.
Et puisque je suis là à m'interroger sur le pourquoi de ce "titreendouble" je vais te posre la question et une autre par la même occasion : pourquoi CE titre ? Référence, hommage, contribution ?
Nilo, j'aime.
mais non, une nouvelle surprise m'attendais.
Et puisque je suis là à m'interroger sur le pourquoi de ce "titreendouble" je vais te posre la question et une autre par la même occasion : pourquoi CE titre ? Référence, hommage, contribution ?
Nilo, j'aime.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Egolf. (poèmenprose)
même confusion et du coup , je ne l'avais lu.
J'y vais donc et je reviendrai sans doute.
J'y vais donc et je reviendrai sans doute.
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LaLou
Re: Egolf. (poèmenprose)
J'étais déjà passé pour en dire du bien.
C'était avant que le bug du 20 août 2011 vienne poser une bombe à anticipation sur le Macadam.
Je reviens, pour le redire, plus simplement.
Nilo, bis repetita.
C'était avant que le bug du 20 août 2011 vienne poser une bombe à anticipation sur le Macadam.
Je reviens, pour le redire, plus simplement.
Nilo, bis repetita.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Egolf. (poèmenprose)
et moi aussi !
et si il faut le dire deux fois, peu importe!
quand on aime, on ne compte pas, n'est ce pas?
et si il faut le dire deux fois, peu importe!
quand on aime, on ne compte pas, n'est ce pas?
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LaLou
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