Derniers sujets
» Dans un bar, une nuit...
Aujourd'hui à 22:33 par léo

» Une seconde... et Marie Laure
Aujourd'hui à 21:48 par cbello

» Décadence
Aujourd'hui à 20:11 par léo

» Bonjour Macadamiens ;-)
Aujourd'hui à 17:13 par Carmen P.

» Polar
Aujourd'hui à 16:20 par flo

» Il avait le teint gris
Aujourd'hui à 11:12 par léo

» Pensées flottantes
Aujourd'hui à 11:04 par léo

» Une infinité de mathématiciens assoiffés
Aujourd'hui à 10:55 par Io Kanaan

» un laurasonne (pour Laura Davies)
Hier à 10:58 par wielkiwilk

MacadaRoulette

Chaque clic vous envoie vers un univers différent au hasard
 
MACAD’Actu
 
********
Un auteur à la Une de Macadam:

 

 ___________________________________________________________________

Le mot du mois

de Mars:

 SUEUR...   Transpirez sur ce mot !

___________________________________________________________________

  • et notre superbe dico de l'improblable, Donnez votre définition de ROMESBIQUE
  • _________________________________________________


-
Le Macadam se déroule

RETROUVEZ TOUS LES
INTERVIEWS DES AUTEURS


Sénégal,Nianing,Juillet à... Marc tremsal, 142° à 145° Bon °

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sénégal,Nianing,Juillet à... Marc tremsal, 142° à 145° Bon °

Message  tremsal le Jeu 21 Juil - 11:24

Du conteur et sa Cora…
Apo, un revoir, une attente.
Ty, se prépare…
Une impatiente découverte…








La fin de journée est assez fraîche et j’ai rejoint les cuisines, car j’ai besoin de voir Bernard. C’est à moi de faire le premier pas, lui ne bougeant pas. En fait je ne le connais pas, ni son épouse. J’ai de la chance car ils sont attablés au petit restaurant de la direction. Ils sont entrain de diner, leur petite fille aussi, avant le service. Les salutations sont sans effusion, mais correctes. Je m’empresse de leur dire que je regrette qu’on ne se soit pas vu plus tôt et que je suis heureux d’être enfin arrivé. Bernard prend la parole en premier :
--Marc, permettez moi de vous appeler ainsi, Apo m’a un peu mis au courant de votre entreprise, mais c’est lui et Armande qui ont tout géré à Dakar.
J’ai l’impression qu’ils sont déçus d’avoir été mit à l’ écart du projet et tout en parlant, j’ai la confirmation, qu’il est bien le gérant du Domaine…
Les choses étant plus claires, je m’efforce de leur donner quelques détails, et je m’ose à leur dire que je compterai sur eux pour notre installation au Domaine…Et puis, je leur parle de la scolarisation des enfants. Bernard en me présentant sa fille, Nathalie, me dit qu’un professeur très valable, vient assurer les cours ici. Isabelle doit avoir le même âge que leur fille, et ce sera très bien. Il m’informe que pour notre fils, il y a au village de Nianing, une école élémentaire, près des frères Canadiens. Ne voulant pas m’imposer trop longtemps, je les remercie.

J’ai une envie de bière et retrouve au bar, François et quelques clients. Ma famille doit me rejoindre vers dix neuf heures trente. J’aperçois le serveur qui fait office de discjochey et il est tout content de me revoir, et satisfait d’apprendre que j’ai du matériel et de quoi faire des nouvelles bandes pour le révox. François est catholique et me confirme que l’école de Nianing est très bien. Vous demanderez à voir Monsieur Léopold…Voilà, pour les miens, une bonne nouvelle pour ce dimanche soir. Le désir d’aller appeler les Vosges, est bien réel, mais j’attends que tout le monde soit là.
…Pendant ce temps, les deux villas sont en ébullition. Les armoires sont bien rangées et pleines. Un coin pharmacie a été trouvé et les affaires d’école sont en place. Christian s’est changé et bat le rappel !
--Papa nous attend, allez maman et Isa, on y va !

…C’est ainsi, qu’ils me retrouvent au bar et à la table du restaurant que nous affectionnons, notre ami Thiam, le Toucouleur, (ethnie), nous accueille. La salle se remplit et la soupe de poissons est un régal. Soudain, d’un des cotés de la paillote, prés des cuisines, parvient un son mélodieux d’un instrument à cordes, et un homme vêtu d’un boubou blanc Il se présente à chaque table, en jouant à l’aide de sa Cora, sorte de harpe africaine. Ibrahima Sissoko, ce nom ne vous est pas inconnu. Cette musique est douce, lancinante et la voix d’Ibrahima le conteur, nous épèle des noms prestigieux, inconnus de nous, de héros, d’empereurs, de reines, qui ont existé, bien avant les conquêtes musulmanes et occidentales. Grâce à ce véritable artiste, fidèle du dimanche soir, avec lequel je deviendrai ami, j’apprendrai l’histoire de l’ Afrique de l’ouest, de ses empires et de ses royaumes, au fil du temps et des saisons. La tradition oblige, de mettre de la petite monnaie, dans un trou creusé dans une calebasse, (caisse de résonnance de la Cora), et je laisse à Christian le soin d'y glisser une petite pièce.. Il est ravi. Le temps est venu pour annoncer les bonnes nouvelles pour la rentrée. Je raconte mon entrevue avec Bernard et sa femme…
--Mais papa, c’est formidable, je vais être toujours ici avec vous !
Isabelle est toute contente. Christian veut savoir qui l’accompagnera et je le rassure.
--Ce sera moi, ou un chauffeur, sois sans inquiétude.
Mathilde est rassurée, car c’était un souci majeur, cette rentrée des classes. Le repas tire à sa fin et des petits signes de fatigue apparaissent. Un couple nous salue d'un signe amical, ils ont l’air bien sympa. En Juillet, il fait encore jour vers vingt heures trente et le ciel ce soir est tout teinté de bleu. Des grillons ont remplacé les crapauds et au loin comme chaque soir, parviennent les sons sourds des pileuses de mil frappant dans les mortiers. Isabelle a appris ce soir que le mil est la céréale de base, dans l’alimentation des populations rurales. Dans les villes, le riz bien que cher, à tendance à le remplacer. Mais cela est très changeant, en fonction des mois de sécheresse.

La nuit arrive vite, la pénombre nous surprend, nous sommes sans lampe de poche, car elles sont rangées. Il est trop tard pour appeler mes parents. Dans notre secteur pas de lampadaires et il y a encore des traces de la pluie. Demain, j’irai voir ce que l’on appelle le marigot…Avec les pluies il a dû changer. Les Varans doivent être à leur aise, car ils sont à la fois terrestres et amphibies. Tout en marchant vers chez nous, Christian s’interroge ?
--Papa, on est bien. Le ciel devient noir et il y a des étoiles…On ira bientôt en brousse, dis papa, il me tarde vraiment.
Je lui réponds que nous irons faire une belle sortie, mais qu'auparavant nous ferons la découverte du Domaine, qui est si vaste. Nous voici rentrés à la villa et c'est avec joie que je félicite Ty pour tout l'ordre qu'elle a mis.. Les enfants sont chez eux et je vais les embrasser dans leur chambre. Isabelle me dit qu’ici en Afrique, il faudra que je lui raconte le soir, la suite d’ Hampatê Bâ, ou alors une histoire inventée.
--Mon Isa, tu sais quand j’aurai pris mes fonctions, je serai rarement à la maison le soir.
Je les embrasse tendrement et rejoins mon lit après avoir sorti les deux lampes de poches de l’armoire, au cas ou !. Ty, me fait un petit signe de la main en me disant bonne nuit.
--Marc, demain j’irai à la case jet Tours, voir un peu comment ça se passe. Je ferai cela chaque jour.
Je trouve cela très encourageant.

Tout est plus calme, et demain il faudra que la rencontre avec Apo, soit dés plus agréable et féconde. A quelle heure viendra t-il ? Mais est-ce qu’il viendra ? Je trouve surprenant qu’il m’est annoncé sa venue un Lundi, lui qui a des semaines débordées…Enfin, on verra. En m’endormant, des hululements de chouettes ou de grands ducs, sont très distincts. Ils doivent être perchés dans le haut des caïcédras, à l’affut de petites bestioles. Que la « vie » sauvage est riche ici et je ne connais rien encore. C’est évident que cette forêt, à l’histoire ancienne, qui cache tant de choses se rapportant à la flore, à la petite faune, est sécurisante. Elle appelle l’homme, à la respecter et à la développer harmonieusement. C’est ce qu’Apo a commencé à entreprendre sur certaines des parties non plantées. N’Diaye le jardinier, m’a promis de me dire ce qu’il sait du passé, ainsi que monsieur Diop, le garde forestier. De la chambre de mes enfants chéris, j’entends, un bonsoir papa et maman en chœur.
--Bonsoir mes amours, on a passé une bonne journée.

Selon mon habitude, je suis réveillé vers six heures, avec une petite faim. Je feuillette le guide du Sénégal, que je recommanderai à Ty de bien lire. Il est important que nous connaissions ce pays, le mieux possible. Le fait d’avoir, lors de notre précédent séjour, en mars, participé à quelques excursions est déjà une bonne chose. Il faut que nous formions avec Ty, une équipe performante, sympathique, et que je la soutienne dans son job. Cela me plaît et vis-à-vis de la clientèle, ce sera un plus incontestable. Le restaurant ouvre à sept heures, ici tout le monde dort. En jean et polo, je suis seul avec Jean-Pierre de M’Bodiène, qui me sert un grand café au lait. Deux pains beurrés, deux croissants, de quoi nourrir un mètre quatre vingt quatre et quatre vingt kilos. Un petit groupe arrive et en bavardant, j’apprends qu’ils sortent en mer pour pêcher. Avec Cheikh ba, vous ne serez pas déçus…La journée s’annonce belle et j’aimerais savoir pourquoi les travaux de la piscine ont été stoppés, ainsi que ceux de la construction de notre maison, alors qu'il suffisait simplement de procéder à l'assemblage de tous les panneaux. Pour le reste, et tout ce qu’envisage de faire avant la saison, nous verrons avec Apo.

Déjà une heure de passée, et j’assiste de loin, à l’arrivée du personnel. Le car est plein, et monsieur Tiss, descend le dernier, toujours tiré à quatre épingles. Le flot des employés se partage entres ceux qui vont aux ateliers garages et les autres vers les cuisines, la blanchisserie et les ateliers plus proches. La plupart des serveurs du restaurant sont du village de Nianing. Mais qui vois-je arriver ? Ty et les enfants…Qui se servent au passage sur la grande tablée, avant de me retrouver. La nuit semble avoir été bonne et les questions fusent.
--Papa, on fait un petit tour du Domaine ? On va voir notre maison ? Et l’endroit ou il y a les singes….Par ou on commence ?
Ty, ne viendra pas, elle ira voir le représentant Sénégal Tours. Je dis aux enfants que je suis partant. Toujours dans l’attente de la venue d’Apo, je fais un crochet par la réception, dire à Elysa que je suis en balade dans le parc. On embrasse Ty. En la quittant je passe devant l’endroit des vélos en location, qui sans abris, sont trempés à chaque pluie. Le parc s’anime, et surtout les curieux devant le trou de la future piscine… J’imagine les retombées négatives chez Jet Tours. Pour les enfants et moi, l’enchantement est crescendo, et les cris d’oiseaux, les bosquets fleuris, accompagnent notre parcours. Ces deux immense allées d’environ cinq cents mètres, bordées d’acacias, datent de longtemps et témoignent que les prédécesseurs d’Apo, avaient déjà cette fibre écologique ancrée au plus profond d'eux-mêmes, tant ils étaient amoureux de la nature et soucieux de la protéger.



*

tremsal
MacadAdo
MacadAdo

Messages: 175
Date d'inscription: 12/08/2010

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum