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Sénégal ,Nianing,Juillet 74 à... Marc tremsal, 157° à 160° Bon°

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Sénégal ,Nianing,Juillet 74 à... Marc tremsal, 157° à 160° Bon°

Message  tremsal le Mar 2 Aoû - 8:09



Quelques semaines passèrent...






Une sensation de se sentir chez soi…
Les choses avancent, doucement…
L’administration du Domaine est toujours à Dakar…







Cette saison d’hivernage, avec ces fortes pluies, était, d’après les anciens, très désagréable. Trop d’eau, inondant les champs, avec le pourrissement des graines semées, etc. Une vraie déperdition de cette eau, inexistante pendant la saison sèche, (hiver). Le Domaine avait officiellement fermé pour le quinze aôut. Enfin, malgré le temps plus que médiocre, les travaux de la piscine se poursuivaient, mais pas assez vite à mon goût. Notre maison de bois, était toujours en chantier et j’avais remis à Apo et Monsieur Tiss, quelques croquis d’aménagements intérieurs, ainsi que pour les meubles, bureaux des enfants etc. Il nous tardait d’être chez nous !
L‘inscription de Christian à l’école du village de Nianing était faite, et nous avions fait la connaissance de l’instituteur, qui assurerait l’enseignement d’ Isabelle et de la fille de Bernard, Nathalie. Mes relations avec Bernard, le gérant étaient faites de haaaaut et de bas…Le mois d’août me permis de faire tout mon inventaire. Les voiliers Hobbie cat, les trois optimistes, étaient arrivés par voie maritime, et les planches à voile, et mes deux cantines par avion. Le magasin réservé pour mon matériel, était plein.
Le corps mort de cent kilos, du bateau à coque rigide et pneumatique, avait était réalisé, et il fallait le mettre à l’eau, le couler.

Le temps passait et je ne chômais pas ! J’avais commencé de me présenter au dernier pot d’information, et durant les annonces au micro, (bien préparées), régulières et fréquentes. Mon programme d’animation, était dés plus réduit, mais le peu de clients me facilitait les choses. La prise de fonction de Ty se passa très bien, à tous les niveaux et j’appréciais sa façon de parler des excursions, des balades…Et des informations sur le Domaine. Mathilde qui avait un jour de congé, rencontra Monsieur Rasch à Dakar, Directeur de Sénégal Tours, partenaire de Jet Tours. Catherine de Chicourt, qui travaillait avec Armande, était devenue une amie et elles déjeunèrent ensemble ce jour là. Sa journée lui fit beaucoup de bien.
Face à la case Jet Tours, il y avait la petite boutique, (qui deviendra immense), dont normalement j’aurais du m’occuper. J’avais amené quelques achats de montres, quelques vêtements d’été, bijoux, babioles, etc., que j’avais achetés au quartier du Sentier. Très rapidement, je réalisais que ce secteur commerçant, intéressait Armande, ce que j’acceptais d’ailleurs sans broncher. Le local boutique, ne dépassait pas vint cinq mètres carrés ! Je soumettais à Apo un projet d’agrandissement conséquent.

Secteur animation, j’avais maintenu à l’heure de l’apéritif, le folklore de Wabili Camara, et à la fin du diner du dimanche, le joueur de Kora Ibrahima Cissokho. Il me fallait chercher une autre troupe, à M’Bour, plus jeune et talentueuse. Le Merle Bleu, avec un grand nettoyage, un coup de peinture noire, de nouveaux disques, la sono améliorée, pouvait attendre la transformation souhaitée. Il restait moins de deux mois avant l’ouverture et l’arrivée des premiers touristes. Il me fallait chercher une troupe artistique, à M’Bour, jeune et talentueuse.
Coté océan, avec les deux marins, Cheikh Ba et Malik, la pêche avait fonctionnait tous les matins. Il me tardait d’inaugurait le bateau à ski, finir le rodage, car il y avait des mers d’huile. Un premier hobbie cat, serait en location dés l’ouverture en Octobre, avec un optimiste et un voilier Tabur. Toujours à la plage, j’attendais impatiemment, qu’Apo, fasse fabriquer les poteaux de volley. Pour les deux courts de Tennis tout était en chantier et le stock de tubes de dix centimètres de diamètre, à souder, était en chantier et ferait l’affaire. Les deux soudeurs étaient de vrais pros. Chaque fois que j’apercevais les cinq chevaux, attachés à leurs arbres, j’imaginais des petits box, bien aérés… Les promenades de l’après midi en brousse, en calèches, louées à m’Bour, avaient eus un franc succès. Je n’en avais manqué aucunes, et j’appréciais quand les visiteurs se comportaient bien. On avait convenu, d’avoir une tenue correcte, quelques petits sacs de dons, (vêtements, petit matériel scolaire, bonbons), de saluer les chefs de villages, hommes ou femmes, de ne pas faire de films ou de photos, sans au préalable, en avoir demandé l’autorisation aux anciens.

Coté parc, la pétanque était le sport roi, l’après midi vers seize heures, sur les allées en latérite. Mes premières connaissances Dakaroises, furent des relations d’affaires d' Apo. La famille Edouard Garoscio, celle des De Chicourt, ainsi que Gazy Chams, un homme plein de qualités, que je devais revoir à Dakar, car il travaillait dans un magasin de disques ! Après le quinze août, j’avais organisé deux tournées des popotes, (bases militaires française à Dakar). Durant celles-ci, je proposais, en accord avec Apo, un prospectus recto verso, tiré à l’imprimerie De Vallois, avec des prix, plus qu’attractifs, pour les familles ayant des enfants. Ces actions devaient avoir des résultats inespérés. Armande était très satisfaite. Quand au grand chef, il voulait savoir ce qu’on pouvait acheter comme véhicules d’occasions…Groupes électrogènes…
Un événement, qui aurait pu être dramatique, concernait un employé modèle, du nom de Matar. A la fois, électricien, électronicien, mécano, il excellait et réparait tout ! Appelé à la rescousse à la piscine, pour dépanner la grosse pompe, qui vidait l’eau de pluie, il fut électrocuté…Mais heureusement, projeté à plusieurs mètres. Etant dans les parages, je le trouvais inconscient en arrivant, et assurais les premiers soins. La peau noire de ses bras, de ses mains, était brulée, fripée et d’une sensibilité extrême. Ouvrant un œil, il me reconnu en gémissant, tant il avait mal. Ce petit bout d’homme, grâce à sa robustesse, s’en remis, mais devait garder des cicatrices un peu partout et surtout une appréhension de tous travaux électriques, à proximité d’eau…
Au lendemain de ce grave incident, en rejoignant la plage, j’aperçu Monsieur Diop, le garde forestier, avec son fils. Après les salutations, il me montra le coin des chevaux, en me disant :
--Savez-vous, ce qu’il y avait là…Avant ! Et bien une léproserie, ou
village de lépreux, que Monsieur Apo, a fait partir…difficilement !
Cela me fut confirmer, par une amie, pilier de Jet Tours, Jacqueline Raymond, qui lors de son premier voyage à Nianing en 1971, avec les Miss Catry et Bach, furent reçues par Apo…Elles assistèrent à l’opération menée manu-militari, du déguerpissement. (Mot souvent employé en Afrique francophone). Nous aurons l’occasion plus tard, de vous parler de la léproserie de M’Balling, prés de M’Bour, de mon ami Aliou Ba…Que je devais connaître dans les années soixante dix huit…Et des liens d’amitiés, de solidarité, qui nous unissaient.

Avec Ty, Christian et Isa, nous étions allés un dimanche matin à la messe, à M'Bodienne, dans l’église du Père Bouteiller. Nous avions été impressionnés par la chorale des enfants et des adultes du village et la ferveur de cette population. L’église était pleine. Nous avions revu les religieuses du dispensaire, et notre préférée, sœur Jeanne Prigent. En visitant le centre hispitalier, tout propre, je constatais le dénuement en médicaments, petits matériel de chirurgie, absence de réfrigérateur…Et, vous le savez, dés cette époque, mon engagement fut total. Il fallait tout faire, pour venir en aide à ces religieuses, leur personnel, et à tous ces indigents pauvres, qui parfois faisaient des dizaines de kilomètres, pour venir là, en étant bien reçu et soigné. On alla se recueillir au petit cimetière ombragé, où sur certaines tombes, des noms propres gravés, de Français, d’Européens, et des dates…1840 et quelques ! Nous étions venus avec Malik, un patron taxi de m’Bour, qui attendait les clients, devant le Domaine. Bel homme, parlant un bon français et s’engageant si on lui trouvait des clients, à nous véhiculer gracieusement. Au retour, on aperçu un groupe de coupeurs de bois, dans la forêt d’acacias-mimosas. Malick nous dit qu’ils n’étaient pas de la région, sans doute, d’après lui, des Mauritaniens…Venus du Nord.
Nous n’avions pas vu ici ni Apo, ni Armande, pendant plus de deux semaines. Certes, le problème Hertz, toujours non réglé, leur prenait beaucoup de temps, ainsi que le Consulat de Grèce, mais la centralisation administrative concernant Nianing, était bien, rue Jules Ferry, à Dakar. A quand le transfert au Domaine ?




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