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Nicolas de Staël News
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Nicolas de Staël News
Pour info, une œuvre intitulée 'COMPOSITION', Huile sur toile, de 1950 a été
Adjugée : 517 308 €, le 03 juillet 2011 dernier (V E) * C'est de cette œuvre dont il est aussi question dans le texte proposé.
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Expositions :
- «Nicolas de Staël», Theodore Schempp and Co., New-York, 1950-1951
- «Nicolas de Staël (Rétrospective)», Kestner-Gesellschaft, Hanovre, 1959
- «Nicolas de Staël», Hambourg, 1960, reproduit sous le n° 14 dans le catalogue de l'exposition
Bibliographie:
- «Nicolas de Staël», catalogue raisonné des peintures, Jacques Dubourg et Françoise de Staël, éditions Le Temps, Paris, 1968, reproduit sous le n° 239 page 137 et page 140
- «Nicolas de Staël», catalogue raisonné de l’œuvre peint, Françoise de Staël, éditions Ides et Calendes, 1997 reproduit sous le n° 259 page 290
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Nicolas de Staël fut un solitaire qu'un besoin d'absolu et une frénétique passion pour la peinture tint à l'écart de toutes servitudes d'école, de toutes concessions au succès. Il affichait un dédain de grand seigneur pour ce qui, de loin ou de près, pouvait ressembler à une politique artistique, à une adhésion a un mot d'ordre. De sa génération, il est sans doute l'un de ceux qui évitent le mieux le danger du décoratif, celui qui atteint le plus à l'humain. Hostile aux « gangs de l'abstraction », Nicolas de Staël ne céda pas à l'attrait d'une peinture plus facilement commercialisable, comme il s'opposa violemment à la classification, aux boites dans lesquelles la critique aime à enfermer les artistes. Les voies sur lesquelles il poussa ses inquiétudes et son intransigeance ont déconcerté nombre de ses contemporains le rejetant inévitablement dans une vie matérielle difficile jusqu'à l'exposition de 1950 à la Galerie Jacques Dubourg. Mieux compris, l'œuvre de cet aristocrate qui disparut à l'age de 41 ans sans avoir dissipé l'ombre dont il était enveloppé, dût pourtant attendre encore de nombreuses années avant de rayonner aux cimaises des musées.
Sa peinture n'est pas faite pour être fouillée avec les instruments de l'observation exacte « je crois à l'accident, je ne peux avancer que d'accidents en accidents. Dès que je sens une logique cela m'énerve et je vais naturellement vers l'illogisme ».
Son œuvre sonne, son œuvre s'agite, son œuvre occupe l'espace, vit comme la sève sous l'écorce de l'arbre, bat comme le pouls d'un homme, ouverte à toutes les émotions, elle est catalyseur de création. Ce tableau est une aventure, une provocation à se mesurer aux hasards de la peinture. Conçu par bonds, par sauts, il est l'image insolite d'un paysage intérieur si secret, que le regard superficiel ne retient que le sérieux de sa plastique.
Depuis quelque temps déjà, Nicolas de Staël, s'est libéré des tourments esthétiques qui le hantaient. Il chemine maintenant aux cotés de Nerval, de Rimbaud, de Baudelaire, de Nietzsche. Sa vision devient fusion, exaltation, puissance ; puissance de la pâte qui s'élève, s'accroît d'effluves vivifiantes qui nous projettent à distance vers notre propre oraison.
Il y a dans ce tableau ni synthèse, ni système, ni maniérisme, mais un raz-de-marée émotionnel qui s'endigue et s'étale pour mieux marquer sa puissance, à l'image d'un homme bâtit pour enfoncer les portes des cathédrales.
En multipliant les formes, les rythmes et les accords, Nicolas de Staël s'est affirmé dès 1950 comme un peintre d'invention persuasive et comme le promoteur d'une renaissance à la fois souvenirs et pressentiments de faits réels qu'il accueille sur un plan supérieur. Tableau issu de la concentration de la pensée et de la sensibilité et qui pourrait être vu comme lié à une esthétique de la sévérité s'il ne venait du fond d'une âme grave, pure et inquiète.
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Dam.
Adjugée : 517 308 €, le 03 juillet 2011 dernier (V E) * C'est de cette œuvre dont il est aussi question dans le texte proposé.
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Expositions :
- «Nicolas de Staël», Theodore Schempp and Co., New-York, 1950-1951
- «Nicolas de Staël (Rétrospective)», Kestner-Gesellschaft, Hanovre, 1959
- «Nicolas de Staël», Hambourg, 1960, reproduit sous le n° 14 dans le catalogue de l'exposition
Bibliographie:
- «Nicolas de Staël», catalogue raisonné des peintures, Jacques Dubourg et Françoise de Staël, éditions Le Temps, Paris, 1968, reproduit sous le n° 239 page 137 et page 140
- «Nicolas de Staël», catalogue raisonné de l’œuvre peint, Françoise de Staël, éditions Ides et Calendes, 1997 reproduit sous le n° 259 page 290
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Nicolas de Staël fut un solitaire qu'un besoin d'absolu et une frénétique passion pour la peinture tint à l'écart de toutes servitudes d'école, de toutes concessions au succès. Il affichait un dédain de grand seigneur pour ce qui, de loin ou de près, pouvait ressembler à une politique artistique, à une adhésion a un mot d'ordre. De sa génération, il est sans doute l'un de ceux qui évitent le mieux le danger du décoratif, celui qui atteint le plus à l'humain. Hostile aux « gangs de l'abstraction », Nicolas de Staël ne céda pas à l'attrait d'une peinture plus facilement commercialisable, comme il s'opposa violemment à la classification, aux boites dans lesquelles la critique aime à enfermer les artistes. Les voies sur lesquelles il poussa ses inquiétudes et son intransigeance ont déconcerté nombre de ses contemporains le rejetant inévitablement dans une vie matérielle difficile jusqu'à l'exposition de 1950 à la Galerie Jacques Dubourg. Mieux compris, l'œuvre de cet aristocrate qui disparut à l'age de 41 ans sans avoir dissipé l'ombre dont il était enveloppé, dût pourtant attendre encore de nombreuses années avant de rayonner aux cimaises des musées.
Sa peinture n'est pas faite pour être fouillée avec les instruments de l'observation exacte « je crois à l'accident, je ne peux avancer que d'accidents en accidents. Dès que je sens une logique cela m'énerve et je vais naturellement vers l'illogisme ».
Son œuvre sonne, son œuvre s'agite, son œuvre occupe l'espace, vit comme la sève sous l'écorce de l'arbre, bat comme le pouls d'un homme, ouverte à toutes les émotions, elle est catalyseur de création. Ce tableau est une aventure, une provocation à se mesurer aux hasards de la peinture. Conçu par bonds, par sauts, il est l'image insolite d'un paysage intérieur si secret, que le regard superficiel ne retient que le sérieux de sa plastique.
Depuis quelque temps déjà, Nicolas de Staël, s'est libéré des tourments esthétiques qui le hantaient. Il chemine maintenant aux cotés de Nerval, de Rimbaud, de Baudelaire, de Nietzsche. Sa vision devient fusion, exaltation, puissance ; puissance de la pâte qui s'élève, s'accroît d'effluves vivifiantes qui nous projettent à distance vers notre propre oraison.
Il y a dans ce tableau ni synthèse, ni système, ni maniérisme, mais un raz-de-marée émotionnel qui s'endigue et s'étale pour mieux marquer sa puissance, à l'image d'un homme bâtit pour enfoncer les portes des cathédrales.
En multipliant les formes, les rythmes et les accords, Nicolas de Staël s'est affirmé dès 1950 comme un peintre d'invention persuasive et comme le promoteur d'une renaissance à la fois souvenirs et pressentiments de faits réels qu'il accueille sur un plan supérieur. Tableau issu de la concentration de la pensée et de la sensibilité et qui pourrait être vu comme lié à une esthétique de la sévérité s'il ne venait du fond d'une âme grave, pure et inquiète.
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Dam.
Re: Nicolas de Staël News
La cote repart à la hausse (100.000 € de plus que la fourchette haute de l'estimation).
Nilo, Bonne nouvelle !
Nilo, Bonne nouvelle !
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Nicolas de Staël News

Même si tout cela est très relatif et soumis à caution, l'information est quand même heureuse.
C'est surtout pour le texte que je l'ai posté, un témoignage authentique à l'occasion d'une mostra (j'ai une prédilection pour ce genre de traces, du vivant de l'artiste).
Dam, à suivre...
Re: Nicolas de Staël News
Soumis à auction - enchère en anglais - en l'espèce (sonnantes et trébuchantes).
Nilo, anagramme.
Nilo, anagramme.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Nicolas de Staël News
Sinon quoi dire sinon que j'ai réussi à vous mettre l'image, mais profitez-en... !
Dam.
Re: Nicolas de Staël News
J'avais vu le tableau sur la Gazette de Drouot, mais je ne connaissais par le montant atteint, merci Dam, donc,
Swann,
Swann,

Swann- MacadAccro

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