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°Sénégal, Nianing, octobre 74 à...182° à 184° Bon°
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°Sénégal, Nianing, octobre 74 à...182° à 184° Bon°
Lorsqu’ Apo arriva à l’improviste, nous étions avec les électriciens BaKari et El Hadj, entrain de vérifier toute l'installation de la sonorisation du restaurant. Il nous fit un petit bonjour avant de filer vers les ateliers. La douzaine de petits hauts parleurs sphériques, que j’avais achetés, avaient nettement amélioré la qualité du son. J’avais tout vérifié dans le petit local, situé derrière le premier bureau d’Apo. De là, sortaient tous les fils de hauts parleurs, et ceux du revox. Le circuit micro, cassettes audio, très utile pour l’animation, était au bar. En sonorisation de soirée, je n’avais pour l’instant, que mon puissant ampli personnel, une platine Lenco 75, et deux baffles Braun.
J’avais avant la fin de saison, réalisé quelques soirées sur la grande piste plein air, et celles-ci, bien que très familiales si j’ose dire, dans leur présentation, eurent du succès. Quelques bons disques de danses rétro, de bons airs à la mode, et précédant cette ambiance agréable, un diner aux chandelles au menu recherché. Pour les couche-tard, le Merle Bleu ouvrait ses ailes vers minuit. Cette nouvelle soirée dansante, devait s’inscrire définitivement, dans notre programme d’animation. Certes, il nous faudrait par la suite, une installation de sono, puissante et complète, pour les soirées à l’extérieur. Au Merle Bleu, après le grand lessivage, les peintures, les électriciens avaient revu toute la sono. Il me resterait à placer les lumières noires, et à faire des décorations fluo. La toiture de chaume, était à refaire, comme celle, terminée, du restaurant.
Christian et Isabelle vivaient à leur rythme et leurs apparitions où je me trouvais, ça et là, me faisait une grande joie. Christian voulait toujours rendre service et le personnel l’aimait bien. Ce jour là, suite au nettoyage des carrelages, Apo voulait remettre en place les grandes tables du buffet, et nous avions besoin de bras. Du haut de ses onze ans, il me donnait un coup de main en plaçant les chevalets porteurs. Apo, assis à une des tables avec ses lunettes noires, s’adressa à lui d’une voie forte :
--Christian, tu es trop petit, laisse faire les grands !
La réaction de mon fils, fut directe et en venant vers moi, sans un regard vers Apo, me dit :
--Papa, ton Apo est un c..
Je vous avoue que ce gros mot, je ne l’avais jamais entendu de la bouche de mon fils…
Ce n’était pas méchant, mais les enfants sont fragiles. Puis ce fut moi qui devais subir quelques remontrances, lorsqu’Apo, vit notre travail au marigot. Pourtant, je l’en avais informé auparavant…J’attendis que « l’orage » passe et compris une nouvelle fois qu’il fallait avec Apo, faire preuve de patience, mais revenir à la charge sans cesse. En fait, c’était cette idée d’entretenir une mare artificielle, qui ne lui plaisait pas. Ce même jour, je constatais que des varans, (reptiles), nageaient dans le peu d’eau que nous avions mis. Mon but était de persuader cet amoureux de la nature qu'était Apo, et je sentais que ce n'était plus qu'une question de temps. Pour se faire pardonner, il me proposa un tour en jeep. On évoqua Dakar, ses soucis, puis c’est vers les ateliers, qu’il voulut m’emmener. C’est en passant devant notre future maison, qu’il s’excusa du retard des travaux et me parla de mon courrier.
--Marc, j’ai bien lu ta lettre, je trouve que ton constat est sévère, mais je te promets de tenir compte de ce que tu m’as écris, Je tiens à garder ton estime et ta confiance.
--Ca va mieux Apo, mais je compte sur toi.
Et c’est à bord du bus parisien tout refait, qu’il nous fit faire un petit tour. Tout de suite je vis que cet authentique et original moyen de locomotion, serait parfait pour établir une navette journalière, avec les touristes du Domaine, à M’Bour. Je pourrais même le conduire et j’essayais de persuader Apo de cette nouvelle idée, à laquelle il avait certainement pensé.....Un long silence s'en suivi et il s'exprima :
--On verra Marc…
En fait, nous devions décider de faire ce bon choix, dés le mois de janvier, et c’était l’événement à notre arrivée à M’Bour, pour les commerçants surtout ! Nous devions arrêter plus tard, à mon grand regret cette navette, dés lors que la boutique du Domaine s’était agrandie et offrait du choix. Fini, la visite du port de pêche, le plus important après celui de Soubedioune de Dakar ? De son chantier de fabrication de pirogues et de ses marchants d’objets Africains….
Et puis, on alla vers le marigot et s’arrêtant, il reprit.
--Vous avez bien travaillé, c’est agréable à voir, je vais réfléchir à tes propositions, que je t’avoue, j’ai du mal parfois à lire, à comprendre…
--C’est pourquoi je te fais des dessins explicatifs avec, mais j’écrirai mieux !
--Apo, viens voir, vers le deuxième marigot, on ne peut garder cet élevage de porcs ici, sent les odeurs et vois la pollution.
--Oui je sais, tu as raison.
Je commençais à le connaître et à le comprendre. Notre promenade, se poursuivit vers la plage, où les maçons s’afféraient toujours au positionnement des poteaux de tennis. Arrivant face à l’océan, il remarqua notre bateau blanc, au corps mort et me fit cette remarque inattendue :
--Marc, tu m’apprendras à faire du ski…
Et puis il éclata d’un grand rire…
--Tu me vois, avec mes cent vingt kilos !
Puis son regard fut attiré par les petits fanions, qui délimitaient au sol, les dimensions du futur terrain de volley. Prenant les devants et sans hésiter, je lui disais que cet emplacement ne gêner en rien et que les poteaux, à fabriquer, seraient amovibles. En m’écoutant et à ma grande surprise, il ne me dit que :
--D’accord Marc, mais un jour ici, avec toi, nous aménagerons tout le coté plage...
Il me déposa devant la case Jet Tours et je vis, qu’il avait remarqué, son nouvel ordonnancement et sa propreté. Ty n’était pas là. Ce soir, on dinerait ensemble, au restaurant du personnel. On s’attarda à la piscine, qui avançait bien et il remarqua les buttes de terre, vallonnées, que nous avions faites avec N’Diaye et qui seraient gazonnées.
--Je vois que tu es passé par là, Marc. J’aimerais qu’il y ait beaucoup d’hibiscus et d’orgueils de chine…Quelques palmiers nains aussi.
Matar, le ressuscité vint nous dire bonjour et me montra encore une plaie infectée au bras. On quitta Apo et j’allais lui faire, un pansement de tulle gras et bandage, dans ma petite infirmerie. De cette promenade, je gardais un bon souvenir et lorsque je racontais à Ty, ce moment, elle me dit :
--Marc, Apo n’ayant pas de fils, il te considère comme étant un peu le sien, car je sais qu’il t’aime bien.
--Mathilde, j’ai un père que j’aime, admettons que je pourrais être son jeune frère…
J’avais avant la fin de saison, réalisé quelques soirées sur la grande piste plein air, et celles-ci, bien que très familiales si j’ose dire, dans leur présentation, eurent du succès. Quelques bons disques de danses rétro, de bons airs à la mode, et précédant cette ambiance agréable, un diner aux chandelles au menu recherché. Pour les couche-tard, le Merle Bleu ouvrait ses ailes vers minuit. Cette nouvelle soirée dansante, devait s’inscrire définitivement, dans notre programme d’animation. Certes, il nous faudrait par la suite, une installation de sono, puissante et complète, pour les soirées à l’extérieur. Au Merle Bleu, après le grand lessivage, les peintures, les électriciens avaient revu toute la sono. Il me resterait à placer les lumières noires, et à faire des décorations fluo. La toiture de chaume, était à refaire, comme celle, terminée, du restaurant.
Christian et Isabelle vivaient à leur rythme et leurs apparitions où je me trouvais, ça et là, me faisait une grande joie. Christian voulait toujours rendre service et le personnel l’aimait bien. Ce jour là, suite au nettoyage des carrelages, Apo voulait remettre en place les grandes tables du buffet, et nous avions besoin de bras. Du haut de ses onze ans, il me donnait un coup de main en plaçant les chevalets porteurs. Apo, assis à une des tables avec ses lunettes noires, s’adressa à lui d’une voie forte :
--Christian, tu es trop petit, laisse faire les grands !
La réaction de mon fils, fut directe et en venant vers moi, sans un regard vers Apo, me dit :
--Papa, ton Apo est un c..
Je vous avoue que ce gros mot, je ne l’avais jamais entendu de la bouche de mon fils…
Ce n’était pas méchant, mais les enfants sont fragiles. Puis ce fut moi qui devais subir quelques remontrances, lorsqu’Apo, vit notre travail au marigot. Pourtant, je l’en avais informé auparavant…J’attendis que « l’orage » passe et compris une nouvelle fois qu’il fallait avec Apo, faire preuve de patience, mais revenir à la charge sans cesse. En fait, c’était cette idée d’entretenir une mare artificielle, qui ne lui plaisait pas. Ce même jour, je constatais que des varans, (reptiles), nageaient dans le peu d’eau que nous avions mis. Mon but était de persuader cet amoureux de la nature qu'était Apo, et je sentais que ce n'était plus qu'une question de temps. Pour se faire pardonner, il me proposa un tour en jeep. On évoqua Dakar, ses soucis, puis c’est vers les ateliers, qu’il voulut m’emmener. C’est en passant devant notre future maison, qu’il s’excusa du retard des travaux et me parla de mon courrier.
--Marc, j’ai bien lu ta lettre, je trouve que ton constat est sévère, mais je te promets de tenir compte de ce que tu m’as écris, Je tiens à garder ton estime et ta confiance.
--Ca va mieux Apo, mais je compte sur toi.
Et c’est à bord du bus parisien tout refait, qu’il nous fit faire un petit tour. Tout de suite je vis que cet authentique et original moyen de locomotion, serait parfait pour établir une navette journalière, avec les touristes du Domaine, à M’Bour. Je pourrais même le conduire et j’essayais de persuader Apo de cette nouvelle idée, à laquelle il avait certainement pensé.....Un long silence s'en suivi et il s'exprima :
--On verra Marc…
En fait, nous devions décider de faire ce bon choix, dés le mois de janvier, et c’était l’événement à notre arrivée à M’Bour, pour les commerçants surtout ! Nous devions arrêter plus tard, à mon grand regret cette navette, dés lors que la boutique du Domaine s’était agrandie et offrait du choix. Fini, la visite du port de pêche, le plus important après celui de Soubedioune de Dakar ? De son chantier de fabrication de pirogues et de ses marchants d’objets Africains….
Et puis, on alla vers le marigot et s’arrêtant, il reprit.
--Vous avez bien travaillé, c’est agréable à voir, je vais réfléchir à tes propositions, que je t’avoue, j’ai du mal parfois à lire, à comprendre…
--C’est pourquoi je te fais des dessins explicatifs avec, mais j’écrirai mieux !
--Apo, viens voir, vers le deuxième marigot, on ne peut garder cet élevage de porcs ici, sent les odeurs et vois la pollution.
--Oui je sais, tu as raison.
Je commençais à le connaître et à le comprendre. Notre promenade, se poursuivit vers la plage, où les maçons s’afféraient toujours au positionnement des poteaux de tennis. Arrivant face à l’océan, il remarqua notre bateau blanc, au corps mort et me fit cette remarque inattendue :
--Marc, tu m’apprendras à faire du ski…
Et puis il éclata d’un grand rire…
--Tu me vois, avec mes cent vingt kilos !
Puis son regard fut attiré par les petits fanions, qui délimitaient au sol, les dimensions du futur terrain de volley. Prenant les devants et sans hésiter, je lui disais que cet emplacement ne gêner en rien et que les poteaux, à fabriquer, seraient amovibles. En m’écoutant et à ma grande surprise, il ne me dit que :
--D’accord Marc, mais un jour ici, avec toi, nous aménagerons tout le coté plage...
Il me déposa devant la case Jet Tours et je vis, qu’il avait remarqué, son nouvel ordonnancement et sa propreté. Ty n’était pas là. Ce soir, on dinerait ensemble, au restaurant du personnel. On s’attarda à la piscine, qui avançait bien et il remarqua les buttes de terre, vallonnées, que nous avions faites avec N’Diaye et qui seraient gazonnées.
--Je vois que tu es passé par là, Marc. J’aimerais qu’il y ait beaucoup d’hibiscus et d’orgueils de chine…Quelques palmiers nains aussi.
Matar, le ressuscité vint nous dire bonjour et me montra encore une plaie infectée au bras. On quitta Apo et j’allais lui faire, un pansement de tulle gras et bandage, dans ma petite infirmerie. De cette promenade, je gardais un bon souvenir et lorsque je racontais à Ty, ce moment, elle me dit :
--Marc, Apo n’ayant pas de fils, il te considère comme étant un peu le sien, car je sais qu’il t’aime bien.
--Mathilde, j’ai un père que j’aime, admettons que je pourrais être son jeune frère…
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