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°Sénégal, Nianing, Septembre/octobre 74 à...185° à 189° Bon°
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°Sénégal, Nianing, Septembre/octobre 74 à...185° à 189° Bon°
Un océan de verdure.
La douceur d’une lettre hebdomadaire…
Une « ouverture » sereine.
La douceur d’une lettre hebdomadaire…
Une « ouverture » sereine.
Après le diner, où Ty avait longuement discuté avec Apo, et où j’avais apprécié un vin rosé bien frais, les enfants nous avaient confié leurs impressions au sujet de leur scolarité. On se quitta sur un fond musical, de la nouvelle bande revox, qu’Apo appréciait. Le temps avait changé et une forte chaleur humide, annonçait l’orage nocturne. Marcel m’avait demandé de sortir avec lui le lendemain, car les chevaux devaient être montés régulièrement. Nous avions convenu qu’après avoir accompagné Chris à l’école, je viendrais au centre équestre. Ty peut être se joindrait à nous. Le vent se leva, et vers une heure du matin, l’orchestre céleste se mit en mouvement, accompagné par un chœur infernal de croassements…La pluie fut dense et régulière et elle cessa rapidement. Il me tardait de découvrir la brousse après trois mois d’hivernage et je ne fus pas déçu ! A perte de vue, les champs d’arachide et de mil, comme une immense mosaïque, océan de verdure, avaient pris la place d’une terre sèche et aride. Nous suivions les pistes étroites et les paysans entrain de désherber, nous faisaient des signes de sympathie. Beaucoup de jeunes enfants étaient aux champs, ainsi que des femmes.
Marcel m’expliqua, que les récoltes ne tarderaient pas, et que pour le mil, les moissons seraient bonnes. Pour l’arachide, le cours était bas, mais l’abondant fourrage fourni, compenserait. Au loin, les rares baobabs, étaient submergés de feuillage d’un vert tendre et quelques pélicans y étaient perchés.
La petite pluie, avait tout lavé et cette promenade avec Ty et Marcel, fut un réel plaisir. Nos chevaux eux aussi avaient apprécié. Nous retrouvions Isabelle qui avec Daouda, avait fait du manège et tout s’était bien passé. Acquérir, chez notre « monsieur cheval », à Dakar, deux ou trois chevaux, nous permettraient d’ assurer une rotation pour les jours de balades. Ils se régalaient des premiers tendres fourrages, et le hangar où l’on stockait les sacs de pailles d’arachide, pour la saison sèche, était presque vide. Nous avions remis la construction de box en dur, pour l’année prochaine.
Nous passions à la réception et Ty, pris le courrier. L’écriture bleue sur une enveloppe, c’était un plein d’amour qui nous attendait. Maman, nous écrivait régulièrement et nous relatait leur vie dans les Vosges en nous donnant des nouvelles des frères et sœurs. Je lisais la missive chérie aux enfants, tout en marchant. Ty, ne cacha pas le courrier qui lui était adressé, de Briançon…Je m’étais habitué à cela, et notre vie conjugale qui reprenait peu à peu le dessus, ne semblait pas en être affectée. Je savais combien Ty, avait dû faire d’efforts pour me suivre dans cette aventure, et je comptais sur le temps pour que son histoire d’amour, s’estompe, au profit d’un bonheur familial retrouvé. Apo, avait du partir, car sa Peugeot n’était plus là. Estival, en plein chantier, supervisait la pose du carrelage. L’équipe était dirigée par un vrai spécialiste, à qui j’avais demandé de faire au fond, en petits carreaux de couleurs, le sigle du calao. Des centaines de dalles, ocre claire, avaient été moulées, jour après jour, et s’accumulaient, en attendant leurs poses.
Malgré la bonne vitesse de croisière, les premiers touristes d’octobre, ne verraient pas la piscine terminée. Au moins, ils verraient des gens au travail, de l’aube jusqu’à la nuit. Apo avait commandé des transats classiques et j’avais marqué les emplacements des paillotes ombrelles, avec tablettes et fauteuils assorties. J’imaginais le tout terminé, entouré des grands arbres, témoins du passé.
Samedi prochain, tard dans la nuit, arriverait une quarantaine de personnes et dimanche, nos inconditionnels Dakarois. Je tenais à faire un grand tour du Domaine, et surtout finir de préparer le centre nautique. J’allais prendre la jeep et après avoir dis à Monsieur Tiss, de faire amener les deux voiliers Tabur et le premier catamaran hobie, je commençais par notre maison. Il restait la toiture à poser et tout l’intérieur était à finir. Le chantier me semblait plus actif et pensais qu’Apo avait donné des ordres.
Cheikh Ba avait fini le rodage du bateau. Apo, m’avait fait déposer des énormes ancres marines et des chaînes et il fallait les placer en décoration, le plus naturellement possible. Sur la plage, en attendant le terrain en dur on jouerait au volley sur le sable. Les housses de matelas, en tissus d’inspiration Africaine, me semblaient usées et en nombres insuffisantes. Jules, du bar de la plage, reçut comme consigne de faire un grand lavage du magasin, de l’aérer. L’épouse de Bernard, qui s’occupait très bien des nappages, pourrait peut être, commander de nouvelles housses. Christian étant de retour de l’école, toujours prêt à rendre service, me proposa de faire l’inventaire de tous les jeux de sociétés. Mais ou les ranger ? C’est là que l’idée me vint d’une construction d’une case loisirs sphérique, non loin du restaurant…Un nouveau projet pour Apo ! En attendant, ils seraient à disposition à la case Jet Tours. Christian commença ses cours de conduite sur la jeep et cette voiture datant des années quarante, lui convenait très bien.
--Tu sais Chris que cette jeep à peut être transporté un général américain, sur les routes de France ou d’Afrique du Nord, ou aussi des soldats français ?
Ce fut l’occasion de lui parler de ce gigantesque conflit mondial, mais il était bien jeune…Notre tour devait me permettre, de voir si la petite pluie avait reverdie le feuillage des arbres très anciens, du pourtour du marigot. La végétation des tamaris, kades, acacias, nous semblait être de tons si variés et argentée, qu’ elle brillait sous les rayons du soleil. Oiseaux, crapauds, crabes de terre, et varans, prenait gout au gîte et au couvert assuré ! Christian était médusé de voir le changement.
--Papa, si on mettait des bancs à certains endroits ?
Une petite faim nous tenaillait et notre déjeuner en famille, avec Georges Estival et les Bernard se déroula agréablement. Bien sur, salade composée en entrée, et poisson au menu, et frites ! Moussa, le représentant Sénégal Tour, arriva vers la fin du repas. Avec Ty, il ferait une belle paire de professionnels. Au café, Georges, nous pris à témoin, que la piscine serait prête pour le quinze décembre. Malgré le cout exorbitant de l’électricité, Il avait installé des projecteurs pour le travail nocturne…
L’ensemble du personnel avait repris le travail dés le jeudi et le Domaine reprenait vie. J’avais réalisé pour Ty, un panneau sous acétate, pour expliquer le fonctionnement des cartes de sports. Elysa avait très bien compris et je lui remettais un petit stock de cartes et les carnets de vente loisirs. On testerait ce système et j’espérais des recettes, m’assurant un minimum de revenus. Apo, m’avait laissé entendre qu’il serait là samedi. D’Armande, peu de nouvelles, toujours surchargée de travail sur Dakar. Avec Ty, pour le prochain pot d’accueil, nous avions tout mis par écrit. Je commencerais par l’historique du Domaine, du moins ce que je savais et présenterais le Sénégal. Ensuite Ty, et Moussa rentrait dans le détail, renseignements, excursions, etc.
Poursuivant ma petite inspection, je rencontrais N’Diaye qui m’expliqua, que tous les jardiniers avaient commencés, le ramassage des feuilles, le nettoyage des pistes. Cette journée de samedi, ou tout le personnel avait repris, me donna l’occasion de revoir fifi de Chicourt, qui était arrivée pour la fin de semaine. Dés le soir, la saison démarrait avec les Dakarois. Le temps était superbe et nous étions une trentaine à diner. Il me tardait d’avoir l’avis des habitués, pour ce que nous avions fais à la discothèque. L’arrivée tardive des estivants, me fit rester à bavarder, à boire un peu…Mathilde m’invita à danser. Les nouveaux disques, le bon son, la décoration nous valu…Des très bien, des bravos !
Les abords de la piscine étaient propres et une petite clôture de sécurité avait été mise. A cette heure, nous avions presque tout éteins. Le petit groupe, qui avait du retard, était assez jeune. Ada, les guida vers la table fleurie, ou nous les attendions. Après la dégustation du verre Nianing, quelques conseils, ce petit monde se dirigea vers leurs logements, avec la traditionnelle bouteille d’eau minérale à la main. Je penses vous l’avoir dis, l’eau saumâtre du forage, non potable, alimentait en partie les habitations. Lorsque l’on rentra, les enfants dormaient. Nous étions à la mi-octobre et l’hivernage devait cette nuit là, nous surprendre une fois de plus. Heureusement que le vent ne fut pas de la partie. Deux heures de pluie intense et de tonnerre ! Mais au petit matin, la douceur d’un réveil lumineux nous attendait. Comme après chaque grosse pluie les oiseaux avaient désertés le parc, et un grand silence s’imposait.
Après avoir parlé du Sénégal, du Domaine, d’Apo, ma façon positive, de parler de la saison des pluies à l’information, me donna l’impression, que je faisais des adeptes. Revenir en juillet-aout, était donc une époque possible. Ty, était à l’aise et son carnet d’excursions, bien remplie. Ce dimanche, fut un record de Dakarois à déjeuner. L’océan étant d’huile, le bateau de ski fonctionna à plein. Apo nous fit le plaisir de venir passer la journée et pour la première fois, me dit que son Domaine était tout beau et qu’il savait, que j’y étais pour quelque chose.
Marcel m’expliqua, que les récoltes ne tarderaient pas, et que pour le mil, les moissons seraient bonnes. Pour l’arachide, le cours était bas, mais l’abondant fourrage fourni, compenserait. Au loin, les rares baobabs, étaient submergés de feuillage d’un vert tendre et quelques pélicans y étaient perchés.
La petite pluie, avait tout lavé et cette promenade avec Ty et Marcel, fut un réel plaisir. Nos chevaux eux aussi avaient apprécié. Nous retrouvions Isabelle qui avec Daouda, avait fait du manège et tout s’était bien passé. Acquérir, chez notre « monsieur cheval », à Dakar, deux ou trois chevaux, nous permettraient d’ assurer une rotation pour les jours de balades. Ils se régalaient des premiers tendres fourrages, et le hangar où l’on stockait les sacs de pailles d’arachide, pour la saison sèche, était presque vide. Nous avions remis la construction de box en dur, pour l’année prochaine.
Nous passions à la réception et Ty, pris le courrier. L’écriture bleue sur une enveloppe, c’était un plein d’amour qui nous attendait. Maman, nous écrivait régulièrement et nous relatait leur vie dans les Vosges en nous donnant des nouvelles des frères et sœurs. Je lisais la missive chérie aux enfants, tout en marchant. Ty, ne cacha pas le courrier qui lui était adressé, de Briançon…Je m’étais habitué à cela, et notre vie conjugale qui reprenait peu à peu le dessus, ne semblait pas en être affectée. Je savais combien Ty, avait dû faire d’efforts pour me suivre dans cette aventure, et je comptais sur le temps pour que son histoire d’amour, s’estompe, au profit d’un bonheur familial retrouvé. Apo, avait du partir, car sa Peugeot n’était plus là. Estival, en plein chantier, supervisait la pose du carrelage. L’équipe était dirigée par un vrai spécialiste, à qui j’avais demandé de faire au fond, en petits carreaux de couleurs, le sigle du calao. Des centaines de dalles, ocre claire, avaient été moulées, jour après jour, et s’accumulaient, en attendant leurs poses.
Malgré la bonne vitesse de croisière, les premiers touristes d’octobre, ne verraient pas la piscine terminée. Au moins, ils verraient des gens au travail, de l’aube jusqu’à la nuit. Apo avait commandé des transats classiques et j’avais marqué les emplacements des paillotes ombrelles, avec tablettes et fauteuils assorties. J’imaginais le tout terminé, entouré des grands arbres, témoins du passé.
Samedi prochain, tard dans la nuit, arriverait une quarantaine de personnes et dimanche, nos inconditionnels Dakarois. Je tenais à faire un grand tour du Domaine, et surtout finir de préparer le centre nautique. J’allais prendre la jeep et après avoir dis à Monsieur Tiss, de faire amener les deux voiliers Tabur et le premier catamaran hobie, je commençais par notre maison. Il restait la toiture à poser et tout l’intérieur était à finir. Le chantier me semblait plus actif et pensais qu’Apo avait donné des ordres.
Cheikh Ba avait fini le rodage du bateau. Apo, m’avait fait déposer des énormes ancres marines et des chaînes et il fallait les placer en décoration, le plus naturellement possible. Sur la plage, en attendant le terrain en dur on jouerait au volley sur le sable. Les housses de matelas, en tissus d’inspiration Africaine, me semblaient usées et en nombres insuffisantes. Jules, du bar de la plage, reçut comme consigne de faire un grand lavage du magasin, de l’aérer. L’épouse de Bernard, qui s’occupait très bien des nappages, pourrait peut être, commander de nouvelles housses. Christian étant de retour de l’école, toujours prêt à rendre service, me proposa de faire l’inventaire de tous les jeux de sociétés. Mais ou les ranger ? C’est là que l’idée me vint d’une construction d’une case loisirs sphérique, non loin du restaurant…Un nouveau projet pour Apo ! En attendant, ils seraient à disposition à la case Jet Tours. Christian commença ses cours de conduite sur la jeep et cette voiture datant des années quarante, lui convenait très bien.
--Tu sais Chris que cette jeep à peut être transporté un général américain, sur les routes de France ou d’Afrique du Nord, ou aussi des soldats français ?
Ce fut l’occasion de lui parler de ce gigantesque conflit mondial, mais il était bien jeune…Notre tour devait me permettre, de voir si la petite pluie avait reverdie le feuillage des arbres très anciens, du pourtour du marigot. La végétation des tamaris, kades, acacias, nous semblait être de tons si variés et argentée, qu’ elle brillait sous les rayons du soleil. Oiseaux, crapauds, crabes de terre, et varans, prenait gout au gîte et au couvert assuré ! Christian était médusé de voir le changement.
--Papa, si on mettait des bancs à certains endroits ?
Une petite faim nous tenaillait et notre déjeuner en famille, avec Georges Estival et les Bernard se déroula agréablement. Bien sur, salade composée en entrée, et poisson au menu, et frites ! Moussa, le représentant Sénégal Tour, arriva vers la fin du repas. Avec Ty, il ferait une belle paire de professionnels. Au café, Georges, nous pris à témoin, que la piscine serait prête pour le quinze décembre. Malgré le cout exorbitant de l’électricité, Il avait installé des projecteurs pour le travail nocturne…
L’ensemble du personnel avait repris le travail dés le jeudi et le Domaine reprenait vie. J’avais réalisé pour Ty, un panneau sous acétate, pour expliquer le fonctionnement des cartes de sports. Elysa avait très bien compris et je lui remettais un petit stock de cartes et les carnets de vente loisirs. On testerait ce système et j’espérais des recettes, m’assurant un minimum de revenus. Apo, m’avait laissé entendre qu’il serait là samedi. D’Armande, peu de nouvelles, toujours surchargée de travail sur Dakar. Avec Ty, pour le prochain pot d’accueil, nous avions tout mis par écrit. Je commencerais par l’historique du Domaine, du moins ce que je savais et présenterais le Sénégal. Ensuite Ty, et Moussa rentrait dans le détail, renseignements, excursions, etc.
Poursuivant ma petite inspection, je rencontrais N’Diaye qui m’expliqua, que tous les jardiniers avaient commencés, le ramassage des feuilles, le nettoyage des pistes. Cette journée de samedi, ou tout le personnel avait repris, me donna l’occasion de revoir fifi de Chicourt, qui était arrivée pour la fin de semaine. Dés le soir, la saison démarrait avec les Dakarois. Le temps était superbe et nous étions une trentaine à diner. Il me tardait d’avoir l’avis des habitués, pour ce que nous avions fais à la discothèque. L’arrivée tardive des estivants, me fit rester à bavarder, à boire un peu…Mathilde m’invita à danser. Les nouveaux disques, le bon son, la décoration nous valu…Des très bien, des bravos !
Les abords de la piscine étaient propres et une petite clôture de sécurité avait été mise. A cette heure, nous avions presque tout éteins. Le petit groupe, qui avait du retard, était assez jeune. Ada, les guida vers la table fleurie, ou nous les attendions. Après la dégustation du verre Nianing, quelques conseils, ce petit monde se dirigea vers leurs logements, avec la traditionnelle bouteille d’eau minérale à la main. Je penses vous l’avoir dis, l’eau saumâtre du forage, non potable, alimentait en partie les habitations. Lorsque l’on rentra, les enfants dormaient. Nous étions à la mi-octobre et l’hivernage devait cette nuit là, nous surprendre une fois de plus. Heureusement que le vent ne fut pas de la partie. Deux heures de pluie intense et de tonnerre ! Mais au petit matin, la douceur d’un réveil lumineux nous attendait. Comme après chaque grosse pluie les oiseaux avaient désertés le parc, et un grand silence s’imposait.
Après avoir parlé du Sénégal, du Domaine, d’Apo, ma façon positive, de parler de la saison des pluies à l’information, me donna l’impression, que je faisais des adeptes. Revenir en juillet-aout, était donc une époque possible. Ty, était à l’aise et son carnet d’excursions, bien remplie. Ce dimanche, fut un record de Dakarois à déjeuner. L’océan étant d’huile, le bateau de ski fonctionna à plein. Apo nous fit le plaisir de venir passer la journée et pour la première fois, me dit que son Domaine était tout beau et qu’il savait, que j’y étais pour quelque chose.
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tremsal- MacadAdo

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Date d'inscription: 12/08/2010
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