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°Sénégal,Nianing, octobre,novembre,décembre, 74 à...190° à 195° Bon°
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°Sénégal,Nianing, octobre,novembre,décembre, 74 à...190° à 195° Bon°
Ty et Marc en équipe.
Jet Tours-AirFrance assurent…
Réussir les Fêtes, l’esprit commando !
Jet Tours-AirFrance assurent…
Réussir les Fêtes, l’esprit commando !
Faisant suite à l’ouverture, les semaines passèrent très vite et notre petite équipe s’entendait fort bien. Ty et Moussa assuraient un lien sympathique, entre les vacanciers et l’administration du Domaine. De mon coté, j’avais pris à bras le corps, l’animation, les sports et les loisirs. Nous arrivions début novembre et bien que quelques critiques, pour l’absence de piscine, fussent à remarquer, les efforts entrepris, l’accueil, la qualité de la table et les activités loisirs et sports, faisaient pencher la balance du bon coté. Mon style d’animation était le plus naturel possible, s’apparentant plutôt, à une disponibilité naturelle permanente, et à des formes d’activités familiales. Le programme très intense dans les journées, s’orientait le soir et la nuit, vers de bons spectacles folkloriques, des soirées à thèmes, et s’achevait à la discothèque. Nous maintenions chaque samedi soir, une arrivée correcte de vacanciers, et les fêtes s’annonçaient complètes.
Les recettes étaient irrégulières, mais par rapport aux nombres de touristes, se situant à quatre vingt personnes par semaine, je ne me plaignais pas. Nos enfants s’étaient bien adaptés à leur scolarité et participaient avec plaisir, à la vie du Domaine. La saison des pluies était terminée et les travaux de finition de la piscine arrivaient à leur fin. La pose des dalles avait demandé un travail de géomètre, tant il avait fallu respecter, de les placer en quinconces. Le gazon avait poussé et le premier coup d’œil était agréable. Si tout irait bien, on inaugurerait cette piscine, si longtemps attendue pour le vingt décembre! Chaque jour, j’allais voir où en étais notre maison et là aussi, si l’espoir de s’installer courant décembre était réel. Nos meubles étaient prêts, et j’avais trouvé un petit frigo, chez le frigoriste El Hadj, qu’il avait retapé.
Ci-dessous, la transcription exacte, d’un mot manuscrit, remis à Apo début septembre 74 :
Cher Apo,
Pour la maison, »Notre maison ».
La disposition et l’orientation est bien par rapport aux vents, etc. Nous sommes quatre. Il faut que les enfants aient chacun leur chambre et une toilette sanitaire indépendante, comme pour nous deux. Monsieur Tiss a les croquis de bureaux des enfants ? Il faut prévoir au moins quatre armoires. Le fait qu’il n’y ait pas de cuisine, nous donne de la place. Notre appartement de Suresnes, faisait soixante dix m2, l’atelier cinquante m2. Je sais que la maison n’a pas cette surface, et qu’il faudra penser à une pièce spacieuse ailleurs, qui me servira pour les travaux de publicité, de décoration. Ne modifions pas les plans précis de cette maison. Actuellement nous occupons deux villas qui sont encombrées de bagages en attente de rangement. Je compte sur toi pour faire avancer ce chantier. La qualité de l’’habitation familiale, avec ses rares moments de repos, par rapport à la façon de vivre ici, à la disposition permanente des vacanciers, est pour moi une priorité.
Tu sais Apo, l’importance que je porte « A la Vie », que je veux que Mathilde et les enfants, vivent à tes cotés et avec moi. La vie de famille, et les bonnes relations avec autrui, ont toujours été notre ligne de vie.
En vertu de cela, je tiens à ce que tu tiennes compte de mes écrits, de mes remarques. En te remerciant. Marc.
J’aimais cet endroit éloigné du centre névralgique et surtout très calme. Nous y serions heureux. Un des jardiniers, très adroit de ses mains, avait construit à ma demande, près de notre maison de bois, une paillote grillagée pour les lapins d’Isabelle, avec un petit muret en ciment à la base en pourtour. N’Diaye avait promis à Isa, d’en choisir quelques uns, de son clapier.
L’organisation mise en place à Dakar, et suivie personnellement par Apo, pour l’acheminement gratuit, au départ de la France, via Jet Tours Air France, de denrées alimentaires fraîches, fromages , charcuteries, etc, devait s’avérer d’une efficacité parfaite. Nous recevions donc, chaque samedi de Paris, ce complément indispensable de provisions alimentaires. Dans les prévisions, il y aurait un important envoi à la veille des Fêtes. Tout semblait contribuer à ce que Mathilde et moi, nos enfants, passent ici, notre premier Noël hors de France, certes au travail, mais heureux.
Aux dernières nouvelles Apo, avait trouvé un repreneur pur Hertz et il me tardait que l’affaire se réalise. Cet apport financier, dont une grosse partie irait à payer les dettes contractées, permettrait à Apo d’investir ici. Tout répondait à l’extension hôtelière, et avec plus de lits, nous serions plus performants. Nous avions déjà délimité la parcelle coté parc, qui équilibrerait avec de nouvelles cases construites en dur, la partie droite, jusqu’au marigot. Tout était entre les mains d’Apo. Nos touristes avaient pris l’habitude de voir pendant leurs séjours, des travaux en cours et au contraire, c’était un point positif pour nous. La pression des gens de Jet Tours était permanente, tant cette destination les intéressait, ainsi que notre histoire peu commune. Sur le terrain, je m’étais habitué à l’absence d’Apo et d’Armande, toujours à la manœuvre à Dakar et au caractère ombrageux de Bernard. Avec Estival, que j’avais appris à connaître, le beau fixe était de mise. Son travail de coordinateur, de technicien était d’une efficacité redoutable et Apo, le savait, d’autant plus qu’il était un des investisseurs chez Hertz et au Domaine !
Au dernier passage de FiFi de Chicourt, j’avais appris pas mal de choses. Son cabinet conseil était un dès plus prisé de Dakar. Il savait tout et se sentant en confiance, il me confiait des petits secrets. Nianing, à la suite de ma tournée des popotes, était devenu une base arrière des unités de l’armée française, basée à Dakar. Le dimanche, parfois c’était un car entier de familles de marins ou d’aviateurs, qui venaient apprécier les délices du Domaine. Notre accueil, et nos tarifs spéciaux, toujours en vigueur, contribuaient à cet engouement. La clientèle Jet Tours, était très disparate et surtout âgée et composée aussi de jeunes retraités. Celle, plus jeune, comprenait des professions libérales et des commerçants. Devant ce choix, je multipliais, les activités payantes, de pêche, de balade en brousse en calèche, la location de vélos et pour Mathilde, la vente des excursions, battait des records. Je dois avouer que mon forfait sport, se vendait mal, car réservé à des plus jeunes. Il fallait être patient, le temps viendrait !
De mes parents, si loin de nous, j’appelais une fois par semaine pour entendre la voix de ma chère maman et de papa. Ici, nous étions coupés des nouvelles, de la télévision, mais je branchais de temps en temps, ma petite radio. Ma soif parisienne d’infos, m’avait quittée. Quand à la presse, nous en étions réduits aux hebdos, que laissaient les touristes, dont certains étaient devenus de véritables amis. Les vacances scolaires allaient commencer et bien sûr, c’était la grande joie. Le domaine avait fait peau neuve et en plus, un artiste Africain, du nom de N’Dongo, copiste hors pair, peintre en lettres, offrit ses services. Les habitations du parc, servirent de test, et des illustrations inspirées de scènes d’oiseaux, de personnages traditionnels, embellirent les murs. Puis vint le tour des cases. Ces touches de couleurs vives, s’harmonisait bien avec la nature environnante.
Le grand chantier de la piscine touchait à sa fin. L’équipe des carreleurs ne s’arrêtait pas du matin au soir. Faisant suite au temps de séchage, la mise en eau avec ses bonnes et mauvaises surprises, prendrait deux à trois journées. Nous avions choisi toute une gamme de couleur bleue, du clair au plus soutenu, et cette variété de tons, devrait donner à cette masse liquide, les meilleurs effets. La teinte ocre jaune de la toiture en chaume du bar restaurant, était agréable à regarder. Le déjeuner étant prêt, on se retrouva comme à l’habitude, à déguster de belles dorades grillées. Estival satisfait de respecter les délais, me parla de notre maison et m’apprit que ce type de construction, était très répandue dans les années cinquante, pour les missions en brousse. Et puis il me toisa en me disant :
--Alors c’est vous qui vous occuperez de la nouvelle boutique ?
Tombant des nues, je répondis par la négative, mais curieux d’avoir entendu, « nouvelle boutique », je répondais :
--Apo, s’est donc décidé ?
--Et bien oui, il m’a parlé de plans que vous aviez faits…
En fait, il s’agissait de tout revoir, son ancien bureau, le coté boutique, un petit agrandissement, pour une boutique plus grande. Mes plans se limitaient à cela. Quand à ce que j’en devienne le gérant, si il en avait été question au début, Armande m’en ayant un peu parlé, j’avais de suite compris que « la Boutique », c’était pour elle. Toutes mes démarches, adresses de fournisseurs, que j’avais entrepris à Paris, toutes les babioles, bijoux de fantaisies, montres, ceintures, et divers autres choix que j’avais achetés au Sentier, avaient été rangés par ses soins, dans un bureau de la réception. Je n’avais jamais eu une âme de commerçant, et bien qu’ici ça aurait été lucratif pour moi, vu ma situation, j’avais décidé simplement de ne pas me battre pour ça.
Vers le cinq décembre, le remplissage de la piscine se terminait enfin, et pas mal de curieux, personnel et touristes, attendaient le moment fatidique de l’inauguration. Des réverbères discrets, y avaient été installés, dans le style de ceux du parc.
Le cuivre rouge de la douche, brillait au soleil. Du bar de la paillote, ouvert à partir de dix heures, j’admirais ce nouvel environnement, si longtemps attendu ! Et vraiment réussi. Les premières diapos, seraient pour miss Back et mes archives. De villas en cases, N’Dongo, ayant besoin de modèles pour les oiseaux, je lui confiais le livre illustré, de l’ornithologue Morel. Ayant fait un choix au préalable des oiseaux les plus vus ici. Il fallait lui acheter chez un droguiste de Dakar, de la peinture en poudre, de divers tons, à dissoudre dans l’eau et résistante à la lumière. Cet artiste était très doué, mais avait un petit défaut, il était porté sur la bière de mil, (alcolisée).
Apo, m’avait demandé de lui faire par écrit, le programme d’animation des fêtes et avait vu avec le chef les menus de Noël et du nouvel an. La commande de cotillons était arrivée, et avec le préposé aux disques, nous avions vu comment installer ma sono personnelle, à l’extérieur, voulant animer une soirée plein air de qualité. Armande m’avait signalé que des familles Libanaises, seraient des nôtres, et nous avions quelques bonnes cassettes de musique orientale. Voici, ci-dessous, le programme type d’animation, soumis et accepter par Apo. J’’assurais seul, avec Mathilde et Moussa, en décembre 74, toute l’animation. Je pouvais compter bien sûr dans leur secteur d’activité, sur le responsable piscine, les deux marins de la plage et les deux préposés au centre équestre. Un des serveurs, étant chargé de mettre de bons disques, à la discothèque. L’idée de créer une soirée surprise, m’était venue en voyant un couple d’estivants, habillés à l’africaine, lors de la soirée folklorique, que papa Gaye avait présentée en audition. Tant de couleurs dans les costumes, et la danse des reins ou du ventilateur, au rythme des sabars, m’avaient inspiré. Je décidais alors de commencer des annonces, laissant entrevoir une soirée Boubous, avec élection, le lundi soir après le folklore.
Les recettes étaient irrégulières, mais par rapport aux nombres de touristes, se situant à quatre vingt personnes par semaine, je ne me plaignais pas. Nos enfants s’étaient bien adaptés à leur scolarité et participaient avec plaisir, à la vie du Domaine. La saison des pluies était terminée et les travaux de finition de la piscine arrivaient à leur fin. La pose des dalles avait demandé un travail de géomètre, tant il avait fallu respecter, de les placer en quinconces. Le gazon avait poussé et le premier coup d’œil était agréable. Si tout irait bien, on inaugurerait cette piscine, si longtemps attendue pour le vingt décembre! Chaque jour, j’allais voir où en étais notre maison et là aussi, si l’espoir de s’installer courant décembre était réel. Nos meubles étaient prêts, et j’avais trouvé un petit frigo, chez le frigoriste El Hadj, qu’il avait retapé.
Ci-dessous, la transcription exacte, d’un mot manuscrit, remis à Apo début septembre 74 :
Cher Apo,
Pour la maison, »Notre maison ».
La disposition et l’orientation est bien par rapport aux vents, etc. Nous sommes quatre. Il faut que les enfants aient chacun leur chambre et une toilette sanitaire indépendante, comme pour nous deux. Monsieur Tiss a les croquis de bureaux des enfants ? Il faut prévoir au moins quatre armoires. Le fait qu’il n’y ait pas de cuisine, nous donne de la place. Notre appartement de Suresnes, faisait soixante dix m2, l’atelier cinquante m2. Je sais que la maison n’a pas cette surface, et qu’il faudra penser à une pièce spacieuse ailleurs, qui me servira pour les travaux de publicité, de décoration. Ne modifions pas les plans précis de cette maison. Actuellement nous occupons deux villas qui sont encombrées de bagages en attente de rangement. Je compte sur toi pour faire avancer ce chantier. La qualité de l’’habitation familiale, avec ses rares moments de repos, par rapport à la façon de vivre ici, à la disposition permanente des vacanciers, est pour moi une priorité.
Tu sais Apo, l’importance que je porte « A la Vie », que je veux que Mathilde et les enfants, vivent à tes cotés et avec moi. La vie de famille, et les bonnes relations avec autrui, ont toujours été notre ligne de vie.
En vertu de cela, je tiens à ce que tu tiennes compte de mes écrits, de mes remarques. En te remerciant. Marc.
J’aimais cet endroit éloigné du centre névralgique et surtout très calme. Nous y serions heureux. Un des jardiniers, très adroit de ses mains, avait construit à ma demande, près de notre maison de bois, une paillote grillagée pour les lapins d’Isabelle, avec un petit muret en ciment à la base en pourtour. N’Diaye avait promis à Isa, d’en choisir quelques uns, de son clapier.
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L’organisation mise en place à Dakar, et suivie personnellement par Apo, pour l’acheminement gratuit, au départ de la France, via Jet Tours Air France, de denrées alimentaires fraîches, fromages , charcuteries, etc, devait s’avérer d’une efficacité parfaite. Nous recevions donc, chaque samedi de Paris, ce complément indispensable de provisions alimentaires. Dans les prévisions, il y aurait un important envoi à la veille des Fêtes. Tout semblait contribuer à ce que Mathilde et moi, nos enfants, passent ici, notre premier Noël hors de France, certes au travail, mais heureux.
Aux dernières nouvelles Apo, avait trouvé un repreneur pur Hertz et il me tardait que l’affaire se réalise. Cet apport financier, dont une grosse partie irait à payer les dettes contractées, permettrait à Apo d’investir ici. Tout répondait à l’extension hôtelière, et avec plus de lits, nous serions plus performants. Nous avions déjà délimité la parcelle coté parc, qui équilibrerait avec de nouvelles cases construites en dur, la partie droite, jusqu’au marigot. Tout était entre les mains d’Apo. Nos touristes avaient pris l’habitude de voir pendant leurs séjours, des travaux en cours et au contraire, c’était un point positif pour nous. La pression des gens de Jet Tours était permanente, tant cette destination les intéressait, ainsi que notre histoire peu commune. Sur le terrain, je m’étais habitué à l’absence d’Apo et d’Armande, toujours à la manœuvre à Dakar et au caractère ombrageux de Bernard. Avec Estival, que j’avais appris à connaître, le beau fixe était de mise. Son travail de coordinateur, de technicien était d’une efficacité redoutable et Apo, le savait, d’autant plus qu’il était un des investisseurs chez Hertz et au Domaine !
Au dernier passage de FiFi de Chicourt, j’avais appris pas mal de choses. Son cabinet conseil était un dès plus prisé de Dakar. Il savait tout et se sentant en confiance, il me confiait des petits secrets. Nianing, à la suite de ma tournée des popotes, était devenu une base arrière des unités de l’armée française, basée à Dakar. Le dimanche, parfois c’était un car entier de familles de marins ou d’aviateurs, qui venaient apprécier les délices du Domaine. Notre accueil, et nos tarifs spéciaux, toujours en vigueur, contribuaient à cet engouement. La clientèle Jet Tours, était très disparate et surtout âgée et composée aussi de jeunes retraités. Celle, plus jeune, comprenait des professions libérales et des commerçants. Devant ce choix, je multipliais, les activités payantes, de pêche, de balade en brousse en calèche, la location de vélos et pour Mathilde, la vente des excursions, battait des records. Je dois avouer que mon forfait sport, se vendait mal, car réservé à des plus jeunes. Il fallait être patient, le temps viendrait !
De mes parents, si loin de nous, j’appelais une fois par semaine pour entendre la voix de ma chère maman et de papa. Ici, nous étions coupés des nouvelles, de la télévision, mais je branchais de temps en temps, ma petite radio. Ma soif parisienne d’infos, m’avait quittée. Quand à la presse, nous en étions réduits aux hebdos, que laissaient les touristes, dont certains étaient devenus de véritables amis. Les vacances scolaires allaient commencer et bien sûr, c’était la grande joie. Le domaine avait fait peau neuve et en plus, un artiste Africain, du nom de N’Dongo, copiste hors pair, peintre en lettres, offrit ses services. Les habitations du parc, servirent de test, et des illustrations inspirées de scènes d’oiseaux, de personnages traditionnels, embellirent les murs. Puis vint le tour des cases. Ces touches de couleurs vives, s’harmonisait bien avec la nature environnante.
Le grand chantier de la piscine touchait à sa fin. L’équipe des carreleurs ne s’arrêtait pas du matin au soir. Faisant suite au temps de séchage, la mise en eau avec ses bonnes et mauvaises surprises, prendrait deux à trois journées. Nous avions choisi toute une gamme de couleur bleue, du clair au plus soutenu, et cette variété de tons, devrait donner à cette masse liquide, les meilleurs effets. La teinte ocre jaune de la toiture en chaume du bar restaurant, était agréable à regarder. Le déjeuner étant prêt, on se retrouva comme à l’habitude, à déguster de belles dorades grillées. Estival satisfait de respecter les délais, me parla de notre maison et m’apprit que ce type de construction, était très répandue dans les années cinquante, pour les missions en brousse. Et puis il me toisa en me disant :
--Alors c’est vous qui vous occuperez de la nouvelle boutique ?
Tombant des nues, je répondis par la négative, mais curieux d’avoir entendu, « nouvelle boutique », je répondais :
--Apo, s’est donc décidé ?
--Et bien oui, il m’a parlé de plans que vous aviez faits…
En fait, il s’agissait de tout revoir, son ancien bureau, le coté boutique, un petit agrandissement, pour une boutique plus grande. Mes plans se limitaient à cela. Quand à ce que j’en devienne le gérant, si il en avait été question au début, Armande m’en ayant un peu parlé, j’avais de suite compris que « la Boutique », c’était pour elle. Toutes mes démarches, adresses de fournisseurs, que j’avais entrepris à Paris, toutes les babioles, bijoux de fantaisies, montres, ceintures, et divers autres choix que j’avais achetés au Sentier, avaient été rangés par ses soins, dans un bureau de la réception. Je n’avais jamais eu une âme de commerçant, et bien qu’ici ça aurait été lucratif pour moi, vu ma situation, j’avais décidé simplement de ne pas me battre pour ça.
Vers le cinq décembre, le remplissage de la piscine se terminait enfin, et pas mal de curieux, personnel et touristes, attendaient le moment fatidique de l’inauguration. Des réverbères discrets, y avaient été installés, dans le style de ceux du parc.
Le cuivre rouge de la douche, brillait au soleil. Du bar de la paillote, ouvert à partir de dix heures, j’admirais ce nouvel environnement, si longtemps attendu ! Et vraiment réussi. Les premières diapos, seraient pour miss Back et mes archives. De villas en cases, N’Dongo, ayant besoin de modèles pour les oiseaux, je lui confiais le livre illustré, de l’ornithologue Morel. Ayant fait un choix au préalable des oiseaux les plus vus ici. Il fallait lui acheter chez un droguiste de Dakar, de la peinture en poudre, de divers tons, à dissoudre dans l’eau et résistante à la lumière. Cet artiste était très doué, mais avait un petit défaut, il était porté sur la bière de mil, (alcolisée).
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Apo, m’avait demandé de lui faire par écrit, le programme d’animation des fêtes et avait vu avec le chef les menus de Noël et du nouvel an. La commande de cotillons était arrivée, et avec le préposé aux disques, nous avions vu comment installer ma sono personnelle, à l’extérieur, voulant animer une soirée plein air de qualité. Armande m’avait signalé que des familles Libanaises, seraient des nôtres, et nous avions quelques bonnes cassettes de musique orientale. Voici, ci-dessous, le programme type d’animation, soumis et accepter par Apo. J’’assurais seul, avec Mathilde et Moussa, en décembre 74, toute l’animation. Je pouvais compter bien sûr dans leur secteur d’activité, sur le responsable piscine, les deux marins de la plage et les deux préposés au centre équestre. Un des serveurs, étant chargé de mettre de bons disques, à la discothèque. L’idée de créer une soirée surprise, m’était venue en voyant un couple d’estivants, habillés à l’africaine, lors de la soirée folklorique, que papa Gaye avait présentée en audition. Tant de couleurs dans les costumes, et la danse des reins ou du ventilateur, au rythme des sabars, m’avaient inspiré. Je décidais alors de commencer des annonces, laissant entrevoir une soirée Boubous, avec élection, le lundi soir après le folklore.
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Programme type d’animation, ne comprenant pas les excursions.
Lundi
Journée sports et loisirs – Jeux apéros – Jeux de Sociétés –Folklore - Soirée Boubous- Discothèque.
Mardi
Journée sports et loisirs – Jeux apéros - Pétanque- Discothèque.
Mercredi
Journée sports et loisirs – Jeux apéros –Tournoi pinpong - Discothèque.
Jeudi
Journée sports et loisirs –Jeux apéros -Diner classe et Soirée dansante - Discothèque.
Vendredi
Journée sports et loisirs – Jeux apéros –Jeux de Sociétés -Folklore -Discothèque.
Samedi
Journée sports et loisirs –Jeux apéros -Soirée dansante – Discothèque-Accueil arrivées.
Dimanche
Journée sports et loisirs – Jeux apéros – Pétanque -Folklore - Discothèque.
La journée sports et loisirs comprend :
Payants : Ski, voile, pêche, équitation, vélos, calèches.
Le forfait payant, illimité, Carte de sports à la semaine: un vélo, voile, équitation. Gratuits : volley, pétanque, jeux de sociétés, bibliothèque.
Les deux Tennis, devraient être opérationnels vers la fin janvier 75.
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tremsal- MacadAdo

- Messages: 175
Date d'inscription: 12/08/2010
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