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Sénzgal,Nianing, Septembre/octobre 74 à...179° à 181° Bon°
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Sénzgal,Nianing, Septembre/octobre 74 à...179° à 181° Bon°
Du poisson tous les jours.
Le premier marigot a soif !
Rencontre avec le Roi du tam tam, Pape Gaye.
Le premier marigot a soif !
Rencontre avec le Roi du tam tam, Pape Gaye.
D’après les derniers télex de Jet tours, un petit groupe de touristes arriverait dés l’ouverture, vers le quinze octobre. Il nous restait trois semaines pour nous organiser. L’hivernage s’acheminait vers la fin et nous apprécions le peu de grosses pluies, pour tous les travaux en cours. A la plage, avec Cheikh Ba et un jardinier, nous avions bien débroussaillé, ratissé et enlevé les aiguilles des pins filaos de la forêt. J’avais choisi la future place d’un vrai terrain de volley, sur la latérite à l’extrême limite de l’immense terrain. Aucun projet n’était en vue dans cet environnement sauvage de la plage. Chaque jour les pêcheurs à la senne, nous livraient une variété de très bons poissons. Plusieurs espèces de dorades, d’excellentes sardines, de la lote, du bar à la ligne de fond…
Le comptable avait un petit budget et s’inquiétait d’assurer ses paiements journaliers. Aux cuisines, le chef Sy, se faisait une joie de nous concocter pour chaque repas, du poisson savamment cuisiné ou grillé et à toutes les sauces. Christian et Isabelle avaient fait de sérieux efforts pour apprécier cette nouvelle cuisine. Ty et moi, étions aux anges. Il n’ y avait aucun gaspillage et la technique de congélation était parfaite. Apo avait laissé entendre sa venue, courant de semaine.
Avec Ali kébé, je voulais aller voir l’état du marigot. Deux, trois jours sans pluie et l’eau s’infiltrait dans la terre inexorablement. C’était le cas et je décidais de faire enlever toutes les petites branches d’arbres mortes, en laissant vers le centre de la marre des grosses souches arbustives, qui serviraient de perchoir aux oiseaux. J’avais la certitude que l’on pourrait recréer ici, un écho système complet. N’Diaye nous avait rejoint et usait du sécateur et de la scie, avec plaisir.
Ce premier marigot était suffisamment loin du second, qui recevait les eaux usées de l’élevage de porc, donc ici… pas de mauvaises odeurs. J’avais préparé pour Apo, une grande esquisse de tout ce secteur, avec mes réflexions pertinentes. En deux heures nous avions abattu un sacré travail. J’arpentais sans difficulté ce sol craquelé et mou et j’imaginais une vie intense et variée renaître ici. Ali avait compris mon idée et avec une petite équipe, la grosse citerne militaire, était partie au forage faire le plein. Tous les bois morts avaient été mis de coté pour notre charbonnier, un vrai géant, d’une gentillesse extrême.
L’emplacement de la fabrication du charbon était située, non loin de notre décharge, dans la zone non boisée. La technique de récupération du charbon de bois, était d’abord le placement en forme circulaire, par superposition vers le point haut du centre, de toutes sortes de bois. Ensuite pailler l’ensemble avec de la cendre, et allumer la charbonnière afin qu'elle se consume lentement. Le charbon se récupérant jour après jour, en pourtour. Un vrai chef d’œuvre utile. La notre était autorisée, mais en brousse, de nombreux arbres étaient toujours sacrifiés, coupés par des charbonniers clandestins ! Notre charbon était stocké dans des sacs et servait aux cuisines, complétant le gaz propane.
Les enfants venaient de me retrouver et observaient notre travail au marigot. Ali avait fait deux aller et retour, et à l’aide d’un long et gros tuyau, déversait l’eau saumâtre au coté haut de la mare. Cette eau, les examens le prouveront, était à peine salée et sa ponction à plus de cent mètres de profondeur, à l’aide d’une forte pompe immergée, était en pratique depuis fort longtemps. Tout était possible avec ce forage, dans un pays où l’eau potable, distribuée par le réseau d’état, coûtait une fortune. Le mélange des deux eaux était possible, mais il nous fallait réfléchir et concevoir une station hydraulique, et une redistribution vers les habitations, etc. Dans le projet que je voulais soumettre à Apo, et à Estival, il y avait une canalisation enfouie à réaliser depuis le forage jusqu’aux alentours de la pépinière. De là, vers le marigot un tuyau de douze cm de diamètre, enterré, en pvc, avec une vanne.
Depuis ces dernières semaines, j’avais remis à Apo, de nombreux écrits, relatifs à des projets, toujours accompagnés de dessins, dont il était d’accord avec certains. Je vous l’ai dit maintes fois, ces précieuses archives, qu’il me rendra…Lors de mon départ en septembre 91, en me disant :
--Marc, que veux tu que je fasse avec tout ceci! Prends ces deux cartons…
Après une bonne douche, et un bonjour aux singes, nous allions vers la réception, où m’attendait un petit groupe de personnes. Papa Gaye et ses frères étaient à la tête d’un groupe folklorique, basé à Mbour,le ballet Déguediou, et ils voulaient faire une audition dés la rentrée touristique. Grands joueurs ou batteurs de Sabar, (tam-tam d’appel), de père en fils, ils avaient surtout de nombreux danseurs et danseuses. Leur tarif me semblait raisonnable. Un courant de sympathie s'installa entre cet homme au visage buriné et moi et , sans attendre, nous convenions de nous revoir en novembre. Deux soirées par semaine, d’authentiques folklores, faisait partie de mes aspirations, le souhait de présenter cette Afrique Noire méconnue. Dans mon attirail musical, il manquait des musiques typiques Sénégalaises et le pays était envahi de cassettes audio, du continent. Ma nouvelle connaissance, Gazy Chams, de Musiclub, me conseillerait à mon prochain passage à Dakar.
Le comptable avait un petit budget et s’inquiétait d’assurer ses paiements journaliers. Aux cuisines, le chef Sy, se faisait une joie de nous concocter pour chaque repas, du poisson savamment cuisiné ou grillé et à toutes les sauces. Christian et Isabelle avaient fait de sérieux efforts pour apprécier cette nouvelle cuisine. Ty et moi, étions aux anges. Il n’ y avait aucun gaspillage et la technique de congélation était parfaite. Apo avait laissé entendre sa venue, courant de semaine.
Avec Ali kébé, je voulais aller voir l’état du marigot. Deux, trois jours sans pluie et l’eau s’infiltrait dans la terre inexorablement. C’était le cas et je décidais de faire enlever toutes les petites branches d’arbres mortes, en laissant vers le centre de la marre des grosses souches arbustives, qui serviraient de perchoir aux oiseaux. J’avais la certitude que l’on pourrait recréer ici, un écho système complet. N’Diaye nous avait rejoint et usait du sécateur et de la scie, avec plaisir.
Ce premier marigot était suffisamment loin du second, qui recevait les eaux usées de l’élevage de porc, donc ici… pas de mauvaises odeurs. J’avais préparé pour Apo, une grande esquisse de tout ce secteur, avec mes réflexions pertinentes. En deux heures nous avions abattu un sacré travail. J’arpentais sans difficulté ce sol craquelé et mou et j’imaginais une vie intense et variée renaître ici. Ali avait compris mon idée et avec une petite équipe, la grosse citerne militaire, était partie au forage faire le plein. Tous les bois morts avaient été mis de coté pour notre charbonnier, un vrai géant, d’une gentillesse extrême.
L’emplacement de la fabrication du charbon était située, non loin de notre décharge, dans la zone non boisée. La technique de récupération du charbon de bois, était d’abord le placement en forme circulaire, par superposition vers le point haut du centre, de toutes sortes de bois. Ensuite pailler l’ensemble avec de la cendre, et allumer la charbonnière afin qu'elle se consume lentement. Le charbon se récupérant jour après jour, en pourtour. Un vrai chef d’œuvre utile. La notre était autorisée, mais en brousse, de nombreux arbres étaient toujours sacrifiés, coupés par des charbonniers clandestins ! Notre charbon était stocké dans des sacs et servait aux cuisines, complétant le gaz propane.
Les enfants venaient de me retrouver et observaient notre travail au marigot. Ali avait fait deux aller et retour, et à l’aide d’un long et gros tuyau, déversait l’eau saumâtre au coté haut de la mare. Cette eau, les examens le prouveront, était à peine salée et sa ponction à plus de cent mètres de profondeur, à l’aide d’une forte pompe immergée, était en pratique depuis fort longtemps. Tout était possible avec ce forage, dans un pays où l’eau potable, distribuée par le réseau d’état, coûtait une fortune. Le mélange des deux eaux était possible, mais il nous fallait réfléchir et concevoir une station hydraulique, et une redistribution vers les habitations, etc. Dans le projet que je voulais soumettre à Apo, et à Estival, il y avait une canalisation enfouie à réaliser depuis le forage jusqu’aux alentours de la pépinière. De là, vers le marigot un tuyau de douze cm de diamètre, enterré, en pvc, avec une vanne.
Depuis ces dernières semaines, j’avais remis à Apo, de nombreux écrits, relatifs à des projets, toujours accompagnés de dessins, dont il était d’accord avec certains. Je vous l’ai dit maintes fois, ces précieuses archives, qu’il me rendra…Lors de mon départ en septembre 91, en me disant :
--Marc, que veux tu que je fasse avec tout ceci! Prends ces deux cartons…
Après une bonne douche, et un bonjour aux singes, nous allions vers la réception, où m’attendait un petit groupe de personnes. Papa Gaye et ses frères étaient à la tête d’un groupe folklorique, basé à Mbour,le ballet Déguediou, et ils voulaient faire une audition dés la rentrée touristique. Grands joueurs ou batteurs de Sabar, (tam-tam d’appel), de père en fils, ils avaient surtout de nombreux danseurs et danseuses. Leur tarif me semblait raisonnable. Un courant de sympathie s'installa entre cet homme au visage buriné et moi et , sans attendre, nous convenions de nous revoir en novembre. Deux soirées par semaine, d’authentiques folklores, faisait partie de mes aspirations, le souhait de présenter cette Afrique Noire méconnue. Dans mon attirail musical, il manquait des musiques typiques Sénégalaises et le pays était envahi de cassettes audio, du continent. Ma nouvelle connaissance, Gazy Chams, de Musiclub, me conseillerait à mon prochain passage à Dakar.
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tremsal- MacadAdo

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Date d'inscription: 12/08/2010
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