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Connivence
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Connivence
Connivence
... Et un jour, on apprend qu’il faut dormir, la nuit de préférence, et travailler le jour ; certain travaillaient quand-même la nuit, pour eux, égoïstement, combler leur retard, comme des étudiants avant l’examen. Mais toujours pour conclure leur affaire de jour, le jour suivant. À la lumière du jour. C’est que, pour eux, faire la lumière rimait avec trouver la lumière au sortir du tunnel... Sans cette lumière vraie du jour, ils n’auraient peut-être pas cru à leur conclusion d’enquête, n’auraient pu admettre ni faire accepter les preuves de culpabilité, à personne. Fallait être le jour, moi, j’opérais la nuit, jamais ils ne pourraient me faire du tors, jamais personne.
Peut-être parce que l’esprit travaille toujours et que j’essayais d’en traduire tous les méandres par le biais de l’écriture et de la peinture ? Rêves, sentiments, sensations, émotions : tout revenait à moi et conduisait au silence. Un silence éclairé. Une bougie. Un silence entendu, illuminé, halluciné, brillant pour déceler le vrai... du faux. Pour faire plus que la lumière : la clarté.
Je commençais à vivre là où les gens s’éclipsaient, fuyaient, disparaissaient lâchement. Je vivais la nuit dans leur sommeil. Leur inconscient... Un silence muet révélateur. On n’entendait jamais les explosions solaires, pas moins la flamme de la bougie dansant dans l’air, ni plus la cire coulant, glissant et gouttant sur le bossage.
Dans ce silence entendu, je guettais quelque chose comme un bruit qui trahissait une présence, un déclic fatal.
Tout cela était bien réel et bien absent aussi - souvent pesant ; ça dépendait du degré de concentration. Le Pouvoir de concentration. Ce même pouvoir qui fait la lumière du jour, la flamme de la nuit, l’étoile de l’écrivain, la force du Devin. La vie.
Le Devenir. Il fallait y croire tout le temps sans y penser. Croire en soi n’aurait pas suffi, sûrement pas, car il y avait d’autres voies. Ne pas fixer. Attendre s’il le faut qu’une autre détonation se produise, soit sur le point de... le déclic : ne pas attendre alors. Ne pas écouter après. Ne pas entendre l’explosion. Intervenir avant. Rester maître. Rester maître du Devenir.
À quelque moment de “la journée” où cela se produit - en plein soleil ou à la lueur d’une flamme -, on doit rester vigilant bien sur ses gardes. Pourquoi ? Mais parce qu’on a voulu contrarier le cours “normal” des choses imposé par Dieu. Dès lors, il y a une connivence entre l’Esprit et la Lumière, quelle qu’elle soit.
Dam.
... Et un jour, on apprend qu’il faut dormir, la nuit de préférence, et travailler le jour ; certain travaillaient quand-même la nuit, pour eux, égoïstement, combler leur retard, comme des étudiants avant l’examen. Mais toujours pour conclure leur affaire de jour, le jour suivant. À la lumière du jour. C’est que, pour eux, faire la lumière rimait avec trouver la lumière au sortir du tunnel... Sans cette lumière vraie du jour, ils n’auraient peut-être pas cru à leur conclusion d’enquête, n’auraient pu admettre ni faire accepter les preuves de culpabilité, à personne. Fallait être le jour, moi, j’opérais la nuit, jamais ils ne pourraient me faire du tors, jamais personne.
Peut-être parce que l’esprit travaille toujours et que j’essayais d’en traduire tous les méandres par le biais de l’écriture et de la peinture ? Rêves, sentiments, sensations, émotions : tout revenait à moi et conduisait au silence. Un silence éclairé. Une bougie. Un silence entendu, illuminé, halluciné, brillant pour déceler le vrai... du faux. Pour faire plus que la lumière : la clarté.
Je commençais à vivre là où les gens s’éclipsaient, fuyaient, disparaissaient lâchement. Je vivais la nuit dans leur sommeil. Leur inconscient... Un silence muet révélateur. On n’entendait jamais les explosions solaires, pas moins la flamme de la bougie dansant dans l’air, ni plus la cire coulant, glissant et gouttant sur le bossage.
Dans ce silence entendu, je guettais quelque chose comme un bruit qui trahissait une présence, un déclic fatal.
Tout cela était bien réel et bien absent aussi - souvent pesant ; ça dépendait du degré de concentration. Le Pouvoir de concentration. Ce même pouvoir qui fait la lumière du jour, la flamme de la nuit, l’étoile de l’écrivain, la force du Devin. La vie.
Le Devenir. Il fallait y croire tout le temps sans y penser. Croire en soi n’aurait pas suffi, sûrement pas, car il y avait d’autres voies. Ne pas fixer. Attendre s’il le faut qu’une autre détonation se produise, soit sur le point de... le déclic : ne pas attendre alors. Ne pas écouter après. Ne pas entendre l’explosion. Intervenir avant. Rester maître. Rester maître du Devenir.
À quelque moment de “la journée” où cela se produit - en plein soleil ou à la lueur d’une flamme -, on doit rester vigilant bien sur ses gardes. Pourquoi ? Mais parce qu’on a voulu contrarier le cours “normal” des choses imposé par Dieu. Dès lors, il y a une connivence entre l’Esprit et la Lumière, quelle qu’elle soit.
Dam.
Re: Connivence
Tout est là
faire plus que la lumière : la clarté
un raccourci étonnant de la recherche de l'artiste.
Nilo, clair-obscur.
faire plus que la lumière : la clarté
un raccourci étonnant de la recherche de l'artiste.
Nilo, clair-obscur.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Connivence
Je n'avais pas vu ce texte qui me parle beaucoup .
Il est vrai qu'un grand nombre d'artistes sont inspirés la nuit, comme absorbés par le silence et les bruits se font si sourds que l'esprit est probablement plus concentré.
De très belles images qui montrent l'artiste en toi.
Il est vrai qu'un grand nombre d'artistes sont inspirés la nuit, comme absorbés par le silence et les bruits se font si sourds que l'esprit est probablement plus concentré.
De très belles images qui montrent l'artiste en toi.
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Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
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